mercredi 21 novembre 2018

mardi 20 novembre 2018

Singh-ulier



Quatre circonscriptions électorales sont présentement vacantes, au CAnada: Leeds-Grenville-Thousand-Islands and Rideau Lake (non, ce ne sont pas les quatre; ce n’en est qu’une malgré la longueur du nom), Outremont, York-Simcoe et Burnaby-Sud. Vous me direz que, par les temps qui courent, elles toutes l’air vacantes. Je vous répondrais que vous êtes un mauvais esprit et que vous avez raison.

Ce qui fait porter l’attention sur Burnaby-Sud, c’est que le chef du Nouveau Démocratic Party, le sémillant Jagmeet Singh, entend s’y présenter afin de faire ainsi – pas trop tôt – son entrée à la Chambre des communes.

Or, on apprend aujourd’hui que les sondages ne lui sont pas du tout favorables. Bien au contraire, il arrive au troisième rang, derrière les Libéraux et les Conservateurs. Une défaite de cette envergure entraînerait probablement sa démission, ce qui serait singulier, lui qui n’aurait, dans un tel cas, jamais siégé en Chambre.

Mais que monsieur Singh se rassure. Le premier ministre, le fils de Pierre Elliott Trudeau, n’a pas annoncé de date pour une élection partielle dans Burnaby-Sud. Donc, il a tout le temps de se prendre la tête.

lundi 19 novembre 2018

Papous et pipeau



Depuis le fin fond du sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC), tenu en Papouasie–Nouvelle-Guinée cette année, le fils de Pierre Elliott Trudeau s’est lancé à la défense de la francophonie, récemment. Et pas n’importe laquelle: la sienne. Aussi s’est-il empressé de donner son habituel concert de pipeau, celui qu’il réserve toujours dans de telles circonstances.

À l’origine de toute l’affaire, on retrouve le premier ministre de l’Ontario, le très charismatique Doug Ford, le frère du regretté Rob, lequel était, de son propre aveu, à la fois maire de Toronto, drogué et alcoolique. Doug a décidé récemment de sabrer dans les services offerts aux francophones de sa province, celle-là même qui est le vaisseau phare de l’hypocrite multiculturalisme cAnadien. Tellement sabrer, en fait, que, entre autres choses, la seule université francophone ontarienne devra cesser ses activités complètement.

Inutile de préciser que, dans ces circonstances, le sang de navet du fils de Pierre Elliott Trudeau n’a fait qu’un tour, tellement il a été déçu de la chose. Il a aussitôt mandaté sa ministre responsable des langues de rencontrer le gouvernement ontarien afin de «comprendre la décision». Avec une attitude aussi déterminée, nul doute que la situation sera corrigée rapidement.

Sans compter que la ministre en question n’est nulle autre que Mélanie Joly, un monument de compétence et de fiabilité.

dimanche 18 novembre 2018

Montréal vue du sol


Il n'y a pas à dire: l'esprit des fêtes fait ressortir le meilleur chez le contemporain. À preuve, les décorations qui ornent les balcons, comme ici le père Noël en soutien-gorge.

vendredi 16 novembre 2018

Tous aux abris!

Redoutable cutter

Bien fait pour leur gueule!



Je présume que vous n’êtes pas sans avoir entendu parler de l’affaire Jamal Khashoggi. Vous savez, ce journaliste saoudien, très critique à l’endroit du pouvoir dans son pays, qui a été assassiné à l’intérieur du consulat d’Arabie à Istanbul. Il paraît même qu’on aurait ensuite découpé le corps afin de le faire dissoudre pour ne pas laisser de traces.

Cela se serait passé le 2 octobre dernier et, depuis, la nouvelle a fait le tour du monde, suscitant d’ailleurs immédiatement des reproches virulents de la part de la communauté internationale, les Stazunis en moins.

Or, voici que, un mois et demi plus tard, la réaction cAnadienne ne se fait plus attendre. Ottawa, par la bouche sexée de sa ministre des Affaires étrangères, la séduisante Chrystia Freeland – vous savez celle qui a son pied-à-terre en Ukraine –, a fait savoir qu’il serait possible que, éventuellement, le gouvernement puisse envisager l’hypothèse de peut-être avoir recours à des sanctions.

On se souvient que le CAnada a vendu, il y a quelque temps, des blindés à l’Arabie saoudite et leur livraison n’est pas encore complétée. Eh bien, il paraît que, lors de la prochaine vente d’armes, Ottawa pourrait négocier le prix à la hausse, allant même jusqu’à l’augmenter de 1,5 %.

Les Saoudiens ne l’auront pas volée, celle-là!

mercredi 14 novembre 2018

Rendre chèvre


Israël lien



Toujours fidèles à leur approche biaisée sur l’éternel conflit israélo-palestinien, les médias occidentaux ont repris leur ânonnement dans le sempiternel registre. Encore une fois, ils ont tronqué la nouvelle afin de présenter Israël comme l’innocente victime devant les méchants Palestiniens; en particulier ceux du Hamas.

On a appris dernièrement que Tsahal, l’armée de l’État hébreu, avait mené une expédition punitive contre la bande de Gaza après que des roquettes – plus de 400, a-t-on dit – ont été tirées en direction d’Israël. Bref, encore une agression palestinienne. Quand donc ces gens-là vont-ils enfin comprendre?

Ce qu’on apprend aujourd’hui, c’est que le tir de roquettes avait été déclenché à la suite d’une opération d’infiltration – totalement illégale, par ailleurs – de militaires de Tsahal dans la bande de Gaza. Mais de cela, évidemment, chut! Pas un mot dans les journaux ou ailleurs dans les comptes rendus de l’actualité. Il s’agit de tout faire afin que l’État sioniste impérialiste n’apparaisse pas sous les traits de l’agresseur qu’il est.

Pourquoi est-ce si important de masquer cette réalité? Au-delà du fait qu’Israël est un allié des Stazunis et qu’il contribue à déstabiliser la région entière, ce qui permet aux Yankees de jouer aux arbitres auprès des pays du pétrole?

Je n’arrive pas à faire le lien.

Ali Hassan/Anadolu/Getty Images

mardi 13 novembre 2018

Absconnerie



Lors des cérémonies soulignant la fin de la Première Guerre mondiale, il y a 100 ans ce 11 novembre, le président de la France, mon pote Emmanuel Macron, a livré un discours émouvant. Il a créé par le fait même un autre de ses sempiternels macronismes si abscons. Il a décidé que le mot «nationalisme» était mauvais, car il renfermait la notion d’exclusion, tandis que le terme «patriotisme» était bénéfique, car il représentait la fierté.

On peut laisser de côté ce genre d’ergotage, car on ne met dans un mot que le sens qu’on veut, et combien de discussions enflammées se sont avérées totalement stériles, car elles se sont contentées de présenter un dialogue de sourds, alors que les interlocuteurs n’accordaient pas le même sens aux termes employés.

Par contre, il existe des instances où l’écart entre les sens acceptables et celui qu’un intervenant leur donne est clairement fautif. C’est bien souvent le cas de personnes cherchant à manipuler l’auditoire à leur profit. Ainsi en était-il, dernièrement, d’une opinion qui a été exprimée – je ne me souviens plus dans quel média – où on insistait sur le fait que la guerre est causée par le nationalisme, lequel prenait dès lors des airs carrément génocidaires.

Or, c’est faux. Les guerres ne sont pas causées par le nationalisme. Elles éclatent lorsque l’impérialisme – quel qu’il soit – prend le pas sur le nationalisme et déborde de ses frontières afin d’asservir des peuples étrangers. D’ailleurs, le premier rempart contre l’impérialisme est justement le nationalisme. À preuve, lors de la décolonisation, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, c’est justement le nationalisme qui a permis de secouer le joug des grandes puissances impérialistes, France et Royaume-Uni en tête.

Évidemment, les grandes puissances et leurs laquais ne l’ont pas oublié, car ils font la différence, eux.

lundi 12 novembre 2018

dimanche 11 novembre 2018

vendredi 9 novembre 2018

Liberté de parabolés



Aussi étonnant que cela puisse paraître, il a eu un Sommet du Web, cette semaine à Lisbonne. Je trouve cela étonnant, puisque les tenants des nouvelles technologies sont généralement pointilleux sur les questions environnementales et que transporter les participants par avion n’est pas très bon pour l’écologie. A fortiori quand on songe que des experts du Web devraient être capables d’échanger librement et efficacement depuis leur bureau, grâce justement au Web qui donnerait ainsi sa pleine mesure. Mais non, le Sommet s’est calqué sur tous les autres du même genre. Probablement parce que la bouffe gratuite est meilleure que celle que les délégués peuvent trouver dans leur propre réfrigérateur.

Toujours est-il que, pour l’occasion, on a mis en garde contre les dérives qui guettent la Grande Toile, en particulier en ce qui a trait aux réseaux sociaux, lesquels sont trop souvent utilisés pour encourager la désinformation qui sape la démocratie. Bref, il a été établi que les entreprises gestionnaires et les gouvernements devaient resserrer l’utilisation des données afin de prévenir les abus. Ainsi, quantité de solutions ont été proposées afin de restreindre la liberté d’utilisation des nouveaux médias, et ce, afin de les rendre plus respectueux et d’inciter les utilisateurs à suivre un nouveau code de conduite.

Pour ma part, je m’oppose à cela avec la dernière des énergies! Alors quoi, s’il faut en croire le Sommet de Lisbonne, par exemple, je n’aurais plus le droit de dire que hjf ;jhF ;jeh ;H R;j ohroahFO  oufh ;OHR ;AOUEH ;u ou que èaoFHJjv oÎR JHAOU OIAH IHGJJOGHAOIFHosfigj owi osijh soi soeihj osieh sepijg psio ou encore que les rgoihjg spohg shg osih osihj g^hôshg osihj osi osihj osij?

C’est ça, la liberté de parole? C’est dégueulasse!






jeudi 8 novembre 2018

Willie The Lump



Il y a 150 ans, quelque part en Colombrie-Bitannique (sic), des Autochtones ont tenté de s’opposer à la construction d’une route devant traverser des terres qu’ils considéraient comme sacrées. Et, non, bande de petits impertinents, il ne s’agissait pas d’une pinède! Leur résistance fut sanctionnée par l’appareil répressif et 6 d’entre eux furent tués.

Récemment, le fils de Pierre Elliott Trudeau est allé présenter ses excuses pour cet ignoble forfait. Afin de mettre l’opinion publique dans sa poche, il a réduit ce devoir de mémoire à une sorte de spectacle grand-guignolesque où le premier ministre s’est exécuté à dos de cheval, prenant en cela des airs d’un faux Willie Lamothe, devant les caméras admiratives de la CAnadian Broadcasting Corporation.

Compte tenu de toutes les exactions que son pays a pu commettre au fil des décennies aux dépens des Autochtones, des Métis et des francophones, et s’il continue sur cette ridicule lancée, il n’a pas fini de se casser le cul.

L'authentique Willie Lamothe

mercredi 7 novembre 2018

Le gars Legault



Le premier ministre du Québec, fraîchement élu – tellement frais qu’en s’approchant trop, on risque de prendre un rhume de cerveau –, le gars François Legault, en a sorti une bien bonne, dernièrement.

Figurez-vous qu’il va préparer un plan pour garder au Québec les sièges sociaux. J’imagine qu’il parle des quelques-uns qui restent encore dans un coin, oubliés pour la plupart, à cause d’une performance médiocre en Bourse.

On sait que, par le passé, les initiatives gouvernementales déployées afin de garder au Québec des sièges sociaux ou des filiales d’importance ont toutes, ou à peu près, suivi le même schéma. Année après année, on a filé à ces entreprises des tonnes de pognon – notre pognon – et, quand elles en ont eu assez, elles ont plié bagage et sont parties sous d’autres cieux. Est-il besoin de préciser qu’elles n’ont jamais remboursé un sou de ce qu’elles ont reçu?

Remarquez, si l’originalité du futur Plan Legault consiste à ne rien leur donner, je serais peut-être d’accord. Enfin, on verra.

Ce qui me chagrine là-dedans, c’est qu’on perd de vue le critère essentiel du succès des milieux d’affaires québécois. La réussite est confirmée par le fait qu’on arrive à se vendre à des intérêts yankees. Vous en doutez? Vous n’avez qu’à voir comment se sont terminées toutes les success stories de l’entrepreneuriat québécois.

Déjà, vous avez remarqué qu’on ne parle jamais d’«histoires à succès».

mardi 6 novembre 2018

L’avenir, c’est maintenant

L'article ici


A-t-on besoin de revenir sur le résultat des dernières élections provinciales? Elles sont symptomatiques de la descente en vrille de la notion de souveraineté qui a pourtant été au centre des débats politiques depuis Daniel Johnson, père. Et même avant, si on se plaît à imaginer – à tort – qu’un libéral comme Jean Lesage eût pu avoir des velléités de secouer le carcan fédéral. Eh oui, à cette époque, et jusqu’à maintenant, l’avenir pour plusieurs consistait à fonder un pays.

Désormais, le CAnada est accepté comme seule réalité politique pour le Québec. La lutte pour l’indépendance se termine dans l’amertume de la défaite. Faut-il s’en étonner quand on songe que toute la stratégie souverainiste a été mise de l’avant par un agent de la Gendarmerie royale du CAnada?

Ainsi, le fédéralisme sera l’avenir, avec tous les périls que cela comporte sur les plans constitutionnel, linguistique et démographique. Dans ce contexte, que feront les militants péquistes de haut niveau? L’adaptabilité étant une caractéristique fondamentale du genre humain, ils ont commencé à retourner leur veste; tout au moins ceux dont la doublure du vêtement n’est pas trop usée par la conviction.

Maintenant plus que jamais, les dirigeants péquistes pensent à l’avenir; le leur, en tout cas…


Image empruntée au site
https://gauchedecombat.net/tag/centre

vendredi 2 novembre 2018

Go Legault!