jeudi 2 juillet 2020

Ire raisonnée



mercredi 1 juillet 2020

Ô Le CAnada

Oui, je sais: je suis un mauvais esprit. 

Il n’a échappé à personne que je me suis permis de brocarder le CAnada et de persifler à ses dépens.

Au fil des ans, on aura remarqué que je me suis même moqué de sa fête nationale à coups de boîtes de carton et de drapeaux d’autres nations. 

Foin de tout cela!

Aujourd’hui – exceptionnellement – je voudrais souligner la date en présentant l’hymne national de cet autre État anglo-saxon.

Je demande à tous les CAnadiens de cœur et d’esprit de bien vouloir se lever pour l’entendre.




1er juillet



Aujourd'hui, 1er juillet, c'est la fête nationale de la Somalie qui marque ainsi son accession à l'indépendance.

Car c'est important, l'indépendance.


CAQ K.O.




Grande nouvelle, ces derniers jours. Afin de promouvoir la santé publique au Québec et de lutter contre le coronavirus, le gouvernement du gars Legault a décidé de rendre obligatoire le port du masque dans les transports publics… d’ici deux semaines.

De même, il songe, ce gouvernement visionnaire, à rendre obligatoire le port de ce masque dans les commerces et tous les lieux publics intérieurs… éventuellement.

Allez comprendre pourquoi cette décision a tardé jusqu’à aujourd’hui alors que, au plus fort de la pandémie, on ne faisait que suggérer l’utilisation du masque. Bien pis, au début de l’infection, ce même gouvernement affirmait qu’il était dangereux d’en porter un.

Il n’y a pas à dire, ce gouvernement est plus brouillon qu’organisé.

Un cas de chaos, quoi.

mardi 30 juin 2020

Extrêmement gauche




De soi-disant militants d’extrême gauche s’en sont pris au monument dédié à Dollard des Ormeaux, au parc La Fontaine, à Montréal.

Il était évident que, dans le contexte de déboulonnage de statues aux Stazunis et en Europe, il fallait bien que des esprits indépendants d’ici trouvent le moyen de faire comme tout le monde. Pas tout à fait, car, en lieu et place de jeter à bas la statue, ils se sont contentés d’en maculer la façade avec de la peinture rouge afin d’y inscrire le mot «assacin» pour condamner ce «symbole colonial et impérialiste de la nation québécoise».

Dollard des Ormeaux était-il un «assacin»? On n’en sait véritablement rien. À une époque, on le considérait comme un héros ayant sacrifié sa vie afin de sauver la petite colonie de la Nouvelle-France. Ensuite, il fut vilipendé en tant que négociant véreux qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. A-t-il vraiment tué tant d’Autochtones qu’on le prétend? On ne connaît même pas avec certitude l’endroit où il serait mort. Car si son histoire est véridique, il n’est pas seulement un «assacin»; il a aussi été assassiné.

Il appert que les militants d’extrême gauche actuels méconnaissent dangereusement leur histoire, car le Québec n’est pas encore une nation et, en outre, il n’a jamais été qu’une colonie éventuellement conquise par un empire étranger. De toute évidence, l’ignorance de ces militants ne semble pas se limiter à leur langue.

Autrefois, l’extrême gauche avait au moins le mérite d’être éduquée.

lundi 29 juin 2020

Justice pour (presque) tous



I pledge allegiance to the Flag of the United States of America, and to the Republic for which it stands, one Nation under God, indivisible, with liberty and justice for most.


Angle aux Saxons




En ce moment, et ce, dans le sillage de la campagne de lutte au racisme, il est question de donner le nom d’Oscar Peterson à la station de métro Lionel-Groulx, à Montréal. Évidemment, il se trouve quantité de gens qui s’opposent à cette initiative. Or, il n’est nul besoin de faire de ce dossier un brandon de discorde.

Il serait tellement plus simple de changer le nom d’une rue, ce qui, par ricochet, changerait également le nom de toute station de métro sise sur cette artère. Ainsi, comme Oscar Peterson est natif du quartier dit de la Petite-Bourgogne, pourquoi ne pas changer le nom de l’avenue Atwater, limitrophe dudit quartier, et tout serait dit? De la sorte, nous aurions par bonheur l’avenue Peterson, la station Peterson et le marché Peterson.

Y a-t-il un règlement qui interdise de débaptiser des artères ayant été nommées en mémoire de laquais de l’empire britannique – fussent-ils nés aux Stazunis –, d’hommes d’affaires, de banquiers ou de petits politicailleurs municipaux, toutes des choses que fut Edwin Atwater? Bien sûr que non!

Et puis, au moins – et c’est ce qui semble importer par-dessus tout –, on maintiendrait son caractère anglophone à cette avenue. Bref, le changement du nom Atwater ne serait certes pas une perte pour notre glorieux patrimoine anglo-saxon.

dimanche 28 juin 2020

Masque à rat



samedi 27 juin 2020

Tant pis pour le Yankee dira-t-on



Selon une nouvelle parue dans le New York Times cette semaine, les services de renseignements yankees auraient «acquis la conviction» (sic) que la Russie aurait accordé des primes monétaires aux combattants talibans ayant tué des soldats occidentaux.

Comme la nouvelle aurait été obtenue auprès de «sources anonymes», on sait de prime abord avec quel degré de scepticisme il faut accueillir cette «révélation». Pour que le tableau soit au complet, il ne manque qu’un arsenal d’armes de destruction massive quelque part.

En d’autres termes, il s’agit selon toute vraisemblance d’un grossier mensonge visant à distraire l’attention du public à la naïveté touchante. Le procédé sert aussi à dénigrer la Russie, ce qui est toujours utile aux yeux de Washington, même si le gouvernement stazunien ne sait pas toujours pourquoi.

Admirons au passage l’étonnante résilience des Yankees, lesquels, au-delà de la crise sociale, de la crise sanitaire, de la crise économique et de la crise politique, cherchent obstinément de nouvelles façons de se mettre des bâtons dans les roues.

vendredi 26 juin 2020

Zorro ou zéro?




Le bon pâtissier Horacio Arruda, accessoirement directeur national de santé publique du Québec, connaît une période d’inquiétude, en ce moment. En effet, il redoute le retour du coronavirus – la fameuse «deuxième vague» – et craint que, d’ici là, les Québécois négligent les mesures de prévention. Il a insisté pour que se poursuive le port du masque dans les transports en commun, le lavage de mains régulier et la distanciation sociale. Bref, toutes ces mesures qui ont accompagné l’hécatombe que l’on sait.

Les Québécois aussi nourrissent une certaine appréhension au sujet de la «deuxième vague». En effet, ils craignent que, à ce moment, il y ait toujours le même directeur national de santé publique en poste.

jeudi 25 juin 2020

L’ex se perd




Oui, c’est ennuyeux de constater que toute cette bonne expertise dans la lutte au crime organisé est en train de se perdre.

Quand on pense à quel point elle avait été développée au cours des dernières années, avec ces moyens idoines qu’on lui avait consacrés, c’est grand dommage de voir aujourd’hui à quoi elle en est réduite.

Certains esprits chagrins – donc, pas moi – seraient suffisamment narquois pour souligner que, malgré cette expertise, le crime organisé n’a jamais eu à s’inquiéter vraiment et n’a guère souffert de tous ces moyens mis en place pour le combattre.

C’est tout de même étrange que ça n’ait finalement rien donné.

Je me demande pourquoi.

mercredi 24 juin 2020

Ce qui rétrécit

Aujourd’hui, sait-on seulement quel jour on est?

Gagné! C’est le jour où les journées commencent à raccourcir; rétrécir, si vous préférez. En fait, le plus long, ce fut dimanche dernier et, depuis, les jours ont commencé à «rétrécir». Mais ce n’est vraiment qu’à partir du 24 juin que, véritablement, on remarque ce changement. Ainsi, depuis des temps préhistoriques, ce moment de l’année est souligné par toutes les civilisations humaines.

Au Québec, en particulier, le 24 juin a déjà eu une importance qui, elle aussi, a rétréci comme peau de chagrin, avec le temps; et cette importance n’avait pas seulement à voir avec la course elliptique de l'astre du jour.

Ainsi, on dirait que, maintenant, le 24 juin, les gens sont moins dans le Soleil que dans la lune.






mardi 23 juin 2020

lundi 22 juin 2020

Quel trou!



C’est triste à dire, mais la ministre cAnadienne de l’Emploi, Mme Carla Qualtrough, est une conne.

Déjà, c’est une libérale dans le gouvernement du fils de Pierre Elliott Trudeau. Évidemment, on ne sera nullement surpris de la convergence de tous ces paramètres. Mais, malheureusement pour elle, il est plus fort que son vouloir d’afficher sa profonde bêtise.

Dernièrement, Mme Qualtrough a affirmé que les travailleurs cAnadiens qui triment à bas salaire préfèrent retourner au travail plutôt que de recevoir l’argent de la Prestation cAnadienne d’urgence (PCU).

Mme Qualtrough, qui n’a visiblement jamais occupé un boulot de merde sous-payé, ne sait pas de quoi elle parle. Posez la question à n’importe quelle personne surexploitée dans le contexte du capitalisme sauvage actuel et la réponse sera toujours la même. Si on donne le choix aux gens de continuer à recevoir de quoi vivre sans avoir à contempler sur une base quotidienne la gueule de salaud qui leur tient lieu de patron, ils vont préférer la PCU à tous les coups.

Mais, peut-être, Mme Qualtrough n’est-elle pas une conne, après tout, et qu’elle est seulement concernée par le trou budgétaire qu’un tel programme va laisser dans son sillage. Bien entendu, Mme Qualtrough n’est pas le genre de personne à aller chercher l’argent où il se trouve.


Tulsa, tu l'savais



Au lendemain du rendez-vous raté de Tulsa, samedi dernier, le président des Stazunis, M. Donald Trompe, est rentré chez lui dans un triste état. Déjà, son allure débraillée contrastait avec sa mise d'ordinaire plus soignée.

Mais là où on ne pouvait que s'apitoyer sur son sort ce fut de constater que sa petite casquette rouge, qu'hier encore il aurait fièrement portée, pendait lamentablement à sa senestre.

Le pauvre homme avait l'air d'un de ses partisans; déplorable.


Vague OMS



L’Organisation mondiale de la santé (OMS) en a sorti une bien bonne, aujourd’hui. En effet, il paraîtrait, selon cette organisation qui a tout dit à propos de l’épidémie de coronavirus – ainsi que son contraire –, que l’infection ne diminue pas, mais bien au contraire s’accélère.

Je suppose qu’une telle affirmation décourageante est due au fait qu’il ne faut pas courir de risque avec la santé publique, comme les gouvernements occidentaux l’ont fait pendant les mois de janvier, février et mars, en se tournant les pouces tandis que la contagion gagnait. Mais je crains que les autorités sanitaires mondiales, en noircissant ainsi le tableau, adressent à la population un message dont le sous-texte ne peut manquer d’être interprété a contrario de l’appel à la prudence.

Si, après toutes ces semaines et tous ces mois de confinement, lesquels ont entraîné leur bagage de problèmes et de crises, on en arrive au constat que les choses ne font qu’empirer, c’est donc que tout ce qui a été accompli jusqu’à maintenant n’a servi à rien. La conclusion, plus ou moins consciente, à laquelle les gens vont parvenir sera immanquablement que, si ce qu’on a fait n’a pas marché, il faudra donc faire le contraire à l’avenir.

Devinez à quoi ressemblera le confinement lors de la seconde vague…

dimanche 21 juin 2020

Où il y a Oulianov




Avec l’endettement généralisé, la contraction du filet social, le sabotage des réseaux de la santé, l’état de guerre permanent, la paupérisation de la population et l’avidité des classes aisées, le capitalisme sauvage est présentement en perte de vitesse quant à sa popularité auprès des masses.

Autant le socialisme avait été discrédité à partir de 1990, alors que s’étaient effondrées les démocraties populaires en Europe de l’Est, autant aujourd’hui le néolibéralisme – autre appellation du capitalisme sauvage – est en nette désaffection.

Ce n’était pas faute, pour les «dinosaures de la gauche», d’avoir lancé des signaux d’alarme quand les sociétés ont commencé à privatiser à outrance ce que des gouvernements plus progressistes avaient réussi à nationaliser de peine et de misère. Mais, au cours des 30 dernières années, on eut beau répéter les mises en garde, cela eut autant d’effet que de souffler dans une contrebasse.

Bref, en 2020, le socialisme exécute un retour et il ne s’agit pas du tout de la soi-disant gauche de certains intellectuels grassement entretenus, lesquels évitent soigneusement d’aborder les questions socioéconomiques dans leurs interventions télévisées.

Ce changement de paradigme est fort heureux, car les tours d’ivoire ne s’effondrent que lorsque leur base remue.

samedi 20 juin 2020

Hallali à la lie



vendredi 19 juin 2020

Vous saviez, vous?



Vous saviez, vous, qu’un triangle rouge inversé est un symbole nazi?

Moi, j’ignorais. Apparemment, il était utilisé pour désigner les prisonniers politiques (rouge parce qu’ils étaient de gauche, je suppose) dans les camps de concentration.

Il paraît que la campagne électorale de Donald Trompe utilise ce même symbole dans ses publicités afin de condamner l’«extrême gauche» aux Stazunis. Il y a motif à se demander si ce n’est là qu’une énorme bourde ou une allusion extrêmement inquiétante.

Dans un cas comme dans l’autre, Facebook a retiré les publicités en cause. Et n’allez surtout pas croire que j’écris ceci afin de critiquer la censure aux dépens de Donald Trompe. De prime abord, j’exècre tous ses points de vue. 

Néanmoins, où ce genre de censure s’arrête-t-elle? Ira-t-on jusqu’à interdire des symboles, assez innocents en soi, mais qui ont été malencontreusement utilisés par des régimes répréhensibles et répressifs? 

Soyez prévenus qu’il ne restera plus grand-chose.



jeudi 18 juin 2020

Montréal vue du sol



«Jagmeet signe persiste et Singh»*



Jagmeet Singh, le chef du Nouveau Démocratic Party du CAnada, avait présenté à la Chambre des communes une motion condamnant le racisme systémique au sein de la GRC (prononcer «GRRK!»). Afin que la motion passe vite fait bien fait – une fois n’étant pas coutume –, il fallait un vote unanime. Or le député du Bloc québécois Alain Therrien a refusé de donner son consentement, sans doute à la suite d’un quelconque calcul électoraliste, oubliant en cela que les partis «indépendantistes» au Québec avaient souffert plus que tout autre aux mains de la GRC.

En conséquence, M. Singh a fait ce que tout le monde fait lorsqu’il est question de s’en prendre à quelqu’un tandis qu'on est à court d'arguments: il l’a traité de raciste. C’est la nouvelle loi de Godwin où on remplace «nazi» par «raciste», ce qui – vous en conviendrez facilement – revient à peu près au même et n’est pas plus scrupuleux. La présidence de la Chambre l’a sommé de se rétracter et, devant son refus, il a été expulsé.

Quelle est la morale de cette histoire? C'est qu'il n’y a rien de mieux qu’un fanatique religieux pour reprocher aux autres leur intolérance.



*Citation approximative de La Presse




mercredi 17 juin 2020

Dernière heure



Œuf et Misme




Après les sanctions économiques, le blocus, l’appui aux forces anti-régime, le financement et l’armement des terroristes islamiques, l’occupation d’une partie de la Syrie, les bombardements aveugles, l’isolement diplomatique, l’encouragement à la Turquie pour l’invasion de son territoire, les menaces et les autres interventions illégales de toutes sortes, les Stazunis ont décidé de retirer leurs gants blancs et de jeter la petite cuillère dont ils se servaient. Cette fois, ils ont résolu, afin de faire plier le gouvernement de Bachar al-Assad, de déchaîner contre lui une «campagne de pression».

Bref, ils ont finalement décidé de jouer dur, comme un œuf.

Pipi quoi de neuf?




Une énième tentative afin d’alerter le public relativement à la question de la présence de produits chimiques dangereux dans l’environnement. Une quarantaine de personnalités ont été testées afin de vérifier si leur urine présentait des traces de glyphosate, un herbicide à la fois controversé et omniprésent dans la production alimentaire.

Il appert que 65% des échantillons en contenaient, ce qui s’avère assez troublant, étant donné que la plupart des sujets n’étaient en rien associés avec le domaine agricole. La prochaine étape, selon les organisateurs de cette étude «non scientifique», est de s’en remettre au gouvernement afin de régler ce problème menaçant.

Autrement dit, vous n’avez pas fini de trouver du poison dans votre bouffe. Et au cas où vous voudriez savoir si vous avez du glyphosate dans votre urine, c’est extrêmement facile. 

D’ordinaire, il lui donne un petit goût sucré.

Montréal vue du sol



mardi 16 juin 2020

Police à la carte



Montréal vue du sol



lundi 15 juin 2020

Montréal vue du sol



dimanche 14 juin 2020

Sporadique vs systémique



Le CAnada, qui est toujours si prompt à dénoncer le racisme systémique présent au Québec, est, fort heureusement, affranchi de cette tare organique. Tout au moins s’il faut l'en croire.

À preuve, il est le premier à dire qu’il ne pratique aucune forme de discrimination à l’endroit des gens de couleur, qu’ils soient d’origine africaine, sud-asiatique ou autre. En d’autres termes, est bien accueilli qui vient de loin, un sentiment tout à fait louable..

C’est faire peu de cas du sort des Autochtones qui vivent dans l’ouest ou dans l’est de ce pays. Ainsi, ces trois derniers mois, huit personnes ont été abattues par la police ou sont mortes peu de temps après une intervention policière, dont une adolescente de 16 ans.

Croyez-en la parole du CAnada, il n’y a pas de racisme systémique dans ce pays; nulle part.

Tout au plus un constant racisme sporadique.



samedi 13 juin 2020

Symptomatautologie



C’est une chance que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) existe afin de renseigner et de protéger l’humanité.

Prenons l’exemple du coronavirus. Lundi dernier, Maria van Kerkhove, une des hautes dirigeantes de l’OMS, a déclaré que la transmission du virus par des personnes asymptomatiques était très rare. Pas plus tard que le lendemain, Mme van Kerkhove a précisé que la transmission du virus par des personnes présymptomatiques n’était pas rare.

On est vachement heureux de voir avec quelle maîtrise les hautes sphères de la santé abordent cette histoire d’épidémie. C’est donc en toute confiance que l’on peut s’en remettre à leur expertise et aux recommandations dépourvues d’ambiguïté qu’elles émettent pour notre plus grand bien.

Et si, par malheur, quelque esprit chagrin s’en trouve plus confus qu’instruit, ce n’est certes pas la faute du brillant corps médical qui nous conseille avec la clarté qui l’a toujours caractérisé.

Tout imbroglio ne serait dû qu’à un post-symptôme.


vendredi 12 juin 2020

FDM



L’autre jour, j’avais remarqué, avec ce ton à la fois caustique et moqueur qui me caractérise si bien, l’omniprésence de l’anglais lors d’une manifestation antiraciste à Montréal.

Une dizaine de jours plus tard, ce parangon d’impartialité qu’est le quotidien La Presse vient à la rescousse des organisateurs de l’événement en expliquant que le recours à l’anglais à cette occasion n’était en quelque sorte que le respect dû au slogan «Black Lives Matter».

Effectivement, ce mouvement né aux Stazunis a fait le tour de la planète et on n’allait surtout pas traduire son slogan dans une autre langue. Cependant, on notait, toujours dans la même manifestation, que toutes les pancartes manuscrites ne comportaient pas – et de loin – ces trois mots, ou le sigle «BLM» correspondant. 

Celle qu’on remarque surtout dans la photo ci-dessus se trouve dans le coin inférieur droit où l’ignorance – peut-être aussi la mauvaise foi – de son auteur semble établir un parallèle inévitable entre racisme et défense du fait français au Québec. C’est très habile de cacher sa xénophobie sous des dehors antiracistes et personne n’a jamais prétendu que le CAnada était maladroit. Pas sur cette question, en tout cas.

Qui sait si, un jour, nous ne verrons pas les affiches «BLM» aux côtés d’affiches «FDM»?

Comme vous savez sans doute déjà, au CAnada, French doesn’t matter


jeudi 11 juin 2020

Pomper fort et parler haut



Ce n’est jamais une bonne idée de tenter de régler un problème en l’empirant. Par exemple, il serait contre-productif, si vous étiez tombé dans un puits, de creuser pour vous en sortir. C’est pourtant ce qu’a fait le gouvernement yankee lors des manifestations protestant contre la violence policière. Il a donné comme consigne d’être particulièrement brutal envers les protestataires, en particulier ceux qui étaient pacifiques.

Bref, tout a été fait pour donner raison aux manifestants. La chose a même dérapé quand la police s’en est pris à des journalistes; et l’inéluctable sortie de route s’est produite quand les flics ont commencé à tabasser des journalistes étrangers. Ainsi, la propagande yankee s’est retrouvée dans le décor.

Afin de s’extraire du fossé moral où elle s’est retrouvée, l’administration stazunienne tente de calmer le jeu auprès de ses alliés. Elle parle haut et fort de mener une enquête sur ces «incidents».

Vous savez déjà qu’on cherche à noyer le poisson quand il est question de mener une enquête sur des délits qui ont été présentés, vidéo à l’appui, au journal télévisé. 

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, ça me pompe l’air.

mercredi 10 juin 2020

Le BIXI et le sexy




Les bonnes nouvelles sont rares en ces temps troublés. Aussi est-ce avec bonheur que l’on a appris aujourd’hui la nomination de M. Alexandre Taillefer au prestigieux poste de président du conseil d’administration de BIXI Montréal, spécialisée dans la location de vélos.

Depuis sa création, l’entreprise enchaîne avec constance les déficits. Aussi quelqu’un disposant d’une feuille de route aussi considérable que M. Taillefer ne pouvait qu’être un candidat de choix pour ce joyau du transport collectif montréalais.

On se souviendra que M. Taillefer était à la tête de Téo Taxi qui a fait faillite en 2019. Auparavant, il avait présidé la campagne électorale du Parti libéral du Québec (PLiQ) au moment de la débâcle de cette formation en 2018.

En d’autres termes, M. Taillefer est la personne toute trouvée pour permettre à BIXI Montréal de poursuivre sur sa lancée.

Aimer trop de retard




Alors que la contamination au coronavirus semble en train de se résorber, nos autorités sanitaires se préparent en vue d’une éventuelle deuxième vague.

Il va de soi que la confiance est plus qu’élevée au sein de la population en ce qui concerne les initiatives que prendront nos dirigeants. Leur vision et leur capacité d’anticipation ont tout pour rassurer leurs commettants quant à l’avenir. S’il est question de se préparer pour une seconde infection, gageons que nous serons alors aussi prêts que nous l’avons été pour la première, mais avec un vaccin à l’efficacité douteuse en prime.

Bref, nous aurons encore une fois un métro de retard. Apparemment, nos décideurs aiment beaucoup ça, les retards.

À votre place, je profiterais du répit pour refaire votre décoration intérieure. Il se peut que vous ayez l’occasion de la contempler longuement, encore une fois. 

Et peut-être plus tôt que vous ne pensez…

mardi 9 juin 2020

Tartufe tartignole

Le 5 juin dernier, le fils de Pierre Elliott Trudeau, dans le cadre d’une manifestation contre le racisme, a exécuté une gracieuse génuflexion. Dans quelle mesure ce geste était-il sincère? Cela est déjà une tout autre histoire.

Quand on sait que, à Toronto même, les victimes de race noire des brutalités policières sont surreprésentées; que, dans tout le CAnada, les Autochtones vivent trop souvent dans des conditions associées au Tiers-Monde; que le gouvernement d’Ottawa appuie sans réserve des régimes répressifs – voire génocidaires – qui sévissent en Palestine, au Yémen, à Cuba, au Venezuela et sans compter tous ces pays, africains entre autres, où les minières cAnadiennes agissent aux dépens des droits les plus élémentaires.

Oui, le fils de Pierre Elliott Trudeau, ex-professeur de théâtre au secondaire, peut bien se livrer à ce genre de mise en scène. Ça ne lui coûte rien et il adore jouer la comédie.

Et puis, en tant que personne habitant au Québec, je me permettrais de rajouter que le CAnada n'est pas seulement raciste; il est xénophobe, aussi.


Montréal vue du sol




lundi 8 juin 2020

Montréal vue du sol




dimanche 7 juin 2020

Épiderme uni

Débordé par l’ampleur des manifestations se déroulant actuellement sur son territoire – et même à l’étranger – le gouvernement des Stazunis cherche désespérément une sortie de crise. Évidemment, ce n’est pas évident. Surtout avec la collection de pantins, de lèche-bottes et d’incompétents qui engorge les hautes sphères de l’État.

Un des moyens privilégiés est bien entendu de discréditer l’adversaire. Pour ce faire, le ministère de la Justice (DOJ) yankee, encouragé par toute la droite, a entrepris de lancer une enquête afin de déterminer si la violence des manifestations est coordonnée en sous-main par un groupe quelconque. Or, il appert nettement, aux yeux de l’observateur impartial, qu’il y a effectivement une organisation à l’origine de la plupart des événements violents qui secouent actuellement les Stazunis.

Cette organisation porte d’ailleurs un nom qui laisse plutôt sceptique tant il est vrai que le terme sonne comme un mauvais calembour. Elle s’appelle la «police» (sic).