jeudi 23 novembre 2017

La chanson de Gerry

https://www.vigile.quebec/articles/le-premier-ministre-couillard-souhaite-discuter-avec-gerry-sklavounos


Vous souvenez-vous de Gerry Sklavounos? Peut-être pas, et qui pourrait vous le reprocher? Depuis cette époque reculée, il n’a pas «manqué de manquements» de la part du gouvernement de ce bon et cher premier ministre Philippe Couillard (le nom est marrant). Oui, c’était il y a un peu plus de 2 an, avant ce déluge d’accusations relativement à des affaires d’agressions sexuelles.

Gerry avait la réputation d’être un personnage déplacé et insistant à l’endroit des jeunes femmes au point où, à l’intérieur des murs de l’Assemblée nationale et de ses dépendances, le mot se passait de l’une à l’autre sous la forme de sérieuses mises en garde. C’est dire à quel point sa réputation le précédait et à quel point elle était connue de tous. Mais comme il était un représentant influent d’une des importantes communautés culturelles, sur le vote desquelles compte le Parti libéral du Québec (PLiQ), on fermait complaisamment les yeux sur ces travers «de gars», en haut lieu.

Malgré tout, une jeune femme courageuse, contre l’avis même des policiers auxquels elle s’était adressée, avait décidé de porter plainte contre Gerry au sujet d’une agression à caractère sexuel. Bien entendu, l’enquête a échoué à retenir quelque accusation que ce soit à son endroit, mais – curieusement – il n’a pas encore été réintégré au sein du caucus du PLiQ.

Aujourd’hui – comme c’est touchant –, lui-même et le premier ministre s’égosillent à répéter que Gerry n’a donc rien à se reprocher, puisque le Directeur des poursuites criminelles et pénales ne l’a pas accusé d’agression. Il semble donc acquis que Gerry va revenir au PLiQ, car les prochaines élections seront sans doute chaudement disputées et que Philippe va avoir besoin de tous les soutiens qu’il pourra gratter au fond de ses tiroirs.

On pourrait en faire une chanson:

«Gerry revient par la grande porte,
Tandis que Philippe, mon pote,
Compte et recompte chaque vote,
Pelote, pelote…»




mardi 21 novembre 2017

lundi 20 novembre 2017

La drogue, c’est l’opium du peuple

Il paraît que c’est la nouvelle tendance dans les milieux branchés. On ajoute une microdose de LSD à son petit déjeuner afin d’être plus concentré, plus imaginatif, de meilleure humeur et, en somme, plus efficace au boulot.

Évidemment, il ne s’agit pas du tout de l’habitude répréhensible des travailleurs d’usine qui se «gèlent» littéralement afin de pouvoir subir l’assommante routine des chaînes de production. Bien au contraire, c’est le fait de jeunes employés œuvrant dans des milieux actifs du domaine des nouvelles technologies; bref, de programmeurs, de jeunes cadres dynamiques ou d’autres du même acabit.

N’est-ce pas la preuve d’une belle conscience professionnelle que d’en arriver au point où, plutôt que d’améliorer ses conditions de travail, on préfère jouer – à petites doses, certes – avec sa santé, tant physique que mentale? Plus besoin que le rapport de force entre employeurs et employés oblige les premiers à faire la moindre concession afin que le cadre de travail réponde un tant soit peu aux besoins des seconds. À l’inverse, c’est le travailleur qui doit maintenant modifier son comportement, désormais par n’importe quel moyen, afin de se fondre dans le moule inflexible de son emploi.

Décidément, vous vivez une époque formidable… pour les capitalistes.




dimanche 19 novembre 2017

samedi 18 novembre 2017

vendredi 17 novembre 2017

Jackpot!

Tout d’abord, je me dois d’insister sur un point: je ne suis pas un grand fan de Gilbert Sicotte. Il n’est pas, à mes yeux tout au moins, ce que la colonie artistique a produit de meilleur comme comédien. Cependant, comme tous les domaines ont des points communs, c’est à des gens comme lui auxquels on fait appel pour enseigner leur art; les autres, en toute logique, étant retenus par ailleurs.

Si les choses se passent comme dans les universités, ceux qui dispensent le savoir ne sont que rarement bons pédagogues dans les conservatoires. Une fois le diplôme décroché, c’est au contact de la réalité que le novice apprendra véritablement son métier.

C’est partout pareil.

Or, dernièrement, Gilbert Sicotte s’est retrouvé à l’avant-scène (sans jeu de mots) de l’actualité. En effet, l’acteur et professeur a été suspendu par la direction du Conservatoire d’art dramatique pour – tenez-vous bien – abus de pouvoir. En effet, une de ses étudiantes, Mme Ksenia Sysolyatina, a porté plainte à son endroit, car l’attitude de M. Sicotte était excessivement autoritaire, selon elle. Ce dernier aurait même dit à Mme Sysolyatina, semble-t-il sous le coup de la colère: «Tu sais que tu as le droit de t’en aller et que personne ne va te retenir ici.»

Apparemment, M. Sicotte, à tort ou à raison, émettait ainsi quelques doutes quant au talent de son élève. Il aurait, dit-on, eu des emportements à l’endroit d’autres personnes également, lesquelles ont préféré dénoncer sous le couvert de l’anonymat.

J’espère que Mme Sysolyatina aura la possibilité d’entamer – et de gagner – des poursuites contre M. Sicotte et, peut-être, le Conservatoire. Si c’est le cas, je vais décrocher le pactole!

Je ne compte plus le nombre de fois où des employeurs m’ont lancé à la gueule: «Si ça ne fait pas ton affaire, fiche le camp!»

Je savais bien bien que, un jour ou l’autre, la rectitude politique finirait par en arriver à un tel degré d’outrance qu’elle s’avérerait payante.

mercredi 15 novembre 2017

Ça sent les élections!



Fidèle à son ton coutumier, le ministre des Finances du Québec, M. Carlos Listao, s’apprête à déposer un budget devant l’Assemblée nationale.

Cette fois, il eût été plus indiqué de le faire le 24 ou le 25 décembre, car ce cher et bon ministre, dont la famille a fui l’épouvantable régime démocratique qui s’était installé au Portugal en 1974, a décidé de «faire des cadeaux». En effet, ce sont pas moins de 1 milliard de dollars de baisses d’impôt que le ministre promet; et, cette fois, pas seulement à une société multinationale, mais bien à tous les Québécois. Ce qui revient à moins de 134 $ par tête de pipe.

Or, comme l’exercice de planification fiscale a lieu justement le 21 novembre, on ne peut que noter qu’il arrive à point nommé. En effet, immédiatement après, s’ouvrira le congrès du Parti libéral du Québec (PLiQ), de sorte que les militants auront ainsi tout le loisir de se flatter mutuellement leur rond petit bedon.

Le reste de la population sera-t-elle aussi dithyrambique? Rien n’est moins sûr, puisque ce milliard qui sera ainsi indirectement redistribué sera puisé à même la réserve que s’est constituée ce gouvernement à coup d’austérité, comme on sait. Bref, le bon ministre ne fait que rendre à la population une partie – et une partie seulement – de ce qu’il lui a arraché au fil des années précédentes.

Si je puis me permettre un conseil, c’est d’en profiter d’ici aux élections. Quelque chose me dit que, en cas de réélection du PLiQ, il ne vous en restera pas beaucoup lors du budget suivant.

Mais, là, c’est vous qui voyez.

Comme d’hab’.

lundi 13 novembre 2017

vendredi 10 novembre 2017

La force de la démocratie



L’expérience catalane met en lumière les travers des régimes dits «démocratiques». En effet, un référendum ayant exprimé, à hauteur de 90%, le désir de la population de la région de devenir une nation souveraine a été ignoré.

Bien pis, ce référendum n’est pas seulement resté lettre morte auprès du gouvernement central. Madrid a lancé une série de mesures répressives pendant et après le scrutin. Interventions policières musclées afin d’empêcher le vote et, aujourd’hui, une série de rafles et d’incarcérations, tant en Espagne qu’à l’étranger.

Toute une classe politique indépendantiste se retrouve en ce moment à l’ombre et sous la menace de sentences très lourdes au motif de «sédition», de «rébellion», voire même de «haute trahison». La répression s’est abattue avec la lourdeur coutumière, celle-là même à laquelle nous sommes habitués de la part de dictatures tiers-mondistes, généralement indéfectiblement soutenues par les Stazunis.

Cela doit faire réfléchir n’importe quelle minorité qui aspire à l’indépendance. Le chemin démocratique vers cet objectif est sans issue. Glisser de petits bouts de papier dans des boîtes en carton ne changera rien à l’ordre établi, sinon inciter ce dernier à s’«établir» plus solidement et avec des moyens qui n’ont rien de démocratique. Bref, quel que soit le système, il se maintient toujours en bout de ligne par la force.

Que ceux qui aspirent à la liberté sachent que la force finit toujours par avoir le droit pour elle.

Bois clair


mercredi 8 novembre 2017

Stephen ta yeule


mardi 7 novembre 2017

Cent ans



Pote en ciel



Qu’est-ce qu’Alison Hewson, Charles Philip Arthur George Windsor, prince de Galles, et le fils de Pierre Elliot Trudeau ont en commun? Ils sont tous trois des proches – pour ne pas dire des potes –, respectivement, de Bono, d’Elizabeth II et de Stephen Bronfman. Qu’est-ce que ces trois-là ont en commun? Ils ont tous eu recours à de l’évasion fiscale, s’il faut en croire les «Paradise Papers» diffusés dernièrement. Ces documents font état des avoirs placés dans des paradis fiscaux par des personnalités connues.

Bien évidemment, les quidams mentionnés ci-dessus ne sont pas les seuls – et de loin – à s’adonner à ce genre de pratique hautement discutable. Car ce à quoi servent les paradis fiscaux, et à rien d’autre, c’est de se soustraire à ses obligations citoyennes. Alors, quand de grands philanthropes, comme Bono, ou des chefs d’État, comme Elizabeth II pour ne nommer qu’elle, viennent nous faire la leçon sur l’importance du partage et de l’entraide, j’aimerais qu’ils commencent par faire le ménage de leur cour.

Remarquez, pour eux, «faire le ménage» consiste surtout à effacer les traces de leur prévarication – car c’est bien de cela qu’il s’agit –, de sorte que certains ex-politiciens ou des juristes, par exemple, peuvent toujours affronter les micros en affirmant haut et fort qu’ils n’ont jamais eu recours à de si basses pratiques. Jusqu’à ce qu’on les prenne, éventuellement, la main dans le tiroir-caisse.

La prochaine fois qu’on remettra en question votre générosité humanitaire ou votre conscience sociale, surtout si cette critique provient de l’une ou l’autre de nos soi-disant «élites», n’hésitez pas à répondre que vous, au moins, vous payez vos impôts.

Pour elles, cela n’est qu’une potentialité évitable.

lundi 6 novembre 2017

Faciès fessier


* «Cette ressemblance avec une autre partie de son anatomie tient probablement à l'orifice!»

Peuple ingrat!

C’est avec une profonde émotion que, en ce triste matin de novembre, nous avons pris connaissance de la défaite électorale de not’ bon maire, Denis «de poule» Coderre. Nous voici maintenant tous un peu orphelins. Que notre sort nous cause quelque inquiétude devant l’inconnu qui se dresse devant nous, quoi de plus normal? Mais, au moins, il est une consolation qui point au sein de notre désarroi: Denis n’est pas parti à tout jamais. Tout comme cela s’est passé lorsqu’il a cessé d’être petit ministre à Tawa, ou qu’il fut évincé de la candidature de la circonscription d’Outremont par son propre parti, les médias vont sûrement – et dans pas longtemps – nous l’enfoncer une fois de plus au fond de la gorge.

Entre-temps, nous aurons en mémoire tous ses hauts faits, dont le plus récent, la fameuse course de chars électriques. Qui se souvient du gagnant de cette compétition de Formule E? Personne.

Par contre, maintenant, on connaît le nom du perdant.

Vois-y, Valérie!

dimanche 5 novembre 2017

samedi 4 novembre 2017

Ti-Gilles et les boules à mites



N’allez pas penser que Denis n’était pas content. Il était tout remonté de pouvoir faire grimper sur la tribune le hazbinne Gilles Duceppe qui venait valider le vote voulant virtuellement veiller à la réélection de M. Coderre à la mairie de Montréal.

Est-ce que Ti-Gilles s’est fait promettre un poste d’assistant sous-secrétaire adjoint auxiliaire au maire de Montréal? A-t-il agi selon sa profonde conviction politique? Toujours est-il que ce «souverainiste convaincu» appuie absolument mon pote Denis «de poule» Coderre, ancien petit ministre libéral d’un autre âge, mais pas assez bon pour être député d’Outremont.

Il est vrai que, depuis Adrien Meunier, il n’est pas usuel de voir autre chose qu’un bon libéral – fédéral ou provincial, peu importe – poser son auguste séant dans le siège du premier magistrat de la ville de Morial. Sans doute, homme attaché aux inébranlables traditions, l’ex-chef du Bloc québécois a-t-il voulu poursuivre dans cette belle lancée qui nous a tous tellement bien servis dans le passé.

Et puis, Ti-Gilles avait l’air en forme. Il est vrai que rien ne vaut un bon bol d’air pour redonner des couleurs quand on sort des boules à mites après un long moment. Sans compter qu’on a tous été vachement contents d’apprendre qu’il était encore en forme.

Physique, en tout cas…

vendredi 3 novembre 2017

Le fils d'Halloween



Le fils de Pierre Elliott Trudeau, sérieux comme toujours, n'a pas hésité à fêter l'Halloween en famille. La foule a particulièrement admiré tous ces inconnus magnifiquement attifés en gardes du corps. Ce sont ces derniers qui ont ramassé le plus de bonbons, paraît-il; une fois et demi la quantité habituelle.

Quant à la sainte famille cAnadienne, elle s'est bien amusée, surtout le premier ministre qui aime tellement se déguiser en autre chose.

mercredi 1 novembre 2017

Sort Angèle!


mardi 31 octobre 2017

Débat faux



Il y a, croyez-le ou non, une cour suprême au CAnada. Comme si cela ne suffisait pas, il y a en outre un juge en chef de ladite cour, qui s’appelle Beverly McLachlin (prononcer «maklaklin»).

Dans le sillage du débat concernant cette pléthore d’accusations d’agressions sexuelles, la juge en chef a fait une déclaration qui n’est pas passée inaperçue dans l’actualité. Mame Maklaklin a raconté, devant une auguste assemblée composée de 200 juges et avocats, alors qu’on lui remettait une babiole métallique quelconque, qu’il importait que les gens «doivent avoir des attentes plus réalistes par rapport à un système judiciaire qui doit protéger des fausses condamnations».

Applaudissons cette courageuse prise de position de la part de la juge des juges, la méta-juge en quelque sorte. Personne ne pourra lui reprocher de ne pas avoir donné le ton à tous ses subordonnés qui s’ennuient en robe rouge dans leur fauteuil surélevé. Il s’agira maintenant pour eux de se soucier des fausses accusations; quant aux vraies victimes…

dimanche 29 octobre 2017

À l’Ouèsse, rien de nouveau


Les qualificatifs péjoratifs pleuvent contre le Québec, en ce moment, dans l’Ouèsse du CAnada.

En effet, les tarlais, là-bas, n’en manquent pas une pour accabler ceux-là mêmes qu’ils avaient supplié de ne pas les quitter lors du référendum de 1995. Hypocrites et profiteurs, c’est ainsi que les Québécois sont perçus, parce qu’ils n’ont pas voulu que le pétrole sale de l’Alberta vienne couler dans leur cour. Curieusement, pas un tarlais de l’Ouèsse ne pense une seconde blâmer la Colombrie-Bitannique (sic) pour avoir fait pareil. Ils vont même – ça prend du culot tout le tour de la tête – prétendre que l’abandon du pipeline Energy East a empêché d’unir plus solidement les côtes est et ouest de leur pays fragmenté, alors que, justement et en premier lieu, la province la plus à l’ouest n’a jamais voulu de leur huile crasseuse.

Mais même si cela n’avait pas été le cas, rien n’oblige le Québec à saccager son environnement autant que les tarlais de l’Ouèsse afin que ces derniers continuent à engranger des profits. Mais voilà que l’économie sale reposant sur le pétrole qui l’est encore davantage ne rapporte plus autant qu’avant. Les Albertains commencent à se dépatouiller avec les mêmes problèmes qui les faisaient marrer au fil des ans quand chômage et récession affligeaient les autres. Est-ce la faute du Québec? Pas du tout! C’est le marché du pétrole qui est en cause. Mais les tarlais de l’Ouèsse s’imaginent qu’il suffirait d’amener le pétrole de leur cambrousse au Québec pour redresser le prix mondial des hydrocarbures! Aujourd’hui, ils crachent à la gueule du Québec, allant même jusqu’à souhaiter qu’il se sépare. Fallait pas lui mettre des bâtons dans les roues quand c’était le temps, bande de tarlais ignorants!

Sans vouloir la ramener, j’aimerais signaler – encore une fois – ce que l’Ouèsse du CAnada aimait bien dire à l’époque de la crise du pétrole, quand le prix de l’essence et de l’huile à chauffage a explosé: «Let those eastern bastards freeze in the dark!» Eux ont oublié; moi, pas.

Les tarlais de l’Ouèsse n’aiment plus le Québec? C’est faux. Ils l’ont toujours détesté.

Et si le Québec se tenait debout, il leur rendrait bien.

samedi 28 octobre 2017

vendredi 27 octobre 2017

L’âne à thème



Il aurait pu quand même attendre 24 heures avant de faire connaître son avis. Comme ça, il aurait donné l’impression d’avoir fait semblant de réfléchir.

C'est comme ça qu'il faut faire!


J’erre au Niger



Indépendamment du scandale que cela a entraîné aux Stazunis, la mort de 4 sous-officiers lors d’une embuscade tendue au Niger a complètement stupéfait les Yankees, entre autres leurs parlementaires, et légèrement étonné le reste de la planète.

En effet, tout le monde a appris de la manière la plus manifeste que l’empire avait déployé dans ce pays africain des troupes. Officiellement, environ 1000 soldats, mais – si ce chiffre est exact – combien de mercenaires en plus? Cependant, le nombre n’est qu’un à-côté. Dans les faits, on se demande «que diable allaient-ils faire dans cette galère»? Or la réponse à cette question se fait toujours attendre. Les journalistes ont beau braquer leurs micros de plus en plus près sous le nez des responsables, personne n’est à même de donner une explication.

Même le chef suprême des forces armées, sur le papier à tout le moins, Donald J. Trompe, a été incapable de le dire. Il s’est contenté de raconter que ses généraux avaient toute sa confiance et qu’ils assuraient ainsi les intérêts de leur pays. Bref, ces derniers ont la bride sur le cou et peuvent agir comme bon leur semble dans les affaires militaires; en attendant mieux.

Vous savez, les régimes où les initiatives des généraux ne sont jamais remises en question par les autorités civiles portent un nom. Et ce ne sont pas des élections truquées aux quatre ans qui changent quoi que ce soit à cette sinistre réalité.



jeudi 26 octobre 2017

Chute de nues



Il est difficile pour moi de croire qu’un député appartenant au Parti libéral du Québec (PLiQ) eût pu avoir quoi que ce soit à se reprocher. Pourtant, des développements récents indiquent que l’un d’entre eux n’aurait peut-être pas la conscience tout à fait tranquille.

En effet, M. Guy Ouellet, député de Chomedey à l’Assemblée nationale, a été arrêté hier par les policiers enquêtant sur des fuites de documents confidentiels étant survenues aux dépens de l’Unité permanente anticorruption, dite UPAC.

M. Ouellet a tout de même une feuille de route impressionnante. C’est lui qui s’était engagé, au moment où il était président de la commission parlementaire, à mettre fin aux fuites dans son organisation, lesquelles il avait également dénoncées en public. En outre, il a déjà été un enquêteur de la Sûreté du Québec, spécialiste de la guerre des motards.

Comment aurait-on pu croire qu’un honorable député, digne représentant du PLiQ, aurait pu commettre des gestes répréhensibles? Comment s’imaginer que des conflits d’intérêts, des malversations ou des tentatives de dissimulation eussent pu entacher l’image de cette formation politique, laquelle, pour autant qu'on se souvienne, a toujours été impeccable sur le plan de l’éthique? Il y a de quoi tomber des nues.

En tout cas, c’est pas du temps de John James Charest qu’on aurait vu une affaire de même!

mardi 24 octobre 2017

Juste pourrir



Dans le sillage des nombreux scandales de harcèlement sexuel qui inondent – le terme n’est pas trop fort – l’actualité présentement, deux questions viennent à l’esprit.

D’abord, comment se fait-il que de telles situations ont pu pourrir si longtemps avant d’être finalement dénoncées? Une seule explication peut en rendre compte: il a fallu qu’une omerta soit devenue la règle implicite du milieu artistique. Non seulement la loi du silence, mais en plus une inertie coupable où tout aura probablement été fait en sous-main afin de décourager les dénonciations de la part des victimes. Mais de cela, peu de personnes semblent se soucier. Ainsi, les bases sont déjà laissées pour que, dans un an – probablement moins –, de nouveaux agresseurs reprennent leurs prédations et que le silence feutré soit complaisamment tiré, encore une fois, sur ces scènes inavouables.

L’autre question – qui inquiète bien davantage les médias, celle-là – est présentement de savoir ce qui adviendra du festival Juste pour rire. En effet, maintenant que le scandale a acculé le propriétaire de l’institution a vendre ses parts, l’organisation s’est lancée à la recherche d’investisseurs. À défaut d’en trouver, il se pourrait bien que le festival ait connu sa dernière mouture, au grand dam des humoristes eux-mêmes pour qui l’événement représentait tout de même une intéressante rentrée de fric avant d’entreprendre la juteuse saison automnale.

On comprend l’inquiétude des artistes dans le contexte. Évidemment, la majorité d’entre eux n’auraient pas à s’en faire outre mesure s’ils étaient plus tordants que tordus.

lundi 23 octobre 2017

dimanche 22 octobre 2017

Du calme!



Le maire Coderre, toujours aussi élégant dans son uniforme de baseball qui lui va comme un gant.

jeudi 19 octobre 2017

Les empires ne sont bons que dans leur propagande



Combien de fois a-t-on entendu à quel point l’empire britannique a été un vecteur de civilisation sur toute la planète? Ne disait-on d’ailleurs pas que «le soleil ne s’y couchait jamais»? Merveilleux empire qui a si bien aidé le Québec à se développer qu’une partie de vers est devenue sa devise: «Je me souviens que je suis né sous le lys, mais que j’ai grandi sous la rose»; la rose étant la fleur emblème de l’Angleterre. Combien d’autres nations pourraient en dire du pareil?

Tout cela est fort connu, mais ce qui l’est nettement moins, c’est que cet empire a perpétré les pires atrocités pendant le siècle et demi où il a été à son apogée. Toutes les exactions, tous les pillages, tous les massacres et toutes les détentions arbitraires qu’il a commis, cependant, ont été prestement occultés de l’histoire. D’abord, par les administrateurs impériaux eux-mêmes qui ont systématiquement soustrait à l’attention les documents compromettants, en particulier à l’époque où l’empire s’est trouvé en pleine désagrégation. Un tel comportement prouvant que le gouvernement britannique et sa couronne n’avaient pas la conscience tranquille. Ensuite, par les historiens qui ont préféré maquiller les faits afin d’attribuer à leur champion le beau rôle.

Paradoxalement, aujourd’hui, nous en savons plus sur les camps de concentration soviétiques, lesquels étaient dissimulés loin derrière le rideau de fer, que nous n’en avons jamais su sur ceux qui ont essaimé partout dans l’empire ensoleillé. Oui, ce soleil-là a projeté sur la poussière du sol imbibée de larmes l’ombre des barbelés, depuis l’Océanie jusqu’à l’Afrique, sans oublier bien sûr l’Asie.

À l’heure actuelle, les crimes britanniques restent méconnus, sinon dans certains milieux. Mais les mémoires reviennent à la surface et s’il est de bon ton de revenir sans cesse sur les «crimes du communisme», par exemple, il serait tout aussi opportun – voire davantage – de commencer à parler de ceux des Anglo-saxons.

Et surtout, n’oublions pas que le CAnada est l’héritier direct de l’empire britannique. Mais, bien entendu, il n’a aucune responsabilité là-dedans.

N’importe quel Autochtone vous le dira.





mercredi 18 octobre 2017

Dur, dur Maduro



Le président du Venezuela, M. Nicolas Maduro, s’est exprimé dernièrement avec une rare dureté. Jetant au vent les principes du langage diplomatique, il a commenté en termes assez tranchés la remise en question par le gouvernement du CAnada des résultats des récentes élections régionales où il a remporté une nette victoire.

Comme notre vaste salle de rédaction le mentionnait hier, il ne faisait pas de doute que ce succès électoral allait être présenté comme marqué par de nombreuses irrégularités. Notre service spécialisé dans la politique internationale, cependant, n’avait pas prévu que ce serait le gouvernement cAnadien qui mènerait la charge.

La réaction vénézuélienne ne s’est pas fait attendre. Dans une diatribe à la verdeur assez peu caractéristique, M. Maduro a déclaré qu’il n’avait «rien à foutre» de ce que dit le CAnada, dont il a dénoncé l’insolence dans ce dossier. Là où sa sortie a pris un tour dangereux, c’est lorsqu’il a affirmé que le gouvernement de Tawa était «stupide».

Cette affirmation est tout à fait inappropriée, selon nous. En effet, il est extrêmement déplorable qu’un pays trahisse ainsi sur la scène internationale les secrets d’État d’un autre.

Et puis, je ne savais pas que M. Maduro connaissait si bien le fils de Pierre Elliott Trudeau.

mardi 17 octobre 2017

Venez-y, là!



Pendant combien de semaines, sinon de mois, a-t-on entendu parler de la dictature vénézuélienne? Combien de fois s’est-on fait rebattre les oreilles avec l’idée reçue des médias conventionnels que le régime en place dans ce pays d’Amérique du Sud était désormais dictatorial et était contesté par la population? Je ne saurais dire, puisque la «presstitude» a tellement bêlé dans ce registre qu’il m’eût fallu passer 48 heures par jour pour prendre connaissance du tout; peut-être même plus.

Le discours était simple: le peuple du Venezuela n’en pouvait plus du chavisme et du gouvernement de Nicolas Maduro. Il était descendu dans la rue pour renverser le président et restaurer la démocratie dans le pays. On avait ainsi vu, au bulletin de nouvelles, quantité de manifestations sans que l’on sache exactement – car les services de presse avaient malencontreusement négligé de le mentionner – si elles appuyaient ou contestaient le régime.

Le 15 octobre dernier, une vaste consultation populaire s’est déroulée dans tout le pays sous la forme d’élections régionales. Nous avons ainsi appris des faits importants, comme par exemple que le Venezuela comporte 23 États régionaux et que – ô surprise! – 17 de ces États ont voté en faveur de la gauche bolivarienne. En d’autres termes, le peuple a voté pour le chavisme et pour le président Maduro. Une victoire populaire incontestable et qui, n’en doutez pas un instant, sera sans doute présentée comme une forfaiture électorale.

C’est tout de même une gifle pour la droite qui accuse en ce moment le coup en silence, jusqu’à sa prochaine initiative visant à renverser illégalement Maduro. Amusant, d’ailleurs, que cette droite-là ne réussisse que dans ses projets subversifs. Confrontée à un processus authentiquement démocratique, elle subit presque toujours la défaite.

Bref, le Venezuela, c’est comme partout.

lundi 16 octobre 2017

J'imite Jagmeet


Noir déplaisir


* Si vous n'êtes pas déjà au courant, l'explication du brocard est ici.

dimanche 15 octobre 2017

Pris dans les taux

Il paraît que Pierre Reid, le directeur général des élections du Québec, comme beaucoup de ses collègues partout dans le monde, s’inquiète des taux de participation aux élections. De faibles qu’ils étaient, ils menacent de devenir anémiques lors des prochains scrutins municipaux.

Bien entendu, les commentateurs s’en donnent à cœur joie pour critiquer le manque de conscience politique de la population, son indifférence face à la chose publique ou sa désaffection générale.

Personne n’ose aborder le sujet sous un autre angle, car l’explication, alors, remettrait en question l’état présent de la culture politique et constituerait une condamnation implacable des orientations actuelles. Tout simplement, l’électeur moyen s’est lassé de voter pour des gens qui ne répondent pas à ses aspirations.

Voilà des années que, contraint de «voter stratégique», de «voter raisonnable», de «choisir le moins pire», cet électeur constate que, au final, il ne vote jamais pour lui-même. Dans les faits, les candidats qui se présentent – lorsqu’il ne s’agit pas de zigotos qui ne sont là que pour le spectacle – adoptent des prises de position qui se retrouvent toutes dans le même coin de l’éventail politique; c’est-à-dire en bas, à droite.

Comment s’étonner, dans de telles conditions, que chaque nouvelle trâlée d’élus, au municipal, au provincial ou au fédéral, accouchent toujours des mêmes politiques? Pis, par appuyer celles qu’ils avaient tant décriées depuis les bancs de l’opposition?

Or que reste-t-il à l’électeur moyen qui aspire seulement à la fin du conformisme aveugle en politique? Tout simplement, le jour du vote, il reste chez lui.

Au moins, comme ça, il lui reste la satisfaction de ne pas user ses semelles inutilement.

vendredi 13 octobre 2017

Table d'autre



À moins d’être un spécialiste de l’incurie chez autrui, vous n’avez peut-être pas remarqué que le gouvernement provincial, sous l’égide du très éclairé Philippe Couillard (le nom est marrant), a été remanié. Le premier ministre a donc décidé de rétrograder quelques petits incompétents et a tiré de l’anonymat quelques autres.

Une déception, tout de même, les gros incompétents, eux, sont restés à l’avant-scène; dans bien des cas, à leurs portefeuilles habituels. À cause de cela, l’opposition – on s’y attendait – a déploré un total manque de vision de la part du gouvernement. Ce qui a été un peu plus étonnant, c’est lorsque les médias dans leur ensemble ont exécuté un tir groupé en affirmant la même chose.

Il n’en fallait pas davantage pour piquer au vif l’excellent premier ministre que la bienveillante providence a condescendu à nous jeter dans les pattes. Drapé dans cette indignation légendaire dont il aime se couvrir – la barbe au-dessus, comme il se doit – aux grands moments de sa carrière politique, il a commis cette déclaration que l’on ne peut que reproduire dans sa totalité: «Qu'est-ce que vous voulez avoir, vous les médias? Vous voulez avoir une livre de chair, un peu de sang sur la table? C'est ça qui vous intéresse? Vous voulez avoir des drames humains? C'est ça qui vous excite un peu? Vous voulez avoir des beaux articles là-dessus?»

Du sang sur la table? Quel tragédien, ce cher Philippe, tout de même. Remplacer l’une ou l’autre de ces incompétentes sangsues qui handicapent l’administration du Québec sous sa gouverne ne s’apparente pas à une exécution physique, tant s’en faut. Et ça ne serait certainement pas un drame non plus, bien au contraire.

D’ailleurs, ce n’est pas du sang que l’on veut voir sur la table.

C’est la table que l’on ne veut plus voir du tout!


jeudi 12 octobre 2017

Chef pape



Le pape François Ier a la réputation d’être très sensible à la situation des détenus et en rencontre régulièrement, a-t-il été rapporté. C’est un beau sentiment, surtout que, avec le temps, ces dispositions lui permettront sans doute de revoir d’anciens collègues que les manœuvres discutables de l’Église protègent de moins en moins contre les accusations d’agressions sexuelles.

Dernièrement, à Bologne, ville réputée pour son saucisson, le pape devait rencontrer une vingtaine de détenus pour le repas de midi. Provisoirement hébergés dans un centre de détention à sécurité minimum, deux d’entre eux en ont profité pour s’enfuir.

Apparemment, la rumeur s’était répandue que le pape lui-même devait préparer la bouffe…

mercredi 11 octobre 2017

mardi 10 octobre 2017

Gros torchon



Le torchon couve – à défaut de brûler – entre le président des Stazunis, ce cher bon, gros, vieux et futé Donald Trompe, d’une part, et son ministre des Affaires étrangères (secrétaire d’État) Rex (tyrannosaurus) Tillerson, de l’autre. Les médias ont rapporté dernièrement que M. Tillerson avait parlé de son chef en termes assez flatteurs, tout compte fait, quand il l’avait traité de «crétin».

Évidemment, ce fut un déluge de dénis – assez peu convaincants, d’ailleurs – qui s’ensuivirent. Ce sacré Rex refusant de nier devant les journalistes qu’il avait effectivement prononcé ces paroles, affirmant qu’il ne s’abaisserait pas à commenter ce genre de trivialités. Une traduction libre de ces propos, en langage clair, équivaudrait à ceci: «Je l’ai dit, mais passons à autre chose.»

Même Donald a tweeté que son subordonné n’avait jamais proféré une telle chose. Mais, dans un entretien publié aujourd’hui dans le magazine Forbes, il ne semble plus aussi tranché. «Je pense que c’est une fausse information», tempère-t-il, déjà moins sûr de ce qu’il avance; ce qui n’est pas son style, d’ordinaire. Et, afin de fanfaronner, puisqu’il continue de pédaler dans la semoule, il n’a pas hésité à ajouter que: «Même s’il l’a dit, je pense qu’il faudra comparer nos tests de QI. Et je peux vous dire qui va gagner.»

On s’en doute un peu, nous aussi.

Décidément, ce cher, bon, gros, vieux et futé Donald devrait «penser» moins et – surtout! – le faire en silence.