mercredi 20 septembre 2017

Brahma est grand!


mardi 19 septembre 2017

Libre-échange qui change

En 1994, la population de l’Amérique du Nord se faisait avoir magistralement avec l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Négocié à l’époque sous le prétexte qu’un tel traité allait assurer une plus grande prospérité aux pays signataires, il fut surtout l’occasion pour les Stazunis d’appesantir leur mainmise sur l’économie mondiale, l’ALÉNA ayant depuis servi de modèle pour tous les autres traités de libre-échange.

Heureux comme des rois, les Yankees ont donc continué sur leur lancée d’hyper-puissance. N’oublions pas que, à cette époque, l’union soviétique avait été abolie et que la Russie d’alors était dirigée par un gros bouffon alcoolique. Il n’y avait plus véritablement dans le monde que les Stazunis et ces derniers avaient maintenant la bride sur le cou afin de mondialiser à loisir, dérèglementer toutes les entraves à leur impérialisme et privatiser tout ce qui avait de la valeur, laissant les États s’endetter à maintenir le reste.

Sauf que, si le système les a bien servis pendant des années, il a commencé à se retourner contre eux. L’ouverture des marchés leur a permis de délocaliser massivement pour fabriquer leurs produits; mais la main-d’œuvre étrangère bon marché a rendus plus concurrentiels les produits d’importation. Graduellement, leur balance commerciale est devenue déficitaire, avec les problèmes économiques que cela entraîne. Par ailleurs, certains aspects commerciaux avaient été laissés de côté lors de la négociation du traité original. Enfin, des économies émergentes – comme le Brésil et l’Afrique du Sud – et des puissances continentales – comme la Chine et la Russie – ont commencé à prendre des parts de marché de plus en plus importantes, menaçant certains domaines économiques yankees.

C’est pourquoi les élites financières des Stazunis exigent depuis quelque temps une renégociation de l’ALÉNA, une renégociation encore plus en leur faveur que ne l’était l’accord original, ce qui n’est pas peu dire.

D’une certaine façon, cette forte propension à faire pencher l’équilibre commercial en faveur de Washington par tous les moyens n’est déjà plus véritablement du libre-échange. Si le gouvernement yankee obtient ce qu’il veut, on pourra d’ores et déjà reconnaître que ce nouvel arrangement ne sera plus qu’une forme de protectionnisme mise sur pied à l’usage exclusif des Stazunis. La fin, dans les faits, du libre-échange se traduira à terme par la fin de la mondialisation.

Remarquez, personne ici n’ira s’en plaindre.

dimanche 17 septembre 2017

Identité, quand tu nous tiens



J'aime plus ou moins le terme pudibond qu'utilisent les médias afin de décrire le rassemblement La Meute. En effet, on ne parle jamais à son propos de groupe réactionnaire ni d'organisation d'extrême droite. Même les médias, qui sont toujours sur le dos des gens ou partis qui défendent les intérêts du Québec, évitent d'accabler La Meute dans leurs comptes rendus. Plutôt que d'appeler le proverbial chat par son nom, on préfère la décrire comme un «groupe identitaire».

Faut-il souligner le fait que l'expression ne veut rien dire en soi, car au fond quel regroupement, politique ou autre, n'est pas relatif à une identité donnée? Mais le néologisme étant lancé, on sait qu'il n'y a plus moyen de le rattraper. Désormais, appert-il, «identitaire» voudra dire fasciste.

En tout cas, il n'est guère difficile d'identifier ce à quoi rime La Meute. Il n'y a qu'à contempler la photo ci-dessus, laquelle n'a été retouchée en aucune façon. Je sais bien qu'il ne faut jamais se fier aux apparences, mais elles fournissent tout de même des pistes de lecture. Et quand je regarde une telle brochette de «mon-oncles» bedonnants, grisonnants et renfrognés, il me semble qu'il y a là quantité de gens qui ne sont pas contents de la vie qu'ils mènent. Le tout est de savoir sur le dos de qui ils vont faire passer leurs frustrations. Et comme si la morosité ne suffisait pas dans l'image, encore faut-il qu'elle se déploie sous les couleurs du bon, gros, vieux torchon rouge!

En guise de prix de consolation, au moins pouvons-nous constater que – pour une fois – la division s'est installée au sein de l'extrême droite. Ça nous change un peu des caractéristiques identitaires usuelles.

samedi 16 septembre 2017

Changement tétanisé



D'ici un an, bande de petits veinards, vous aurez une autre chance de porter au pouvoir l'équipe du Parti libéral du Québec (PLiQ). En effet, de nouveau, vous aurez l'occasion unique de pouvoir fermer les yeux sur la corruption, l'incompétence et l'ineffable collaboration avec une puissance étrangère aux dépens de vos propres intérêts. Et pour ce faire, vous pourrez toujours vous jeter, tout vibrants de foi aveugle, dans les bras du chef incontesté, parce que représentatif de tous les travers libéraux, j'ai nommé Philippe Couillard (le nom est marrant).

Comme l'improvisation est mauvaise conseillère, surtout quand on ne veut écouter personne, M. Couillard (le nom est de plus en plus marrant) se prépare pour ces élections tant attendues en se présentant comme candidat du «changement profond» (sic).

C'est un abus de langage, car il n'y a dans son mandat aucun changement par rapport à ce qui est venu avant lui. Tendu dans la droite ligne (ou ligne de la droite) de son prédécesseur John James Charest, le chef du PLiQ n'a pas dévié d'un iota de la politique de braderie des intérêts nationaux mise de l'avant par son parti depuis le fameux Bob-la-Job, la petite chenille à lunettes qui aimait bien se coucher bidon en l'air devant le père du fils de Pierre Elliott Trudeau.

Le seul «changement profond» que le pouvoir libéral a jamais assuré fut une dérive par rapport à l'honnêteté et la droiture, lesquelles devraient accompagner la véritable défense des intérêts du Québec. À cet égard, parmi les chefs du PLiQ qui ont véritablement fait la promotion du bien commun – et non celui d'une minorité –, il faut remonter à Jean Lesage, lequel, lui au moins, n'était pas plus «croche» que les autres.

mercredi 13 septembre 2017

L'espace temps



C'est en quelque sorte une première, depuis la Conquête, que de voir une administration cAnadienne donnée reconnaître dans son emblème – a posteriori – l'existence des peuples autochtones.

Officiellement, Montréal a ajouté à son drapeau un pin blanc stylisé afin de marquer, dans l'espace public, la contribution des Premières Nations à la fondation de la ville. Ce nouveau symbole s'ajoute à ceux représentant les communautés irlandaise, écossaise, anglaise et, aussi étonnant que cela puisse paraître, française.

D'aucuns pourraient dire, non sans raison, que cette reconnaissance était plus que méritée et qu'elle eût dû être marquée bien avant; bref, qu'il était temps. D'autres pourraient se demander ce qu'en pensent les principaux intéressés, eux qui sont encore considérés par les paliers de gouvernement – en particulier le fédéral qui les a pris sous sa responsabilité – comme des citoyens de seconde zone.

À vrai dire, la chose demeure tout simplement symbolique, sans grand impact sur la réalité quotidienne de quiconque. Ce à quoi tout ce que ce traficotage de vexillologue se résume, c'est que, au final, le fond de la question reste le même: le drapeau de la Ville de Montréal, à la base, n'est rien d'autre que celui de l'Angleterre.

mardi 12 septembre 2017

lundi 11 septembre 2017

US et coutumes



Ne dit-on pas que «en France, tout finit par des chansons»*? Évidemment, il n'est pas donné à tout le monde de vivre en France, de sorte que les autres pays ont souvent des traditions qui leur sont propres.

Ainsi, aux Stazunis, la grande tradition consiste à tirer sur tout ce qui déplaît. Un régime démocratique qui refuse de plier? Boum! Un dirigeant qui résiste? Bang! Un ouragan qui se profile? Tac-a-tac!

Vous croyez que je plaisante? Vous avez grand tort; je n'invente rien, bien au contraire.

L'affaire avait commencé avec un canular présenté par un dénommé Ryon Edwards sur Facebook. Par dérision, il avait proposé que les floridiens devraient sortir avec leurs flingues et tirer en direction de l'ouragan Irma. Ha! Ha!, pensa M. Edwards, bon gag. Or, la plaisanterie s'est en quelque sorte retournée contre lui, car en l'espace de quelques heures 80 000 personnes s'étaient inscrites à ce qui était devenu un événement, sous le mot d'ordre «montrons à Irma que nous tirons les premiers». Il y a même eu un internaute qui a suggéré, très sérieusement, des lance-flammes pour disperser l'ouragan!

La chose est allée tellement loin que les autorités ont dû intervenir afin de décourager la population de se livrer à cette activité des plus dangereuses. D'une part, il était périlleux de s'exposer inconsidérément aux éléments. De l'autre, les conditions météorologiques présentaient un risque réel que les balles reviennent en direction des tireurs ou qu'elles blessent d'autres personnes.

Évidemment, il n'est pas question ici de critiquer l'obsession des Yankees envers les armes à feu, pas plus que je ne voudrais mettre en doute leur haute capacité intellectuelle.



* Beaumarchais, Le mariage de Figaro

samedi 9 septembre 2017

Le travail à la haine



Depuis le terrible attentat de Québec au cours duquel 6 personnes ont trouvé la mort, sans compter les blessés, les choses ne se sont pas améliorées pour les musulmans vivant au Québec. En effet, selon M. Boutefeldja Benabdallah, le vice-président du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), on constate aujourd'hui une montée de la haine envers les musulmans.

C'est effectivement tragique, si la chose est vraie, car cela entache l'esprit de tolérance dont a toujours fait preuve le Québec. En tout cas, s'il faut en croire les autres religions. Mais, au fond, la chose n'est pas si étonnante quand on y réfléchit un tant soit peu. En effet, qu'en dit l'histoire? On constate que, la plupart du temps, ce sont les plus modestes, les plus bienveillants et les plus humbles qui sont les victimes de l'intolérance. Prenez les crypto-fascistes québécois qui sont les premiers à dénoncer haut et fort l'intolérance dont ils sont les pauvres victimes malheureuses et innocentes. À les entendre, on est ému jusqu'aux larmes.

Hélas, si seulement l'islam n'était pas cette religion de tolérance, d'ouverture et d'amour, dont l'esprit inclusif n'est plus à démontrer, sans doute serait-elle moins sujette à de telles manifestations de haine et de rejet. On est toujours puni d'être trop bon et trop gentil. L'Église catholique a souffert des mêmes errements à une autre époque.

Alors, en guise de riposte, je suggère aux musulmans de boycotter des produits typiquement québécois afin de faire connaître – pacifiquement, il va sans dire, conformément à leurs pratiques religieuses pérennes – leur insatisfaction quant à l'évolution de la situation actuelle. Par exemple, je leur propose de refuser systématiquement, quelles que soient les circonstances, de consommer l'un des principaux produits alimentaires du Québec: le porc. De même, ils peuvent s'en prendre à l'un des monopoles de l'État provincial et refuser d'acheter quoi que ce soit à la Société des alcools.

En faisant ainsi connaître leur désapprobation, je suis sûr que l'ouverture d'esprit finira par s'imposer au sein de toutes les parties en cause et amorcera un dialogue lénifiant. Il faut opposer au langage de la haine issu de l'intolérance, celui de l'amour inconditionnel si bien illustré par l'indulgence née de l'islam et des autres religions révélées.

vendredi 8 septembre 2017

jeudi 7 septembre 2017

Chaleur en vue


mercredi 6 septembre 2017

Der de Coderre



Ce n'est pas sans une forte dose de surprise mâtinée d'incrédulité que l'on a appris hier qu'Alexandre Coderre, le fils du maire de Morial, nul autre que Denis (de poule) Coderre, a plaidé coupable à des accusations de fraude.

Si la chose ne s'était déroulée devant une cour de justice, sans doute la population de tout le Québec eût refusé d'y croire, tellement la nouvelle pouvait sembler totalement improbable. Si des soucoupes volantes avaient atterri devant l'hôtel de ville ou que la gestion municipale était soudainement devenue efficace, tout autant que raisonnable, le public eût été infiniment moins choqué.

Mais toujours est-il qu'Alexandre a bel et bien reconnu sa culpabilité dans une histoire de fraude totalisant 16 000 $. Notons tout de même que le montant demeure assez peu élevé, en comparaison de tout ce qui se passe au Québec; sans doute s'agissait-il de sa première incartade. Compte tenu de son degré de réussite, il est permis de croire qu'il n'y en aura pas d'autres.

Quoique la chose n'a pas été confirmée, il appert que le paternel a été assez ému de la situation – qui ne le serait pas à sa place? – et qu'il aurait même laissé couler une larme ronde et salée le long de son altière pommette. Sans doute était-il déçu que son fils se soit fait prendre à commettre un tel méfait, se promettant assurément que ce serait la dernière fois.

mardi 5 septembre 2017

lundi 4 septembre 2017

Aléas du sport


dimanche 3 septembre 2017

Police pas de QIs



C'est une histoire tellement hilarante qu'elle en devient tragique. Vous trouverez l'article ici, mais en anglais seulement, ce qui prouve que c'est bien meilleur.

En 1996, un dénommé Robert Jordan a passé le test d'aptitudes pour devenir policier dans un petit bled du Connecticut appelé New London. Intelligent comme pas un, il a obtenu un score de 33 au test, ce qui équivaut à un quotient intellectuel de 125. Ne serait-ce que pour vous donner un ordre de grandeur, le QI d'Albert Einstein était d'au moins 160.

Eh bien, Einstein n'aurait pas pu devenir flic, lui non plus. En effet, les autorités de New London ont expliqué qu'elles n'acceptaient en entrevue que des candidats ayant un score au test de 20 à 27, maximum. Déçu et frustré, M. Jordan a intenté une poursuite pour discrimination, poursuite qu'il a perdue en 2000.

La cour avait alors statué qu'il ne pouvait s'agir de discrimination, puisque tout le monde était traité sur le même pied. À savoir, si vous êtes intelligent, on ne veut pas de vous chez les flics. Triste, dites-vous? Peut-être. Par contre, cela explique enfin clairement les séries de bavures dont on lit constamment les comptes rendus dans les journaux.

Bref, il y a de l'avenir pour les gros cons. Et c'est fort heureux, car, apparemment, pas plus aux Stazunis qu'au CAnada ou au Québec, il n'y a de limite de poids, en autant que les forces de l'ordre soient concernées.


Pas de discrimination, disais-je.

samedi 2 septembre 2017

Totale liberté


Eh que c'est donc drôle!

La semaine dernière Charlie Hebdo avait encore une fois fait la une aux dépens de l'islam. De nouveau, la bien-pensance s'était bidonnée lourdement en invoquant la sacro-sainte liberté d'expression. Quelle marrade, ce Charlie Hebdo!

Eh que c'est donc triste!

Cette semaine, Charlie Hebdo fait sa une sur les Yankees nazis («Yankazis»?) du Texas en les caricaturant noyés sous le déluge amené par l'ouragan Harvey. Quel scandale, ce Charlie Hebdo!

Les réactions n'ont plus été les mêmes du tout, du tout. Certains ont même renié le fameux slogan «Je suis Charlie», disant que c'en était fait du mouvement de solidarité mondial qui avait suivi l'attentat de 2015, à Paris.

Finalement, la morale de cette histoire est simple: c'est drôle si on se moque des autres cultures, mais si on se moque de nos fascistes à nous, alors c'est plus drôle du tout. Bien entendu, on va expliquer que tous les Texans qui ont subi les effets de Harvey ne sont pas forcément des Yankazis, aussi est-ce injustifié de se moquer des affres amenées par les débordements climatiques. Bref, il y a de quoi se sentir offusqué.

N'empêche, offusqué ou pas, devant une telle tartuferie, cessons de parler de la totale liberté d'expression existant dans les sociétés occidentales.

Au fond, c'est peut-être ça, la liberté d'expression: cesser de parler. Et plus on se tait, plus elle est totale.


vendredi 1 septembre 2017

Sans blague, daddy



Il y a des semaines, on avait annoncé en petite pompe la mort présumée d'Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daech. Tout d'abord, l'Observatoire syrien des droits de l'homme, prudemment basé à Londres au Royaume-Uni, avait annoncé sa mort «selon toute probabilité». Peu de temps auparavant, l'armée russe avait fait de même, mais comme c'étaient les Russes…

Toujours est-il qu'il semble maintenant presque assuré que cette vieille peau d'al-Baghdadi est en train de faire mentir tous ceux qui le vouent à l'au-delà où – nul doute – il aurait droit aux 72 jeunes vierges au paradis d'Allah, que Vishnu le bénisse. (On se demande d'ailleurs, où ils vont chercher toutes ces jeunes vierges, compte tenu de la situation de la femme dans les pays musulmans, mais passons.)

En effet, il semblerait, selon un haut responsable militaire yankee, qu'Abou Bakr al-Baghdadi soit toujours en vie.

Qui sait? Son nom véritable est peut-être Oussama ben Laden…


* Gerry akbar!




mardi 29 août 2017

Les deux côtés du pessimisme



Le Texas est toujours sous le coup de la tempête Harvey. Si cette dernière a bien fini par passer, les pluies n'ont pas cessé et ont abattu 50 cm d'eau dans la région de Houston, la plus éprouvée. On attend encore au moins 40 cm de plus. Pas de quoi être optimiste...

Pour la peine, le président Donald Trompe ira en visite dans cet État, le deuxième du pays quant à sa superficie, mais ne se rendra pas dans la région de Houston. Sans doute est-ce le temps qui lui manquera dans cet horaire chargé qui consiste à faire dieu sait quoi depuis son accession au pouvoir.

La presse s'attend à ce qu'il prononce une allocution. Espérons que, évoquant les souffrances subies par la population, pour une fois, il évitera de dire des conneries dans le genre: «Il y a des torts des deux côtés.»

Mais je ne suis pas optimiste là non plus.

lundi 28 août 2017

vendredi 25 août 2017

Amiral trop admiré

L'amiral britannique Horatio Nelson (1758-1805) fait l'objet d'un vif débat, présentement, au Royaume-Uni. Pour être plus précis, ce sont ses statues qui animent les conversations. Dans la foulée des déboulonnages se déroulant présentement aux Stazunis, il est maintenant question, de l'autre côté de l'Atlantique, de rectifier l'histoire en retirant les monuments considérés comme offensants.

Or, ce cher bon gros vieux Horatio avait la particularité, non seulement d'être un impérialiste de premier ordre, mais également d'être un raciste, paraît-il. En effet, il semble qu'il était tout à fait en accord avec le commerce d'êtres humains et qu'il comptait de nombreux amis parmi les planteurs des Antilles, grands consommateurs de chair humaine; «consommateurs» dans le sens figuré, bien entendu.

On imagine facilement qu'il ne manque pas de nostalgiques de l'empire pour défendre bec et ongles les statues de ce cher bon gros vieux Horatio. À ce titre, toutes les excuses sont bonnes: «c'était comme ça dans ce temps-là»; «si on enlève tous ces symboles, nous allons perdre notre histoire»; «on ne peut appliquer les mêmes valeurs à toutes les époques», etc.

Eh bien, ce n'était pas comme ça, dans ce temps-là. Il ne manquait pas de gens pour dénoncer l'esclavagisme. Peut-être pas une majorité, mais il s'agissait d'un courant entêté. Par ailleurs, les empires se moquent bien de ce que la majorité pense, surtout quand les conditions de vie de leur prolétariat ne sont guère plus brillantes que celles de leurs esclaves. En d'autres termes, les valeurs profondes demeurent les mêmes à toutes les époques, nonobstant ce qu'en pensent les nostalgiques des empires et des abus provoqués par ces derniers. Nostalgiques probablement dans l'attente du retour du «bon vieux temps».

Et quant à perdre notre histoire, mentionnons simplement que la statue d'Horatio Nelson sise dans le Vieux-Montréal fut la première à être érigée dans tout l'empire britannique. L'idée était la même que celle qui avait amené cette floraison de statues érigées en l'honneur des héros de la Confédération, dans le sud des Stazunis: contribuer à garder le citoyen de seconde zone à sa place.

C'est une partie de l'histoire à laquelle le Québec renoncerait avec joie.

jeudi 24 août 2017

Le respect de tous les autres

Des gens ont sûrement mal réagi, à la suite d'une précédente chronique, dans laquelle j'ai évoqué le fameux «trou à rats», lors des manifestations qui ont eu lieu à Québec, la fin de semaine dernière.

Il est bien entendu que l'expression désignait le lieu où les troupes de La Meute avaient bravement trouvé refuge en attendant de pouvoir défiler sous la protection empressée de la police. Ladite expression ne désignait nullement les gens qui s'y trouvaient, mais seulement l'endroit – un stationnement couvert – qui ne présentait pas toute la salubrité voulue pour héberger des êtres humains. On conviendra que ce type d'endroit peut facilement être considéré comme un trou à rats. Si des gens qui ne sont ni des fascistes, ni des nazis, ni de l'extrême droite, ni anti-immigrants, à les en croire, s'y trouvaient, on ne peut certes les accuser de «ratisme»...

Hélas, dans cette espèce de mélangeur politique qu'est devenu le Québec, on trouve toujours le moyen de tout confondre à force de trop classer. C'est certes paradoxal, mais néanmoins vrai. Ainsi, il est impossible, de nos jours, d'avoir une position nuancée sur la question de l'immigration sans passer obligatoirement pour un raciste et un fasciste. Il est vrai que bien des intolérants trouvent commode de brandir cette question afin de se faire un capital politique aussi facile que superficiel.

Peut-on être néanmoins sincèrement de gauche et rester pondéré sur la question de l'immigration? Certainement!

On sait que la situation démographique du Québec est extrêmement fragile, petite communauté francophone noyée dans un océan à 90 % anglophone. Il est bien évident que, dans de telles conditions, il faut accueillir les nouveaux arrivants dans la mesure de nos moyens qui sont certes limités.

Or, les collaborateurs, auxquels on s'entête à donner le pouvoir au Québec, demeurent à la solde du CAnada. Ce dernier, depuis 165 ans – c'est-à-dire la promulgation de l'acte d'Union –, a poursuivi la politique mise de l'avant par le rapport Durham (1839), c'est-à-dire de se servir de l'immigration comme moyen d'assimiler les Canadiens – c'est ainsi que l'on nommait les francophones à l'époque – et de leur faire soi-disant profiter des bienfaits de la «civilisation» britannique.

Pour autant, sommes-nous capables de concilier la pensée de gauche, consistant en une ouverture à l'autre, et la tolérance face aux immigrants? C'est bien sûr. Mais il importe d'abord de faire en sorte que l'accueil des nouveaux venus se fasse dans l'harmonie et dans le respect de tous.

Car si l'on s'ouvre à l'autre, il ne faut pas oublier que nous sommes, nous aussi, l'autre de quelqu'un.

mercredi 23 août 2017

mardi 22 août 2017

La théorie du chaos

Un intéressant article de Thierry Meyssan concernant la pensée stratégique yankee actuelle. Bien entendu, comme il s'agit de Meyssan, tout ceci n'est qu'une vaste élucubration, mais elle présente tout de même une approche intéressante – et convaincante – de la réalité actuelle. Disons que c'est une hypothèse valable, à défaut d'être une véritable théorie, comme celles de la gravité, de l'évolution ou de la relativité.

La publication dudit article est d'autant plus de mise qu'elle coïncide avec la décision du président Donald Trompe d'accroître la présence yankee en Afghanistan. En effet, il compte envoyer là-bas 3900 soldats supplémentaires, lesquels s'ajouteront aux 8400 qui s'y trouvent déjà. On peut se demander ce que ces maigres effectifs vont permettre d'accomplir, quand on songe que les 100 000 soldats US qui s'y trouvaient à une autre époque n'ont pas pu imposer un authentique changement de régime.

Or, c'est justement là l'argument de Meyssan. Les Stazunis ne cherchent pas à changer les régimes. Il leur suffit d'instaurer le chaos au sein des pays qui leur sont hostiles. Ceux qui possèdent des ressources intéressantes – comme le pétrole, par exemple – devront être contrôlés en partie afin de pouvoir les exploiter efficacement, tandis que les nations «clientes» devront quémander la protection US pour obtenir leur part.

Quant aux autres, ils serviront d'exemple, je suppose.

lundi 21 août 2017

Zig Jaggi



Le week-end dernier, la ville de Québec a connu des manifestations. Comme le temps est à la droite, et à ses extrêmes, l'une de celles-ci regroupait une bande de courageux fascistes dits de l'organisation «La Meute». Je dis «courageux», car, pendant des heures, ils se sont bravement terrés dans un stationnement couvert, tandis que de méchants contre-manifestants – de gauche, ceux-là – exprimaient bruyamment leur désapprobation.

Cela n'a pas pris goût de tinette avant que les flics surgissent afin de défendre les fascistes et de disperser les gauchistes. Comme vous voyez, certaines choses ne changent guère. Premier mouvement, arrêter l'altermondialiste Jaggi Singh. C'est un préalable à toute répression, surtout si on veut provoquer des débordements. Pourquoi l'arrêter avant toute chose? La réponse de la police serait probablement: «Si on ne sait pas pourquoi on l'arrête, lui le sait!» Puisque ça vient de la police, ce n'est pas nécessairement vrai...

Bref, il y eut quelques échauffourées et même du «vandalisme», mot terrible et redoutable. C'est-à-dire que, selon les médias, des contre-manifestants se sont «attaqués à des commerces» – de quelle manière, on ne sait pas –, qu'ils ont lancé des chaises et placé des bombes fumigènes dans des poubelles – c'était gentil, pourtant: pas besoin de les ramasser. D'ici à ce que les médias nous annoncent que tout cela a causé pour des millions et des millions de dollars de dommages, il n'y a qu'un pas.

Une fois que les flics eurent bien nettoyé la place, les intrépides militants de l'extrême droite sont enfin sortis de leur trou à rats pour défiler, torse bombé et regards craintifs, dans les rues de la Capitale Nationale.

Depuis, les autorités ont été promptes à condamner vertement la violence et l'intimidation. Que je sache, personne n'a reproché quoi que ce soit à La Meute.

Apparemment, les loups ne se mangent pas entre eux.

dimanche 20 août 2017

vendredi 18 août 2017

Le toupet du caquelon

Depuis des lustres, l'idée dominante était que les Stazunis étaient le mieux représentés par l'idée du caquelon (melting-pot). En effet, quelle que soit la provenance de l'immigration (Europe, Amérique latine, Asie ou Afrique), le principe était que tous ces gens d'origines et de cultures différentes venaient se fondre dans le grand tout yankee pour ne former qu'un seul peuple.

La chose était montrée en exemple – et montée en épingle – aux yeux de la planète tout entière afin de prouver qu'il était possible de surmonter les divisions ethniques et d'atteindre une symbiose, sinon parfaite, tout au moins optimale.

C'est ainsi que les Yankees, au fil des décennies, ont pu faire la leçon en particulier aux Européens incapables de trouver un terrain d'entente et constamment occupés à s'entredéchirer. Mais les donneurs de leçons à la sauce stazunienne ne se privèrent pas pour faire des remontrances à tous les autres continents et pays qui ne possédaient pas cette pureté d'intention, et cette capacité unique de tolérance et d'ouverture.

Il en fallait du toupet!

Les derniers événements, en particulier celui de Charlottesville, en Virginie, ont démontré que les Stazunis, loin de représenter une nation unie et intégrée, sont en fait un agrégat d'intérêts divergents et que le pays, fondé sur l'intolérance religieuse à l'endroit des Autochtones et économique aux dépens des Africains déracinés de force, est demeuré parcouru de fractures profondes à connotations racistes.

Exclusion mutuelle entre la Côte ouest et la Côte est; incompréhension entre le Midwest ravagé par les délocalisations et le sud à la fois intolérant et évangélique; divisions entre le vote noir, hispanique, ouvrier et bourgeois; exclusion culturelle entre anglo-saxons, africains d'origine, hispanophones et Autochtones. Tout cela a fait éclater le faux vernis que la propagande idéaliste et mensongère a pu débiter sur la réalité de l'expérience yankee.

Le fameux caquelon est rempli de grumeaux indigestes.

jeudi 17 août 2017

Pauv' pomme, va!



En 1927, le jour du Souvenir (Memorial Day), lequel, aux Stazunis, est célébré le dernier lundi de mai, une manifestation importante a lieu à New York. Elle rassemble des cohortes du Ku-Klux-Klan et des sections de fascistes. Étant donné que la manifestation visait à dénoncer l'agression perpétrée par «la police catholique new-yorkaise», des échauffourées ont éclaté entre manifestants et policiers, faisant deux morts chez les fascistes.

Oui, à cette époque, c'étaient les fascistes qui restaient sur le carreau; autre temps, autres mœurs…

Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que, à la suite de l'émeute, 7 personnes furent arrêtées, dont un certain Frederick Christ (sic) Trump. Ce monsieur (sic) Trump a-t-il un lien de parenté avec l'actuel président des Stazunis? À peine; c'était son père.

Il faut cependant préciser que, bien qu'il ait été soupçonné d'appartenir au Ku-Klux-Klan par certains, entre autres le Long Island Daily Press du 2 juin 1927, il n'existe aucune preuve pour étayer de telles affirmations. En effet, les apologistes soulignent à grands traits que M. (sic) Trump fut relâché à l'époque sans que des accusations fussent retenues contre lui. Était-il innocent? Avait-il un bon avocat? Mieux encore, étaient-ce d'excellentes relations? Personne ne pourrait répondre à ces questions avec certitude.

Mais si M. (sic) Trump fut arrêté par la police lors d'une émeute suscitée par le Klan et les fascistes, et qu'il ne faisait pas partie du Klan, on peut se demander à quel groupe il appartenait alors.

Quoi qu'il en soit, compte tenu des prises de position pour le moins équivoques du fils face à l'extrême droite, on ne peut s'empêcher de songer à l'expression yankee: «La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre.»

mardi 15 août 2017

Trompe de vent



Dans la crise actuelle entre la vaillante République démocratique populaire de Corée (RDPC), dite «Corée-du-Nord», et les Stazunis, nous assistons à une joute de rodomontades entre les leaders des deux pays.

L'un menace d'envelopper de flammes l'île yankee de Guam; l'autre promet «le feu et la fureur». Très édifiant, tout ça. Ça nous rajeunit, d'ailleurs; on se croirait dans une cour d'école à la récréation.

Dernièrement, le président Donald Trompe en a ajouté une couche en prévenant que, si un ami ou un allié des Stazunis était attaqué par la RDPC, la riposte serait dévastatrice. Or, ce cher M. Trompe, ignorant comme un clou, n'a pas potassé son cours de géographie à l'époque où il commençait à peine à être imbu de lui-même.

En effet, s'il veut effectivement protéger ses «amis et alliés», il devrait se rendre compte qu'une attaque nucléaire aux dépens de la RDPC serait extrêmement nuisible à certains d'entre eux, entre autres la Corée-du-Sud et le Japon. Par exemple, si une telle attaque avait lieu aujourd'hui, on constate que, selon la carte des vents du site Windfinder, le nuage radioactif serait rabattu d'abord vers la Chine, puis vers  le Japon. Douteux, d'ailleurs, qu'il n'y en ait pas une petite partie qui se perde du côté de la Corée-du-Sud ou même de la Russie. Bref, une telle attaque serait effectivement le feu pour la RDPC, mais également la fureur pour tous les pays de la région.

Mais ne blâmons pas outre mesure ce cher bon gros vieux Donald Trompe. La crise avec la RDPC tombe à point nommé pour faire oublier ses problèmes concernant le mur à la frontière du Mexique, la réforme de l'assurance maladie et celle de la fiscalité, la question des transgenres dans l'armée, les conflits personnels au sein de son administration, l'agitation suscitée par l'extrême droite et la collusion de son entourage avec la Russie; sans compter ses coups de grande gueule intempestifs autant qu'inopinés par tweets interposés.

Donald Trompe, c'est comme les trains: un coup de gueule peut en cacher un autre.

lundi 14 août 2017

samedi 12 août 2017

Plan B*



* «B» pour «Boucle-la!»

vendredi 11 août 2017

Novlangue 2.0

Le Department of Defense (DOD), aux Stazunis, l'équivalent du ministère des Armées dans un pays civilisé, vient de publier un rapport sur l'état de la planète et des risques que cela présente; pour les Yankees, à tout le moins. Si cela vous intéresse, le rapport est gratuit et disponible – en anglais seulement, bien sûr – sur le Web sous format pdf, entre autres.

Notons surtout le titre qui donne une idée des extrêmes auxquels la novlangue yankee en est rendue. On sait que, à partir du début des années 1990 et de la chute de l'Union soviétique, les Stazunis se sont retrouvés seule superpuissance au monde. Ah! ils étaient tout remontés, les Yankees, à cette époque!

Aujourd'hui, ils le sont moins et, ce qui est le plus étonnant, c'est qu'ils commencent à se rendre compte que leur temps est en train de passer. Évidemment, pas question pour eux de parler de déclin; surtout pas quand on a encore les moyens de faire sauter la planète au complet afin de la posséder. Non, l'expression admise, maintenant, pour parler du début de la fin est de décrire la situation actuelle de post-primacy world, c'est-à-dire d'un «monde post-suprématie». Joli, non?

Que l'on se rassure, toutefois, car le rapport suggère des solutions à ce qu'il n'ose pas appeler  le déclin de la puissance des Stazunis. En effet, ce qu'il propose, c'est d'en faire davantage. Davantage de budgets militaires, d'armes, d'espionnage, d'interventions, de bombardements, d'occupations et de déstabilisation. Et avec raison: ça a tellement bien réussi depuis une quinzaine d'années…

Je me demande comment on se sent dans un monde post-judicieux.

jeudi 10 août 2017

mercredi 9 août 2017

Trudeaumanie 2.0

Lorsque le père du fils de Pierre Elliott Trudeau est apparu dans le paysage politique cAnadien, les boîtes de communications ont fait un travail remarquable pour mousser sa popularité. Bains de foule, déclarations à l'emporte-pièce, jeunes femmes venant lui quémander un baiser, rien ne fut épargné pour convaincre tout le monde qu'il était à la fois beau, bon et très cher. Et le comble, c'est que ça a marché, à tel point que le phénomène s'est appelé la «trudeaumanie».

Si cela a fonctionné pour un, il n'y avait aucune raison que cela ne fonctionne pas pour deux. Alors, on s'est lancé dans la popularisation du fils de l'autre, mais sans les jeunes femmes en chasse – il était marié, quand même –, quoique cette dernière restriction fut bien la seule. En conséquence, présentement, on assiste au déballage d'une quantité de produits d'un goût douteux à l'effigie du petit bonhomme.

Ainsi, on apprend que des sous-vêtements arborant son visage sont sur le marché et qu'ils sont vendus 20,75 $ pièce. Tout de même, c'est le visage d'un premier ministre cAnadien qui se trouve dessus et on est en droit de se demander pourquoi le prix de détail est si bas. C'est tout simple: ils souffrent d'un défaut de fabrication. En effet, le visage du fils de Pierre Elliott Trudeau a malencontreusement été imprimé un peu trop haut à l'extérieur du sous-vêtement, et par-devant.


mardi 8 août 2017

Think tank, 'sti!



Il y a environ un an, le gouvernement du fils de Pierre Elliott Trudeau, par la bouche de son ministre des Affaires étrangères, le charismatique Stéphane Dion, avait annoncé son intention d'honorer un contrat de vente d'armes à l'Arabie saoudite. Pour ceux que la chose avait surpris à l'époque, répétons que le CAnada est un pays exportateur d'armes, ce qui entache quelque peu son aura de pacifisme. Mais les affaires sont les affaires; et la propagande est ce qu'elle est.

Bref, la vente de blindés légers à l'Arabie saoudite, à propos de laquelle nous avions modestement offert notre commentaire à l'époque, est revenu par la bande hanter le gouvernement du fils de Pierre Elliott Trudeau. En effet, The Globe and Mail – un quotidien irréprochable puisqu'il n'est pas francophone – a signalé, la semaine dernière, que les blindés que le CAnada a vendus à Ryad avaient été employés pour réprimer des civils.

La ministre des Affaires étrangères, l'accorte Christia Freeland, lorsqu'elle a été interrogée sur la question, a tenté de surnager en vasouillant  que son ministère – donc pas elle – allait éclaircir la situation avec un «sentiment d'urgence».

Déjà, de une, parler d'éclaircir la situation, c'est presque traiter le Globe and Mail de menteur; ça, on s'en fout un peu. De deux, et ensuite quoi? Le CAnada voudra-t-il prendre des mesures de rétorsion à l'endroit des Saoudiens? Il faudra qu'il soit prudent, quand même; ils ont des blindés, maintenant…

Toujours est-il que le CAnada s'avoue «préoccupé» et qu'il chercherait à trouver une solution. Évidemment, il patauge. Mais soyons tout de même reconnaissant: il patauge beaucoup moins que si on ramenait Stéphane Dion aux Affaires étrangères.



lundi 7 août 2017

Venez-y là

Voir l'article ici

Vous vous demandez avec raison ce qui se passe au Venezuela? Peut-être même étiez-vous plutôt sympathique envers la révolution bolivarienne qui y avait pris le pouvoir. Mais maintenant peut-être êtes-vous troublé par ce que les médias de la presse-titution nous montrent jour après jour.

En effet, d'un côté, il y a les «démocrates» qui veulent remplacer le président Nicolas Maduro par un bon bourgeois bien gras et riche. De l'autre, il y a la «dictature de gauche» qui n'en finit pas de réprimer tous ces braves gens. Remarquez, quant à moi, pour une fois que les gaz lacrymogènes voleraient dans la direction opposée...

Mais si les contestataires sont vraiment épris de démocratie, pourquoi n'attendent-ils pas les prochaines élections présidentielles pour éconduire M. Maduro? Peut-être parce qu'ils ont peur de les perdre. Et vous savez ce que les riches font lorsqu'ils ne veulent à aucun prix perdre des élections.

Bin, y font ça à leur démocratie tant aimée.

dimanche 6 août 2017

Prestige mitigé



Même après que l'épreuve a eu lieu, les dépenses continuent de croître relativement à la ridicule course de voitures électriques dans le Centre-Sud de Morial. Remarquez, que, bien qu'il s'agisse d'un événement de prestige s'il faut en croire le bon maire M. Denis (de poule) Coderre, personne n'a eu la bonne idée de suggérer que l'événement se déroule dans les rues d'Outremont. Probablement que cela eût constitué une sorte d'impair que de ruiner la qualité de vie des nantis.

Bref, on apprend aujourd'hui – en espérant sans y croire vraiment que ce soit la dernière augmentation – que les frais d'organisation ont crû d'un autre 3 millions de dollars. Mais qu'importe puisqu'il s'agit, encore une fois, d'un événement majeur contribuant au prestige de Morial. Tellement majeur et prestigieux, en fait, que tout le monde a en mémoire le nom du pilote qui a remporté l'épreuve.

Vous vous en souvenez, vous, n'est-ce pas?

Ah oui! quel prestige!

vendredi 4 août 2017

Comme «kauma»



L'étymologie du mot «chômage» est intéressante. Le terme vient du grec kauma (grande chaleur) et signifiait «se reposer quand il fait trop chaud», à l'origine.

Or, il a pris différents sens avec les années. Par exemple, aux temps forts de la chrétienté, on chômait les jours de fêtes religieuses, c'est-à-dire que l'on n'y travaillait pas. Par la suite, au début du capitalisme, le chômage désignait tous les gens qui, quoique valides, étaient inactifs. Bref, dans l'optique bourgeoise, les oisifs ou les incapables.

Cependant, avec l'évolution de ce système économique, il devint de plus en plus évident que le chômage n'était pas tant une décision personnelle ou un manque de compétence comme une situation endémique et essentielle.

En effet, le chômage permettait, d'une part, de constituer une réserve de travailleurs dans laquelle on pouvait puiser en tout temps. En outre, lorsqu'une bonne partie de la main-d'œuvre était ainsi à la disposition permanente des forces de production, le jeu de l'offre et de la demande faisait en sorte que cela induisait une tendance à la baisse sur les salaires. Enfin, on sait que des travailleurs constamment sous la menace du chômage se montrent beaucoup moins revendicateurs.

Tout de même, sur le plan de l'image, les bourgeois et leurs laquais en politique ont vite compris qu'un taux de chômage élevé jetait une ombre désavantageuse sur leur réputation. Aussi se sont-ils rapidement mis à trafiquer les chiffres afin de pouvoir s'en enorgueillir, le cas échéant.

Au fil du temps, n'était chômeuse que la personne recevant des prestations d'assurance-chômage – ou d'assurance-emploi, pour utiliser l'hilarante expression de la novlangue actuelle –, c'est-à-dire une personne qui était «officiellement» à la recherche d'un emploi. Toutes les autres, qu'elles soient prestataires d'aide sociale, provisoirement indisponibles ou simplement larguées par le système, n'étaient plus considérées comme chômeuses.

Aujourd'hui, on peut annoncer que le taux de chômage est tombé de 1,2 point de pourcentage, probablement parce que 1,2 % des «chômeurs» sont arrivés à la fin de leurs prestations d'«assurance-emploi».

D'ailleurs, je me demande c'est qui ce «0,2». Quelqu'un qui est tombé dans le coma?

jeudi 3 août 2017

Para bellum*



Au lendemain de la chute du socialisme en Europe de l'Est, au tournant des années 1990, la bourgeoisie yankee s'est trouvée confrontée à un problème de taille. Comme une part énorme de ses profits provenait de la vente d'armes – légères, lourdes ou autres –, il lui devenait difficile, voire impossible, de trouver une excuse afin de continuer à consacrer une fraction aussi importante du budget des Stazunis aux dépenses militaires. Sans ennemi à combattre, à quoi bon stocker des armes?

Fort heureusement, il y avait ce dénommé Saddam Hussein dans le décor. Devenu ennemi public numéro un au moment de son invasion du Koweït – invasion permise en sous-main par la diplomatie yankee –, son régime fut attaqué par une vaste coalition, son armée balayée et, quoiqu'il fut laissé en place à Bagdad, l'Irak devint de facto une sorte de protectorat soumis à l'autorité internationale; c'est-à-dire, à cette époque, à celle des Stazunis.

Mais après? Pendant les années qui suivirent, on eut beau gratter les fonds de tiroir, mais il était devenu impossible de trouver un ennemi suffisamment important pour légitimer de poursuivre la course aux armements. Effectivement, après la guerre du Koweït, les dépenses militaires piquèrent du nez dans ce pays.

La situation était inquiétante pour l'élite financière yankee quand, par bonheur pour elle, il y eut les attentats de New York, en septembre 2001. Dès lors, avec la déclaration de guerre au terrorisme, les affaires des marchands d'armes reprirent du plus belle. On peut se demander ce que des porte-avions tout neufs arrivent à faire contre trois pelés et deux tondus tripotant leur bombe artisanale dans un tourbillon de poussière quelque part dans un désert du Moyen-Orient, mais passons.

C'est l'affaire syrienne qui allait donner toute la mesure du cynisme dont peuvent faire preuve les décideurs. Comme le régime de Bachar al-Assad continuait de tenir tête à Washington dans la région, on encouragea dans le pays l'organisation d'une rébellion armée à partir de 2011. Ainsi, quantité de groupes terroristes, affiliés à l'une ou l'autre nébuleuse islamiste, mirent le régime et le pays tout entier à mal.

Aujourd'hui, on «découvre» que la CIA – qui a fini par l'admettre elle-même – a équipé ces terroristes contre lesquels elle prétendait se battre. Elle leur a fourni des quantités massives d'armes dont ils se sont servis pour attaquer le régime syrien, mais aussi pour se défendre contre les forces yankees et leurs alliés en Irak.

Bref, si vous êtes marchand d'armes et que vous voulez mousser vos affaires, le moyen le plus sûr est de fournir vos ennemis d'abord.

Les profits viendront immanquablement, ensuite.


* Prépare la guerre

mardi 1 août 2017

lundi 31 juillet 2017

1928-2017


Montréal vue du sol


dimanche 30 juillet 2017

La langue dans l'alcool



Vous savez, il existe une similitude assez troublante entre l'alcool et la langue. Je parle ici non de l'organe si utile pour s'exprimer, entre autres choses, mais bien du système de communication linguistique. Peut-être vous direz-vous que, à première vue, il n'y a pas de rapport entre les deux; mais pourtant il y en a bien un, et pas des moindres.

La consommation d'alcool de bois (alcool méthylique) peut attaquer le nerf optique et provoquer la cécité. Or, d'une manière figurative, il en va de même pour la langue de bois. On peut l'utiliser afin d'obscurcir le jugement, au point de rendre totalement incapable l'individu qui l'entend de voir la réalité des faits.

Prenons par exemple la question de la République démocratique populaire de Corée (RDPC), dite «Corée-du-Nord». Lors de la guerre qui a ravagé la péninsule coréenne (1950-1953), on se souviendra que la totalité de la RDPC a été nivelée par les bombardements. Ainsi, dit-on, les pilotes éprouvèrent de plus en plus de difficulté à trouver des cibles n'ayant pas été détruites, au point qu'ils en vinrent à jeter leurs bombes dans la mer (référence 321).

Ce souvenir est resté dans l'esprit du peuple de la RDPC qui s'est juré de ne plus jamais être aussi vulnérable. C'est la raison pour laquelle le régime actuel développe aussi rapidement qu'il lui est possible, et ce, en dépit des reproches de la communauté internationale, son programme d'armes nucléaires. Il sait que les impérialistes, Stazunis en tête, y penseront à deux fois avant d'attaquer si le pays a les moyens de se défendre.

À cet effet, les Yankees et leurs laquais condamnent la RDPC à grands renforts de langue de bois, laquelle doit être traduite afin que le lecteur parvienne à toucher le fond de vérité que cet exercice cryptologique implique toujours.

Ainsi, la ministre cAnadienne Chrystia Freeland a déclaré par voie de communiqué, au sujet du tout dernier essai de missile balistique mené par la RDPC: «Ce geste, qui représente une autre violation directe des nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, démontre une fois de plus le mépris flagrant de la Corée du Nord à l'égard de ses obligations internationales, et s'inscrit dans les efforts plus vastes et dangereux déployés par ce pays pour déstabiliser davantage la région de l'Asie-Pacifique et ailleurs.»

En langage clair, cela signifie: «Ce test, qui a été mené en dépit du dénigrement d'une minorité de pays, prouve que la République démocratique populaire de Corée ne se laissera pas intimider par les pressions occidentales et indique une volonté de tenir tête aux incursions yankees dans le nord-ouest du Pacifique.»

Par ailleurs, doit-on s'étonner que la langue de bois soit surtout celle de Shakespeare?



samedi 29 juillet 2017

Sous mission



L'amiral Scott Swift – décidément, des initiales prédestinées – est le commandant en chef de la flotte yankee du Pacifique. À n'en pas douter, un poste à la fois prestigieux et qui dispose d'un grand pouvoir. Il a déclaré, il y a de cela deux jours, que, s'il en recevait l'ordre de la Maison Blanche – c'est-à-dire du président M. Donald Trompe –, il procéderait à des frappes nucléaires contre la Chine.

Quoi de plus normal, n'est-ce pas? Après tout, c'est du devoir du militaire discipliné et soumis à l'autorité que d'exécuter les ordres qu'il reçoit. Ainsi, dans le cas des Stazunis, les militaires doivent obéir à un civil, c'est-à-dire au président, souvent surnommé le «commandant suprême».

Alors, si les militaires yankees sont si disciplinés et obéissants, respectant en cela leur constitution, comment se fait-il qu'ils ont saboté les accords conclus entre le secrétaire d'État d'alors, M. John Kerry, agissant sous l'autorité du président Barack Obama? Lesdits accords prévoyaient un cessez-le-feu, l'ouverture de corridors humanitaires et l'élaboration d'actions coordonnées contre les groupes islamistes en Syrie.

Ils étaient signés le 10 septembre 2016 et, 7 jours plus tard, des avions de la coalition menée par les Stazunis bombardaient «par erreur» des positions de l'armée syrienne mettant ainsi pratiquement un terme abrupt à l'entente intervenue. Par la suite, le Pentagone – c'est-à-dire le pouvoir militaire – a reconnu sa responsabilité quant à cette bavure, en dehors de toute intervention civile. Autrement dit, l'armée yankee a fait avorter le processus de paix en Syrie, infligeant ainsi un camouflet à la diplomatie de son propre pays et se soustrayant par le fait même à l'autorité de son «commandant suprême».

Alors, croyez-vous vraiment que l'amiral Swift, ou l'un de ses semblables, aura toujours la patience d'attendre un ordre avant de déclencher une conflagration mondiale?

Oui? Vous en êtes sûr? C'est bien; vous êtes un optimiste, vous.


Docteur Folamour

vendredi 28 juillet 2017

Exclusivité



Manchette des plus inattendues, hier, en provenance du Saguenay. En effet, le maire de la ville d'Alma, M. Marc Asselin (non, non, pas le petit du sanglier), a révélé un fait encore inconnu jusqu'à maintenant.

Mettons d'abord les choses en contexte. Une élection partielle doit avoir lieu dans la circonscription de Lac-Saint-Jean, là où le conservateur Denis Lebel va enfin prendre une retraite longtemps attendue de la politique. Profitant de sa renommée toute faite – et largement surfaite –, le fils de Pierre Elliott Trudeau s'est payé une série de bains de foule dans la région, gonflant ainsi son ego que des critiques récentes, surtout parmi les milieux environnementalistes, avaient quelque peu aplati.

Au nombre des mises en scène soigneusement scénarisées, on avait prévu une réception à l'hôtel de ville d'Alma. C'est au cours de cette rencontre que le maire a laissé échapper la révélation qui a tant attiré notre attention. En effet, M. Asselin a affirmé au fils de Pierre Elliott Trudeau que celui-ci faisait «un travail exceptionnel».

C'est vraiment inattendu d'entendre une chose pareille, car personne n'avait remarqué que, à aucun moment de son existence, le fils de Pierre Elliott Trudeau était capable du moindre travail.

À moins, évidemment, que ce soit sur son image.

Quant à la substance...


jeudi 27 juillet 2017