Le problème de Québec solidaire, c'est que ses partisans n'ont pas idée à quoi servent taxes et impôts. Naïvement, ils pensent que ces outils gouvernementaux existent afin de financer l'État et de promouvoir une certaine équité sociale à travers lui. C'est vous dire à quel point ils ne comprennent rien.
Dans les faits – et nous le constatons chaque jour –, taxes et impôts sont là pour distribuer l'argent des moins nantis au bénéfice des privilégiés. Qu'il s'agisse de ristournes, de subventions ou de tarifs préférentiels, la générosité de l'État est une rivière qui coule vers le haut de la pyramide sociale.
Or, quand j'entends des rupins dans le genre du hautement sympathique M. François Lambert – l'entrepreneur, homme d'affaires, auteur, conférencier, agriculteur et mon cul sur la commode – se gargariser de leur rôle de courroie de transmission dans la création de la richesse collective par le biais de leurs investissements, j'admire un tel aplomb en sourdine. À les croire, lorsqu'ils exploitent leurs semblables, c'est par pure philanthropie.
Et lorsqu'ils nous mentent à tel point, c'est une marque de respect?
