lundi 14 octobre 2019

Franchement Franco




Vous vous rappellerez sûrement que, en 2017, les Catalans avaient lancé un processus référendaire visant à réaliser l’indépendance de ce qui n’était jusque-là qu’une province espagnole. 

Malgré que le référendum ait été massivement approuvé par la population, le soi-disant gouvernement démocratique de Madrid avait non seulement ignoré ce résultat, il avait également déchaîné sa police pour mater les manifestants. Comme si cela ne suffisait pas, il a aussi emprisonné, puis traîné en justice, les artisans de l’indépendance catalane. Leur procès vient de se terminer avec des sentences de prison allant jusqu’à 13 ans.

Treize ans de prison simplement pour avoir voulu être libres!

Ça leur apprendra à respecter la loi.



dimanche 13 octobre 2019

Qui l'a cru s'y fie




Effet FMI

L'article est ici.



Tout a commencé parce que l’Équateur était très endetté. Le pays s’est alors tourné vers le Fonds monétaire international (FMI) afin de contracter un prêt pour rembourser ses créanciers. Personnellement, je ne vois guère en quoi le fait de contracter de nouvelles dettes est avantageux afin de régler les anciennes; mais bon, je ne suis pas un économiste de haut niveau. 

Au final, le FMI a consenti un prêt de 4,2 milliards de dollars aux conditions usuelles, c’est-à-dire des mises à pied massives parmi les fonctionnaires, des réductions de salaires, des privatisations, dont celle des fonds de retraite, et une augmentation phénoménale du prix des carburants. Il y eut, en plus une petite condition yankee qui fut exigée de l’Équateur: qu’elle cesse sa protection de Julian Assange, de sorte que ce dernier pût être chassé de l’ambassade londonienne.

Du jour au lendemain, l’Équateur s’est trouvé plongé dans la misère. La colère populaire a pris les rues d’assaut et, le 7 octobre, le gouvernement a dû fuir la capitale. Depuis vendredi, un couvre-feu a été instauré pour deux mois, dans l’espoir de restaurer l’ordre. Mais uniquement l’ordre néolibéral.

Bref, jusqu’à tout récemment, l’Équateur était dans les dettes, comme tout le monde; maintenant, il est dans la merde.

Merci, FMI!


samedi 12 octobre 2019

Montréal vue du sol

Le bel automne

Montréal vue du sol

Le bel automne



vendredi 11 octobre 2019

Montréal vue du sol

Le bel automne





jeudi 10 octobre 2019

Un peu de sérieux, que diable!


L'article est ici.



Les partenariats public-privé – dits PPP – ont encore et toujours la cote dans les cercles du pouvoir. Ce n’est pas étonnant en soi: nos gouvernements sont choisis systématiquement par les détenteurs des leviers économiques. Or, le pouvoir économique s’inspire exclusivement du capitalisme sauvage… Pardon, du néolibéralisme. Ainsi, ce ne sera pas de sitôt que les PPP seront définitivement abolis.

S’ils ont tant la cote chez ceux qui nous exploitent, ce n’est certes pas parce qu’ils remplissent leur prétendue fonction de réduire les dépenses. Bien au contraire, ils sont un facteur de fragilisation à la fois des infrastructures et de l’expertise des administrations.

D’une part, leur financement correspond aux remboursements annuels d’un emprunt contracté par un palier de gouvernement. En d’autres termes, sur le plan financier, les PPP sont une «mauvaise solution à un problème inexistant»*. En outre comme les chantiers de réfection attirent moins les promoteurs, les PPP sont surtout utilisés pour les projets de construction de nouvelles infrastructures; un Réseau express métropolitain, par exemple.

En plus, comme ils limitent l’imputabilité des élus, qui sont néanmoins contraints par les règles du contrat, les PPP réduisent la transparence dans la gestion des projets.

Bref, dans le meilleur des cas, ils n’assurent aucune économie aux gestionnaires du secteur public. Par contre, les transferts de compétence qu’ils amènent réduisent grandement les capacités des paliers de gouvernement à évaluer et à mener à bien des projets d'envergure, créant ainsi une dépendance qui ne peut être que néfaste sur le long terme.

Ainsi, lorsqu’un ministre, premier ou non, vous annoncera un nouveau partenariat public-privé, vous saurez que la situation est sérieuse.


*Pierre J. Hamel, INRS-Urbanisation, Culture et Société «Les partenariats public-privé (PPP) et les municipalités : au-delà des principes, un bref survol des pratiques», 2007, p. 4. (http://espace.inrs.ca/4980/)


mercredi 9 octobre 2019

Hips! au facto


mardi 8 octobre 2019

Singh-crétisme


Le hic laïque


Le fils de Pierre Elliott Trudeau a bien raison d'avoir confiance quant à son opposition à la laïcité. Au Québec, voter pour un Trudeau, c'est une tradition. C'est comme pour la religion catholique: personne ne pense à remettre ça en question.

Non; personne ne pense...


Le disque dure.

Plus forts que midables




Rendons hommage à Simon-Olivier Lorange, le journaliste de La Presse, qui a réussi à dégager huit moments forts du fastidieux débat des chefs en langue anglaise, qui s’est déroulé hier soir.

En effet, à travers la cacophonie, les interruptions et le rabâchage d’arguments éculés, il fallait une forte dose d’enthousiasme pour trouver un quelconque intérêt au pénible exercice.

Dans le meilleur des cas, accordons au reporter le bénéfice du doute et admettons qu’il y eut huit moments forts au cours de ce long pensum.

Ce que je puis affirmer, par contre, c’est que, moi, j’ai bel et bien vu six moments faibles…


lundi 7 octobre 2019

L’Opus opère




Dernièrement, on a accusé le chef du Parti conservateur du CAnada, M. Andrew Scheer, d’être à tout le moins un sympathisant de l’extrême droite religieuse catholique représentée par le groupe appelé l’Opus Dei.

Il appert qu’une association étroite avec une organisation religieuse constitue un embarras pour un chef de formation politique, surtout en cette période de campagne électorale.

Sans être un partisan de M. Scheer – loin de là –, j’appellerais tout le monde au calme sur cette question. Après tout, ce n’est pas comme si ce dernier se baladait avec un crucifix autour du cou.


Climatoseptique (sic)




samedi 5 octobre 2019

Sous le masque




Tout d’abord, soyons bien nets: je n’ai aucune sympathie envers ceux qui, en ce moment à Hong Kong, manifestent dans les rues. Leur principal appel est de réclamer l’aide stazunienne et leur référence demeure encore le protectorat colonial britannique dont ils chantent l’hymne et agitent les drapeaux. Ils oublient en cela que, sous cet empire, la torture et les arrestations arbitraires étaient monnaie courante et que, si Hong Kong était toujours une colonie du Royaume-Uni, il y a belle lurette qu’une répression brutale aurait mis un terme à la contestation.

Ce qui m’étonne, c’est cette obsession des pouvoirs en place d’interdire le masque dans les manifestations. Je sais bien qu’il existe des logiciels de reconnaissance faciale et que les foules qui manifestent – même les plus pacifiques – sont systématiquement scannées par les caméras numériques des forces de l’ordre. Je sais bien que nous sommes constamment fichés, et pas seulement par le fisc ou les services sociaux. Je sais bien que la foi aveugle envers les nouvelles technologies est ce qui est le plus liberticide. Mais tout de même… Interdire des masques dans des foules? 

Cela avait été une intimidation de plus instaurée par le gouvernement libéral lors du printemps érable, laquelle avait incité davantage de gens à se couvrir le visage. Ce n’était pas par plaisir, croyez-le bien, car ce genre de déguisement devient rapidement inconfortable et, au bout de la demi-heure, totalement insupportable. Cela me porte à croire que les caméras de la répression ont un petit côté caractériel qui ne peut souffrir d’attendre.

Et puis, s’il est si lâche et couard de porter un masque lors d’une manifestation, pourquoi les flics n’ont-ils pas le courage d’ôter le leur?


jeudi 3 octobre 2019

Surpri-Singh


Des bas




Le premier débat des chefs en français a eu lieu hier et je suis sûr que, comme moi, vous fûtes figés devant le petit écran en buvant leurs paroles.

1) D’entrée de jeu, on a remarqué deux grands absents soit Mme Elizabeth May du parti Vert et M. Maxime Bernier du Peuple Party du CAnada. En effet, l’un comme l’autre éprouvait trop de difficulté à s’exprimer en français.

2) Les attaques n’ont pas manqué dans cette lutte à quatre et fort marri eût été qui voulut déterminer un vainqueur, tant les chefs déployèrent d’énergie à se tenir la dragée haute, et réciproquement.

3) Mais là où ils purent briller de tous leurs feux fut le moment où ils partagèrent auprès du public leur vision pour l’avenir en révélant les projets qu’ils envisageaient de réaliser advenant leur élection à la tête du gouvernement.

4) Toutes des promesses réalisables d’ici 6 à 10 ans, soit plus que la durée d’un mandat.

5) Mais pas avant…


mardi 1 octobre 2019

Une timide action




Vous souvenez-vous du printemps érable? Un indice, ça se passait au Québec en 2012 et ça concernait les étudiants qui contestaient une hausse exagérée des frais de scolarité.

Le mouvement avait suscité une série de manifestations, lesquelles avaient, jusqu’à un certain point, engendré de la désobéissance civile. Le gouvernement d’alors, dirigé par John James Charest, avait été rapidement débordé et, aux pires heures du printemps érable, le premier ministre susmentionné ne trouvait plus rien à faire qu’à reprocher aux manifestants leur violence – alors que c’étaient eux qui prenaient les balles de caoutchouc et les gaz en pleine gueule – et, surtout, le fait qu’ils se livraient à de l’«intimidation».

Aujourd’hui, la situation des occupants de la Maison-Blanche à Washington est tellement mauvaise qu’ils sont acculés à emprunter la même voie. Les républicains reprochent maintenant aux démocrates de se livrer à de l’intimidation.

Magnanime comme toujours, je vais leur donner le truc de John James, quand il était lui aussi complètement dépassé par la situation; il faut prononcer le mot très lentement devant les caméras: «in-ti-mi-da-tion». Ça faisait plus redoutable. Enfin, j’imagine.

Le truc est infaillible.





Inique sens unique




Montréal, la belle grande cité francophone d’Amérique du Nord, n’a rien à envier à ses semblables du continent. Avec ses infrastructures qui se dégradent et qu’on ne parvient plus à retaper convenablement, son économie qui pique du nez même en période de relative prospérité, sa population qui se paupérise comme en fait foi sa problématique d’itinérance, son accessibilité au logement qui se restreint et tout le reste des problèmes qui assaillent les grandes métropoles, on ne peut nier qu’on y garde un sens des priorités très lucide.

En effet, il ne passe pas un mois avant que l’un ou l’autre des traditionnels profiteurs vienne faire l’éloge de l’arrivée d’une équipe professionnelle de baseball. C’est à croire que plus un sport est ennuyant, plus il est attrayant. 

Ce qui est certainement attrayant, c’est l’assiette au beurre dans laquelle ces brillants représentants de l’ultralibéralisme – c’est-à-dire le capitalisme sauvage – rêvent de puiser aussi longtemps que possible. Et puis, lorsqu’elle sera vide et qu’il faudra allonger le fric pour desservir, curieusement, ils seront tous occupés à des choses plus importantes, car ils auront encore une fois le sens des priorités

Un sens unique, bien entendu.


lundi 30 septembre 2019

Le grand secret




S’il en est un qui doit être présentement hautement interloqué par ce qui se passe aux Stazunis, ce doit être le président ukrainien, M. Volodymyr Zelensky. N’oublions pas que l’Ukraine, depuis la révolution de la place Maïdan, est en fait dirigée par un gouvernement noyauté par les néonazis. Alors, pour autant que M. Zelensky soit concerné, un président digne de ce nom peut faire chanter qui il veut pour nuire à qui il veut; et il lui appartient pleinement de fouler aux pieds le droit constitutionnel, en attendant que ce dernier soit aboli.

Le scandale qui secoue en profondeur les Stazunis présentement doit effectivement le laisser perplexe, ce qui est visible sur la photo ci-dessus.

Ce n’est un secret pour personne que les fascistes n’exigent le respect des droits que lorsqu’ils n’occupent pas le haut du pavé.


dimanche 29 septembre 2019

Le fils et la fille




Montréal vue du sol


samedi 28 septembre 2019

Le chemin abrégé




Une étude récente de Jeremy Koyei Yamashiro, de l’université Princeton, indique que les Stazuniens dans leur ensemble considèrent que leur pays est présentement en déclin. Nombre d’entre nous en avaient déjà conscience depuis le début des années 2000. Même le facétieux Denys Arcand s’était amusé dans le temps avec son film Le déclin de l’empire américain (1986). À l’époque, ce titre était un coup de pub; aujourd’hui, c’est devenu une réalité. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que les principaux intéressés commencent à s’en rendre compte eux-mêmes.

Comme pour tout empire en déclin, l’économie yankee surnage difficilement de crise en crise, les infrastructures se dégradent gravement, le peuple est laissé à lui-même sur le plan social et, bien entendu, côté militaire, l’agression est constamment de rigueur, mais le pays est incapable de sortir victorieux des conflits armés qu'il provoque.

De là à ce que les Yankees en viennent à douter même de leur «exceptionnalisme», il n’y a qu’un pas. Or, là-dessus, ils auraient grand tort. Ne disait-on pas, chez les mauvais esprits tels que le mien, que le chemin le plus court pour aller de la barbarie à la décadence passait par la civilisation?

Eh bien, voilà en quoi les Stazunis sont incontestablement exceptionnels. 


vendredi 27 septembre 2019

Esprit de chagrin




Aujourd’hui, 27 septembre 2019, le mot à l’ordre du jour est, bien entendu, l’environnement.

Partout au CAnada et aussi au Québec, ainsi que dans d’autres endroits dans le monde, les gens vont marcher dans de grandes manifestations afin de se porter à la défense du climat et de l’environnement, lesquels en sont plutôt rendus à la 25e heure.

Et c’est là une excellente chose, car il faut bien constater à quel point ce genre d’initiative est efficace. Tenez, par exemple, en 2003, lorsque tant de gens ont marché afin de protester contre l’intervention yankee en Irak. Eh bien, comme vous savez, cela a évité la guerre et cette région du monde connaît depuis la paix, la prospérité, la justice, la démocratie et la liberté.

Mais bon, je sais que mon esprit à la fois caustique et chagrin en désoblige plusieurs – c’est voulu – et qu’il y a bien entendu un avantage manifeste à aller marcher pour le climat: ça fera autant de bagnoles de moins à cracher leur poison dans l’air.

Pendant tout un après-midi…


jeudi 26 septembre 2019

mercredi 25 septembre 2019

La misère des triches




C’est parti pour un autre chapitre de la grand-guignolesque saga politique yankee. Cette fois, ce sont les démocrates qui ont l’initiative sur le président républicain. En effet, ils ont lancé une mise en accusation relativement à une procédure de destitution à l’endroit de M. Donald Trompe. Notons en passant qu’une telle procédure exige beaucoup de temps avant d’être complétée, de sorte que, dans le meilleur des cas, les prochaines élections présidentielles seront terminées bien avant qu’elle aboutisse.

Pour l’instant, le président Trompe n’a pas trouvé de meilleure défense que de dénoncer l’acharnement des démocrates contre sa pauvre petite personne injustement maltraitée.

Il faut dire que l’acharnement n’est pas ici à sens unique. Si M. Trompe avait été un peu moins opiniâtre à faire fi des lois et de la constitution de son pays, on lui aurait probablement laissé la bride sur le cou, comme on l’a fait ces trois dernières années.

C’est la grande misère d'être riche: on ne sait jamais jusqu’où aller trop loin.



mardi 24 septembre 2019

Trudeaumanie 2.0




Après la semaine catastrophique qu'il vient de passer, le fils de Pierre Elliott Trudeau reprend le collier de sa campagne électorale pour aller tapiner dans le sud de la Colombie-Britannique. Là, il aura l’occasion de présenter d'autres excuses, lesquelles n’auront rien à voir avec ses frasques d’adolescent de 29 ans.

À cette occasion, il pourra demander pardon d’avoir trompé la population de cette province, et de tout le CAnada, avec sa fausse image de sympathisant environnementaliste. 

Et aussi de l’avoir entubée avec un pipeline.


dimanche 22 septembre 2019

Montréal vue du sol

L'arbre à deux couleurs



samedi 21 septembre 2019

Le temps des bouffons



Volodymyr Zelensky, l'actuel président de l'Ukraine, est un ancien comédien dont les seuls antécédents en politique furent d'incarner un président ukrainien dans une série à succès. Avec le prof de théâtre au secondaire qui a fini premier ministre du CAnada, le gros polichinelle à la Maison-Blanche, Beppe Grillo, le clown italien, le bouffi Doug Ford en Ontario et la marionnette Emmanuel Macron en France – pour ne citer que ceux-là –, on vit vraiment au temps des bouffons.







En 2001, j’avais 29 ans



C’est assez particulier, cette histoire avec le fils de Pierre Elliott Trudeau. Après tout son battage au sujet de l’absolu respect des minorités, le voir déguisé pour une sorte de minstrel show colombo-britannique, c’est plus que savoureux. Et avec sa jolie petite gueule fendue de son beau sourire pincé, en plus... Sans compter que, par-dessus le marché, il ne l’a pas fait une fois ni deux, mais bien trois!

Remarquez, il aurait été plus facile d’expliquer – sinon de pardonner – si la même chose avait été le fait d’un adolescent au début des années 1960. Les mentalités étaient assez peu évoluées, à cette époque. Mais tout cela s’est produit en 2001 et fut le fait d’un adulte ayant dépassé le quadruple de l’âge de raison. Désolé, mais l’explication du principal intéressé à l’effet «[qu’il] aurait dû le comprendre» ne tient pas la route. Il le savait, le comprenait et l’a fait quand même pour se donner en spectacle. Irrésistible lubie, dans son cas.

Ce qui est certain, c’est que la prochaine fois qu’il voudra traiter les Québécois de racistes, il aura intérêt à mettre des gants blancs…





vendredi 20 septembre 2019

Trompe rit




Le président yankee, M. Donald Trompe, a affirmé aujourd’hui que son administration avait durci les sanctions économiques à l’endroit de l’Iran. Il s’agissait pour lui de punir ce dernier pays de l’attaque contre les installations pétrolières saoudiennes. Mentionnons tout de même en passant qu’il n’existe toujours aucune preuve – loin de là – que l’Iran en était l’auteur ni même que ce pays avait quoi que ce soit à voir dans cette histoire. Mais les Stazunis, grande démocratie fondée sur le droit, évitent généralement de s’empêtrer dans des notions de jurisprudence, de justice ou d’équité.

Dans le sillage de cette annonce, la planète pousse un soupir de soulagement, car il semble que l’hypothèse d’une intervention militaire yankee, et de la guerre qui s’en serait suivie, ne se concrétisera pas. C’est tout de même une bonne chose. 

Par ailleurs, «durcir les sanctions économiques» contre l’Iran relève du tour de force, si on tient compte du fait que Washington, depuis la répudiation unilatérale du traité sur le nucléaire, avait multiplié les restrictions et que, au final, rien de ce que la Maison-Blanche puisse décider dans ce domaine ne fera une bien grande différence pour le gouvernement de Téhéran. Mettons que, là-dessus, M. Trompe rit jaune.

Bref – et c’est tant mieux –, la puissance yankee s’écrase une nouvelle fois après avoir encore donné dans le bluff matamore auquel, en vérité, plus personne ne croit vraiment.

Il est vrai que les Stazunis en ont déjà plein les mains avec les guerres dont ils ne parviennent même plus à s’extraire.


Singh maugrée




jeudi 19 septembre 2019

Fissa, papa!


mercredi 18 septembre 2019

mardi 17 septembre 2019

Saoudite Arabie




Moche, moche, ce qui arrive à l’Arabie saoudite. Voilà que sa capacité de production pétrolière a été sévèrement diminuée par une attaque de drones, de missiles ou d’on ne sait plus trop quoi. L’histoire change de jour en jour. 

Au moins, on a présenté des photos satellitaires des dégâts. Entre autres, on a vu des trous dans de larges réservoirs en forme de bulbe. Manifestement du petit calibre quand on songe qu’un missile – de croisière ou tiré par un drone – est généralement assez puissant pour faire sauter toute la structure d’un seul coup. En conséquence, les Saoudiens ont expliqué que les activités de leur centre pétrolier pourraient reprendre en quelques semaines, sinon jours. Bref, des dommages assez superficiels et – tout au moins pour l’instant – il n’y a pas eu de pertes de vies annoncées.

Récemment, l’Arabie saoudite avait vu sa réputation internationale gravement entachée par l’affaire Khashoggi, par les atteintes aux droits humains, sans compter la guerre qu’elle mène actuellement au Yémen. Or, en passant dans le camp des victimes, elle va désormais trouver en Occident un crédit de sympathie qu’elle n’avait plus.

Et puis, au train où vont les choses, les Stazunis s’apprêtent peut-être à ouvrir les hostilités avec l’Iran, son grand ennemi dans la région, et ce, sans que l’Arabie saoudite n’ait à lever le petit doigt; tout au plus, couvrir une partie de l’addition.

Mais que dire de son économie? Évidemment, une baisse dans l’offre va entraîner une augmentation du prix du baril de pétrole, ce qui, à terme, va s’avérer extrêmement profitable pour ce pays qui possède d’amples réserves.

Bref, des dommages relativement superficiels, une montée de sympathie à son bénéfice, une guerre profitable qu’elle n’aura pas à mener et de meilleures rentrées d’argent.

Vous voyez bien que l’Arabie saoudite n’a rien à gagner avec ces attaques.

N’empêche que je me demande bien qui a pu les lancer…


Singh y fit




lundi 16 septembre 2019

Du feu sur l’huile




Abqaiq, en Arabie saoudite, est le lieu où se trouvent les plus importantes installations du groupe Aramco, lui-même étant le plus grand producteur de pétrole fournissant 5% de la consommation mondiale. Samedi dernier, une attaque perpétrée par des drones – on a parlé d’une dizaine – a causé un incendie à la raffinerie et à des stations de pompage situées en divers endroits.

Étant donné que l’Arabie saoudite mène présentement une guerre au Yémen contre les rebelles houtis, et que ces derniers ont revendiqué l’attaque, les Stazunis, par la grande bouche de son secrétaire d’État aux Affaires extérieures, M. Mike Pompeo, ont immédiatement blâmé l’Iran, sans manquer de la menacer à mots couverts.

Compte tenu de la grande logique qui caractérise la politique étrangère yankee par les temps qui courent, à quoi faut-il s’attendre? Je suis sûr que, quelque part dans une grande maison blanche, un gros orang-outang orange cherche un moyen d’empirer les choses.



dimanche 15 septembre 2019

Là est cité


Montréal vue de l'étage

Fin d'été

samedi 14 septembre 2019

TIAR au flanc


En 1947 était signé le Traité interaméricain d’assistance réciproque (TIAR), en gros une OTAN continentale. Ce traité regroupait la plupart des pays des trois Amériques afin de se défendre contre la grosse méchante Union soviétique, laquelle, bien entendu, ne cherchait qu’à envahir la planète tout entière. Amusant bémol, l’un des seuls pays américains à ne pas faire partie du TIAR était le voisin polaire de l’URSS, c’est-à-dire le CAnada.

Évidemment, le TIAR n’était qu’une autre façon pour les Stazunis de maintenir un contrôle étroit sur son arrière-cour stratégique; quant au CAnada, il était tenu d’une autre façon, on n’avait pas besoin de l’inclure dans l'alliance.

Graduellement, cette dernière s’est effritée. D’abord, plusieurs pays s’en sont retirés (Bolivie, Cuba, Équateur, Mexique, Nicaragua, Venezuela). Ensuite, comme il s’agissait d’un traité d’assistance mutuelle en cas d’attaque de la part d’un État non signataire, l’appui que les Stazunis avaient accordé au Royaume-Uni lors de la guerre des Malouines, aux dépens de l’Argentine, avait été une infraction majeure aux termes de l’alliance.

Bref, le TIAR était de facto tombé en désuétude. Mais voici que, sous l’impulsion des Stazunis et de la Colombie – en d’autres termes, les trafiquants d’armes et de drogue –, ledit traité a été réactivé. Bien entendu, l’ennemi n’est plus l’URSS, mais bien le redoutable Venezuela qui, selon la diplomatie yanko-colombienne, risque de «déstabiliser la région».

En effet, imaginez que les populations d’Amérique du Sud prennent conscience de l’iniquité de leur situation et qu’elles décident d’agir en conséquence, qui achètera la dope et les guns?


vendredi 13 septembre 2019

Persifle et Singh




jeudi 12 septembre 2019

L'avion point vu!



Ce qui est surtout amusant, ici, c'est que la nouvelle a été relayée par l'agence France-Presse.

La Presse cAnadienne, comme nous d'ailleurs, semble s'en foutre éperdument.


mercredi 11 septembre 2019

Le flambeau de la démocratie



Revoici le temps venu de faire plaisir aux capitalistes et de glisser soigneusement – et en silence – un petit bout de papier plié dans une boîte en carton.

Rien ne promeut si bien la démocratie que de la matière inflammable.