samedi 29 avril 2017

Lou Skannen en vacances


mercredi 26 avril 2017

mardi 25 avril 2017

L'important, c'est de participer



Ce qu'il y a de bien avec le sport professionnel, c'est qu'il s'agit d'une activité qui génère des millions de dollars. Cela explique pourquoi les élites financières se précipitent dans des projets visant à implanter des équipes dans leur ville, et deux ou trois fois plutôt qu'une.

Comme on sait, les bourgeois excluent toute ingérence des gouvernements – fussent-ils bassement municipaux – dans leurs affaires. «L'État n'a pas à se mêler de business», est le leitmotiv incontournable de notre belle époque capitaliste sauvage «mur-à-mur». Aussi, les paliers de gouvernement sont-ils toujours tellement fiers de pouvoir affirmer qu'ils ne subventionnent pas le sport professionnel. Cela, n'est-ce pas, serait doublement immoral: à la fois sur le plan de l'ingérence et sur celui plus discutable encore de la contribution immodérée à des gens depuis fort longtemps pleins aux as.

Du moins, c'est ce qu'on vous raconte régulièrement, et que vous choisissez de croire. Tout au moins jusqu'à ce que l'évidence à l'effet du contraire vous jaillisse en plein visage, comme aujourd'hui, alors qu'on «apprend» que les taxes foncières de deux des équipes de sport professionnel montréalaises ont chuté d'environ 25 %.

D'une part, comme il n'y en a pas une des deux qui a remporté un championnat depuis un sacré bout, cela représente en quelque sorte un incitatif à l'incompétence. C'est comme si votre patron vous accordait un bonus parce que vous ne faites pas votre boulot correctement. De l'autre, il s'agit d'une subvention indirecte, car qui croyez-vous devra allonger le fric pour combler ce manque à gagner dans les coffres municipaux? C'est vous!

On sait que l'administration de Denis «de poule» Coderre se décarcasse pour ramener à Montréal une équipe de baseball, dont personne ne voulait depuis la fin des années 1990, à grands renfort d'un stade dont on vous refilera la facture. Ça ne fera qu'alourdir le fardeau que représentent en permanence ces millionnaires du sport, alors que tant d'autres dossiers exigeraient une attention – et des ressources – prioritaire.

Comme disait Pierre de Coubertin, l'important c'est de participer… à l'effort financier.



lundi 24 avril 2017

Dilemme au Pentagone

 

dimanche 23 avril 2017

Affres-ghanistan


samedi 22 avril 2017

CApitaine CAnada


jeudi 20 avril 2017

Les méfaits de la drogue



Qu'arrivera-t-il si le bon maire Denis «de poule» Coderre profite de la légalisation de la marijuana? Le risque est grand que son cerveau se mette à réfléchir*!


*Blague empruntée au groupe d'humoristes Les Cyniques

Bernier aux champs


Maxime Berné se mêle de critiquer le système de la gestion de l'offre qui a profité aux agriculteurs québécois au fil des ans. Tout ce qui dévie de la sempiternelle loi du marché lui apparaît comme inique et injuste. Alors, évidemment, un système qui protège les agriculteurs d'ici contre ceux de là-bas ne peut que lui être désagréable.

Le voici tout d'un coup propulsé de l'état d'expert en «Jos Louis» à celui de gentleman agronome. C'est la version Maxime aux champs, en quelque sorte.

Ça ne le change guère, lui qui est toujours dans le champ...


mardi 18 avril 2017

Trompe de guerre et «Obamacare»



Donald Trompe, le président des Stazunis, a vu sa cote de popularité grimper en flèche depuis qu'il a décidé de bombarder la Syrie et qu'il s'est mis en tête de «mater» la Corée du Nord.

On se souvient que, vers la fin mars, ses appuis au sein de la population avaient chuté à environ 35 %; du jamais vu si tôt dans un mandat présidentiel. Cependant, le goût de la guerre est tellement profondément ancré dans ce pays qu'il a suffi de faire exploser quelques ogives conventionnelles et de menacer l'Orient d'une conflagration nucléaire pour que le public yankee retrouve confiance en son président dont la cote a grimpé à 50 % d'approbation, depuis.

Décidément, il faudrait que le peuple stazunien se sorte la tête de ses westerns pour finir par comprendre que tout ne peut se régler à coups de flingue et que le fait de se balader avec des armes n'apporte pas la paix, bien au contraire. On pourrait cependant conserver en mémoire l'allégorie du western pour faire remarquer aux ignares des Stazunis que ce n'est jamais le «bon» qui dégaine en premier. Mais à vrai dire, je ne suis pas vraiment étonné que ce même public yankee n'arrive pas à comprendre la symbolique primaire de son propre folklore.

C'est pourquoi je ne suis pas vraiment étonné non plus de constater qu'il ne comprend pas davantage que les vents dominants, au-dessus de l'océan Pacifique, vont d'ouest en est; et que, si l'Orient se couvre de champignons atomiques, les radiations vont finir par se déposer gentiment sur la bordure ouest du continent nord-américain.

Là, les gros ignares auront vraiment besoin de leur «Obamacare»!

lundi 17 avril 2017

Le peuple


Ce qu'il y a de bien, avec la démocratie, c'est qu'on peut toujours compter sur l'opinion publique pour prendre la mauvaise décision. Il en va ainsi non seulement chez nous, mais également à l'étranger, ce qui est en quelque sorte rassurant: tous les ignares ne sont pas concentrés ici. Il est vrai que l'opinion publique est très facilement malléable, mais tout de même elle pourrait s'avérer un peu plus coriace quand vient le temps de se tirer dans le pied.

J'en veux pour preuve le référendum – encore un! – qui vient d'être tenu en Turquie. Là-bas, le président Recep Tayyep Erdogan a voulu se faire attribuer de plus larges pouvoirs afin d'instaurer un gouvernement personnel quasi dictatorial au motif de vouloir garantir la sécurité. On sait qu'un putsch militaire bâclé avait échoué, récemment, et permis à M. Erdogan d'exercer une répression contre toute forme d'opposition, même celle qui avait condamné ledit putsch.

Bref, ce dimanche le peuple turc est passé aux urnes et a accepté les réformes constitutionnelles proposées par son président, lequel a maintenant les mains pratiquement libres pour entreprendre n'importe quoi. Prochaine étape? Le rétablissement de la peine de mort. Oui, parce que, avec toutes ces arrestations, les prisons doivent déborder. Alors pour le bien-être des détenus, il faudra sans doute y faire de la place.

Comment être en désaccord avec cette réplique d'un personnage de télésérie qui avait dit, dans Les rois maudits: «J'aime beaucoup le peuple. On peut lui demander ce qu'on veut et, une fois qu'on l'a obtenu, on ne lui doit rien en retour»?

À part peut-être quelques bons coups de bâton afin de le tenir dans le droit chemin; pour ne pas dire le chemin à droite.




samedi 15 avril 2017

Maudite drogue!



Bonne chronique de la part de Josée Legault, hier, alors qu'elle résume les interrogations liées à la légalisation de la marijuana, sans manquer de souligner au passage le manque de prévoyance des paliers de gouvernement dans ce dossier.

Qui se chargera de la distribution? Qui empochera les profits? Et surtout qui aura droit d'en acheter? Car une des questions les plus délicates demeure l'âge des consommateurs de cette drogue dite douce.

Effectivement, les effets du THC – l'agent actif du pot – sur le développement du cerveau des moins de 25 ans a été jugé délétère par des chercheurs dans le passé. Or, la consommation a augmenté ces dernières années chez les 15 ans et plus. Pas beaucoup, peut-être, mais suffisamment pour craindre une hausse significative au moment où la marijuana sera en vente libre. Ainsi, l'enjeu de santé publique semble être au centre du débat, présentement.

Or, à mon humble avis, cela ne présente pas de problème conséquent, en autant que nos gouvernements soient concernés. La consommation de pot nuit au développement du cerveau chez les jeunes? Et alors? Ils voteront libéral!

vendredi 14 avril 2017

Le joyeux (Wan)drille



Wandrille Lefèvre est un joueur de l'Impact, une équipe de foot de la Major League Soccer. L'autre jour, dans son compte Intsagram (pic et pic et colegram), Wandrille a publié une photo de lui pointant un revolver, prétendument à air comprimé, avec le bas de vignette «Depuis que Donald Trump est au pouvoir… mieux vaut prévenir que guérir», suivi d'une binette souriante.

Selon l'athlète, il s'agissait d'une blague, sans plus. Or son employeur l'a suspendu de l'alignement de l'équipe en guise de sanction pour ce qui est considéré comme un comportement inapproprié. La réaction a-t-elle été démesurée? On laisse au lecteur le soin de juger.

Notons cependant au passage que, si le bas de vignette avait été quelque chose dans le genre: Depuis que Donald Trump est au pouvoir… on a plus de chances d'enfin posséder une arme à feu», avec ou sans binette, personne n'aurait vraisemblablement trouvé à redire.

C'est une question de liberté vous comprenez…

Sauf que, aux Stazunis, le message du joueur de foot aurait pu provoquer une tempête de protestations scandalisées, condamnant la chose avec la dernière des énergies. Les Yankees n'auraient pas digéré que quelqu'un utilise un revolver à air comprimé, plutôt qu'une arme létale.

jeudi 13 avril 2017

La fuite par le bas



La marine yankee se renforçant en mer du Japon avec l'envoi d'un porte-avions et de sous-marins, l'armée chinoise en état d'alerte à la frontière, la République démocratique populaire de Corée (RDPC) sur pied de guerre et le Japon qui se mêle d'accuser cette dernière. Disons-le tout de go, la situation politico-militaire dans la région est très tendue, actuellement. Certains «experts» n'hésitent pas à dire qu'il pourrait y avoir confrontation armée dès samedi prochain, jour anniversaire de la naissance du fondateur de la RDPC. Or, dans les circonstances, qui dit confrontation armée dit en fait attaque nucléaire.

Il y a 6 mois, encore, les observateurs auraient été moins pessimistes qu'aujourd'hui. Certes, le leader de la RDPC était déjà un impulsif à ce moment. Mais l'Occident n'avait pas à la tête de sa première superpuissance un autre impulsif, pas toujours rationnel. Que va-t-il se passer entre ces deux va-t-en-guerre? Probablement que la crise va finir par se résorber sans trop de casse. Mais, désormais, il n'y a plus de certitude à ce propos. Le risque d'un dérapage n'a jamais été aussi grand depuis la crise des missiles, en 1962.

Ce qui est le plus extraordinaire, dans tout ça, c'est l'attitude yankee. Voilà 15 ans que les initiatives  de ce pays s'enlisent chaque fois que ses militaires arrivent quelque part. Depuis belle lurette, les Stazunis tentent de parler le moins possible de l'Afghanistan et de l'Irak. Ils font présentement l'impasse sur la Libye et le Yémen. On se croirait à un spectacle d'hypnotiseur où le public est appelé à tout oublier.

Cette manie yankee de chercher malgré tout de nouveaux conflits – l'autre jour avec la Syrie et maintenant avec la RDPC –, peut-être avec le bas instinct de parvenir finalement à remporter une victoire, s'apparente à une fuite en avant. Mais à quoi mènent ces bombardements à répétition qui n'arrivent qu'à niveler les villes les unes après les autres?

Ah oui! Le nivellement par le bas...

mardi 11 avril 2017

C'est pas cher pour avoir la paix!



Le 7 avril dernier, la marine yankee a lancé une attaque contre une base militaire syrienne à coups de missiles de croisière Tomahawk. Il s'agissait de représailles contre l'utilisation présumée par le régime de Bachar al-Assad d'armes chimiques dans la ville d'Idlib, trois jours auparavant. L'utilisation en question est par ailleurs considérée comme assez peu probable par les experts indépendants qui ont étudié la question, depuis.

Peu importe, l'impulsif président yankee, M. Donald Trompe, a ordonné le bombardement de la base aérienne d'où étaient partis les appareils ayant pilonné Idlib. La flotte US a donc tiré 59 missiles Tomahawk en rafale, dont 34 auraient été vraisemblablement abattus par la DCA syrienne.

Notons, pour info, que chacun de ces missiles coûte plus de 1,8 million de dollars US. C'est donc plus de 106 millions de dollars US que la flotte yankee a balancés dans les airs, dont plus de la moitié ont été irrémédiablement perdus en route.

Malgré tout, 106 millions, ce n'est pas cher pour avoir la paix. Quelle paix? Mais la paix intérieure, voyons!

La Russie est l'alliée de la Syrie. Donald Trompe, depuis avant même son élection, est soupçonné de collusion avec la Russie et les allégations à cet effet empoisonnent son administration depuis son arrivée en fonction. Bombarder la Syrie, c'est un peu bombarder la Russie.

Cent six millions pour fermer la gueule des critiques, c'est pratiquement donné pour M. Trompe. Et en plus, c'est même pas son fric!

Il est vrai qu'il a toujours eu le talent de profiter de l'argent des autres...


lundi 10 avril 2017

Que vîmes-nous à Vimy?



Cette bataille fut le plus grand et le plus glorieux des engagements de la Première guerre mondiale. C'était en 1917 et le corps cAnadien fut lancé à la conquête de la crête de Vimy, dans le Pas-de-Calais. Pendant les 3 jours au cours desquels l'attaque victorieuse fut menée, les troupes du Dominion perdirent à peine 10 000 hommes afin de s'emparer de la position tenue par l'armée allemande. Au terme de l'affrontement, la situation stratégique resta strictement la même, de sorte que l'utilité de cette bataille fut à peu près nulle.

Sauf pour le CAnada qui a salué, à partir des années 1960, la prise de la crête de Vimy comme étant le moment décisif où naquit le nationalisme cAnadien, un peu de la même façon que la boucherie des Dardanelles avait marqué la naissance des nationalismes australien et néo-zélandais.

Sauf que ce discours ampoulé n'avait guère de sens dans le contexte. En 1917, c'était l'année de la conscription. Les gens dont l'esprit national était le plus éveillé à cette époque s'étaient opposés à cette décision du gouvernement Borden (billets de 100 $). Au Québec, bien sûr, mais aussi ailleurs au CAnada; ce qu'on oublie trop souvent. Évidemment, il n'y a qu'au Québec où l'armée a tiré sur la foule qui protestait contre l'instauration de la conscription. Le bon gouvernement cAnadien n'avait pas jugé opportun d'insister dans les deux langues en matière de répression.

Les soldats qui participèrent à la bataille de Vimy étaient, quant à eux, majoritairement des volontaires. Or – et c'est un fait historique – au moins la moitié des volontaires dans l'armée cAnadienne à cette époque n'étaient même pas nés au CAnada. Il s'agissait de ressortissants britanniques qui s'étaient enrôlés afin de défendre leur patrie, c'est-à-dire le Royaume-Uni. Pas le CAnada qui n'était pour eux rien d'autre qu'une lointaine colonie.

La bataille de Vimy aurait donné naissance à l'esprit national au CAnada, marquant en quelque sorte le point de départ de son indépendance? Cette notion n'aurait de sens que si le CAnada avait été une colonie de l'Empire allemand…

vendredi 7 avril 2017

Eille boss! L'intégrité de la personne, qu'ossa donne?*



Epicenter est un regroupement d'une centaine d'entreprises en démarrage se trouvant en Suède. Fidèle à la pensée post-moderne des start-ups actuelles, des employés œuvrant dans ses bureaux ont accepté de se faire implanter une micropuce, quelque part dans leur corps – et quel corps! –, laquelle permet d'ouvrir les portes ou d'activer des imprimantes simplement en agitant la main.

Première observation, s'il faut agiter la main, c'est donc qu'elle est libre et qu'il est en conséquence possible d'ouvrir les portes et d'activer les machines de la façon traditionnelle; laquelle, pour sa part, a si bien servi nos ancêtres. Alors, à quoi sert vraiment cette micropuce? On se le demande.

Est-il besoin de préciser que la micropuce en question permet également de suivre à la trace lesdits employés, sans compter que, à la limite, ce type de technologie offre la possibilité de colliger des données relatives à leur santé, à leurs relations au travail, au temps qu'ils consacrent à leurs tâches, voire même au nombre de fois où ils se rendent aux toilettes.

Deuxième observation, sur les 2000 travailleurs regroupés dans les locaux d'Epicenter, 150 personnes ont accepté, sans aucune espèce de contrainte, de recevoir dans leur anatomie la puce numérique. Bien entendu, pour l'instant, le «marquage» n'est pas du tout obligatoire. Mais si 7,5% des employés sont spontanément volontaires, imaginez combien il y en aura qui accepteront d'être ainsi «robotisés» une fois qu'on leur aura fait comprendre que ce serait «avantageux pour tout le monde» qu'ils y consentent eux aussi.

Malgré cela, tout n'est pas négatif dans l'affaire. La micropuce permet aussi de s'acheter des smoothies rien qu'en agitant la main.

Dernière observation, mettons que, à mon humble avis, ça revient plutôt cher la gorgée et que, compte tenu de ce que tout cela représente, les smoothies pourraient bien être offerts à titre gracieux. Dans le pire des cas, je suis sûr que la micropuce permettra de savoir qui abuse d'une telle générosité…

Pour l'instant, la technologie n'est utilisée qu'en Suède. Espérons qu'elle ne fera pas un Ikea d'elle-même.

 
* C'est comme les unions...

jeudi 6 avril 2017