jeudi 19 avril 2018

Barreau secours



Au Québec, le processus d’adoption d’une loi se fait de manière un peu différente par rapport au CAnada. Lorsque la future loi est débattue, elle l’est en interprétant sa version française. Une fois qu’elle est imposée par le gouvernement, en toute fin de processus, on la soumet à la traduction pour que les bilingues anglophones puissent comprendre.

Le Barreau, tellement soucieux du respect des lois linguistiques pourvu qu’elles ne touchent que le Québec, s’est élevé en faux devant cette façon de faire, estimant que le système législatif québécois était anticonstitutionnel. En effet, selon nos vaillants plaideurs en belle robe noire et joli jabot blanc, la traduction tardive de la loi risque d’entraîner des dérives entre le sens légal français et celui en anglais.

Que faudrait-il faire, alors? Évidemment, les braves avocaillons fauteurs de trouble n’osent pas le dire, mais on sent qu’ils prônent la méthode éprouvée que le CAnada utilise depuis toujours: votez les lois en anglais, et tout sera dit.

En passant, notons que le Barreau de Montréal a reçu une subvention de 125 000 $ du gouvernement fédéral afin de l’aider dans cette démarche aussi juste et démocratique que ce qui se passe au CAnada  bilingue, là où vous allez galérer pour vous faire juger dans une autre langue que l’anglais.

Heureusement qu’il y a des avocats pour nous défendre!

mercredi 18 avril 2018

Pape pas pire


lundi 16 avril 2018

Vice à papa


dimanche 15 avril 2018

Suisse dans les idées

C'est toujours après coup que le chat sort du sac. Dans le cas de la première attaque chimique dont on s'est servi pour diaboliser encore la Russie, il appert que le poison en est un développé par l'OTAN.

Quant à la deuxième, combien de temps avant qu'on «découvre» qu'elle a été organisée par les «rebelles modérés» occupant Douma?

En attendant de le savoir, l'article est ici.

samedi 14 avril 2018

La faiblesse du nombre



Après des jours de menaces et de déclarations à l’emporte-pièce, l’opération a été déclenchée. Cette fois, ce ne sont pas seulement les Stazunis mais aussi leurs larbins (France, Royaux-Munis) qui se sont fendus d’une attaque à coups de missiles. Ladite attaque a eu lieu quelques heures après que Washington eut affirmé détenir la preuve irréfutable de la responsabilité syrienne quant à l’emploi d’armes chimiques, preuve tellement irréfutable qu’il semble inutile de la produire; comme d’habitude.

L’idée derrière cette pétulante mise en scène était d’infliger une dure leçon au régime de Bachar el-Assad, ainsi qu’à ses alliés russes. Dès lors, la détermination occidentale n’en a été que plus grande: les cibles ont été soigneusement choisies afin de ne pas frapper les concentrations de troupes russes. En outre, afin de dissuader Damas de recourir aux armes chimiques, la coalition a décidé de bombarder des installations abandonnées. Au final, l’opération fut un tel succès qu’aucune perte n’a été déplorée, ni du côté des forces de l’OTAN ni du côté syrien. Et tout ça après que les Yankees eurent utilisé deux fois plus de munitions que lors de leur agression similaire de l’an dernier.

En d’autres termes, les Stazunis et leurs alliés ont donné, avec des effets de manche, une preuve de plus de leur faiblesse croissante en ce qui a trait au conflit syrien. Ils auront lancé au-delà de 100 missiles, dont presque le tiers ont atteint leur cible. À près de 2 millions de dollars pièce, cela revient un peu cher l’esbroufe.

Jamais un si grand nombre n’aura accompli si peu avec autant de moyens.

vendredi 13 avril 2018

Inde et sens



Sans doute le choix de l'Inde comme constructeur est tout à fait sensé.

Après tout, nos décideurs n'ont d'autre ambition que celle de bien nous servir...

Le militaire civil



Le chef des militaires aux Stazunis s’appelle James Mattis, un général à la retraite des fusiliers de marine. Mais comme chacun sait, général un jour, général toujours. Dès lors, M. Mattis est maintenant, en quelque sorte, le général des généraux, en tant que secrétaire d’État à la Défense.

On sait aussi que, dernièrement, son boss, un civil, le président Donald Trompe, littéralement assiégé dans son propre pays par des enquêtes et des scandales à répétition, s’est rabattu sur la plus vieille ruse au monde pour tenter de se dépatouiller du chaos qu’il a soigneusement tricoté autour de lui. En effet, la vieille règle est que, pour distraire des problèmes domestiques, il faut orienter l’attention vers des problèmes internationaux.

Or, la prétendue attaque chimique du 7 avril dernier en Syrie lui a fourni le prétexte tout trouvé. En effet, ce jour-là, à Douma près de Damas, des civils ont été victimes d’un agent chimique encore mal défini. S’agissait-il d’un empoisonnement au chlore? Quel vecteur avait été employé? Peu importe que l’on ne connaisse pas du tout les détails; une chose était irréfutable: c’était une attaque lancée par le régime de Bachar el-Assad. Vous savez, une autre de ces attaques à l’arme chimique au sujet desquelles des enquêtes subséquentes ont fait peser les soupçons sur les rebelles extrémistes? Une de celles-là…

Immédiatement, ce cher, bon, gros, vieux président Trompe est monté aux barricades pour clamer haut et fort qu’il allait lancer des missiles pour punir Damas. Connaissant la valeur de ses affirmations, les experts doutaient qu’il passe aux actes. Cependant, au cours des jours qui ont suivi, ses rodomontades ont fait monter la tension  entre l’OTAN et la Russie, au point où des observateurs ont commencé à croire que cette escalade pouvait effectivement mener à un conflit armé.

Depuis, le président a – comme d’habitude – fait marche arrière, sans doute satisfait qu’il fût de son coup de gueule. Il est très bon pour ça: être satisfait de lui-même.

Il est vrai que des pressions se sont accentuées pour le mettre en garde contre l’escalade. En outre, M. Mattis a même demandé des preuves concernant l’implication de Damas dans l’organisation de cette attaque. D’ailleurs faux jeton comme pas un, l'ex-général s’est même fendu d’une tirade voulant que les Stazunis «cherchent à empêcher l’assassinat de personnes innocentes». Qu’est-ce qu’on ne dirait pas pour se draper dans une dignité de façade, alors qu’on a les mains couvertes de sang?

Malgré tout, il est le premier responsable militaire a mettre la pédale douce dans cette affaire et à respecter les usages. Rendons-lui au moins cette justice.

Quelle époque tout de même, quand ce sont les militaires qui incitent les civils à la prudence!


Général Motors? Non! général Mattis!

jeudi 12 avril 2018

mercredi 11 avril 2018

Monsieur Char!


Coup de bluff? Bof!



Les nouvelles ne sont pas fameuses en ce moment. L’économie s’essouffle tandis que les profits de la bourgeoisie croissent à nos dépens. Les lois qui sont votées rétrécissent nos libertés autant que nos programmes sociaux. Les politiciens se bousculent au portillon pour nous mentir et nous tromper chaque jour un peu plus. La température elle-même ne nous fait pas de cadeaux. Et puis, je vous fais grâce de toutes les autres conneries qu’on voit à la télé et dans les journaux, qui n’ont pour effet que de nous dégrader le moral un peu plus. S’il y avait lieu d’un véritable accommodement raisonnable, ce serait bien de mettre la pédale douce à cette chienlit.

Heureusement, tout n’est pas noir dans ce tableau. Les décideurs, conscients de leurs responsabilités et de leurs devoirs envers la population, prennent les mesures nécessaires afin de dissiper cette grisaille ambiante. Pas plus tard qu’hier, on a appris que le monde a fait un pas de plus vers une confrontation armée entre l’OTAN et l’alliance russo-irano-syrienne. Peut-être les adversaires ne font-ils qu’un coup de bluff, en ce moment, mais avions de combat et forces navales sont en train de se positionner afin de pouvoir frapper la Syrie à tout moment, qu’il y ait des militaires russes ou autres à proximité ne semble pas faire sourciller les chancelleries.

Bref, si les choses dérapent, ça risque de mal tourner. Mais, comme je dis toujours: «Bof! si nous devons avoir un holocauste thermonucléaire mondial, autant l’avoir tout de suite et enfin passer à autre chose!»

Alors vous voyez; inutile de s’en faire.

mardi 10 avril 2018

Énergie où est-ce?



Sans doute vous souviendrez-vous du fameux projet Energy East qui voulait faire passer à toute force un pipeline à travers le Québec afin d’acheminer le pétrole sale de l’Alberta jusque dans les terminaux de la famille Irving des Maritimes.

Vous n’aurez pas oublié non plus que le projet, développé sans tenir compte des intérêts du Québec, avait suscité une levée de boucliers non seulement chez les environnementalistes, mais également au sein de toute la population – surtout celle vivant dans les régions menacées par le pipeline – et même – ô surprise! – auprès des maires, dont celui, à l’époque, de la région de Montréal. Or si les maires eux-mêmes, toujours à vouloir gratter leur petit sou, étaient contre, c’est dire à quel point le projet était mauvais.

Peut-être ignorez-vous qu’un autre projet similaire était dans les cartons. Celui-là se nommait Trans Mountain, car il devait sauter les Rocheuses pour aboutir sur la côte du Pacifique, toujours au départ de l’Alberta. Il n’y en a que pour l’Alberta, par les temps qui courent. Mais, dans les faits, c’était tout à fait une sorte d’«Enegy West».

Il ne serait pas étonnant, compte tenu du peu de retentissement que la chose a eu dans les médias, que vous n’ayez pas remarqué que le projet Trans Mountain a été abandonné, en majeure partie à cause de l’opposition du gouvernement de la Colombie-Britannique qui craignait les conséquences environnementales des travaux de construction et, surtout, d’éventuelles fuites dans le pipeline. En fin de compte, Victoria a refusé que le projet aille de l’avant sur son territoire.

À l’heure actuelle, j’attends le concert de récriminations à l’endroit de la Colombie-Britannique en provenance du CAnada, comme ce fut le cas pour le Québec qui, lors de son épique résistance contre Energy East avait été traité de tous les noms par quantité de CAnadiens outrés que le Québec ne tienne pas davantage compte des intérêts de leur pays, après tout ce que ce dernier a fait pour lui, c’est-à-dire voler, mentir et tricher.

On en avait entendu des vertes et des pas mûres à l’époque. Mais je dois dire que le silence actuel est assourdissant: pas un mot dans les journaux à propos de l’égoïsme de la Colombie-Britannique.

D’autant assourdissant lorsqu’il provient d’une bande de grandes gueules inutiles.

dimanche 8 avril 2018

Faux numéro

Léger rebondissement dans l'«affaire Skripal»: contre toute attente, «ils vont bien».

Pas de veine pour les Royaux-Munis.





samedi 7 avril 2018

Passage au passé



C'est amusant, cette obsession avec le baseball, à Morial. On se souviendra que, dans le passé, l'équipe pratiquant ce sport professionnel a été non seulement incapable d'atteindre le championnat, mais en plus on l'a laissée à mourir de sa belle mort, à la suite d'un retentissant échec commercial. En d'autres termes, il n'y avait pas assez de partisans pour graisser la patte des joueurs et, surtout, des propriétaires de l'équipe.

Aujourd'hui, courte mémoire oblige, on veut recommencer l'expérience malheureuse. Ainsi, en plus de payer un stade neuf – et au centre-ville, encore; c'est plus cher – et des places hors de prix pour un minable spectacle, vous devrez encore éponger les déficits accumulés par l'incurie administrative des habituels requins nageant dans les parages de l'assiette au beurre.

Bref, après être passés à la batte, vous passerez à la caisse!

vendredi 6 avril 2018

C'est du joli, Mélanie!


Mission compromis ou compromission?


Frac de flic



La nouvelle mairesse de Morial, la sémillante et pétulante Valérie Plante, en a sorti une bien bonne, l’autre jour. En effet, la magistrale magistrate a révélé qu’elle était plutôt favorable au port de symboles religieux pour les policiers de sa ville.

On peut penser que son affirmation, tombée directement de l’azur le plus pur, sans que personne lui eût demandé quoi que ce soit, est inspirée du besoin monomaniaque de bêler dans le registre des éternels accommodements raisonnables qui, à force d’être poussés toujours plus loin, finissent par l’être de moins en moins.

Si l’on veut améliorer la tenue du corps policier, que l’on commence par réduire son arsenal ou par sanctionner sévèrement les actes de brutalité à l’endroit des manifestants désarmés et des itinérants, et que l’on interdise en outre les interpellations arbitraires ou le profilage racial. Ce dernier point sera certainement plus apprécié des minorités qu’un hideux hidjab marine sous le masque à gaz. Et pourquoi pas un tchador?

D’ailleurs, j’inviterais madame la mairesse à plus de mesure. Parce que, si le turban, entre autres fagotages ridicules, finit par être intégré à l’uniforme montréalais, je n’ose imaginer à quoi ressembleront les prochains moyens de pression du vaillant corps – et quel corps! – policier.

L’administration municipale risque de s’ennuyer des pantalons de camouflage…

jeudi 5 avril 2018

On vit vraiment une époque formidable!



Vous connaissez la dernière mode qui se répand comme une traînée de poudre chez les adolescents et autres jeunes adultes? Le «sniffage» de condom… Vous ne le croyez pas? Vous avez grand tort.

Il s’agit d’un autre de ces défis de débiles, comme se renverser un seau d’eau glacée sur la tête ou s’étendre de tout son long sur le trottoir dans la plus stricte immobilité ou ôter son pantalon avant de prendre le métro. Et toujours en se prenant en autoportrait ou en se faisant filmer par un camarade tout aussi futé, pour ensuite afficher cette imbécillité sur YouTube.

Bref, le sniffage de condom consiste à aspirer un préservatif par une narine et de le faire ressortir par la bouche. Évidemment, si on s’obstrue les voies respiratoires au passage, le défi est raté et il faut recommencer. Si on survit, bien entendu; et si on est vraiment assez crétinisé pour vouloir recommencer.

Bref, c’est la nouvelle mode qui fait fureur. On applaudit bien fort, c’est un autre pas en avant pour les Darwin Awards.

Il n’y a pas à dire: on vit vraiment une époque formidable. Quand je pense que, jusqu’à maintenant, la chose la plus stupide qu’on pouvait sniffer volontairement était de la cocaïne. Eh bien, même ça, ça a été détrôné, désormais.

Formidable, je vous dis!