vendredi 17 mars 2023

Les arbres cachent Laforest

 


Qu'est-ce «consensus»?




En ce moment, Israël vit une crise politique majeure. Non, ce n'est pas parce que M. Benyamin Netanyahou a été reporté au pouvoir alors que de lourdes accusations de corruption pèsent encore sur lui. C'est parce qu'il a décidé que, dans un pays démocratique comme le sien, il était inadmissible que les pouvoirs de l'exécutif soient limités par le judiciaire.


Dès lors, il entend faire adopter une loi visant à limiter la portée des jugements de la cour suprême, ce qui, dans les fait, donnerait les pleins pouvoir au premier ministre. Et, par un hasard des plus heureux, accorderait à M. Netanyahou une totale immunité; et pas seulement parlementaire.


Alors que nombre d'Israéliens n'ont que faire des droits d'autrui – comme, je ne sais pas, moi; les Palestiniens, par exemple –, ils sont par contre très chatouilleux quant aux leurs propres. Maintenant que le premier ministre cherche à faire sauter le seul verrou les protégeant contre l'arbitraire, cela a déclenché une vague de protestations sans précédent qui dure depuis des semaines.


Cette situation critique inquiète grandement les alliés inconditionnels d'Israël, c'est-à-dire les Stazunis. Le chef de la diplomatie yankee, M. Anthony Blinken, a servi un avertissement déguisé au pouvoir hébreu, à l'effet que toute réforme constitutionnelle devait nécessairement passer par un «consensus». Ou à tout le moins ce que Washington considère comme tel.


Alors, là, pas de problème. Voilà 75 ans que l'armée israélienne établit systématiquement le consensus dans la région.





jeudi 16 mars 2023

Tel est travail


 

mercredi 15 mars 2023

Il y a du gaz dans l'eau

 



Quel que soit le dossier, en matière de politique internationale, le principe est très simple et suit une méthode en quatre points que voici:



1) blâmer la Russie (ou la Chine, c'est selon);


2) en cas d'échec du point 1), blâmer quelqu'un d'autre;


3) en cas d'échec du point 2), blâmer l'opinion publique (de faire le jeu de la Russie ou de la Chine, c'est selon);


4) en cas d'échec du point 3), revenir au point 1), et répéter le processus jusqu'à ce que l'amnésie collective fasse son oeuvre.



Le meilleur exemple de cette méthode est le fameux sabotage du gazoduc North Stream 2. En Occident, le premier souci des médias, dès que l'acte terroriste a été connu, fut d'en rendre responsable la Russie. 


Devant le scepticisme de l'opinion mondiale, il s'est installé une période de flottement jusqu'à la publication de l'article de Seymour Hersch, réputé journaliste d'enquête, qui a révélé, en février dernier, que le sabotage avait été mené par les Stazunis, avec l'aide de la Norvège.


Inconfortable devant cette situation imprévue, Washington a redirigé la responsabilité vers un groupement «pro-ukrainien», mais pas ukrainien dans le sens où il aurait été piloté par le gouvernement de Kiev. M. Volodymyr Zelensky a d'ailleurs renchéri dans ce registre en expliquant que tout reproche envers son pays ferait le jeu de la Russie.


Nous en sommes maintenant arrivés au point 3). Je m'attends d'une minute à l'autre de me faire accuser de complotisme et de conspirationnisme.


C'est généralement ce qui arrive avant que des historiens, des années trop tard, finissent par donner raison aux mauvais esprits dans mon genre. 


Mais alors, le point 4) a depuis longtemps fait son oeuvre.






mardi 14 mars 2023

L'anglosphère en action

 


lundi 13 mars 2023

Le trou d'la track

 





Pour ceux et celles qui ne sont pas montréalais ou qui y habitent loin des voies de chemin de fer, il existe une réalité agaçante. Lorsqu'il s'agit pour des personnes de passer du Plateau Mont-Royal à l'arrondissement de la Petite-Patrie, par exemple, il n'existe que très peu d'accès dits «légaux». Un viaduc rue Saint-Hubert, un autre rue Saint-Denis et un dernier boulevard Saint-Laurent.


Pour des cyclistes, c'est bien peu, mais on peut toujours gérer. Pour les piétons, c'est nettement insuffisant. Les autorités, qu'elles soient municipales ou ferroviaires, insistent sur le besoin, pour la population, d'emprunter seulement les «passages à niveau autorisés» pour passer d'un quartier à l'autre. Mais alors la question se pose y a-t-il suffisamment de passages à niveau? Non, bien évidemment, mais qu'importe aux yeux de nos gestionnaires pourtant si clairvoyants par ailleurs.


La débrouillardise des citoyens a eu pour effet que des inconnus ont créé des brèches dans les clôtures bordant le chemin de fer, de sorte que, en certains points, les gens peuvent le traverser facilement. Cette pratique est ancienne et remonte à plusieurs décennies.


En notre âge béni d'Internet, d'autres ont eu l'idée de pousser la chose plus loin. Une personne a créé une plate-forme internet où sont recensées ces brèches afin que les piétons, piétonnes et autres puissent prévoir leurs déplacements en fonction des passages de trains.


Or, qu'on ne se méprenne pas! Traverser les voies de chemin de fer là où c'est plus pratique est totalement illégal et peut entraîner des amendes salées allant jusqu'à 650 $ (cAnadiens, rassurez-vous).


Aussi, dans votre intérêt évitez de vous en remettre à cette manière de vous déplacer et, afin de ne pas céder à la tentation, surtout n'allez pas consulter MTLTracks.ca.


Ce serait une très mauvaise idée.