jeudi 20 juillet 2017

Astable à table


mercredi 19 juillet 2017

Payetteland



Le site internet ipolitics.ca a raconté que des accusations au criminel avaient été portées contre Julie Payette, en 2011. En effet, à l'époque la principale intéressée, qui vivait alors au Maryland, se serait livrée à des voies de fait au second degré sur une personne. Selon certaines sources non confirmées, la victime aurait pu être son conjoint d'alors, l'ancien pilote de chasse William «Billie» Flynn. Deux semaines après que la plainte a été déposée, le «processus judiciaire a été abandonné» sans que d'autres détails ne fussent divulgués.

Imaginez le choc que cette nouvelle a pu causer, particulièrement en ce moment alors que la candidature de Mme Payette a été retenue pour occuper le poste assez peu reluisant et totalement redondant de représentant d'un monarque étranger à la tête du CAnada [NDLR: il ne faut pas oublier que, si le premier ministre est le chef du gouvernement, en régime parlementaire, le monarque ou son représentant est, quant à lui, le chef de l'État].

Moi-même, j'en suis resté bouche bée, même si ça ne se voit pas sous mon foulard. En effet, une fois remis de mon étonnement, je me suis posé la même question que vous, sans doute: «Qu'est-ce que cette grande patriote cAnadienne foutait à vivre aux Stazunis?»

Avait-elle honte du CAnada? Trouvait-elle que ce pays sentait mauvais [NDLR: je ne saurais le lui reprocher; il y eut des moments où, en visite là-bas, j'étais bien content d'avoir un foulard afin de filtrer les miasmes]? Voulait-elle tapocher à loisir sans que ça se sache dans son pays de kollaboration?

Nous aurons peut-être la réponse bientôt. Entre-temps, nous en sommes réduits à conclure, à l'instar de la plupart des Québécois: «On n'en a rien à foutre!»


mardi 18 juillet 2017

Flic flop



Figurez-vous que les flics de Morial avaient été tellement dépassés par les événements entourant le printemps érable qu'ils s'en sont même pris à des militaires. Et pas n'importe quels militaires; des militaires cAnadiens. C'est vous dire à quel point ils étaient mal préparés pour faire face à l'insoumission généralisée régnant à ce moment dans la métropole du Québec.

Le 1er mai 2012, trois militaires en civil sortent du Manège des fusiliers Mont-Royal. Chemin faisant, ils croisent une manifestation étudiante. Quant à moi, je ne suis pas persuadé que les protestataires bénéficient de la caution morale des trois militaires en question, mais cela n'est pas du propos. Toujours est-il que, sur le passage de flics à vélo – vous savez, ces flics qui ne sont pas obèses –, l'un d'eux y va d'une remarque particulièrement cinglante voulant que les flics à vélo sont «moins cool» que leurs équivalents à moto.

Inutile de dire que, devant un tel étalage d'irrespect, le sang de nos brillants défenseurs de l'ordre, de la justice et du CAnada uni d'un océan à l'autre n'a fait qu'un tour. Il s'en est suivi une légère échauffourée au cours de laquelle l'un des militaires a subi une clé de bras et un autre a été jeté au sol.

Conséquemment, on comprendra que la cour a accordé, dernièrement, une compensation aux trois militaires pour les dommages moraux qu'ils ont subi, laquelle compensation totalise environ 12 000 $.

Dommage pour lui, Alexandre Allard n'était pas un militaire en civil.

lundi 17 juillet 2017

Blague à part (fin)

François 1er et Hassan Rohani, vieux potes

dimanche 16 juillet 2017

La touche cAnadienne


Blague à part (début)

François 1er et Hassan Rohani, vieux potes

samedi 15 juillet 2017

Stampeste


Bulle papale


vendredi 14 juillet 2017

L'amère oie



La Sûreté du Québec vient d'annoncer que ses véhicules arboreraient désormais de nouvelles couleurs. En effet, des études ont démontré que les voitures affichant des contrastes étaient plus visibles; aussi, dans le but de sécuriser ses agents et le public en général, cette décision fut-elle prise. À bon escient, est-il besoin de le préciser?

On se souviendra que, à venir jusqu'à maintenant, les véhicules de la Sûreté étaient presque uniformément blancs. Auparavant, ils étaient couleur caca d'oie et jaune. Désormais, ils seront blanc et noir.

Cependant, que les nostalgiques se rassérènent. Il n'y a qu'à l'extérieur que le caca d'oie a disparu*.


* En effet, la couleur des uniformes, elle, n'a pas changé.

jeudi 13 juillet 2017

Julie pâlotte



On sait que le temps des vacances approche quand les nouvelles se font rares dans l'actualité. Et rien ne trahit l'absence de faits importants comme ces moments où on annonce, comme s'il s'agissait d'une exclusivité, la future nomination d'une gouverneure générale – ou de son pendant masculin, ce qui ne vaut guère mieux – afin de représenter la monarque britannique à Tawa.

Ce qu'il y a de bien, cette fois-ci, c'est que le choix s'est arrêté sur une personne déjà connue. Très souvent, l'individu qui occupe la fonction se confond avec la fonction elle-même; c'est-à-dire auréolée d'un anonymat permettant d'oublier son existence avec une déconcertante facilité.

Évidemment, si la présence de la gouverneure générale est facilement oubliée, il n'en va pas de même de son allocation budgétaire. Mais bien entendu, quand on est profondément cAnadien, on ne chipote pas sur de pauvres détails comme ceux de l'argent quand il est question de rappeler le lien avec le défunt empire.

C'est donc Julie Payette, héroïne de l'espace – sorte de Valentina Terechkova, avec un quart de siècle de retard – qui sera la prochaine personne à occuper ce poste dépourvu d'importance et de lustre, dont la fonction première est d'abord de rappeler au CAnada qu'il n'a toujours pas entièrement coupé le lien colonial.

Qui de mieux qu'une collabo du Québec pour ça?




mercredi 12 juillet 2017

Confit rance


mardi 11 juillet 2017

Padula dans la semoule



Dans le sillage de l'attaque de la mosquée à Québec, au cours de laquelle 6 personnes ont perdu la vie fin janvier, un résidant de Kirkland, M. Antonio Padula, avait émis des commentaires haineux. En fait, ses propos semblaient inciter ses lecteurs à tuer des musulmans.

Le lendemain de la publication de ses tweets, soit le 1er février, la police rendait visite à son domicile et procédait à son arrestation. À l'époque, l'affaire avait fait grand bruit au sein de la communauté anglophone montréalaise.

Maître Julius Grey lui-même, ce grand humaniste que le monde nous envie, constamment prêt à monter au créneau lorsqu'il s'agit de se porter au secours des innocents au cœur pur, avait déploré cette arrestation. Maître Grey, toujours aussi ouvert d'esprit, avait invoqué le droit à la liberté d'expression pour défendre M. Padula. Il avait même affirmé qu'il était impossible de distinguer, dans un commentaire du genre, entre la haine véritable et l'innocent sarcasme.

On peut se demander ce en quoi aurait constitué la réaction de l'auguste juriste si les commentaires avaient été proférés par une autre personne, appartenant par exemple à un groupe plus majoritaire, à l'endroit d'une minorité proche-orientale. Mais évitons de digresser dans de fallacieuses hypothèses.

Quoi qu'il en soit, le système légal a fini par trancher dans l'esprit de justice, d'équité, de droiture, d'impartialité, de rectitude, d'objectivité et d'honnêteté qui le caractérise toujours. M. Padula a reconnu sa culpabilité, hier. La cour, eu égard à son aveu d'avoir incité à la haine ethnique, lui a attribué la peine la plus sévère qu'elle a pu imaginer, c'est-à-dire une absolution totale.

Il est peu probable que M. Padula porte sa cause en appel, compte tenu des circonstances.

Laissons le mot de la fin au sage et admirable Julius Grey, dont les propos sont de bon conseil: «Assurez-vous que vos commentaires sur les réseaux sociaux restent neutres.»

La neutralité, c'est tellement rare de nos jours…

lundi 10 juillet 2017

Le jupon

Dans le sillage du G20 qui s'est tenu cette semaine à Hambourg, un autre forum international, les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, a eu lieu ce week-end (mot français signifiant «fin de semaine»).

L'événement regroupe des économistes et des dirigeants d'entreprise – bref, uniquement ceux qui profitent de l'économie. Ils y abordent différentes questions, par exemple les défis migratoires, les problèmes environnementaux et les inégalités sociales – bref, des problèmes qui concernent uniquement ceux qui subissent l'économie.

Une des grandes menaces que craignent les participants aux Rencontres a été révélé: le nationalisme. Or voilà que le jupon dépasse. En effet, qu'a donc tant à craindre dans ce cas la classe bourgeoise? On sait qu'elle est constituée par les apôtres à tous crins de la mondialisation. Mais si la mondialisation est strictement économique et que le nationalisme se confine à la sphère culturelle, les deux pourraient en théorie cohabiter de manière harmonieuse, non?

C'est justement là que le bât blesse, car pour les maîtres de la mondialisation, absolument tout fait partie de l'économie. En d'autres termes, s'il y a «une piasse à faire», c'est à eux qu'elle revient de droit.

Mais quelle est la véritable menace que représente le nationalisme dans leur tentative de faire main basse sur la planète? Il faut comprendre que la mondialisation est le stade suprême de l'impérialisme. À venir jusqu'à aujourd'hui, l'impérialisme était mené par un pays aux dépens des autres; l'impérialisme était autant politique qu'économique.

Désormais, l'impérialisme mondialisé a acquis une existence propre qui lui permet de se développer uniquement par les canaux économiques. C'est pourquoi tous les pays les plus riches (voir le G7) sont pratiquement toujours d'accord quand vient le temps de raffiner les méthodes d'exploitation.

Or que vient faire le nationalisme tant craint par la classe dirigeante dans cette marche implacable vers l'impérialisme global? C'est tout simple: le nationalisme est la première barrière qui se dresse contre l'impérialisme.

Ensuite vient le socialisme.

dimanche 9 juillet 2017

vendredi 7 juillet 2017

Un monde juste… pour rire



Le scintillant premier ministre du CAnada, nul autre que le fils de Pierre Elliott Trudeau, est présentement en visite en Allemagne, à Hambourg en fait, dans le cadre du sommet du G20.

Coqueluche de la scène internationale grâce à ses prises de position tous azimuts en fonction des attentes de son auditoire, il a «cartonné» avant même l'ouverture officielle de la conférence. À preuve, il a pris la parole au festival Global Citizen, un de ces rassemblements qui, en marge des événements marquants, font figure de faire-valoir.

À cette occasion il en a profité pour flatter un énième auditoire en affirmant qu'il voulait «bâtir un monde plus juste et plus égal (sic)». Bon public, les spectateurs présents n'ont pas relevé le contresens – comment peut-on être plus égal, sinon en étant à l'«extrême centre»? – et ils ont feint d'oublier son engagement à augmenter les budgets militaires et son désengagement envers l'environnement.

Mais, bien entendu, le fils de Pierre Elliott Trudeau ne balade pas sa jolie petite gueule sur la scène internationale pour affronter la réalité de ses propres incohérences. Il y va pour faire oublier son ineptie sur la scène nationale.

Scène pour scène, the show will go on...

jeudi 6 juillet 2017

Sanctions sans actions



Grosse, grosse nouvelle, hier. À la suite du fameux essai de missile balistique, des pays occidentaux ont décidé qu'il fallait agir!

En effet, la France et les Stazunis ont eu une idée des plus originales afin de dissuader la vaillante République démocratique populaire de Corée (RDPC) de poursuivre dans cette voie. Ils ont suggéré de recourir à de nouvelles sanctions, mais il appert que celles-ci risquent de ne pas être mises en place.

D'une part, le président yankee, à son habitude, a actionné son usuel clapet pour laisser entendre que des mesures militaires n'étaient pas exclues. Mais, comme cela se produit de plus en plus souvent, il ne s'est pas trouvé grand monde pour le croire.

De l'autre, la Chine a expliqué à l'ONU qu'une action militaire ne pouvait être envisagée. Par ailleurs, la Russie a annoncé d'ores et déjà qu'elle opposerait son veto à toute forme de sanction.

C'est dommage, d'ailleurs. Quand on regarde à quel point cette approche a bien fonctionné jusqu'à maintenant pour infléchir la politique de la RDPC, on ne doute pas que de nouvelles sanctions eussent été d'une redoutable efficacité...

mercredi 5 juillet 2017

Vogue à l'âme


mardi 4 juillet 2017

Pétard mouillé



Le 4 juillet n'est pas un jour comme les autres aux Stazunis. C'est ce qu'ils appellent le «jour de l'indépendance». Il est de bon ton, à ce moment, de lancer des feux d'artifice ou des pétards afin de souligner l'événement et, surtout, de suivre à la lettre les paroles de l'hymne national de ce pays qui aime tant sa propre indépendance, mais abhorre celle des autres.

Je doute que ce soit un hasard si, en ce 4 juillet, la vaillante République démocratique populaire de Corée (RDPC) a procédé à un lancement de missile balistique. On pourrait penser que c'est en hommage au 4 juillet et que le missile était en fait une fusée pyrotechnique. Mais il s'agissait d'un lancement qui n'a pourtant amusé personne.

En effet, le monde occidental s'était toujours gaussé des échecs de la RDPC lors d'essais similaires. Or, cette fois, force est d'admettre que le lancement fut un succès sur toute la ligne, à tel point que David Wright, membre de la Union of Concerned Scientists, a estimé que ce missile avait une portée suffisante pour atteindre l'Alaska.

Quelle fut la réaction du locataire de la Maison Blanche, à Washington, M. Donald Trompe, celui-là même qui, la semaine dernière encore, avait affirmé que son pays avait «épuisé sa patience» à l'égard de la RDPC?

Cette réaction fut on ne peut plus mièvre. M. Trompe a «tweeté»: «Est-ce que ce gars n'a rien de mieux à faire de sa vie?», point final. On dira ce qu'on voudra, on ne sent pas vraiment l'impatience dans ce message.

D'ailleurs, la remarque du président yankee est d'autant plus savoureuse que ce dernier consacre une part démesurée de son temps et de ses énergies à «tweeter» sur tout et son contraire. À tel point que...,  comment dirais-je?  Ah oui: «Est-ce que ce gars n'a rien de mieux à faire de sa vie»?




dimanche 2 juillet 2017

Un autre grand succès cAnadien!



La chaîne de restauration rapide Tim Hortons possède des franchises jusqu'aux Stazunis. Comme c'était – paraît-il – la fête du CAnada, dernièrement, ladite chaîne a décidé de souligner la chose en offrant dans ses succursales yankees un «mets» se voulant représentatif de l'identité cAnadienne.

En effet, pour qui avait l'estomac assez solide – et ça ne manque pas là-bas –, il était possible d'y commander un beigne au miel recouvert de sauce avec des pommes de terre frites et du fromage en grains. Notons au passage que les beignes au miel ne sont pas plus cAnadiens que moi, que les frites ont été inventées en Belgique, que la sauce brune est d'une origine suspecte et que le fromage en grains arrive probablement d'une autre galaxie, mais passons.

Les internautes s'en sont donné à cœur joie avec cette initiative si peu gastronomique, exprimant à la fois leur amusement et leur dégoût.

Bref, en autant qu'il s'agissait de donner une idée juste du CAnada à l'étranger, Tim Hortons a atteint son objectif.



Le CAnada en musique ici.

samedi 1 juillet 2017

De deux maux, il faut choisir le moindre



L'étranger reste parfois interloqué, le 1er juillet dans les rues de Montréal, lorsqu'il assiste à la transhumance des déménagements. Et il y a effectivement de quoi. Pourtant, la chose est aisément compréhensible.

Voyez-vous, la nature humaine recherche toujours à éviter ce qu'il y a de plus désagréable. Lorsqu'un être humain est placé devant un choix entre deux choses, il aura fortement tendance à choisir celle qui lui plaît le plus; ou à tout le moins celle qui lui déplaît le moins.

Or quel est le choix auquel sont confrontés les Montréalais, le 1er juillet? Ils ont le choix entre fêter le CAnada ou déménager.

Dès lors, tout s'explique.


Le CAnada en musique ici.


Héros secs



La brave et invincible armée cAnadienne s'est retrouvée confrontée à un ennemi implacable, aujourd'hui. En effet, dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de la fondation de la ville de Montréal, on avait prévu un défilé militaire en ce 1er juillet.

Pourquoi précisément aujourd'hui? Le mystère plane encore. Il semble que cette date prenait un sens particulier pour les forces armées cAnadiennes. Pourtant, ce n'est pas la date à laquelle elles avaient fait feu sur des civils dans la ville de Québec, en 1917. Ce n'est pas non plus la date à laquelle elles s'étaient livrées, en compagnie de différents corps policiers, à des rafles de personnes innocentes en 1970. Mais bon, le 1er juillet doit avoir une signification quelconque pour un individu habitant au CAnada.

Malheureusement pour les Montréalais, le défilé n'aura pas lieu. En effet, les vaillants soldats, rompus à tous les sacrifices et aux pires épreuves, ont jugé que ce serait au-dessus de leurs forces (sans jeu de mots) de parader ainsi étant donné les risques d'averse. Douillets comme des joueurs de baseball, ils tiendront plutôt une cérémonie restreinte à l'intérieur.

Quels héros, tout de même!

vendredi 30 juin 2017

Vraie fausse nouvelle

Comme tous les visiteurs qui passent par les clubs de golf appartenant au président des Stazunis, M. Donald Trompe, j'avais remarqué sur les murs la une encadrée du Time, revue bien connue, et hautement respectée.

Or, l'œil avisé ne peut s'empêcher de noter la date de la pseudo publication – le 1er mars 2009 – et, après coup, la vérification confirme que, à cette date précise, il n'y a pas eu de publication de la part du Time. En d'autres termes, cette page couverture est en réalité un faux.

Voilà une anecdote savoureuse de la part d'un individu à la moralité douteuse, qui a constamment accusé les médias de produire des fake news («fausses nouvelles»). Comme on voit, il s'agit d'un cas patent d'arroseur arrosé. En fait, c'est Donald Trompe qui fabrique de fausses nouvelles.

Et cela en produit de vraies par ricochet.




jeudi 29 juin 2017

Marci!


mercredi 28 juin 2017

Pauvres travailleurs pauvres!



Avec le 1 % de la société dont les rangs vont en diminuant, concentration du capital oblige, et la classe moyenne qui fait, dans le meilleur des cas, du sur-place, il est rassurant de savoir qu'au moins une classe sociale est en nette croissance, par les temps qui courent.

En effet, bien qu'on a remarqué son existence un peu plus au cours des dernières années – en particulier depuis le triomphe du néolibéralisme –, une couche de la société gagne du terrain en Occident. Aux Stazunis, on a baptisé ce groupe working poors, c'est-à-dire des «travailleurs pauvres». Il s'agit de cette frange croissante de la population occupant des emplois si mal rémunérés que, même avec deux salaires au sein d'un ménage, il n'est pas possible de faire face à toutes les dépenses qu'exige un niveau de vie décent.

Nombre de commentateurs ont tenté de trouver une traduction juste de ce terme de working poors, mais n'ont pas encore élaboré d'expression qui fasse consensus. C'est un peu curieux, d'ailleurs, qu'on se donne la peine de traduire un terme alors que, en français et dans à peu près toutes les autres langues, il existe un mot parfaitement juste pour décrire cette réalité socioéconomique qui s'impose de plus en plus.

Mais il est vrai que le mot en question a peut-être une portée qui dépasse de loin l'intention de ceux qui veulent évoquer une situation, en évitant toutefois de traiter le problème à sa source. Surtout, on hésite à déborder alors sur le terrain politique en ressuscitant de vieux débats que l'on préfère encore aujourd'hui laisser sous le boisseau, au prétexte qu'ils sont morts de leur belle mort. Évidemment, nier une dynamique ne la fait pas disparaître pour autant.

Mais quel est donc ce terme qui, en français, désigne les working poors? Mais le mot «prolétaires», bien entendu. Utilisez-le, la prochaine fois que l'occasion se présentera. Vous verrez des réactions intéressantes.


mardi 27 juin 2017

Politicologie 101



Theresa May, l'actuelle première ministre conservatrice des Royaux-Munis, avait déclenché des élections anticipées dans son pays afin de renforcer sa majorité parlementaire et de pouvoir mener à sa guise la sortie de son pays de l'Union européenne (le fameux Brexit), et tout le reste.

Sauf que – patatras! – plutôt que d'obtenir une Chambre à sa botte, le 8 juin dernier, elle s'est retrouvée avec un gouvernement minoritaire. Que faire alors? Quand on est un chef conservateur, la solution est toute trouvée: il faut pêcher des appuis à l'extrême droite. Mme May s'est donc tout naturellement tournée vers le Democratic Union Party (DUP, sans «e» à la fin) d'Irlande du Nord afin de glaner les quelques sièges qui lui assureraient une très mince majorité.

Les négociations ont un peu traîné, sans doute parce que Mme Arlene Foster, chef du DUP, a su, comme tout le monde, que la cabale a commencé au sein du Parti conservateur pour se débarrasser de Mme May, figure gênante et bouc émissaire incontournable de l'échec.

Néanmoins, les choses sont rentrées dans l'ordre, Mme May ayant fait preuve d'un sens politique sans égal en achetant littéralement l'appui du parti facho. Combien? Pas cher, à peine un petit milliard de rien du tout. Des livres sterling, attention; pas de ces vulgaires dollars. Quand même, pour s'assurer l'appui de 10 députés, ça revient cher le siège. Bah! puisque ce n'est pas son argent!

Vous me direz que le fric ira au développement économique de l'Irlande du Nord et non pas au DUP. Parions qu'il y en aura bien une partie qui, d'une manière ou de l'autre, finira par s'égarer dans les coffres des fascistes, comme d'habitude.

La politique, quel beau métier!

lundi 26 juin 2017

samedi 24 juin 2017

vendredi 23 juin 2017

Santé cannabis


La laque du laquais



On dirait que, avec le voile du recul, le temps a fait que même les indépendantistes québécois ont fini par trouver des vertus à Bob-la-Job. À tel point qu'il est devenu la référence à partir de laquelle il est de bon ton de mesurer les accomplissements de ses successeurs, John James Charest et Philippe Couillard (le nom est marrant) en tête.

C'est oublier – un peu vite à mon humble avis – que, dans le sillage de l'échec de Meach – l'entente de la dernière chance –, Bob-la-Job a résisté avec une exemplaire inertie libérale au constat qui s'imposait et, surtout, aux pressions qui s'exerçaient sur lui – surtout à l'extérieur de son parti, il est vrai – pour entreprendre une démarche, sinon vers l'indépendance, tout au moins vers une autonomie accrue. À ce moment de l'histoire du Québec, l'opinion publique était braquée comme jamais contre la sempiternelle intolérance cAnadienne.

C'est sans compter aussi toutes les reculades que son gouvernement a exécutées avec empressement et componction devant le grand frère libéral fédéral d'antan, c'est-à-dire nul autre que le père du fils de Pierre Elliott Trudeau. Reculades non seulement sur le plan constitutionnel, mais également économique, ce qui ne plaidait guère en faveur de celui qu'on présentait comme un économiste de talent.

Bref, Bob-la-Job a œuvré pendant toute sa carrière politique comme un laquais des intérêts cAnadiens, sans jamais faillir à cette mission sacrée. En faire aujourd'hui, même à doses infimes, une sorte d'exemple à suivre, c'est enduire sa réputation d'un vernis trompeur.

jeudi 22 juin 2017

Inintelligence artificielle



Vous n'êtes pas sans savoir que, en ce moment, les Stazunis sont plongés dans la paranoïa. Oui, oui, je sais: les Yankees sont paranoïaques de nature; cela fait partie de leur caractère profond. Cependant, depuis les dernières élections présidentielles, une couche de peur s'est ajoutée à toutes les autres. Il s'agit, bien entendu, des cyberattaques russes.

En effet, s'il faut en croire les médias yankees, et tous leurs semblables bêlant dans le même registre, des hackers russes ont réussi à pénétrer dans des bases de données sensibles aux Stazunis, soit à des fins d'espionnage, soit dans le but de manipuler indirectement le résultat des élections. Bref, c'est toute la démocratie stazunienne qui est désormais menacée et, à partir de là, la démocratie planétaire. Évidemment, puisque les Yankees veulent partout imposer par la force la démocratie; la leur, en tout cas.

La belle affaire! C'est d'autant moins crédible quand on regarde le rapport de force en la matière. N'oublions pas que la Russie s'est mise au développement de l'informatique avec une génération de retard sur la fameuse Silicon Valley. On trouve aux Stazunis 3,6 millions de programmeurs (20 % du total mondial), alors que la Russie n'en compte qu'environ 500 000. Mentionnons pour finir que la Russie ne compte aucune de ses entreprises parmi les 100 plus importantes compagnies de logiciels.

En d'autres termes, les capacités de défense en matière informatique des Yankees sont immenses. Vouloir prétendre aujourd'hui que les Stazunis se trouvent démunis face à la puissance des Russes dans le domaine, ce n'est vraiment pas faire appel à notre intelligence naturelle...

mercredi 21 juin 2017

Les tigres de l'Euphrate



Il y a 3 jours, les forces yankees en Syrie ont abattu un avion gouvernemental près de la ville de Raqqa où des combats font rage, présentement.

Évidemment, pas moyen de savoir le fond de l'affaire. Selon Damas, il s'agirait d'un geste délibéré, d'une agression inqualifiable. Selon l'armée US, il s'agirait d'une mesure défensive, puisque l'appareil en question aurait lâché des bombes à proximité de combattants qu'elle soutenait.

Quoi qu'il en soit, la réaction ne s'est pas fait attendre. Les Russes, qui sont également présents dans le pays comme on sait, ont décidé de sortir leurs griffes. Ainsi, ils ont prévenu que, désormais, tout appareil survolant le territoire compris dans «les zones d'intervention de la flotte aérienne russe» serait abattu, fût-il, comme le précise le communiqué, un avion de la coalition. En d'autres termes, tout objet volant à l'ouest de l'Euphrate sera considéré de facto comme une cible.

Bref, désormais, la tension vient de monter d'un cran, ou même de deux. Une bavure sera-t-elle suffisante pour déclencher un conflit majeur entre Russes et Yankees? La menace russe n'est-elle qu'un bluff émanant d'un tigre de papier? C'est ce que nous saurons bientôt.

Si nous sommes encore là…

lundi 19 juin 2017

Austérité, quand tu nous tues

Beaucoup de gens encensent les programmes d'austérité gouvernementaux qui doivent parvenir, dans un avenir mal défini, à assainir les finances publiques et – comme tout le reste qui se fait à nos dépens – nous assurer éventuellement une vie bien meilleure. À cet effet, peu d'exemples sont plus éloquents que la catastrophe de la tour Grenfell dans un quartier londonien.

Le 14 juin dernier, la tour en question a pris feu, causant ainsi près de 80 morts, et ce bilan est encore provisoire puisque, depuis, le chiffre est sans cesse revu à la hausse. Mentionnons que la majorité des résidants de Grenfell étaient des gens de couleur et que l'édifice était en fait une habitation pour personnes avec des revenus modestes. L'ironie, c'est qu'il avait été bâti dans un quartier de Londres plutôt fortuné.

Les reproches ont fusé, car on a jugé, avec raison, que le gouvernement avait été lent à réagir. Il fallut 3 jours à la première ministre avant qu'elle consente à visiter le site; il en fallu 4 avant qu'un centre soit mis sur pied afin de répondre aux questions des parents et amis à la recherche des leurs, tout au moins ceux qui avaient survécu au drame.

Mais là où le bât a surtout blessé, ce fut avant le désastre. Au cours des années qui ont précédé, les politiques d'austérité, telles que pratiquées partout, avaient eu raison de ce qui aurait pu prévenir la conflagration. Les compressions budgétaires avaient réduit les capacités d'intervention du service des incendies. De même, la privatisation de l'entretien des espaces locatifs avaient sans doute généré de juteux profits pour les entreprises, mais laissé les locaux dans un état lamentable.

À preuve, dès le mois de mai 2013, les locataires avaient été inquiétés de voir de la fumée produite par leurs appareils électriques; ils avaient alerté les responsables, mais pratiquement rien n'avait été fait. Il faut dire que la privatisation avait également restreint l'accès à ces responsables, lesquels, le plus souvent, retraitaient derrière des répondeurs téléphoniques et de la messagerie électronique plutôt que de résoudre ce genre de problèmes.

Combien y a-t-il encore de «tours Grenfell» dans le monde? Où se trouvent-elles? Sans doute, prochainement, les manchettes vont nous l'apprendre.

Trois semaines avant la catastrophe de Grenfell, un attentat à la bombe faisait 22 morts à Manchester. Le tollé fut unanime pour dénoncer, avec raison, le terrorisme qui avait commis cet inqualifiable forfait.

Mais s'il fallait juger à l'aune du nombre de victimes, on pourrait certes se demander ce qui est pire, du terrorisme ou de l'austérité.

samedi 17 juin 2017

Les Invincible II








vendredi 16 juin 2017

Propagande haineuse



Dans un article récent, publié sous la plume de Mme Hélène Buzetti, Le Devoir a révélé l'étendue des crimes à caractère haineux au CAnada. Par «crime haineux», on entend des délits commis aux dépens des personnes en fonction de l'appartenance de ces dernières à une race, une culture ou une religion. Il est à noter que les crimes haineux imputables à l'orientation sexuelle sont en baisse, mais que les autres sont en nette augmentation partout au CAnada.

Là où les révélations intéressent particulièrement, c'est par rapport au classement des villes et régions dans ce palmarès assez peu reluisant. Par exemple, il est notable que 7 des 10 villes où des crimes de ce type ont été déclarés se situent en Ontario-la-pure. Par ailleurs, en gardant le chiffre 10 à l'esprit, on remarque qu'aucune des 10 villes où sont commis le plus de crimes haineux ne se trouvent au Québec, Montréal tombant au 11e rang.

Plus fort encore, Ottawa, cette ville symbolisant la diversité et le multiculturalisme tolérants cAnadiens occupe de 5e rang, tandis que sa vis-à-vis de l'autre côté de la rivière des Outaouais, Gatineau, arrive au 19e rang.

Désormais, vous saurez quoi répondre lorsqu'un pharisien de passage décriera le Québec au sujet de sa prétendue xénophobie. C'est au CAnada qu'on observe le plus de d'intolérance.

Et l'étude dont parle Le Devoir n'aborde même pas la question de l'intolérance aux dépens des francophones. Curieusement, il appert que cela ne concerne pas la criminologie.

Cela relève davantage de l'ethnologie, dirait-on.

jeudi 15 juin 2017

Échec et Mattis



Le chef du Pentagone s'appelle James Mattis. Autre fait méconnu, dernièrement celui-ci a fait une sortie à propos de l'état d'impréparation de l'armée yankee. Devant la Commission des forces armées de la Chambre des représentants, il s'est fendu d'une diatribe où il a souligné la faible aptitude au combat de l'armée US.

Notons en passant que, après les prestations assez peu convaincantes de cette immense machine de guerre, depuis le Vietnam jusqu'à la Syrie, en passant – est-il besoin de le rappeler? – par l'Afghanistan et l'Irak, il était temps que quelque quidam s'en rende compte.

Là où il a commencé à déraper, c'est lorsqu'il a évoqué les causes de cette évidente impuissance. Selon lui, il s'agirait de la limitation des budgets qui aurait amené la baisse d'efficacité des forces armées de son pays. Or, ce bon M. Mattis semble perdre de courte vue que les budgets des Stazunis à eux seuls représentent plus du tiers des dépenses militaires de la planète tout entière! Si on additionne celles de la Chine, de l'Arabie saoudite, de la Russie, du Royaume-Uni, de l'Inde, de la France et du Japon (par ordre décroissant d'importance), on arrive à l'équivalent de ce que les Stazunis dépensent. Alors – et sans vouloir contredire le bon M. Mattis –, il est difficile de croire que l'inefficacité de l'armée US est due à un manque de moyens.

Prenons par exemple les Talibans, qui tiennent tête aux Yankees et à leurs alliés, afghans et autres, depuis 16 ans. Je me demande à combien se chiffre leur budget militaire, eux.

mardi 13 juin 2017

Victoire facile



La guerre contre le terrorisme que mènent actuellement les Stazunis a connu un tournant. En effet, un groupe combattant en Syrie a été rayé de la liste des organisations terroristes par Washington. Quelle belle victoire, n'est-ce pas?

Il s'agit ici du tristement célèbre Front al-Nusra ayant fait partie de l'État islamique jusqu'en avril 2013, époque à laquelle il s'en est séparé pour joindre ce qui est connu en ce moment sous le nom de Daech. Depuis ce moment, le Front al-Nusra a progressivement montré patte blanche, affirmant entre autres que ses ambitions se limitaient au renversement de régime en Syrie et changeant de nom à deux reprises (Jabhat Fateh al-Sham, en 2016, et Hayat Tahrir al-Sham, récemment).

Dans un dernier temps, rompant en apparence avec Daech, le Front al-Nusra s'est affilié à la Brigade Zenki, une unité jugée «modérée» par les Yankees, de sorte que le Front a été retiré de la liste des organisations terroristes. A-t-il pour autant cessé ses activités? A-t-il pour autant changé ses méthodes? La réponse est clairement non.

Mais c'est un vieux truc lorsqu'il s'agit de combattre le crime: le plus facile est de rendre la loi plus laxiste.

lundi 12 juin 2017

Marre!



Comme vous le savez sans doute, le président des Stazunis, M. Donald Trompe, a unilatéralement retiré son pays des accords de Paris sur le climat. Tel que son discours annonçant cette décision dans le jardin de roses de la Maison Blanche l'avait indiqué, il en avait marre. Marre de voir le développement de son pays entravé par des décisions étrangères; marre de voir des nations profiter des accords pour continuer à se développer avec des énergies non renouvelables; marre de voir d'autres rire aux dépens des Stazunis.

Au prétexte de vouloir restaurer des emplois dans l'extraction du charbon, M. Trompe avait donc décidé de ne plus se conformer aux accords visant à restreindre le réchauffement climatique.

Tout d'abord, lesdits accords n'étaient en aucune façon contraignants, car ils avaient été signés sur une base volontaire. Si peu contraignants, en fait, que les grandes sociétés multinationales polluantes voulaient que les Stazunis demeurent partie prenante à ces accords afin de leur fournir la feuille de vigne nécessaire pour qu'elles puissent continuer leurs activités comme si de rien n'était.

Ensuite, s'il est vrai que des emplois avaient été perdus dans le domaine du charbon, quantité d'autres avaient été créés par l'industrie des énergies dites vertes. En fait, la proportion des emplois entre les industries du gaz et du charbon combinées et ceux générés par les énergies propres sont, respectivement, de 1 contre 5, selon le Sierra Club.

Le président Trompe en a marre de subir les décisions des autres. Eh bien, appelons ça un retour d'ascenseur.

samedi 10 juin 2017

Trompe éléphantesque



Vous avez bien de la chance si vous n'êtes pas au courant de ce qui secoue présentement les Stazunis. Je vais tenter de vous résumer la situation succinctement, mais ce n'est pas facile de condenser ce qui se passe sur la piste d'un cirque où les clowns côtoient les éléphants, spectacle à la fois loufoque et lourd.

Nouvellement arrivé en poste, le président des Stazunis, M. Donald Trompe, avait tôt fait l'objet de suspicions quant à une éventuelle collusion avec une puissance étrangère – la Russie, pour ne pas la nommer. De manière assez pesante, la subtilité n'étant pas son genre, il avait fait pression sur le directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI), la police fédérale, M. James Comey, afin que l'enquête menée aux dépens d'un de ses acolytes, Mike Flynn, soit abandonnée. James Comey ayant été réfractaire à ces pressions, le président l'avait finalement relevé de ses fonctions, d'autant plus que l'enquête sur les liens de M. Flynn avec la Russie était en train de faire tache d'huile dans l'entourage de M. Trompe, risquant de venir très près de sa personne. À quel point? Je l'ai écrit: très près de sa personne.

Maintenant, c'est le renvoi de M. Comey qui fait l'objet d'un enquête sénatoriale avec, en tête d'affiche, le témoignage de James Comey lui-même. Celui-ci, ces dernier jours, a donc raconté, en termes clairs quoique soigneusement mesurés, à quel point le président des Stazunis est un menteur compulsif, ce qui n'accroîtra guère sa crédibilité sur les scènes nationale et internationale.

Seul avantage pour la Maison Blanche, le témoignage de l'ex-directeur a confirmé que M. Trompe n'était pas personnellement visé par l'enquête sur M. Flynn. Le point principal dans cette histoire, que personne n'a encore soulevé – the elephant in the room, comme on dit en anglais –, est que le président des Stazunis n'est pas encore lui-même sous enquête. Cependant, rien n'indique que cela n'arrivera pas dans un avenir plus ou moins rapproché.

En tout cas, une chose est sûre, la chanson enfantine est de circonstance comme jamais: «Un éléphant, ça Trompe énormément.»

jeudi 8 juin 2017

mercredi 7 juin 2017

mardi 6 juin 2017