jeudi 14 janvier 2021

Papes pleins d’pep




On pourrait dire aussi «Vatican vacciné». Deux papes sont maintenant immunisés contre la Covid-19; c’est tout au moins ce qu’affirme le directeur des relations avec la presse du saint-siège. Désormais traités grâce aux soins de la science moderne, ils n’auront plus besoin de s’en remettre à la longanimité divine. 


Compte tenu de leurs antécédents, c’est plus sûr.


mercredi 13 janvier 2021

Superstitions superflues

 



C’est émouvant de voir tous ces gens qui, au nom de la tolérance, font le jeu des institutions religieuses, lesquelles ont toujours été les plus intolérantes qui soient.


Oui, je sais ce que vous allez me dire: «Et les nazis, alors?»


Sans vouloir faire leur apologie en aucune façon – ce n'est pas du tout le genre de la maison –, il faut bien admettre que, eux, au moins, attendaient que les gens soient morts avant de les brûler.








Plus Ford que midable


 

mardi 12 janvier 2021

Toponymie

Les origines des noms de lieux sont multiples. Par exemple, ceux-ci peuvent être inspirés du patronyme d’une personne qui leur est étroitement associée. Ou encore, il peut simplement s’agir d’une appellation choisie en fonction d’un attribut local, ce qui est assez fréquent dans le cas des noms traditionnels, voire autochtones. La date du calendrier et du saint auquel elle se rapporte peut être utilisée pour baptiser un village, un fleuve, une rue ou tout autre endroit. De même, un événement marquant laisse parfois une trace dans le paysage.


Bref, les origines des toponymes sont très variées. Lorsqu’on les étudie, on se rend compte à quel point les noms de lieux semblent également inspirés de l’actualité; ou à tout le moins nous y renvoient-ils.


Par exemple, quiconque suit scrupuleusement le domaine politique appréciera grandement le site de villégiature Mare-du-Sault, dans la réserve faunique des Laurentides. D’une certaine manière, n’est-ce pas, nous en sommes tous là.


D’autre part, les gens – et en particulier les Montréalais – ne passeront pas à Chambly sans aller admirer la rue Barré, provisoirement accessible, mais dont le nom ne pourrait manquer de leur rappeler tout le charme de la grande cité.


Enfin, pour les plus pessimistes d’entre nous, je suggère toujours un petit détour par Saint-Cyprien-de-Napierville où un chemin rural porte en son nom tout l’esprit de notre temps: le rang Cyr.







Le chenapan Garneau ment

 


lundi 11 janvier 2021

Il y a pire que nous, pour l'instant...


 

Exceptionnelle règle




Je ne sais si vous en avez entendu parler, mais, la semaine dernière, il s’est passé quelque chose d’inusité aux Stazunis. L’extrême droite, qui s’était littéralement emparée du Parti républicain avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trompe, s’est lancée à l’assaut de la législature yankee au moment de la confirmation du résultat des élections présidentielles.


Dans n’importe quel autre pays, on aurait parlé d’une révolte doublée d’une tentative de coup d’État. Mais comme il s’agissait des Stazunis, on a simplement parlé d’une manifestation ayant mal tourné. Effectivement, cinq personnes sont mortes, dont un agent de sécurité tué à coups d’extincteur, et ce, sans compter les bombes artisanales et les armes à feu, qui l’étaient nettement moins, saisies sur les lieux.


L’image la plus frappante retenue à juste titre par les médias fut cet insurgé portant un drapeau confédéré de la guerre de Sécession dans l’enceinte du Capitole yankee. Un exploit que Robert Edward Lee, le général en chef des armées sudistes, aurait bien rêvé d’accomplir.


Ce type au drapeau il faudra lui élever une statue à lui aussi, dans ce beau grand pays si respectueux de la liberté, de la justice, de la démocratie, du droit et de la personne.


Et c’est sans doute de là que vient l’expression «exceptionnalisme stazunien»: les Yankees veulent imposer ces valeurs-là à tout le monde, excepté à eux-mêmes.



dimanche 10 janvier 2021

Pas de cons sur les balcons

 



Je comprends tout à fait que certaines personnes – près d’un tiers de la population, quand même – soient outrées de cette abracadabrante histoire de couvre-feu sanitaire. Imaginez une seconde: même le père du fils de Pierre Elliott Trudeau, lorsqu’il a déclaré la Loi des mesures de guerre en 1970, n’était pas allé jusqu’à imposer un couvre-feu. C’est tout dire.


Je comprends aussi que nombre de ces personnes soient enclines à manifester leur mécontentement. Mais elles s’y sont prises de manière fort malhabile. En effet, se réunir dans un lieu public afin de protester contre cet abus de pouvoir de la part d’un État incapable de gérer convenablement la crise constitue la pire approche. Bien évidemment que les flics vont réprimer de petits groupes isolés, qui dans le Vieux-Port de Québec, qui sur le Plateau Mont-Royal de Montréal ou ailleurs. Tout cela ne sert à rien, sinon à remplir les coffres municipaux à coups d’amendes. Bref, c’est un truc à la con.


La solution pour contrarier les autorités est toute simple. Si on interdit aux gens de circuler à l’extérieur, qu’ils ne circulent pas. Il suffit de reprendre les casseroles et, debout sur son balcon, de protester bruyamment de 20h00 jusqu’à 21h00, par exemple. Si vous ne circulez pas, on ne peut vous mettre à l’amende et cela contrariera grandement M. Ratapo en l’associant à son semblable: le gouvernement libéral de John James Charest.


En plus, si vous cessez le tapage avant 23h00, on ne pourra rien vous reprocher.






samedi 9 janvier 2021

Couvrez ce feu que je ne saurais voir




Depuis l’annonce par le gouvernement de M. Ratapo du couvre-feu, entre autres mesures supplémentaires, il appert que 70% des Québécois sont en accord avec lui. Rappelons pour mémoire que le couvre-feu qui entre en vigueur aujourd’hui interdit aux citoyens de circuler à l’extérieur entre 20h00 et 5h00, et ce, pendant un mois.


Par ailleurs, dans un sursaut de cohérence, le même gouvernement a décidé de maintenir la réouverture des écoles lundi prochain. Ainsi, autant il serait néfaste de circuler le soir à l’extérieur, autant il sera fortifiant pour les élèves d’être entassés dans leurs locaux exigus.


Tout cela est d’une logique imparable. En effet, à leur retour de l’école, les enfants pourront se blottir auprès de leurs parents, en espérant qu’ils n’aient pas attrapé de virus entre leurs leçons de mathématiques et celles de grammaire.


À ce compte-là, il me semble qu’un couvre-feu de jour eût été plus pertinent.


vendredi 8 janvier 2021

Éclisses et glisse

 


jeudi 7 janvier 2021

À bas cadabra!




Il semblerait que M. Ratapo a fait une découverte qui a échappé à l’OMS (Organisation médiocre de la santé). S’il faut en croire la dernière initiative du gouvernement, il appert que le virus de la Covid-19 est plus contagieux la nuit que le jour.


En effet, Québec a décrété un couvre-feu, pendant un mois, entre 20h00 et 5h00, tous les jours. Ainsi, les flics seront appelés à exercer une répression à l’endroit des contrevenants, lesquels encourront des amendes salées.


Que dites-vous? Que le virus n’est pas plus contagieux la nuit que le jour? Ce n’est pas à moi qu’il faut le dire, mais à la sainte trinité Legault-Arruda-Dubé. D’ailleurs, si votre objection tient la route, cela veut dire que le gouvernement est en train de sombrer dans l’arbitraire tendant à rendre la population responsable de sa propre incurie.


Visiblement débordé par la crise sanitaire, incapable d’y faire face, le dernier recours qu’il lui reste pour faire semblant d’agir est effectivement ce genre d’initiative  propre aux régimes autoritaires. Puisque cela ne changera rien à la situation présente, quelle sera la prochaine étape? Des rafles de personnes infectées? Des déportations massives?


Il faudra demander à M. Ratapo quelle idée il a derrière ce qui lui tient lieu de tête. Peut-être engager un magicien pour faire disparaître le virus.


Abracadabra!


mercredi 6 janvier 2021

Prochain arrêt, le pôle Nord

 


Photo tirée du site English Russia



Comment ne pas croire au père Noël après ça?

mardi 5 janvier 2021

Très étroit 13 et 3




On a appris aujourd’hui que la lutte du gouvernement contre la Covid-19 s’est engagée sous les meilleurs auspices. On savait déjà que le programme de vaccination avait été entamé en lion, le 14 décembre. Depuis, le rythme n’a pas failli et, le 5 janvier, on compte 32 763 doses qui ont été administrées.


À ce rythme, et pour une population de 7,5 millions de personnes, il faudra environ 13 ans et près de 3 mois avant que tout le monde soit vacciné au Québec. Et encore, il ne faut pas oublier qu’il faut deux injections par personne afin de s’assurer que le vaccin soit efficace sur une longue période.


Je sais ce que vous allez me dire. «On n’a pas besoin de vacciner ceux qui l’ont déjà attrapé.» C’est vrai. Les gens qui ont survécu ont sans doute développé une certaine immunité. Sauf que le virus a commencé à muter, de sorte que le chiffre de 7,5 millions reste l’objectif final, et ce, année après année. En d’autres termes, multipliez les 13,2 ans d’une vaccination à l’autre.


Je trouve que c'est un peu juste.


Voulez-vous bien vous clystère!

 


Allô bénite

 



lundi 4 janvier 2021

Faux jetons et mauvais joueurs




L’année 2021 commence avec un coup de théâtre. Le procès en extradition de Julian Assange, mené au Royaume-Uni, s’est conclu par un refus d’extrader le principal intéressé vers les Stazunis, où il devait être accusé d’espionnage et de conspiration pour avoir simplement publié des documents obtenus par d’autres. Il est vrai que ces documents ne peignaient pas l’«exceptionnalisme yankee» sous ses meilleures couleurs. Bref, la juge responsable du dossier a estimé qu’il «serait injuste d’extrader M. Assange».


Quelle sera la suite? Il n’y a plus vraiment de raison pour le garder en prison, sinon sous le fallacieux prétexte d’avoir enfreint ses conditions de libération sous caution. Sa défense a indiqué qu’elle allait demander sa libération immédiate. Et les Yankees, là-dedans? Eh bien, eux, ils veulent faire appel du jugement.


Toujours aussi beaux joueurs, ceux-là.


dimanche 3 janvier 2021

Rangs d’unions

 



S’il y a bien une constance en ce qui a trait à la souveraineté nationale, c’est sa souplesse. Si quelque pays nord-américain, par exemple, peut s’enorgueillir des droits qu’il défend quant à sa propre souveraineté, il n’est pas dit qu’il demeure ouvert d’esprit lorsqu’on revendique de tels droits à ses dépens.


Il appert que cette conception de souveraineté selon le rang demeure endémique à tout le moins au sein des pays anglo-saxons. En effet, le premier ministre britannique, M. Boris Johnson, lui qui a si vaillamment défendu l’indépendance du Royaume-Uni devant une Europe dite envahissante, semble avoir gagné son pari quant au Brexit. Grand bien lui fasse; à force de ne pas vouloir s’intégrer au sein du continent auquel il appartient, le Royaume-Uni finira par succomber à sa schizoïdie géographique.


Mais si M. Johnson se trouve fort aise de devenir indépendant des autres, il ne tolère pas l’idée que l’on puisse devenir indépendant par rapport à lui. Or, justement, il appert que les Écossais sont plus européens que les Anglais. En conséquence, ils veulent se séparer du Royaume-Uni afin de se lier à l’Union européenne.


Bref, c’est la désunion entre les unions.