vendredi 30 septembre 2016

Lebel province




Comme chacun sait, le Québec est une petite région périphérique du CAnada, autrefois meilleur pays du monde, lequel a tout de même dégringolé de quelques marches, tendance oblige.

Il y a eu un processus électoral, il y a quelques mois et le pays a porté au pouvoir le Parti libéral du CAnada (PLiC) avec, comme dirigé, le fils de Pierre Elliott Trudeau. Lorsqu'est venu le temps de constituer son cabinet, ce dernier a choisi comme ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique M. Nadveep Bains, député de Mississauga-Malton, en Ontariow. (Aucun lien de parenté avec Richard Henry Bain.)

Mais comme les ministres – on l'a toujours remarqué, n'est-ce pas? – travaillent extrêmement fort, ils assument toutes sortes de responsabilités en plus de leur ministère. Ainsi a-t-on confié au sans doute très capable M. Bains la responsabilité de l'Agence du développement économique du CAnada pour les régions du Québec.
M Nadveep Bain

Bref, une personne visiblement ontarienne va représenter les intérêts du Québec avec le même empressement manifeste que tous les autres ontariens ont déployé par le passé. C'est-à-dire, le moins possible.

Évidemment, on ne peut en tenir rigueur au fils de Pierre Elliott Trudeau qui a fait ce qu'il a pu, n'ayant personne d'autre sous la main. Le PLiC n'a fait élire que 40 députés au Québec lors des dernières élections...

Ce qu'il y a d'encore plus amusant dans cette affaire, c'est que c'est Denis Lebel, un conservateur bien connu, qui a dénoncé la chose, lui qui a tant fait pour la Belle Province tandis qu'il était au pouvoir. Autant qu'un Ontarien. Rien

mercredi 28 septembre 2016

Visionnaires anonymes



On l'avait tout de même un peu oublié, depuis le temps, mais les Néerlandais ont poursuivi leur enquête concernant le fameux vol qui avait été abattu au-dessus de l'Ukraine. Évidemment, que je sache, cette enquête s'est surtout déroulée aux Pays-Bas, puisque la région du Donbass est toujours le théâtre d'escarmouches, dont on n'entend pas davantage parler. Conclusion, le vol MH17 a été abattu par un missile. Le missile en question était certainement un BUK et il provenait à coup sûr de Russie.

Eh bien, là, bravo. On ne peut pas être plus précis. D'une part, l'affirmation sans appel à l'effet que l'avion de ligne a été abattu par un missile fait fi de l'avis de quantité d'experts qui ont mis en doute une telle théorie. Mais admettons tout de même que c'est bien le cas. Les enquêteurs ont senti le besoin de souligner que le missile était venu de Russie, car il est capital dans une opération de propagande de blâmer la Russie, surtout maintenant que cela pourrait placer Moscou dans l'embarras là où ça compte: relativement à la question syrienne.

Mais il n'y a rien de bien sorcier au fait que le missile fût d'origine russe. Après tout, l'armée ukrainienne, avant le putsch fasciste qui a pris le pouvoir à Kiev en 2014, était équipée par la Russie. Or, les indépendantistes du Donbass ne possédaient pas de systèmes de missiles BUK.

Bien entendu les inspecteurs néerlandais ont fini par trouver «des centaines de personnes potentiellement impliquées dans le tir du missile». Qui sait ce que ce jargon peut bien vouloir dire, mais une chose est sûre et certaine: ces centaines d'anonymes ont tout vu!

Pour faire bonne mesure, les enquêteurs ont même identifié le champ duquel le missile a été tiré et affirmé que le système BUK avait ensuite été retourné en Russie, et ce, dans le plus grand secret, apparemment, puisque personne ne l'a jamais vu passer. Quant au champ en question – manque de chance – il est toujours aux mains des indépendantistes, alors on ne peut rien vérifier de tout ça.

Ça, c'est vraiment de l'enquête objective et indépendante!

lundi 26 septembre 2016

Vieille nouvelle


samedi 24 septembre 2016

Va de bon cœur, Suzanne



Le 8 décembre 2015, un incident a retenu l'attention au Palais de justice de Morial. Alors qu'elle voulait quitter les lieux, la juge Suzanne Vadboncœur s'est impatientée lorsque la porte du garage est restée coincée. Légèrement contrariée, elle s'en est pris à l'agent de sécurité – qu'il faut appeler un «constable spécial» (sic) – qui ne parvenait pas à dégager la sortie.

Selon elle, elle aurait traité le préposé armé «d'épais et d'imbécile» mais, contrairement à ce qui avait été rapporté, certainement pas de «gros criss de con». Elle a nié être allée aussi loin. Nombre de témoins avaient observé la scène, dont certains de ses collègues, lesquels ont affirmé avoir vu son honneur Vadboncœur «gesticuler et lancer des insultes», mais personne ne semble avoir retenu la teneur de ces dernières. Effectivement, quoi de plus banal que de voir une juge perdre contenance et injurier un subalterne? Ce sont des choses qui, apparemment, ne se remarquent plus; pas dans leurs détails, en tout cas.

Toujours est-il que madame la juge a souligné le fait qu'elle n'était pas du tout sous l'influence de l'alcool, ce qui eût aggravé considérablement les circonstances de son inconduite, puisqu'elle était au volant.

Bien que cela n'ait aucun rapport avec ce qui précède, le 8 décembre était le party de Noël des juges. Décidément la justice est une intarissable source d'information. Qui était au courant que les juges savaient se payer du bon temps? Avec la tronche qu'ils tirent le reste de l'année, on était en droit – sans jeu de mots – d'en douter.

Bref, la fête avait commencé par un cocktail au Palais de justice. Ensuite, les magistrats se sont déplacés vers un restaurant huppé du Vieux-Montréal où, peut-on penser, on leur a servi un vin d'honneur. Puis, une fois au bar de l'établissement, ils ont pu prendre l'apéritif avant de passer à la salle à manger. Là, ils auront vraisemblablement porté un toast au champagne afin de souligner l'événement. Évidemment, ils ont commandé plusieurs vins, et pas de la piquette, au cours du repas. Il a peut-être fallu intercaler quelques trous normands entre les plats, parce que le menu était plutôt copieux et vous savez que les juges détestent jeter de la nourriture. Après le dessert, on leur a servi un café, arrosé qui sait, particulièrement réussi et, enfin, pour couronner le tout, le plus difficile, j'imagine, aura été de choisir entre les cognacs et armagnacs proposés.

Bref, à vot'bon cœur m'sieurs, dames!

vendredi 23 septembre 2016

Labos rieux



Costas Labos est le chef du service des Affaires internes de la police de Morial. Alors qu'il cherchait à mener une perquisition chez un confrère, que l'on soupçonnait de renseigner un journalist – délit ignoble s'il en est –, on avait soupçonné indument M. Labos d'avoir menti à un juge, ce qui aurait été, si la chose s'était avérée vraie, considéré comme un crime. On comprend en effet que les juges, c'est pas toujours très, très futé, alors comme c'est trop facile de leur mentir, il faut dans un tel cas sévir avec sévérité.

Bref, après une enquête d'une transparence telle, menée par le service de police, qu'il a fallu procéder discrètement afin de respecter les formes, on a découvert qu'il n'y avait pas lieu de porter des accusations criminelles contre M. Labos.

Personnellement, je l'ai toujours su.

mercredi 21 septembre 2016

Cela va? Bratislava!



En juillet dernier, on a tenu un sommet européen dans la ville de Bratislava, en Slovaquie. On aurait pu croire que, trois mois après l'expression d'une volonté de sortie de l'Union européenne (UE) par le peuple britannique, certaines remises en question auraient pu être abordées à l'occasion de cette rencontre entre nations; le Royaume-Uni en moins, bien entendu.

Pas du tout! On a vraiment eu l'impression lors des discussions que rien n'avait changé dans le paysage politico-économique. Essentiellement, les négociateurs se sont entendus pour continuer sur la même lancée que celle qui avait jusqu'ici été définie par le traité de Maastricht. La même lancée qui a mené au Brexit.

Apparemment, la solution retenue aura été d'insister sur ce qui a mené à l'impasse actuelle. Ce genre de stratégie rappelle immanquablement celle des armées lors de la Première Guerre mondiale, alors que les vagues d'assaut humaines se brisaient immanquablement sur les réseaux de barbelés et étaient fauchées par les mitrailleuses. La solution, alors? Envoyer plus de soldats…

À ce propos, vous ne devinerez jamais quel projet a refait surface lors de la conférence de Bratislava. Celui d'une armée commune autour d'un solide noyau franco-allemand. Comme c'est piquant! Un siècle après la bataille de Verdun, qui a duré plus de 10 mois, au cours de laquelle Français et Allemands s'étaient entretués avec un débordant enthousiasme, voici qu'ils vont constituer une armée commune.

Désormais alliés, ils vont maintenant affronter un nouvel ennemi, le terrorisme, l'épouvantail protéiforme qui donne de parfaites excuses pour combattre avec toujours plus d'âpreté l'immigration et qui incite à bombarder davantage les régions que fuient les réfugiés.

Bref, l'UE constate qu'elle fonce dans le mur et a trouvé comme solution géniale d'appuyer plus fortement sur l'accélérateur.

On se demande si, à ce rythme, elle durera aussi longtemps que la bataille de Verdun.

mardi 20 septembre 2016

Les connes honnies



Avez-vous déjà remarqué comment les choses se passent? Quel que soit le problème qui touche le bien-être physique, voire l'existence même, des êtres humains, l'éducation, la liberté, la santé ou quelque autre aspect des sociétés, il reste le plus souvent ignoré.

Pas tant qu'il est ignoré, mais ses conséquences n'apparaissent pas suffisamment importantes pour qu'on y porte une attention soutenue, et encore moins afin de consacrer des énergies et des ressources afin de le résoudre.

Mais si on parvient à lui attribuer un coût en argent, alors tout change. Cela n'est plus un problème humain, moral, environnemental ou politique; cela devient un problème économique. Alors – et alors seulement – les oreilles se dressent et on prête attention à ce qui jusqu'alors ne constituait qu'un autre parmi tant de bruits de fond que produisent les intervenants de leurs domaines respectifs.

Désormais, devant ce qui n'est plus de l'indifférence, mais bien de la mauvaise volonté, des voix, pas toujours intelligentes ni méritantes, s'ingèrent dans le débat. Le plus souvent conservatrices, elles utilisent leurs avalanches de chiffres afin de noyer le poisson et de freiner toute velléité de correction, c'est-à-dire de progrès.

En définitive, l'économie est une bonne excuse pour monter en épingle une situation délétère et en même temps pour la laisser pourrir ad nauseam.


samedi 17 septembre 2016

Torre a raison


vendredi 16 septembre 2016

Raùl et braoule


jeudi 15 septembre 2016

Eugenie de la lampe




Lier monologue



Ce cher bon gros vieux dalaï-lama n'en rate pas une. Rendons tout de même hommage à son absence de pragmatisme. Mais là, il va rapidement se rendre compte que le dialogue raisonnable avec des fanatiques religieux est carrément impossible.

D'un autre côté, les cordonniers sont toujours mal chaussés.

mercredi 14 septembre 2016

Pour qu'y dure



Eh oui, tout tremble autour de Shimon Peres. Il a été frappé d'un sévère AVC, hier soir, et a dû être hospitalisé. Dernier survivant des pères fondateurs de l'État d'Israël, qui de mieux que lui pouvait mériter l'attribution d'un prix Nobel de la paix, alors que la création de ce pays a amené tellement d'équilibre et de concorde dans cette région du monde?

Dommage que Pierre Falardeau ne soit plus des nôtres. Je suis sûr qu'il aurait trouvé éventuellement l'épitaphe qui conviendrait si jamais – que le ciel nous en préserve – M. Shimon Peres venait à nous quitter.

Cher Pierre, il le faisait si bien, dans le passé.

mardi 13 septembre 2016

Pelote et complote



De moins en moins de scientifiques et d'ingénieurs – lesquels ne sont qu'une forme de scientifiques mieux payés – accordent foi à la thèse officielle du 11 septembre 2001. Je parle de celle voulant que les tours du World Trade Center se soient effondrées d'elles-mêmes à la suite des dommages qu'elles avaient subis et qui est de plus en plus contestée.

Il y a 3 semaines, sans doute en prévision de l'anniversaire de l'événement, un groupe d'ingénieurs a publié dans la revue Europhysics News un article tendant à démontrer l'impossibilité du discours officiel sur la question. Soulignons en passant que cette revue est une publication renommée de la communauté de physique européenne.

L'article, quoique solidement étayé, n'a été commenté par pratiquement personne et est passé presque totalement inaperçu. Évidemment, ce ne sont là que des élucubrations de complotistes qui ne savent plus quoi faire pour embêter les Stazunis dans leur glorieuse marche pour pacifier le monde. Sans compter que tout le monde sait que, à l'instar des statistiques, on peut faire dire ce qu'on veut à la science. Plus de 80 % des gens le savent.

Et puis, voir si le gouvernement yankee serait capable de mentir!

Décidément, avec ces théories du complot, c'est n'importe quoi…

lundi 12 septembre 2016

V'là l'progrès



Ce week-end, on a souligné le 15e anniversaire de l'attaque des tours jumelles à New York. Pour ne pas être en reste, personne n'a mentionné que le 11 septembre était aussi la date où les Stazunis avaient fomenté, en 1973, le coup d'État ayant renversé le gouvernement progressiste de Salvador Allende, au Chili.

Plus près de nous, le 13 septembre 2006, un illuminé nommé Kim Virgule – ou quelque chose du genre – s'était présenté au collège Dawson, à Morial, avec une arme semi-automatique – un Beretta CX4 Storm – et avait tiré dans le tas. Ses mobiles n'étaient pas très clairs. S'il faut en croire certains de ses écrits, il était dégoûté par l'état du monde et le manque de compassion ambiant. Révolté par le sort fait aux innocents, il avait décidé, sans doute dans le but de les aider, d'en tuer quelques-uns. Il n'y eut alors qu'une seule tuée, mais plusieurs blessés.

L'événement avait suscité un mouvement favorable au renforcement des règles relativement à la possession d'armes à feu. Comme on sait, cela a été, au fil des ans, une réussite. Le gouvernement du CAnada a décidé de supprimer le registre des armes à feu qui n'avait jamais réussi à s'implanter efficacement, même au coût astronomique qu'il avait généré. D'autre part, le Beretta CX4 Storm, qui était à l'époque une arme à possession restreinte, est maintenant classée comme arme non restreinte. Bref, il est plus facile que jamais de s'en procurer un.

On n'arrête pas le progrès.

vendredi 9 septembre 2016

Le grand insignifiant

http://buffetcomplet.blogspot.ca/2016/08/stedane-phion.html




jeudi 8 septembre 2016

Cas CAnada



Si vous n'êtes pas fonctionnaire de ce beau pays sucré en or d'amour tendre qu'est le CAnada, vous n'êtes peut-être pas au courant de ce qui suit.

Depuis février 2016, le gouvernement a mis en service un nouveau système de paye informatisé appelé Phénix qui a été développé par la firme IBM. Vous savez, l'oiseau légendaire qui meurt brûlé et qui renaît de ses cendres? Pas toujours pour le mieux, faut-il le dire, dans le cas présent.

À l'époque, le système utilisé par le CAnada afin de rémunérer ses employés était jugé obsolète et l'arrivée de Phénix devait permettre des économies de 70 millions de dollars. Apparemment, la mise en œuvre de l'ensemble devait coûter en tout 300 millions.

Depuis son inauguration, on ne compte plus les ratages, jusqu'au point où, parmi les 300 000 fonctionnaires, plus du quart ont constaté des erreurs ou n'ont tout simplement pas reçu leur salaire. En date du 7 septembre 2016, il reste 59 employés qui sont toujours en attente d'un chèque.

En conséquence, il a fallu embaucher du personnel afin d'émettre manuellement les payes. On ne sait pas encore combien coûtera la mise sur pied de centres de rémunération temporaires; on pense en tout entre 45 et 50 millions. Mais cela ne comprend pas les frais qu'Ottawa devra couvrir afin de compenser ses employés qui auront dû s'endetter afin de faire face à leurs obligations. À ce jour, le coût total est inconnu, mais il risque fort de défoncer le montant des économies qu'on prévoyait faire…

Il ne faut pas oublier les recours judiciaires auxquels Ottawa fait face dans ce dossier, lesquels – on s'en doute – vont encore faire grimper la facture. Et – la cerise sur le gâteau – ne négligeons pas non plus IBM qui va facturer un autre 6 millions afin de mettre à niveau un système qui aurait dû fonctionner depuis belle lurette. Notons en passant que la responsable du dossier au ministère des Services et de l'Approvisionnement a refusé de blâmer le fournisseur pour l'échec patent de cette implantation informatique. L'excuse qu'elle a trouvée afin de sauver la face veut qu'«IBM n'est pas responsable de la manière selon laquelle le Ministère interagit avec le système» (sic). Bref, si les fonctionnaires ont souffert de ces ratages, c'est bien leur faute!

C'est pas joli, ça?

Mais qu'on se rassure tout de suite: la responsable du dossier a promis que les fonctionnalités permettant de prélever automatiquement des dons à Centraide à partir du chèque de paye ne poseront aucun problème.

Je ne sais pas pourquoi, mais je soupçonne que les employés fédéraux seront moins généreux, cette année.

Centraide pourra toujours se tourner vers IBM…

mercredi 7 septembre 2016

L'ours qui a vu l'homme