mardi 2 juin 2020

Inclusion de l’aidant



Puisqu’il faut toujours faire comme les Yankees, des marches antiracistes se sont déroulées au CAnada dans le sillage des protestations qui ont explosé au sud de la frontière à la suite de l’assassinat de George Floyd par la police de Minneapolis.

Montréal n’a pas fait exception, dimanche dernier, alors que nombre de manifestants ont pris d’assaut les rues dans le but de sensibiliser l’ensemble de la population à la problématique du racisme et de la xénophobie.

Essentiellement, ce que les participants, motivés par une volonté d’aide, voulaient démontrer, c’était que le mieux-vivre ensemble passait nécessairement par le respect de l’autre et une volonté d’inclusion.

Ce fut d’autant plus efficace que la plupart des affiches brandies au cours de cette manifestation étaient écrites en anglais.

Devant un tel élan de solidarité, comment ne pas se sentir interpellé par la problématique du racisme?

lundi 1 juin 2020

André pas clair



Décidément, je ne puis relâcher ma surveillance deux minutes. Dès que je m’absente un malheureux petit week-end, tout fout le camp. Émeutes raciales aux Stazunis, le déconfinement qui tarde, les faillites qui se multiplient et la récession qui s’annonce. Sans compter, évidemment, les difficultés que rencontre actuellement André Boisclair, l’ancien chef du Parti québécois.

En effet, dans son cas, il est question d’agression sexuelle armée. On comprend à demi-mot que l’arme en question n’était pas seulement un appendice quelconque. Cependant, on ne connaît pas les détails de cette histoire qui remonterait à 2014 et qui demeure nébuleuse à plus d’un titre.

Compte tenu de son passé politique, et afin d’éviter toute crise identitaire, il reste à espérer que sa victime n’était pas une anglophone.

jeudi 28 mai 2020

Bal Capone



On se souviendra que M. Tony Accurso avait été soupçonné d’avoir trempé, de près ou de loin, dans le dossier de corruption à la Ville de Laval. D’abord, y a-t-il bien eu une histoire de corruption à Laval? Certaines personnes pensent que ce fut le cas, mais tout le monde peut se tromper. Ensuite, M. Accurso a-t-il été impliqué dans cette affaire? Le doute est désormais permis.

En effet, on apprend que, dans le cas du procès en appel de la condamnation du principal intéressé, un policier enquêteur a livré un «témoignage émotif», tout autant que bouleversant, dénonçant le manque de «fair-play» au cours de l’enquête qui a mené à la condamnation de M. Accurso, en 2018.

Déjà, qu’un enquêteur livre un témoignage émotif, on sent que ses mobiles ne peuvent que relever de la plus grande sincérité. De plus, ce manque de «fair-play» dénote une grave injustice de la part des forces de l’ordre, quand on sait à quel point M. Accurso a toujours agi dans le plus grand respect des usages et de la légalité.

Nul doute que ce témoignage aidera au rétablissement des faits et à un verdict permettant enfin à la vérité et à la justice de triompher dans ce dossier. Il restera ensuite à récompenser l’enquêteur Roberto Capone pour son témoignage courageux. 

Escomptons que la divine providence y verra.


mercredi 27 mai 2020

Joe bidon



mardi 26 mai 2020

Pénombre de nombres


La crise des fossiles



En 1962, la planète était aux abois. Les Stazunis avaient découvert la présence de missiles à Cuba et avaient durci leur blocus à l’encontre cette île-nation. Leurs navires de guerre entendaient intercepter les bateaux soviétiques à destination de La Havane, menaçant de créer un casus belli qui eût peut-être entraîné le monde dans l’holocauste nucléaire.

Finalement – patatras! –, la diplomatie reprit ses droits. Les Yankees s’engagèrent à ne plus envahir Cuba et les Russes remballèrent leur arsenal. Bref, la «crise des missiles» qui devait mettre un terme à l’humanité se solda par un statu quo de timorés.

En 2020, en pleine crise du coronavirus, les Stazunis, donnant par là même toute la mesure de leur humanité, décident de resserrer davantage le blocus dont ils affligent le Venezuela; et ce, sans compter les attaques terroristes en sous-main. Malgré que le pays latino-américain est un important producteur de pétrole, il manque de carburants raffinés. Qu’à cela ne tienne, décide l’Iran; elle envoie cinq pétroliers en porter au Venezuela, soit une réserve pouvant durer 50 jours.

Washington frappe du poing sur la table internationale et menace d’intercepter militairement la flottille. L’occasion est trop belle d’infliger un camouflet à deux adversaires et de les humilier en les forçant à renoncer à ce projet. 

Résultat, les pétroliers ont commencé à arriver à bon port et les Yankees n’ont rien fait. La crise des énergies fossiles a été un non-événement, sinon pour les moulinets verbaux des Stazunis; lesquelles rodomontades leur auraient épargné le ridicule, s’ils les avaient gardées pour eux.

Comme le reste de ce qu’ils racontent.

lundi 25 mai 2020

dimanche 24 mai 2020

Persé(con)cution


samedi 23 mai 2020

Montréal vue du sol



Il est possible que le propriétaire de la clôture l'ait posée là afin de protéger le tronc.

Mais peut-être qu’elle y est pour contenir ce troupeau d’arbres.

Montréal Far West, quoi…


«Mais c'est pas le Far West, ça! 

C'est le Seigneur des anneaux

Ah bin! Ça pourrait être Paul à l'érablière, aussi!


«C'est vrai que c'est une belle clôture.»

Le phare, où est-ce?

Dites donc, on dirait que l’épidémie fait déjà partie du passé. Récent, je vous l’accorde. Mais son actualité a déjà commencé à s’estomper. J’en veux pour preuve cette promenade que je me suis payée de par les belles rues ombragées de Montréal.

La journée splendide que nous avons eue, hier, se prêtait merveilleusement à cette activité. Vous savez, dans ces moments-là, tandis que le corps se déplace, l’esprit vogue de son côté. On se remémore de vieux souvenirs; on dresse la liste d’épicerie; on admire les jeux de lumière entre les branches; on cite à haute voix des répliques de théâtre; on peut même inventer des jeux.

J’en ai inventé un, pendant mon excursion. Vous imaginez sans peine que quantité de gens ont aussi profité du soleil. Aussi, le jeu consistait-il à accorder un point à chaque individu faisant un effort visible afin de respecter le principe de distanciation. Je n’ai pas compté les cow-boys qui semblaient ne pas me voir et qui fonçaient droit devant eux, dans un parfait exemple de mécanique newtonienne. En occupant presque tout le trottoir, il va sans dire.

Bref, la routine, quoi.

Vous voulez connaître le score au bout de l’heure et demie? Un. Une personne. Et même pas adulte, en plus…

Ce fut comme un faisceau de lumière, venu d’on ne sait où, qui m’a balayé à cet instant.



Moi, misanthrope? Mais qu'est-ce que vous allez chercher là? 

Quand j'entends ça, je comprends pourquoi il y a tant de misanthropes.

vendredi 22 mai 2020

Trace et attrape



Le traçage. Voilà que cela est devenu le truc à la mode pour combattre les épidémies. Tester la population? Fournir des équipements de protection? Maintenir des services de santé pouvant soigner adéquatement? Mettre sur pied des centres de recherche capables de développer des médicaments efficaces?

Non, non. Trop coûteux, tout ça!

Ce qui serait beaucoup mieux, ce serait de laisser la téléphonie cellulaire intelligente espionner les gens dans chacun de leurs déplacements grâce à une application. Et, bien entendu, s’arranger pour que ce soient les consommateurs eux-mêmes qui paient pour installer cette dernière sur leur appareil.

Il existe déjà des applications dans ce sens; mais leur désavantage, c’est qu’elles vident trop rapidement la pile. Donc, le téléphone peut s’éteindre inopinément et ainsi le système-espion cesse de tracer les individus. Il est donc prévu par le gouvernement du fils de Pierre Elliott Trudeau d’attendre les solutions que devraient offrir Apple et Google, dès le début juin, afin de remédier à ce problème. Nul doute que ce sera attendu avec beaucoup plus d’impatience par les autorités qu’un nouveau vaccin.

Il est même question que l’utilisation de ces applications puisse ne pas être absolument obligatoire. Décidément, la notion de liberté individuelle est une belle et grande chose!

Il ne restera plus qu’à trouver un nom pour ce programme. Quelque chose de lénifiant et de rassurant.

Tiens! pourquoi pas «Phénix»?

Montréal vue du sol


jeudi 21 mai 2020

K.-O., K.-O., le clown

Le Cirque du Soleil n’a plus besoin de présentations. Prenez-moi, qui n’ai jamais vu un seul de ses spectacles, même pas dans YouTube, je sais de quoi il est question. C’est tout dire…

Il s’agit d’une institution, naguère québécoise, mais dont la réputation a été reconnue mondialement, au point qu’elle se produit davantage ailleurs dans le monde que chez nous. En fait, elle est tellement présente sur la scène internationale qu’elle était devenue une source de revenus des plus appréciables. À preuve, son co-fondateur, Guy Laliberté, ne sachant plus comment dépenser tout son pognon, était allé faire, en 2009, le clown dans l’espace.

De même, le Cirque fut une poire tellement juteuse que M. Laliberté commença, dès 2008, à se défaire de ses parts. En 2015, l’institution fut finalement achetée par une société d’investissement états-unienne TPG Capital, avec l’aide de la société chinoise Fosun. Bref, en dépit du fait que le Cirque du Soleil a encore pignon sur la 2e avenue à Montréal, ce n’est plus une société québécoise.

Comme ce fut le cas avec tout le monde, l’épidémie s’est avérée très coûteuse pour ce fleuron de l'industrie du spectacle. Le résultat ne s’est pas fait attendre. La semaine dernière, le Cirque aurait demandé à Investissement Québec – c’est-à-dire par ricochet vous et moi – une aide financière de 500 millions de dollars; rien que ça. Est-ce vrai? On n’en sait rien, mais ce qui est certain, c’est que des tractations de coulisses vont bon train pour dépanner cette société sino-états-unienne. Peut-être menace-t-elle de déménager son siège social à l’étranger? 

Pour ce faire, on pourrait demander à Airbus de lui prêter deux ou trois A220.

C-Série-eux…


mercredi 20 mai 2020

À vos masques! Prêts? Partez!

* L'Internationale

Montréal vue du sol


Dix tentations*

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais toute cette histoire de distanciation sociale m’a pris à rebrousse-poil. Au début, quand les autorités l’ont annoncée, je me suis dit que je devais me trouver dans un mauvais rêve. Cette situation catastrophique ne pouvait pas arriver dans ce monde où je vis. Et pourtant, si!

Mettez-vous à ma place. Voilà des années – pour ne pas dire des décennies – que je creuse l’écart entre moi et le contemporain. J’avais comme pratique normale de tenir au moins trois ou quatre mètres entre nous. Alors, d’un seul coup avec leurs deux mètres de distance, les autorités coupaient de moitié mon espace vital. Mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse de ces deux mètres?

Il est vrai que le contemporain demeure viscéralement grégaire, de sorte qu’il s’agglutine à son prochain. Au bout du compte, on découvre un attroupement compressé comme un trou noir, vibrant et bruissant à la façon d’un essaim frénétique. Évidemment, on comprend dès lors que, lorsque les liens se distendent dans cette masse compacte semblable au nodule primitif ayant donné naissance à notre univers, l’espace se retrouve chichement mesuré pour chacun.

Cette épidémie est un terrible fléau.



* Il n’y a pas 10 tentations; c’est seulement pour le calembour. Des tentations, j’en ai bien quelques-unes, comme tout le monde, mais de là à faire des aveux publics qui pourraient être retenus contre moi…


mardi 19 mai 2020

Tout ira bien!