jeudi 25 avril 2019

Problème soldé



En 1969, ce qui a été appelé «le bill omnibus», mis de l’avant et adopté par le gouvernement du père du fils de Pierre Elliott Trudeau, visait à décriminaliser l’homosexualité. Dans les faits, une initiative des plus louables.

Cinquante ans plus tard, la Monnaie «royale» cAnadienne met en circulation une nouvelle pièce de un dollar pour commémorer l’événement. Sans surprise, des regroupements conservateurs ont manifesté sur la place publique pour protester contre ladite pièce. Avec surprise, cette fois, des militants LGBTQ2+ ont également fait connaître leur insatisfaction devant cette émission, arguant que l’égalité des droits n’est pas encore chose faite pour autant que leur communauté soit concernée.

Bref, beaucoup de monde s’oppose à la pièce – cela dit sans mauvais jeu de mots.

Je voudrais ici rassurer l’ensemble des CAnadiens, qu’ils soient de droite ou de gauche, et quelle que soit leur orientation sexuelle si tant est qu’ils en aient une bien définie: le capitalisme triomphant va tout faire en son pouvoir pour que les dollars en question qu’ils auront en poche n’y restent pas longtemps.

Comme on dit au CAnada bilingue: «Problem solved!»

1932-2019

«Tous les matins du monde sont sans retour.»

mercredi 24 avril 2019

Le gars lent sait rien

Petites mains, grande gueule


En 1967, une guerre éclair oppose Israël à la Syrie, entre autres pays. Que voulez-vous, il fallait bien qu’Israël se défende… en attaquant tous ses voisins. Le résultat fut une victoire éclatante de l’État hébreu, lequel occupa militairement ainsi la Cisjordanie, Gaza et les hauteurs du Golan, ces dernières faisant partie, jusque-là, du territoire national syrien.

Aujourd’hui, 52 ans plus tard, les Stazunis sous Donald J. Trompe – toujours aussi lent à comprendre, celui-là – ont décidé de reconnaître officiellement, au mépris du droit international le plus élémentaire, la souveraineté israélienne sur le Golan. Autrement dit, l’empire confirme désormais que son avant-poste a le droit de considérer ce territoire comme étant officiellement annexé. Rien d’étonnant à cela. Les Stazunis n’ont que faire du droit international depuis au moins 1945, tout comme ils se moquent des souverainetés nationales depuis 1904. Quant à Israël, cela date même d’avant sa fondation.

L’État hébreu n’avait pas attendu cette reconnaissance. Déjà, il avait fondé des colonies sur le Golan. Afin de marquer la reconnaissance israélienne envers Donald J., l’une de ces colonies portera désormais le nom de Trump. Et cela est le fait le plus étonnant de toute l’affaire.

En effet, je croyais que les Israéliens juifs n’aimaient pas le porc.

Comme quoi, on peut toujours se tromper.

Montréal vue du sol (ce qui en reste, en tout cas)


mardi 23 avril 2019

Ineptes? Si!



Une rumeur persistante est assez répandue sur le Web. En effet, certaines personnes affirment que le micro de leur téléphone intelligent espionne leurs conversations via leur page Facebook, de sorte que «quelqu’un quelque part» peut écouter ce qu’ils racontent.

Le président fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a qualifié cette histoire de «théorie du complot». Brahma sait que je n’ai pas l’habitude d’accorder beaucoup de crédit aux affirmations des grands capitalistes – pardon: des grands néo-libéraux – de ce monde, mais ici les dénégations de ce monsieur me semblent plus convaincantes. Dès le départ, est-il concevable que les conversations des 2,2 milliards d’abonnés de Facebook puissent être espionnées?

Évidemment, il ne peut s’agir d’une écoute par des personnes en chair et en os. Le patron Zuckerberg se rebifferait sûrement à l’idée d’engager 2,2 milliards d’individus afin de se livrer à ce monitorage planétaire. Par contre, il pourrait s’agir de logiciels de reconnaissance vocale, mais les serveurs du monde entier peinent déjà à répondre à la demande. On doute qu’ils puissent, en plus, espionner toutes les conversations des abonnés.

Ensuite, quelle serait l’utilité de ce genre de pratique? Elle serait nulle. En effet, ces gens qui se plaignent que leurs conversations sont peut-être espionnées s’empressent de livrer tous les détails de leur vie, en photo, vidéo et par écrit à la pieuvre Facebook. Tout ça est déjà numérisé systématiquement, stocké et analysé.

Si vous croyez que Zuckerberg a, en plus, du temps à perdre à écouter leurs inepties…

lundi 22 avril 2019

Montréal vue du sol


samedi 20 avril 2019

L'ABC qu'Abe sait

* «Lui as-tu vu les bas, à ce tarlais-là?»

vendredi 19 avril 2019

Montréal vue de l'étage


Coucher de soleil printanier.

Messie? Mais non!



Année après année, c’est toujours la même pornographie sado-maso aux Philippines. De fanatiques «vrais croyants» se font fouetter puis clouer solidement sur deux sapines où ils demeurent brièvement, avant de recevoir les bienfaits de secouristes. Certains des suppliciés sont en réalité des récidivistes du gore, car l’un d’entre eux se vante en toute humilité d’avoir accompli ce forfait quatorze fois (!).

Les mobiles qui sous-tendent une participation volontaire à une telle horreur sont variés. Certains s’y sont soumis à la suite d’une dépression aiguë, d’autres afin d’expier leurs péchés tels que catalogués dans la Bible ou pour réclamer la clémence divine face à la maladie d’un être cher. Bref, autant d'obscurantisme qu’il y a d'illuminés.

Ce que ces «vrais croyants» semblent cependant oublier, c’est que, à force de revivre le martyr de leur sauveur, ils diluent grandement la valeur du sacrifice supposément consenti par la prétendue divinité. Oui, car, si de simples mortels peuvent endurer le même supplice à répétition, il appert clairement que le sacrifice du prénommé Jésus n’est pas si absolu que l’on prétend…

En d’autres termes, si tout un chacun peut le faire – et à répétition, de surcroît – en quoi la passion du Vendredi saint est-elle exceptionnelle? Et si elle n’est pas exceptionnelle, le supposé messie ne l’est pas non plus!

mercredi 17 avril 2019

Audacieuse Greta


Les bons côtés du tchador



Mme Manon Massé sous-co-porte-parole-adjointe de Québec solitaire a cru bon de se dissocier des propos que Mme Eve Torres a portés à l’attention du public dernièrement par la voie de sa page Facebook.

Mme Torres, ancienne candidate de QS, et de confession musulmane, avait profité du réseau social pour raconter une bonne blague, avec sa prose impeccable, à savoir que, lorsqu’on fait la promotion de la laïcité, on est toujours puni par dieu, en conséquence de quoi elle recommandait au premier ministre, le gars Legault, de «[faire] dormir les pompiers à la basilique de la rue Notre-Dame».

Était-ce une menace? Mais non! c’était une blague, vous dis-je! Quel sens de l’humour très sûr; j’en ris encore.

Mettons-nous à la place de Mme Torres et constatons que, effectivement, les religions ont toujours fait preuve de cet esprit d’ouverture qui, chaque fois, a séduit par son ironie et sa fine perspicacité entraînant immanquablement l’hilarité générale. Bref, quand on parle de religion, on se fend la gueule comme c’est pas permis…

Comme vous voyez, moi aussi je puis faire des blagues. Mais elles sont tout de même de meilleur goût. Ne trouvez-vous pas, Manon?

Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha!

mardi 16 avril 2019

1182

En 1182, Gengis Khan était capturé par un rival et jeté dans une cage. Par la suite, il allait recouvrer sa liberté avant de devenir le plus grand conquérant que l’humanité a connu.

La même année, la Serbie noue une alliance avec Béla III, roi de Hongrie, dans l’espoir de réaliser son indépendance. Peu de temps après, les Hongrois attaquent et pillent la capitale serbe.

Toujours en 1182, le roi de France, Philippe II, décide d’expulser les Juifs de la ville de Paris et, à Assise, naît celui qui deviendra saint François. À la même époque, à Constantinople, ce sont les catholiques romains qui sont massacrés, tandis que les maronites d’Égypte s’affilient définitivement à l’Église de Rome.

Et puisque nous sommes sur un thème religieux, mentionnons que, en 1182, était consacré l’autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris, laquelle allait connaître une riche, quoique brève, carrière de 837 ans.

lundi 15 avril 2019

samedi 13 avril 2019

Montréal vue du sol


Joyeux 13 âvrï!

La mort de Julian Assange



Cette semaine, l’Équateur a levé sa protection diplomatique sur Julian Assange, fondateur de Wikileaks, de sorte que la maréchaussée britannique a pu entrer dans l’ambassade de ce pays d’Amérique du Sud à Londres et s’emparer de l’activiste.

Rappelons les faits. En 2012, sous le coup d’accusations diverses, il doit se réfugier dans ladite ambassade et y passera les derniers sept ans dans une pénible réclusion. Il est maintenant question qu’il soit passible d’un emprisonnement de un an pour s’être soustrait à la justice (sic) du Royaume-Uni. Il risque également la déportation aux Stazunis où les Yankees rêvent de lui faire payer chèrement son outrecuidance à leur endroit. Enfin, des accusations d’agression sexuelle ont été portées contre lui en Suède où il risque, s’il est reconnu coupable, une sentence de six ans de prison.

Et pour quelle raison?

Parce qu’Assange a publié des documents en 2010 révélant les atrocités commises – officiellement nommées des «bavures» dans les médias – par les Stazunis en Afghanistan, ce qui a déclenché la colère de la droite à son endroit. Lors des élections de 2016 à la présidence yankee, Wikileaks a publié quantité de courriels révélant les malversations du Parti démocrate lors de la course à l’investiture, ainsi que les fameux courriels de Hillary Clinton du temps où elle était Secrétaire d’État, c’est-à-dire chef des relations internationales. Et cela a déclenché l’ire de ce qui tient lieu de gauche aux Stazunis.

Bref, désormais, dans ce pays, tout le monde veut sa peau, et pas toujours au figuré. Mais, dans les faits, la seule accusation qui a pu être portée contre lui en est une de «crime informatique» et non d’espionnage ou de trahison.

Comme par hasard, c’est tout de suite après la publication des exactions yankees en Afghanistan que les accusations de viol ont été portées contre lui, accusations qui ont été abandonnées par la justice suédoise, mais qui ont été ravivées depuis.

Faites le calcul: mises bout à bout les éventuelles condamnations risquent de le garder à l’ombre pour le reste de sa vie active. Au moins aura-t-il la maigre consolation d’être mort après la liberté de parole.

vendredi 12 avril 2019

Partys!



Le 17 mai 1642, Paul Chomedey de Maisonneuve arrivait à l’intersection de la rue de la Commune et du boulevard Saint-Laurent pour fonder la ville de Montréal qui, en attendant la confirmation officielle, allait s’appeler pour un temps Ville-Marie, témoignant en cela de l’influence religieuse à cette époque.

Les années passant, en 1917, on voit la création de la Société historique de Montréal. Depuis, les anniversaires concernant la fondation de la ville se sont succédé en impliquant trois partenaires principaux, à savoir le diocèse, la municipalité et la Société historique. Bref, et dans l’ordre, ceux qui ont soumis les Autochtones, ceux qui les ont chassés et ceux qui les ont ignorés.

Aujourd’hui, pour les fêtes du 377e anniversaire de la ville, ces trois organismes, pour toutes sortes de raisons assez ridicules, vont mener, chacun de son côté, ses propres commémorations. Bref, Montréal aura, en 2019, trois partys pour le prix d’un!

Et, quand je dis «pour le prix d’un», je soupçonne que ça sera tout de même plus onéreux que s’il n’y en avait vraiment qu’un seul. Si je puis me permettre une suggestion, pourquoi ne pas laisser les Amérindiens organiser la fête?

Je suis absolument certain que ça coûtera beaucoup moins cher.



mercredi 10 avril 2019

Québec solidaire nationaliste



Tous les partis du Québec ont voté hier en faveur d’une motion rappelant que son territoire est indivisible et que les lois de cette province s’y appliquent partout. Même le Parti libéral (PLiQ), pourtant farouchement fédéraliste, et constamment couché les quatre fers en l’air devant le gouvernement d’Ottawa, en particulier lorsque ce dernier est également libéral, a voté pour. C’est dire à quel point la question de l’intégrité du territoire est rassembleuse pour générer une telle convergence de vues.

Mais était-ce bien «tous les partis»? Non, car un petit village à l’identité mal définie résiste encore et toujours à l’envahissement de la dignité et de l’élémentaire bon sens. En effet, Québec solidaire a trouvé un prétexte afin de s’abstenir de voter sur ladite motion, invoquant les droits des peuples autochtones, ce que le texte ne limitait pas dans sa portée. Déjà qu’une motion de l’Assemblée nationale demeure somme toute assez peu contraignante, QS aurait pu nous épargner ses effets de robe, pour une fois.

On jugera de la ferveur indépendantiste de cette formation lorsque l’intégrité territoriale de la province n’est même pas une question essentielle.

Je me demande s’il y a vraiment des souverainistes au sein de Québec solidaire; certainement moins qu'il s'y trouve des nationalistes cAnadiens.