mardi 25 juin 2019

Saint-Jean-Baptiste




Quelle belle Saint-Jean-Baptiste avons-nous passée!

Il y avait un spectacle, samedi soir. Le dimanche 24 juin, j’ai assisté à une fête de rue, à un ou deux kilomètres du lieu où je vis, avec des tables de pique-nique, des guirlandes bleu et blanc et même un orchestre avec un nom anglais.

Quelle exquise journée et quelle admirable fête!

Tout de même, je n’ai pu m’affranchir d’un vague sentiment de nostalgie, comme s’il manquait quelque chose à cette inspirante affirmation nationale.





samedi 22 juin 2019

Peine et ris




On nous serine qu’il y a une pénurie de main-d’oeuvre, au Québec, depuis des années. C’est un peu étonnant, tout de même.

Avec les fermetures d’usines, les mises à pied endémiques, les salaires à la baisse et les départs de sièges sociaux, on se demande un peu quels sont ces emplois qui restent tant à pourvoir. D’autant que, essentiellement, si on tient compte des cycles habituels, le taux de chômage ne semble pas fléchir de manière significative, loin de là.

Alors quels sont ces postes rendus vacants par manque de travailleurs? 

On imagine, en tout cas, que ce ne sont pas des postes de haute direction. Comme on sait, la plupart du temps, il y a trop de chefs qui n’ont pas assez de tâches à accomplir. Avec tout ce temps libre, certains d’entre eux préfèrent se lancer dans des magouilles suspectes. Dans le pire des cas, ils se font prendre la main dans le tiroir-caisse et finissent par être exonérés ensuite, malgré les preuves accablantes de leurs malversations.

Alors seraient-ce des emplois à faible salaire dont personne ne veut? On n’ignore pas les combats acharnés que les entrepreneurs livrent afin de maintenir le salaire minimum en dessous du seuil psychologique des 15 $ l’heure (10 €). Alors s’ils se tordent les mains de douleur en pleurnichant contre la pénurie de main-d’oeuvre, on peut facilement penser que les emplois qu’ils offrent, dans leur grande majorité, ne paient pas… de mine.

Leur «peine» me fait bien rire.

vendredi 21 juin 2019

Le jour le plus long




Non, je ne parle pas du film/bouquin/culte que tout le monde connaît. Bin, peut-être pas les jeunes qui ont d’autres choses à foutre.

Bref, c’est aujourd’hui le jour le plus long de l’année. C’est le solstice d’été, vous comprenez? Oui, car, contrairement à la croyance, les jours ne sont pas plus longs, en été. En fait, ils raccourcissent. Et, aujourd’hui, c’est à partir de maintenant que, insensiblement au début, les journées vont commencer à raccourcir.

C’est un cycle annuel, vous comprenez? Chaque année, cela se produit depuis que le monde est monde.

Maintenant, si des esprits inquisiteurs se posent la question quant à savoir pourquoi, alors, fêtons-nous la Saint-Jean-Baptiste le 24 juin? Eh bien, je répondrai à cette question l’an prochain.

C’est un cycle annuel, vous comprenez?

Laisse amour

* Comme pour La Presse



La machine est en marche et – probablement – rien ne pourra l’arrêter. Elle prend même de la vitesse. Quelle machine? Mais la machine qui va ramener le baseball professionnel à Morial, c’t’affaire! 

Parlant des gens d’affaires – on appelle ça des «affairistes» –, ils flairent l’occasion de détourner du pognon, ne serait-ce que par les magouilles que la construction d’un nouveau stade va permettre de mener. Mais, il existe en plus un courant de sympathie au sein de la population.

En effet, un sondage publié dernièrement indique que 59% des personnes interrogées appuient le retour d’une équipe de baseball dans la métropole. Là où ça dérape un peu, c’est quand 52% des mêmes répondants affirment qu’ils n’entendent pas regarder les matchs à la télévision. Peut-être le baseball est-il un sport trop intellectuel: on aime y penser, mais on déteste le voir.

Le grand bémol, cependant, c’est que près des deux tiers des répondants désapprouvent que de l’argent public soit consacré à cette entreprise.

Quand je vois la photo ci-dessus et que je constate tout l’amour que les gens manifestent – et rien que pour du baseball, remarquez bien –, je me surprends à regretter qu’ils n’en aient pas autant pour leur propre langue. 


jeudi 20 juin 2019

Drôle de drone




L’Iran a affirmé avoir abattu un drone-espion stazunien au-dessus de son territoire. La nouvelle a été «démentie» par Washington. 

En effet, un porte-parole yankee a d’abord expliqué qu’aucun drone n’avait été envoyé dans l’espace aérien iranien. Ensuite, Washington a reconnu qu’un de ses drones-espions avait bel et bien été attaqué, mais sans confirmer qu’il avait été abattu. Puis, après avoir finalement reconnu la perte de l’appareil, le Pentagone a indiqué que l’engin était tout ce temps resté dans l’espace aérien international. Bref, c’est une autre agression de la part de Téhéran.

Oui, bien sûr, car personne n’ignore que la meilleure façon d’espionner un pays, c’est de s’en tenir le plus loin possible…

Décidément, les Yankees pensent que nous sommes aussi cons que des Stazuniens.

mercredi 19 juin 2019

Saint David Saint-Jacques bis


L’écologiste avec l’aviron ment




Il y a de quoi oublier que, avant les dernières élections cAnadiennes, on nous avait présenté le fils de Pierre Elliott Trudeau sous les traits d’un farouche environnementaliste. 

Avant-hier, dans une pitoyable tentative de redorer son blason sur ce chapitre, il a fait adopter par la Chambre des communes une motion décrétant l’urgence climatique. Oui, car, dans son petit esprit étroit, tant que ce n’est pas voté par son gouvernement, ça n’existe tout simplement pas, dirait-on.

Alors, maintenant que, apparemment, l’environnement est sauvé, on peut continuer à le saloper davantage. Bref, moins de 24 heures après, le premier ministre du CAnada a décidé de donner le feu vert au fameux projet d’oléoduc Trans Mountain dont la construction commencera dans les prochains mois. Trois observations au sujet de ce pipeline.

D’abord, il servira à exporter le pétrole sale albertain vers les marchés asiatiques, la Chine principalement.

Ensuite, le projet rencontre, depuis ses origines, une forte opposition, principalement en Colombie-Britannique, et pas seulement au sein des communautés autochtones, loin de là.

Enfin, la réalisation de Trans Mountain annonce la reprise du projet Energy East, un autre pipeline, qui ira lacérer le territoire québécois afin de profiter à la famille Irving qui tient le CAnada atlantique d’une main de fer.

Afin de dorer la pilule – en plus de son blason – le fils de Pierre Elliott Trudeau a expliqué que les recettes fiscales générées par le projet se chiffreraient à 500 millions de dollars. Cette fortune colossale, promet-il, sera employée à développer des énergies renouvelables. (Mieux vaut tard que jamais…)

Comme on sait, les promesses de retombées se réalisent toujours et, bien entendu, elles sont chaque fois employées afin de profiter à la population. C’est bien connu.

Mais il me semble que, si le gouvernement cAnadien avait «acheté» l’oléoduc (4,5 milliards de dollars) à Kinder Morgan, c’était avec la promesse de le revendre à la pétrolière texane. On n’ira pas pronostiquer sur la marge bénéficiaire impressionnante que dégagera à coup sûr (sic) le gouvernement d’alors sur cette transaction, comme le font toujours les différents paliers administratifs en pareil cas. Mentionnons simplement que ça prend plusieurs 500 millions pour faire un 4,5 milliards…




mardi 18 juin 2019

lundi 17 juin 2019

Rentrer dans l’Iran




Personne n’ignore que ça va mal, surtout les guerres. En effet, les Stazunis ont des bases militaires partout et entretiennent des conflits armés dans plusieurs pays (Afghanistan, Irak, Syrie, Yémen, etc.). Bien qu’ils aient la sagesse d’y envoyer le moins de troupes possible, le fait qu’ils paient de forts contingents de mercenaires plombe quand même leurs budgets militaires.

Or, toutes ces guerres censées leur assurer l’hégémonie mondiale n’aboutissent qu’à une chose: un phénoménal gaspillage d’argent, de ressources et de vies humaines. Quant aux objectifs avoués – toujours un peu flous, il faut bien le dire –, après 15 ans, ils demeurent hors de portée.

N’allez surtout pas penser que les Yankees n’en sont pas conscients. Devant l’échec de cette géopolitique belliqueuse, ils ont, dernièrement, recherché des solutions. Alors, comme leurs dirigeants sont des ignorants pas très fute-futes, et leurs commettants pas loin derrière, ils se sont rabattus sur un recours assez peu original: déclarer une autre guerre, à l’Iran cette fois, au nom de la sécurité. Toujours ce mot magique qui permet de faire gober n’importe quoi à n’importe qui.

Le procédé fait preuve d’une rigueur imparable, même si la logique sous-jacente reste plus que nébuleuse. Le prétexte à l’accroissement des tensions est le suivant. Afin d’empêcher l’Iran de disposer d’armes nucléaires, Washington a commencé par se soustraire à l’accord international qui empêchait Téhéran de développer des armes nucléaires.

Est-ce là de l’hypocrisie? Du cynisme? Du machiavélisme? Un cas extrême de Realpolitik?

Pour ma part, je m’en tiens à «pas très fute-futes».




samedi 15 juin 2019

Qui abus...


vendredi 14 juin 2019

Le médium, c'est l'Assange





Monomanes de mon Oman




Vous connaissez l’histoire aussi bien – ou mal – que moi. Deux pétroliers ont été torpillés dans le golfe d’Oman, le point de passage des deux tiers du pétrole de la planète. Fort heureusement, les attaques n’ont pas fait de victimes, ce qui est quasi miraculeux compte tenu de la cargaison des vaisseaux. L’un d’eux, cependant, est présentement à la dérive et est dévasté par un incendie.

Bien entendu, les accusations pleuvent à l’encontre de l’Iran pour ce forfait inqualifiable. En effet, comment expliquer autrement une telle agression? Il faudrait alors imaginer qu’il puisse s’agir d’une mise en scène des Yankees, lesquels en ont l’habitude depuis l’affaire du golfe du Tonkin (tiens, encore un golfe!), sans compter les fausses armes de destruction massive de l’Irak, des fausses attaques chimiques des Syriens, pour ne nommer que celles-là.

Or, depuis que les Stazunis ont multiplié les menaces visant Téhéran, on peut douter de la sagesse d’une agression aussi inopinée. Oui, car n’oublions pas que Washington a dépêché dans la région un porte-avions transportant des bombardiers capables de frappes nucléaires dans le but d’intimider l’Iran, entre autres provocations (gel des avoirs à l’étranger, rejet de l’accord sur le nucléaire, etc.). Honnêtement, il aurait fallu être totalement inconscient pour se livrer à une telle attaque dans un contexte de tension croissante.

Mais le principal argument venant infirmer les accusations yankees tient à un point de détail de l’histoire. Des torpilles, vraiment?

Cela n'a aucun sens, quand on sait que l’arme suprême déployée par les Iraniens, s’il faut en croire les Yankees eux-mêmes, ce sont des missiles embarqués sur des boutres – ou peut-être des sambouks. Alors, vous voyez bien que cette histoire de torpilles est dénuée de crédibilité!



jeudi 13 juin 2019

Maudit Lou Skannen!



Y aura pas moyen de savoir où il est allé...

mercredi 12 juin 2019

Maudit Lou Skannen!




Veux-tu bien me dire où diable il était passé?

dimanche 19 mai 2019

samedi 18 mai 2019

Leurre aux visions




L’Eurovision, comme son nom ne l’indique pas vraiment, est un vaste concours de musique auquel participent chanteuses, musiciennes et autres*. C’est un concours mettant en lice des artistes européens, et c’est la raison pour laquelle, cette année, l’Eurovision se déroule en Israël, sur le continent asiatique.

Plusieurs interprètes ont jugé que, compte tenu des politiques raciales pratiquées par ce pays, il eût été inconvenant pour quiconque ayant une conscience sociale digne de ce nom d'y participer. En conséquence, elles ont préféré se désister et il faut bien admettre que, dans le contexte actuel, ça prenait des couilles. Mais pas Madonna qui a refusé de prêter l’oreille aux demandes de boycottage.

Bref, elle est allée se donner en spectacle à Tel-Aviv pour fourguer son dernier opus intitulé Future. 

Drôle de choix de titre pour une has been





* Dans le but d’alléger le texte, le féminin englobe ici le masculin. Et aussi passque ça me gonfle de tout écrire deux fois. Et aussi passque je voulais montrer qu’il n’y a pas de quoi faire tout ce tintouin avec la règle du masculin.

vendredi 17 mai 2019

Boutre en train




Le boutre est un voilier traditionnel souvent utilisé au Moyen-Orient, et ce, depuis très longtemps. Attention, cependant, à ne pas le confondre avec le sambouk, lequel est un esquif tout à fait différent.

Est-ce cela qui a haussé de plusieurs degrés le niveau d’inquiétude du Pentagone? Toujours est-il que les gradés militaires des Stazunis considèrent comme une menace sérieuse le fait que des missiles – de quelle nature, portée ou puissance? – puissent être embarqués à bord de voiliers comme le boutre. Ainsi l’Iran inverserait, semble-t-il, le rapport de force dans le Golfe persique et présenterait par le fait même une grave menace. Menace pour les Yankees, évidemment.

Autrement dit, la première hyperpuissance militaire de la planète, celle qui compte le plus de navires de surface, de sous-marins, d’avions de combat et de satellites-espions, a peur de quelques voiliers d’un autre âge.

C’est le boutre de la marde*! 






* Interjection et jeu de mots intraduisible pour les Français de France, lesquels sont mes Français préférés.

jeudi 16 mai 2019

L’abbé, cédez!




Deux grandes surprises, ce matin, dans l’actualité; et les deux tiennent à un seul article.

On lit dans le journal que l’archevêque de Montréal Christian (c’est pas une blague) Lépine craint que la laïcité entraîne un recul des libertés.

Tout d’abord, la grande surprise c’est d’apprendre le nom de l’archevêque, ce dont on se tape profondément.

Ensuite, il est toujours drôlement rigolo d’entendre les curés parler de liberté, parce que, la liberté, ça n’a jamais été leur rayon. Leur rayon, c’est plutôt la contrainte. Mais une contrainte inclusive, il va sans dire: contrainte religieuse, contrainte morale, contrainte sociale, contrainte économique, contrainte politique, contrainte sexuelle, entre autres. 

Au fond, ce n’est pas si étonnant, quand on pense que, dans un sens, la liberté a aussi fait partie de l’abc du clergé. 

La liberté de faire aux autres ce qu’on veut, s’entend.

mercredi 15 mai 2019

Au sécure!



Ouais! l'ancien musée faisait ringard avec son nom tartignolle qui ne voulait plus rien dire!

Mêle où?




Souvent, on me demande: «Mais Lou, comment fait-on pour reconnaître une tentative de manipulation de l’information?»

C’est effectivement une excellente question à laquelle il n’est pas toujours aisé de répondre. Mais on note tout de même quelques constantes.

D’abord, il est évident que la manipulation doit être mise en scène dans un domaine où on souhaite intervenir. Il faut donc rendre plausible, voire souhaitable, une intervention qui est très souvent de nature militaire.

Ensuite, comme le prétexte est bien entendu fallacieux, on doit éviter de donner trop de détails. Sinon, la moindre erreur risque de discréditer toute l’affaire. En outre, présenter la chose sous des dehors aussi vagues que possible fait également planer une aura de mystère, ce qui ne peut qu’attiser l’intérêt.

De plus, il faut que les victimes soient à la fois innocentes et crédibles. Il n’est pas toujours possible de trouver ces deux caractéristiques chez les mêmes personnes. On peut alors prétendre que certaines des victimes sont innocentes, tandis que d’autres sont crédibles.

Dans le même ordre d’idées, il ne faut jamais manquer de souligner à quel point la situation créée est injuste, que l’action qui la sous-tend est criminelle et que l’instabilité ainsi instaurée est menaçante.

Il est également essentiel de désigner un coupable ou, à tout le moins, de laisser le public le désigner lui-même, ce qui évite aux conspirateurs de porter des accusations mensongères ou suspectes. 

Enfin, il faut, lorsqu’on rapporte la fausse nouvelle, laisser entendre qu’il y a péril en la demeure, de sorte que le public soit enclin à attendre une action tout aussi rapide qu’énergique.

Comme rien ne vaut un exemple, j’attire votre attention sur une «nouvelle» datant de lundi dernier mentionnant que des «actes de sabotage» ont endommagé des navires – deux saoudiens et un norvégien, entre autres – dans le Golfe persique. Les «actes» en question n’ont pas été précisés, et les auteurs non plus, mais le «sabotage» a été qualifié de «grave» par l’Arabie saoudite, un allié inconditionnel des Stazunis. L’événement se situe dans un contexte de tensions grandissantes là où transite une part importante du pétrole produit dans la région et sise littéralement au large de l’Iran.

Ça ne vous donne pas envie d’une intervention militaire contre ce pays?

lundi 13 mai 2019

L’Aga sent




La relation entre le fils de Pierre Elliott Trudeau et l’Aga khan est en fait la culmination d’un long et prospère copinage. En effet, tout avait commencé avec le père du fils de Pierre Elliott Trudeau, à preuve que les avantages en ce bas monde se transmettent jalousement d’une génération à l’autre, sans véritable idée de partage.

Mais tout d’abord, qui est l’Aga khan? Ou qu’est-il vraiment? On sait qu’il est personnellement richissime à tel point que, lorsque l’idée de faire le bien autour de lui a germé dans son esprit, il s’est empressé de quémander le pognon d’autrui pour ce faire. Dans tous les cas, on est en droit de se demander d’où lui vient un pareille fortune.

Si on remonte dans le passé, on constate que le premier de la lignée n’était en fait rien d’autre qu’un collabo d’origine afghane qui a grandement aidé les Britanniques à conquérir et contrôler l’Afghanistan au cours de la première moitié du XIXe siècle. Leaders temporels aussi bien que religieux d’une secte chiite de cet islam en constante mutation, les membres de la dynastie s’en sont donc mis plein les poches, généralement aux dépens de leurs semblables.

Décidément, héritiers spirituels de l’empire britannique; collabos de premier plan; prévaricateurs égoïstes; fils à papa…

Avec tous ces traits communs, comment ne pas songer que ces deux-là se sont sentis des affinités?

samedi 11 mai 2019

Juan Guignol




Profitez de ce que vous voyez encore Juan «Guignol» Guaido, le chef de l’opposition antidémocratique au Venezuela. En effet, il serait possible qu’il ne soit pas longtemps de ce monde. S'il faut en croire un ancien expert des Nations unies, M. Alfred-Maurice de Zayas, les Yankees ont peut-être des projets pour lui.

Selon M. de Zayas, le putsch bâclé par Guignol peut très bien avoir été son chant du cygne et le pouvoir en place pourrait bien le supprimer physiquement dans un avenir rapproché. Non, non; je ne parle pas du gouvernement de Nicolas Maduro. Je parle du Département d’État, à Washington.

Puisque Guignol n’a pas été foutu – à deux reprises – de renverser le légitime gouvernement élu de Caracas par le biais de coups d’éclat appuyés par la Colombie et financés par les Stazunis, il serait devenu indésirable aux yeux des Yankees qui n’apprécient l’incompétence que chez leurs présidents.

Comme il serait difficile de lâcher Guignol pour le remplacer de manière arbitraire au nom de la démocratie et du droit, une autre solution serait envisagée.

En assassinant Guignol, les Yankees pourraient facilement faire porter la faute par le gouvernement vénézuélien. De plus, cela leur laisserait le champ libre pour mettre un autre larbin à la tête de l’opposition, sous-fifre qui serait peut-être plus efficace. Enfin, un bel assassinat politique, d’un opposant prétendument démocratique de surcroît, leur donnerait le prétexte d’une intervention militaire menant au renversement de Nicolas Maduro.

Oui, si j’étais Guignol, je me méfierais du gendarme.


vendredi 10 mai 2019

Mystère vu du sol


Yallahwé




Ce qui m’amuse dans le débat sur la laïcité secouant présentement – encore – le Québec, c’est l’abondance de points de vue. Je sais bien que, à la base, il n’y en a que deux; à savoir ceux qui sont favorables à la laïcité et ceux qui sont contre. Il y a bien toutes les nuances qui laissent plus ou moins de place à la religion dans l’espace public, mais elles appartiennent surtout à l’un ou l’autre pôle.

Là où la diversité est surtout frappante, c’est du côté des religions. Oui, car, en fait, s’il n’y en avait qu’une seule de vraie, unique et incontournable, le débat n’aurait pas lieu. Un seul dieu, manifeste et irréfutable, une seule religion qui lui soit consacrée, et tout serait dit.

Mais ce n’est pas le cas.

Le problème qui mine irrémédiablement la position religieuse dans ce dossier, c’est justement la pléthore de dieux qui nous est servie sur la place publique. En soi, ce ne serait pas un véritable problème s’ils appartenaient à la même religion, mais c’est justement là où le bât blesse: ils sont tous mutuellement exclusifs.

C'est d'ailleurs assez amusant quand on pense que leurs fidèles réclament l'inclusion à cor et à cri...

Si je puis me permettre une suggestion afin de faire avancer la cause des tenants de la religiosité au Québec, ce serait de se mettre d’accord sur un culte unique qui transcenderait toutes les croyances. Parce que, en l’état, cette incertitude en religion laisse une impression plutôt mauvaise. En d’autres termes, ça ne fait pas très sérieux.

Que les croyants, quelle que soit leur foi, ne s’étonnent pas, alors, s’il y a tant de gens qui se lavent les mains de cette cause-là…

jeudi 9 mai 2019

Bel OSBL




On ne peut faire autrement que d’admirer la nature – le mot «qualité» serait ici trompeur – des reportages fournis par le quotidien La Presse. Cette publication fait preuve d’un aplomb impressionnant dans la manipulation de l’opinion.

À preuve, on sait que, dernièrement, un coup d’État a été mis sur pied par l’opposition antidémocratique vénézuélienne; avec l’appui des Stazunis, il va sans dire. 

Pourquoi «antidémocratique»? Parce que, si elle était démocratique, elle attendrait les prochaines élections afin de prendre le pouvoir. Or, elle sait pertinemment que son impopularité auprès du peuple réduit fortement ses chances de remporter une victoire par le biais des urnes.

Bref, l’opposition, avec à sa tête Juan «Guignol» Guaido, a tenté de renverser le gouvernement par le biais du soulèvement de quelques soldats, dans l’espoir d’emporter l’adhésion populaire. Cela, bien entendu, ne s’est pas produit, plusieurs des soldats impliqués ayant même refusé de marcher, comme l’écrasante majorité de la population. L’organisation bâclée de ce putsch l’a condamné à l’échec dès les premières heures.

Aujourd’hui, La Presse publie un article dénonçant à demi-mot la «répression» qui s’abat présentement sur les auteurs de la tentative de coup d’État. Alors je pose la question: si on essaie de renverser par la force le pouvoir fédéral cAnadien, est-ce que le quotidien reprochera au gouvernement de se livrer à une «répression»?

Si vous hésitez à répondre, je vous enjoins à lire les archives du papelard au cours de la Crise d’octobre, en 1970.

On n’y parlait jamais de répression de la part du CAnada, à l’époque de Pierre Elliott.


mercredi 8 mai 2019

John et les deux Mike

John, son copain Mike et son autre copain Mike



On fait beaucoup état, aux Stazunis comme ailleurs, de l’ineptie intellectuelle de l’inapte président Donald J. Trompe. En plus de doutes relativement à ses capacités cognitives, on a eu amples preuves des incroyables limites quant à ses connaissances générales. La chose est source d’inquiétude pour beaucoup, mais c’est faire peu de cas de son entourage.

À la tête de la politique yankee, on retrouve le Secrétaire d’État – le ministre des Affaires étrangères, quoi – Mike Pompeo et le conseiller à la Sécurité nationale John Bolton. Notons au passage que Pompeo est un ex-militaire, un ex-directeur intérimaire de la CIA et un chrétien fondamentaliste, tandis que Bolton est un impérialiste à tous crins; à eux deux, ils façonnent la politique extérieure des Stazunis. 

Le problème, dans leur cas, est qu’ils portent eux aussi les ornières de l’ignorance, convaincus qu’ils sont que tout le monde considère les Yankees comme des libérateurs et que l’interventionnisme militaire, avec toutes les horreurs qu'il traîne dans son sillage, est un facteur d’entente et de prospérité. Ils sont persuadés que, en fin de compte, les armes nucléaires sont des bombes génératrices de paix.

En eux-mêmes, ces mensonges demeurent relativement dangereux. Le problème, c’est lorsque ceux qui les profèrent en viennent à les croire. Ces contre-vérités deviennent génératrices de psychose lorsqu’elles se substituent à la réalité dans la tête de leurs auteurs.

Bref, ces deux-là sont fermement convaincus de pouvoir changer ce qu’ils ne comprennent pas.

Ils peuvent aussi compter sur l’appui de l’autre Mike – Pence, celui-là – l’effacé vice-président des Stazunis. Ce dernier est aussi un faucon en politique extérieure et il est également un fondamentaliste chrétien. Ignorance crasse, agressivité morbide et fanatisme religieux forment toujours un cocktail extrêmement dangereux.

Le deuxième Mike arpente sagement les coulisses en contemplant, l’œil goguenard, les tentatives démocrates pour évincer l’inapte président Trompe. On a l’impression qu’il attend son heure, quitte à ce qu’elle soit notre dernière.

mardi 7 mai 2019

lundi 6 mai 2019

Bill haut




Le premier amendement défend, entre autres, la liberté d’expression, et en particulier la liberté de la presse. Il a été adopté, aux Stazunis, en 1791 dans la foulée de 9 autres amendements à la Constitution avec lesquels il forme la Déclaration des droits (Bill of Rights). Ce texte constitutif est source de fierté pour les Yankees, lesquels s’en gargarisent fréquemment, pourvu qu’il ne s’applique qu’à eux. Lorsque d’autres pays invoquent les mêmes principes, les Yankees leur envoient des bombes sur la gueule.

On sait que, dernièrement, Facebook (autrement dit Mark Zuckerberg) a décidé de faire le ménage dans ses dossiers et a fermé les comptes de plusieurs groupes d’extrême droite au CAnada. Moins connu ici, le réseau en a fait du pareil aux Stazunis où il a mis un terme aux pages de personnalités dont le discours incitait à la haine; tous des gens de droite, comme par hasard.

Faut-il s’étonner que l’inapte (ou est-ce inepte?) président yankee, Donald J. Trompe, se soit immédiatement récrié contre cette mesure unilatérale à la fois brimant la liberté d’expression et foulant aux pieds le premier amendement de la sacro-sainte – et exclusive – Constitution stazunienne? Absolument pas, le principal intéressé étant, on le sait, un hypocrite et un manipulateur invétéré.

Son attitude est d’autant plus pharisienne qu’il a lui-même, à au moins deux reprises, appelé à une censure de la presse dans son propre pays. Bref, fort mal placé pour reprocher la chose à quiconque, il aura été le premier à mettre le Bill sur le billot.





dimanche 5 mai 2019

La grande question libérale



Encouragez la propagande!



«La Presse, 135 ans à vous expliquer comment agir contre votre intérêt.»

samedi 4 mai 2019

Je l’affirme: la ferme!

Dans le discours néo-libéral, il est constamment fait mention des droits que possèdent les individus. Vous savez, le droit à la dignité, à la liberté et à la justice, entre autres. Ces droits sont même clairement inscrits dans les diverses constitutions que se donnent les sociétés.

Mais qu’arrive-t-il si ces droits ne sont pas respectés, toujours par ceux qui s’en gargarisent dans leurs discours? Eh bien, en toute logique, il se trouvera des gens pour protester et, s’il y en a suffisamment pour ennuyer le pouvoir en place, on remarque que, tout de suite, le ton change chez les possédants.

Graduellement l’argumentaire glisse depuis la hauteur de la défense des droits au palier inférieur, c’est-à-dire celui de la défense de la loi. «Quelle est la différence?», demanderez-vous avec raison. La différence tient à la posture qui passe de celle des principes à celle de la stricte légalité. Comme on sait, il n’est rien de plus facile d’interpréter une loi abusivement ou, à défaut, d’en créer une toute nouvelle – et sur mesure, encore.

Si la contestation ne cesse pas, alors, il devient impératif, aux yeux de la bourgeoisie, d’appeler au respect de l’ordre, car son intérêt est alors de préserver les structures économiques et sociales. Bref, tous les moyens deviennent bons pour faire rentrer dans le rang les opposants. C’est alors que les flics commencent à taper.

Enfin, si l’appel à l’ordre ne trouve pas un écho suffisant au sein de la population, l’élite économique et politique en arrive à réclamer de garantir la sécurité, laquelle devient le mantra du 1%. Alors, le discours prend sa forme la plus dure, ce qui permet de mettre en place une répression qui l’est tout autant. Cette fois, on ne se contente plus de taper, on tire dans le tas et, dans bien des cas, l’armée est appelée en renfort.

Devant la montée de l’obsession sécuritaire, est-il besoin de mentionner que les droits individuels – ou collectifs – s’effacent? Mais ne vous en faites pas: ils finissent par revenir quelque temps après qu’on a fermé notre gueule.

Bref, de tous vos droits, vous conservez toujours celui de garder le silence.

vendredi 3 mai 2019

Brillant Mulroney


Celle-là, j'y suis pour rien!*



J'attire tout de même votre attention au texte. La photo date d'il y a une semaine et demie, et ne comporte absolument aucun trucage... De ma part, tout au moins.


* Ça serait un chouette titre de chronique, je trouve.

mercredi 1 mai 2019

Balle de graduation


Excès fort!



Stéfanie Trudeau, vous connaissez? Non, cette personne n’a aucun lien de parenté avec un premier ministre cAnadien présent passé ou à venir. À une autre époque, elle était une personne occupant l’avant-plan de l’actualité.

Mieux connue par son numéro matricule de «728», elle avait été la grande vedette des événements entourant le printemps appelé «érable», au Québec, en 2012. Comme on dit dans cette province, elle s’était «lâchée lousse» (c.-à-d.: s’en était donné à cœur joie) dès que la répression policière s’était abattue sur les manifestants qui avaient pris, en toute légalité, les rues d’assaut. Et même, sans doute par pur professionnalisme, elle avait pris la louable initiative d’aller les «bardasser» (c.-à-d.: tabasser) à domicile.

Comme des tas de flics avant elle, on avait tiré au-dessus de sa ravissante frimousse le voile de l’impunité. Mais les autorités avaient bien dû jeter du lest sur ce plan, d’autant que ladite répression policière s’était avérée inutilement musclée et que quantité de gens avaient subi de très graves blessures. Bref, il avait fallu désigner un bouc émissaire afin de calmer la vindicte populaire et le bouc avait finalement été 728, dans toute sa blanche ingénuité.

Mais ne craignez pas pour elle! On avait pris la précaution de lui garantir une pleine pension, alors que, compte tenu de son âge, la retraite aurait été, en temps normal, grandement anticipée.

Encore aujourd’hui, on ajoute, à son dossier, des sanctions qui n’ont absolument aucun effet. Et cette douce enfant prend même la peine, magnanime comme elle est, de contester ces décisions devant les tribunaux, question de se rappeler à notre bon souvenir, en plus de claquer encore davantage notre fric en cour, sans compter cette pension généreuse qu’elle n’aurait jamais dû recevoir.

C’est assez piquant à titre d’usage abusif de gaz poivre, sans compter que ça va certainement dissuader ses ex-collègues de s’adonner à la force excessive à l’avenir.

Mais – que voulez-vous? – Montréal n'est pas Sainte-Perpétue...



mardi 30 avril 2019

lundi 29 avril 2019

Ça tanne



Il existe aux Stazunis – et probablement au CAnada aussi, maudits copieurs – une Église satanique joliment appelée «Satanic Temple» qui a pignon sur rue à Salem au Massachusetts. Là où la dérive commence, c’est que le fisc yankee considère désormais que ST remplit les conditions nécessaires pour être reconnue légitimement comme une religion de plein droit, de sorte que les disciples du diable pourront désormais échapper à l’impôt avec tout l’argent qu’ils réussiront à extorquer aux gogos. Exactement comme le font toutes les autres superstitions officielles ridicules.

Personnellement, je pense que là réside peut-être la solution au stérile débat sur la laïcité qui fait présentement rage au Québec. Je suggère que la province adopte le satanisme comme religion officielle, que l’on remplace le crucifix à l’Assemblée nationale par le symbole du Satanic Temple et que l’on impose le port de cornes de bouc à tous les employés de l’État dans l’exercice de leurs fonctions.

Ça sera vachement classe et puis ça va au moins faire gueuler les fanatiques superstitieux pour quelque chose.

Parce que, là, ça commence à me tanner!


dimanche 28 avril 2019

Transe pacifique

* «De toute façon, on n'a seulement besoin que d'un tarlais par traité.»

samedi 27 avril 2019

Les tréteaux de Tétreault

Jonathan Mountpetty sur le site de Vigile Québec*


Peu de gens le savent, au Québec, mais récemment Facebook a fermé les pages de certains groupements d’extrême droite au CAnada. Il en a été ainsi du Canadian Nationalist Front, d’Aryan Strikeforce, de Wolves of Odin et de Soldiers of Odin, entre autres.

Les gens à l’esprit ouvert, au CAnada, une fois revenus du choc que leur a causé une telle initiative, se demandent maintenant pourquoi Facebook n’a, à ce jour, censuré aucune page de groupement de droite du Québec.

Deux explications semblent être privilégiées, tout au moins par le journaliste de CBC Jonathan Montpetit (prononcer «Mount-petty»). D’une part ce serait peut-être parce que Facebook ne possède pas une maîtrise suffisante du français pour pouvoir reconnaître les pages promouvant un discours de droite. De l’autre, ce serait parce que le Québec bénéficie d’un traitement de faveur, ce qui est, laisse-t-on entendre de manière implicite, la pire des injustices.

Évidemment, personne ne soulève que, peut-être – et ceci dit sous toute réserve –, l’extrême droite cAnadienne appelle plus volontiers à l’usage de la violence, ce qui en fait de facto une cible privilégiée de la censure.

Mais la véritable explication est que le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a utilisé ce nom en public afin de masquer sa véritable identité. Son nom est Marc Tétreault et il est originaire de l’Abord-à-Plouffe. Il a ensuite été étudier aux Stazunis et le reste de l’histoire est connu. En conséquence, Facebook, la scène où il évolue le mieux, a effectivement un préjugé favorable pour tout ce qui émane du Québec.

Comment se fait-il que tout cela ne soit mentionné nulle part dans sa biographie? Et comment se fait-il que je sois le seul à connaître ses origines, ainsi que son véritable patronyme de Tétreault?

T’es trop curieux, tu le sauras pas!



* Veuillez noter que le site de Vigile Québec commence à souffrir d'une dérive de droite dans certaines de ses prises de position, de sorte que le présent blogue ne le consulte qu'à titre indicatif, tout comme il le fait pour La Presse, ce qui ne saurait en aucun cas être interprété comme un appui de quelque manière que ce soit de sa part.