mercredi 24 août 2016

Richard en rit ben



Richard Henry Bain, celui qui avait tué un technicien de scène et en avait gravement blessé un autre, le soir de la victoire électorale du Parti québécois en 2012, a été reconnu coupable de meurtre. Mais de meurtre non prémédité.

Que faut-il en conclure? Que le fusil d'assaut dont il s'était servi, et la bombe incendiaire avec laquelle il voulait brûler le Métropolis et tous ceux qui y étaient rassemblés, se trouvaient à traîner dans le caniveau, alors qu'il passait là tout à fait par hasard?

En fait, le jury a fini par s'entendre sur la solution mitoyenne. La défense voulait qu'il fût reconnu non responsable de ses actes pour cause de trouble mental; la poursuite voulait qu'il soit reconnu coupable de meurtre prémédité, ce qui eût entraîné la sentence la plus lourde.

Donc, Richard s'en tire plutôt bien et n'a pas trop à se plaindre. Attendons de voir quelle sentence on lui décernera. Qu'est-ce qu'on parie qu'il ira en appel? Je prends les paris à du 10 contre 1.

Parlant de 10, m'étonnerait que la sentence comporte ce chiffre.

mardi 23 août 2016

McKenna qu'on a



Mme Catherine McKenna est la ministre de l'Environnement au sein du gouvernement plus ou moins dirigé par le fils de Pierre Elliott Trudeau. Presque aussi sexy que lui, Mme McKenna se retrouve présentement sur la sellette face à une opposition qui lui reproche des dépenses somptuaires et totalement injustifiées.

Selon des sources généralement bien informées, il semblerait que, lors de la Conférence de Paris sur le climat en décembre dernier, elle-même et son personnel auraient été les sujets d'une séance de photos, laquelle aurait coûté plus de 10 000 $ de fonds publics.

Comme pour le cas de Jane Philpot, sa ministre de la Santé, récemment, qui a été sévèrement critiquée pour ses dépenses de déplacement en limousine, le fils de Pierre Elliott Trudeau a expliqué ce genre de chose comme étant des pratiques anciennes que son administration allait réviser. Bref, rien à se reprocher, mais il faut arrêter ça tout de suite.

Dans le cas de Mme McKenna, je trouve que l'opposition manque de vision. C'est vrai qu'on aurait pu payer moitié prix, mais alors c'eurent été des photos de nu…

Finalement, c'était de l'argent bien placé.

lundi 22 août 2016

1982, 2.0


vendredi 19 août 2016

La valeur des faire-valoir



Dans cette langueur calorique où macère le Québec en ce bel été, on excuse facilement les gens d'oublier qu'il subsiste une course à la chefferie de Parti québécois. Pour ceux l'auraient oublié, Pierre Karl Péladeau, qui avait décidé de mener coûte que coûte le Québec vers l'indépendance, avec tout le feu et l'intelligence qu'on lui connaît – sans compter l'aide du président de son conseil d'administration, le bien nommé Brian Mulroney –, a foiré dans les mains des indépendantistes et a fini par se tirer par la petite porte en prenant prétexte de ses obligations familiales, lesquelles ne lui avaient pas effleuré l'esprit un an auparavant.

Bref, on assiste encore une fois au défilé de toute une brochette de faire-valoir qui aspirent au poste de «cheuf», probablement en attendant de se défiler aussi, dès lors que les choses ne tourneront pas exactement comme ils l'espèrent. Dans la course, on remarque, entre autres, Jean-François Lisée et Martine Ouellet. Le premier a démontré, au fil des ans, qu'il savait ramer avec le courant; quant à l'autre, elle semble garder par-devers elle quelques principes, ce qui – il faut bien l'admettre – est plutôt unique en politique. Attendons tout de même avant de se prononcer sur son sujet; on verra ce qu'elle vaut si jamais elle est choisie.

Remarquez, on parle ici de politicaillerie au plus haut degré. Si elle a véritablement des principes et qu'elle tient à les mettre de l'avant, l'establishment s'arrangera pour qu'elle ne soit pas élue. Alors, si elle l'est…

Or voici qu'on apprend que le ton monte entre ces deux protagonistes du énième opus à la succession de Reïné Lévesque, ce si grand admirateur des Stazunis. En viendra-t-on à une confrontation digne d'une course aux primaires yankees? Les gens de bon goût espèrent que non. Mais si les commentaires se font un peu plus cassants entre les deux candidats, il ne s'agit de rien de bien récent, comme en fait foi la photo ci-dessous, laquelle date de 2013.




jeudi 18 août 2016

Brèche à foin


Selon des médias stazuniens, des pirates informatiques auraient compromis le site web de la Nationale sécurité agence (NSA). Évidemment, cette dernière n'a pas du tout confirmé la chose. Ce doit être ce qu'on appelle en langage d'espions une brèche dans la sécurité.

Depuis le temps que c'est la NSA qui espionne tout le monde, elle doit se sentir bête.

Bête à manger du foin...

mercredi 17 août 2016

Justice est faite...


... et même refaite!

mardi 16 août 2016

Organisez-vous et faites-vous organiser!

Voir l'article ici


Cette année, le Forum social mondial (FSM) se tient à Montréal. On le sait parce qu'il est apparu dans les actualités que le gouvernement du très progressiste, démocratique et ouvert fils de Pierre Elliott Trudeau a refusé des visas à plus de 200 participants sous divers prétextes. Apparemment, la tolérance, il y a des endroits pour ça…

Mais qu'est-ce donc que ce FSM? Créé en 2001 à Porto Allegre, au Brésil, il est considéré comme un groupe de coordination internationale luttant contre la mondialisation, le capitalisme d'entreprise et le néolibéralisme.

On compte parmi ses hauts faits d'armes la protestation, en 2003, contre la guerre menée par les Stazunis en Irak, ainsi que son soutien aux mouvements progressistes en Amérique latine. Si le dévouement des militants de la base est indéniable, on sent que, au sommet, les dirigeants du Forum sont moins enclins à «brasser la cage», comme on dit. Et il y a une très bonne raison à cela. Les principaux organismes qui financent le FSM font partie du gratin: les fondations privées Ford, Rockefeller, Tide, etc.

On comprend un peu mieux pourquoi la tête du Forum a souvent le pied sur la pédale de frein quand vient le temps d'initier des mouvements de contestation. Ce qu'on comprend moins, c'est pourquoi les possédants acceptent de donner de l'argent à ceux qui contestent leur droit à la domination.

Mais c'est pourtant simple: il est plus facile de contrôler ce qui est organisé que ce qui ne l'est pas.

samedi 13 août 2016

Rester Fidel


Joyeux 90e anniversaire au compagnon fidèle.

Camp pas nul



Un ressortissant tunisien a été expulsé par les autorités italiennes. En effet, le présumé terroriste, Ben Chiafoui, 26 ans, voulait s'en prendre à la tour de Pise où il planifiait commettre un attentat.

Or, tout cela est archi-faux. La prétendue «tour de Pise» n'est, en fait, pas du tout une tour au sens strict du terme. Elle est un campanile, c'est-à-dire un clocher construit en retrait d'un édifice religieux. Ainsi, il ne viendrait à personne l'idée de dire «la tour d'une église» afin d'en désigner la partie haute où se trouvent les cloches. Quoique, me direz-vous, l'Église a plus d'un tour dans son sac – et ses sacres – de sorte que l'expression aurait tout de même un certain sens.


Si on veut.

Mais restons fidèles au vocabulaire. Il est dès lors impensable que quelqu'un puisse commettre un attentat à la «tour de Pise». Tout au plus pourrait-il attaquer le campanile du Duomo de Pise, en d'autres termes sa cathédrale.

D'ailleurs, tour ou campanile, croyez-vous sincèrement que, si la menace d'attaque eût été fondée, le gouvernement italien se serait contenté de voir le Chiafoui ficher le camp?

Il n'est pas si nul.

vendredi 12 août 2016

Jeunes PLiQ


Cette fin de semaine, les jeunes du Parti libéral du Québec (PLiQ) vont se retrouver en congrès dans la localité de Saint-Augustin-de-Desmaures. Il paraît que, cette année, les jeunes PLiQ veulent faire de la refonte du monde du travail leur priorité.

Je vous rassure tout de suite, il n'est pas question ici de revoir les conditions de travail en faveur de la classe ouvrière. Sous le couvert de vouloir favoriser la promotion des nouveaux arrivants sur le marché du travail, les jeunes PLiQ cherchent en fait à dégrader les conditions d'emploi, lesquelles ne sont déjà pas très brillantes par les temps qui courent.

L'une de leurs trouvailles serait, par exemple, de remettre en question le principe de l'ancienneté syndicale. Imaginons la situation où un employé avec 15 ans d'expérience dans une boîte quelconque vise une promotion qui devrait lui revenir. Selon le truc imaginé par les jeunes PLiQ, on pourrait au contraire donner le poste à un engagé de fraîche date avec moins d'expérience, de sorte qu'il serait possible de le payer moins cher, grâce aux clauses orphelines que les syndicats ont toujours combattues.

Ils sont formidables, les jeunes PLiQ et je suis sûr que leur parti leur sait gré d'être aussi indispensables. Grâce à eux, même le premier ministre du Québec Philippe Couillard (le nom est marrant) a l'air progressiste.

Faut le faire!



jeudi 11 août 2016

Déguise-tature



La Thaïlande ploie depuis des années sous le joug des militaires. On se souviendra que le pays, ayant longtemps opposé forces progressistes et partisans de la monarchie, a fini sous la coupe des généraux.

En 1932, la Thaïlande avait connu une révolution qui avait instauré un système démocratique. Depuis, une vingtaine de coups d'État ont eu lieu, entrecoupés de timides retour vers la normalité. Le tout, bien entendu, ayant pour trame de fond de profondes déchirures à la fois ethniques, religieuses et géographiques, qui donnent évidemment tous les prétextes à l'armée pour prendre le pouvoir quand bon lui semble.

Sauf que, devant l'opprobre international et les pressions qui en découlent, les généraux n'ont d'autre choix, épisodiquement, que de ramener une forme ou une autre de régime démocratique. Aujourd'hui, ce fut par la voie d'un référendum que les militaires ont imposé au pays une nouvelle constitution, en se gardant évidemment l'essentiel du pouvoir pour eux-mêmes, ce qui leur a valu, de la part de l'opposition, des critiques soutenues.

Certes, des élections auront lieu afin que la population puisse choisir un corps législatif. Ce qu'on dit moins, c'est que ce parlement sera chapeauté par un sénat, lequel ne sera pas élu, mais choisi par le pouvoir militaire.

On imagine en effet la réticence de l'opposition devant un tel arrangement. Qu'en est-il véritablement de l'esprit démocratique d'un système politique hérité d'une occupation militaire – domestique ou autre – où l'une des assemblées législatives est nommée et non élue?

Ce n'est jamais qu'une forme d'autoritarisme déguisé.



mercredi 10 août 2016

Glace à la Manille



On ne compte plus les errances verbales – pour ne pas dire les outrances – du président des Philippines, le bien nommé Rodrigo Duterte.

Dans le passé, ses déclarations ont souvent soulevé le tollé, tant dans son pays qu'à l'étranger. La plus célèbre de ses interventions fut sans doute celle où il a encouragé sa population à faire la guerre aux vendeurs de drogue. Bref, il a ouvert la porte toute grande à une «justice» sommaire tout autant qu'arbitraire.

Or voici que, cette fois, c'est un grave impair diplomatique qu'il a causé. Il a traité l'ambassadeur stazunien, entre autres, de «fils de pute». Est-il besoin de préciser que le langage diplomatique s'accommode fort mal de ce genre de chose? La réaction de Washington ne s'est d'ailleurs pas fait attendre, lors que de tels écarts ne peuvent que refroidir les relations entre les deux pays.

Après tout, il est de très mauvais ton de divulguer ainsi des secrets d'État.

mardi 9 août 2016

Les innocents ont toujours tort

Les moins jeunes d'entre vous se souviennent encore à quel point le régime du socialiste Slobodan Milosevic était, disait-on, une dictature sanguinaire n'ayant jamais fait de cas de la vie humaine. Massacres, génocide, exécutions sommaires, nettoyage ethnique, aucun crime n'a semblé trop répugnant pour cet homme que, d'ailleurs, les démocraties occidentales et moralisantes ont cité à procès.

Or, voici que ce procès, intenté par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), vient de rendre son verdict. Tout chaud, tout beau, on apprend par lui que «Slobo» était finalement innocent. On pensait qu'il était responsable à lui seul de tous les morts ayant succombé lors de cet énième opus des guerres balkaniques entre 1991 et 1999. Certains avaient même prétendu à l'époque que ce procès était le plus important depuis Nuremberg. Comprenne qui pourra: Milosevic et le nazisme, du pareil au même. Eh ben, non, rien de tout cela. Innocent nous apprend-on aujourd'hui, alors qu'à l'époque on l'avait accusé sans preuves.

Est-il besoin de dire qu'il n'y a pas eu dans les médias d'exonération à l'endroit du «diable» Milosevic? En fait, même le rapport du tout petit TPIY n'a pas clamé la chose, préférant la mentionner en passant en bas de la page 2590 de son rapport.

J'espère que, au moins, on aura présenté des excuses au principal intéressé. Ah non, c'est vrai: il est mort dans sa prison en 2006.

Bien fait pour lui. Il n'avait qu'à être coupable, comme tous ceux qui l'ont jugé!

dimanche 7 août 2016

C'est l'inévitable

Céline Dion, au centre


Céline Dion n'en finit plus de faire parler d'elle, ces dernières semaines. Depuis ses spectacles jusqu'à son éventuel tatouage, les journalistes ont l'embarras du choix quand vient le moment de remplir les colonnes des insipides magazines à potins.

La dernière histoire en date concerne un aveu fait à la revue Elle à laquelle elle a confié son désir de recourir à l'adoption.

Évidemment, on lui souhaite la meilleure des chances dans ce beau projet. Il n'est pas dit qu'il sera facile pour une grande nounoune de 48 ans de trouver preneurs...

vendredi 5 août 2016

Pétrole du Levant*



* Oui, le jeu de mots est voulu avec le nom du facho Ezra Levant.

jeudi 4 août 2016

Apologétique now!



Ce que je ne savais pas, c'est qu'il existe une forme de «tourisme à haut risque». Non, il ne s'agit pas de plongée en apnée ou de saut en parachute. Il s'agit d'aller se balader dans des endroits réputés dangereux, comme par exemple des régions où sévissent des conflits, militaires ou autres, d'envergure. Évidemment, il est important que lesdites régions présentent, outre des décombres fumants et des gueules cassées, quelque monument encore debout qui vaille plus ou moins le déplacement.

Difficile à croire? Et pourtant, c'est la réalité. Il y a des gens qui, selon toute vraisemblance, ont soit trop d'argent ou ont déjà tout vu. D'une manière ou d'une autre, il appert que, dans les tréfonds de leur vie plate, ils ressentent le besoin d'une puissante montrée d'adrénaline et n'ont trouvé d'autre moyen de l'obtenir que d'aller se frotter aux endroits les plus dangereux du globe.

J'en veux pour preuve ce fait divers qui s'est produit ce jeudi en Afghanistan, alors que 6 Européens et Yankees ont été blessés par une roquette lorsque leur convoi a été attaqué par des assaillants non identifiés. Il s'agissait d'un groupe de 12 personnes qui ont ainsi été prises à partie, lesquelles étaient «en voyage d'agrément» (sic) dans ce pays déchiré par la guerre depuis 40 ans.

Et encore, le fait d'être blessé n'est pas le pire qui puisse arriver à ce genre de touristes. Les enlèvements sont également relativement fréquents, quoique, dans ce cas, on n'est jamais vraiment sûr s'ils sont d'origine politique ou criminelle.

J'entends déjà les victimes d'aujourd'hui, une fois retapées et rapatriées à grands frais, faire l'apologie de leur escapade devant leurs parents et amis, pas plus fins qu'eux, qui les admireront pour leur courage.




mercredi 3 août 2016

Berdingo