dimanche 10 juin 2018

Bavure de mode


Jeannot larbin



Le fils de Pierre Elliott Trudeau a déclaré, en fin de conférence, que la réunion du G7 «n’aura pas réussi à régler tous les problèmes de la planète». Voilà, en effet, de fortes et viriles paroles. D’habitude, les communiqués finaux d’exercices du genre aiment répéter que le tout a connu un très grand succès et que les décisions prises auront un effet positif quant à l’avenir. Depuis les 30 dernières années, on a constaté que, lorsque le bilan est déclaré positif, rien – absolument rien – ne change. Aujourd’hui, alors que le rejeton peine à masquer le fait que le sommet du G7 est un échec patent, à quoi devons-nous nous attendre?

Ce qu’il y a de bien, lorsqu’on est un travailleur ou un prolétaire, c’est que, quel que soit le résultat des tractations entre possédants, il n'y a pas de différence pour nous. Alors, succès ou échec, guerre tarifaire ou ouverture des frontières, conflit ou paix, défense de l’environnement ou destruction de la planète, respect des droits individuels ou oppression systématique, au final tout reste pareil.

En bref, c’est à se demander à quoi servent de telles manifestations des laquais du monde de la finance. Apparemment, le champagne a meilleur goût lorsque les larbins l'éclusent en troupeau.

samedi 9 juin 2018

Ordre dispersé



Cinq clôtures pour un manifestant… Et combien de flics, de drones, d’hélicoptères, de voitures blindées ou non, en même temps? Bref, combien de pognon pour contenir un seul malheureux petit manifestant avec sa pancarte à deux sous clouée sur son manche à balai?

Au fond, ceci vient peut-être nous donner la possibilité d’ouvrir un nouveau front de la lutte sociale. Cessons de concentrer nos forces, ce qui revient à avantager l’appareil répressif. En effet, une fois qu’il peut faire s’abattre toute sa puissance en un seul endroit, il est invincible. Mais s’il est obligé de déployer autant de moyens pour rien, et que des manifestants isolés l’obligent à multiplier des dépenses colossales afin de «maintenir l’ordre établi», l’État ne pourra tenir ainsi indéfiniment. Songez un instant si, plutôt que d’avoir une seule manifestation regroupant 10 000 personnes, il y avait 5 000 manifestations avec chacune à peine 2 personnes. Comment les élites bourgeoises et leurs laquais auraient-ils les moyens de contrer cette stratégie?

Il est évident que les peuples sont maintenant engagés dans une guerre d’usure contre leurs propres gouvernements qui sont prosternés devant le grand capital. Le talon d’Achille de toute la pyramide socioéconomique est justement le pognon. En créant quantité de dépenses toutes plus inutiles les unes que les autres, il sera possible d’épuiser les ressources de l’oppression.

Et puis, ce manifestant isolé, ça ne vous rappelle rien?

Moi si.


vendredi 8 juin 2018

Pot problème


jeudi 7 juin 2018

mercredi 6 juin 2018

Moreau libéral


mardi 5 juin 2018

Net fric



La pauvre petite ministre du Patrimoine cAnadien, Mme Mélanie Joly, qui essuie le feu roulant des critiques depuis pas mal tout le temps, a décidé de revenir à l’avant-scène. En effet, elle a affirmé sa volonté de mettre un terme au «régime à deux vitesses» dans le domaine des nouveaux médias. Par nouveaux médias, on entend en règle générale ceux qui sont diffusés grâce à Internet. Ainsi, toute la saga de Netflix est un bon exemple de cette seconde vitesse, c’est-à-dire que certains médias – en particulier ceux qui sont d’ici – paient des taxes et d’autres pas.

Ce qu’il y a d’amusant dans tout ça, c’est qu’on ne remet nullement en question les ententes passées, pas plus qu’on prévoit, à ce stade-ci, proposer quelque réglementation que ce soit. Bref, la petite bonde, fidèle à sa coloration, veut plein de trucs, sauf les mesures qui vont avec. Du bon, gros, vieux libéralisme pur jus, quoi.

Des cyniques ayant un penchant envers la mécanique automobile, au nombre desquels je ne compte pas par le plus grand des bonheurs, diraient que ce n’est pas avec une marche arrière qu’on abolit la seconde vitesse.

dimanche 3 juin 2018

Aluminus






samedi 2 juin 2018

Merde, alors!


vendredi 1 juin 2018

Tour de fils


La mort des zéros



Je vous préviens tout de suite, c’est une histoire abracadabrante. À tel point que son haut degré d’improbabilité en plombe sérieusement toute crédibilité.

La toile de fond est constituée du journaliste Arkadi Babtchenko et de sa relation houleuse avec le pouvoir russe, en particulier la personne de Vladimir Poutine. Notons en passant que, bien que de nationalité russe, Arkadi a hérité d’un patronyme ukrainien. Héros de guerre, il a servi dans les rangs de l’armée russe à deux reprises lors des conflits en Tchétchénie. Par la suite, il était devenu journaliste et, depuis, s’était montré extrêmement critique à l’endroit du Kremlin. Il n’avait d’ailleurs eu d’autre choix que de se réfugier à Kiev, craignant pour sa sécurité.

À tel point que les services secrets ukrainiens (SBU) ont monté toute une mise en scène, allant jusqu’à prétendre que M. Babtchenko avait été abattu à la porte de son appartement, mardi dernier. Déclaré mort par les autorités, l’attentat avait soulevé une forte émotion en Ukraine. Le lendemain, en pleine conférence de presse, la malheureuse victime est apparue en pleine forme.

L’histoire alambiquée que l’on a servie alors a été que la sinistre comédie avait permis de débusquer la personne ayant projeté de tuer M. Babtchenko et de démanteler tout le réseau d’assassins, lesquels prévoyaient de s’en prendre à une trentaine d’autres individus. Lesquels? Pourquoi? Il ne semblait pas important de le préciser.

Bref, Arkadi est par bonheur pétant de santé et, maintenant, Moscou ayant sans doute appris sa leçon, on semble tenir pour acquis qu’il ne sera plus jamais question de s’en prendre à sa personne. Sinon, la réputation du Kremlin risquerait d’être entachée. Et cette fois, ce serait vrai!

Une fois n’est pas coutume…

jeudi 31 mai 2018

Tomber sur un bec




«Il n'est bon bec que de Paris.»

— François Villon




mercredi 30 mai 2018

Roseanne barrée



Sans doute connaissez-vous la grande gueule par excellence de la télévision de grande écoute yankee, nulle autre que la grande Roseanne Barr. Sinon, sachez que Roseanne a longtemps été à l’avant-plan de l’attention médiatique, surtout à l’époque de sa première émission éponyme, alors qu’elle dominait les cotes d’écoute.

Mal lui en prit, peut-être, car, depuis, elle a développé l’habitude de penser qu’elle pouvait raconter n’importe quelle outrance et que le public, le président yankee Donald Trompe en tête, lui donnerait l’absolution sans condition.

C’était une fausse impression. En effet, avec le retour à l’écran de la seconde mouture de son émission centrée sur sa conception des classes populaires stazuniennes, voulant que ces dernières soient ignorantes et bourrées de préjugés, son émission avait, semble-t-il, encore une fois atteint le sommet des cotes d’écoute.

Cela lui est-il monté à la tête? Le fait est que, lors d’un tweet mal avisé, elle a critiqué Mme Valerie Jarrett, ancienne conseillère de Barack Obama, en la décrivant comme étant le fruit de l’accouplement entre les «Frères musulmans et la Planète des singes».

Ce qu’elle n’avait pas prévu, étant donné que sa nouvelle émission promettait d’être une «machine à piasses», c’est que le réseau ABC décide, compte tenu de ses propos diffamatoires et racistes, d’en cesser la production.

Quelle est la morale de cette histoire? En fait, il y en a deux.

La première, c’est: ne vous servez jamais de Twitter!

La seconde est: si vous vous servez de Twitter, fermez votre grande gueule!

mardi 29 mai 2018

lundi 28 mai 2018

dimanche 27 mai 2018

Ex-PLiQ



La sémillante Nadine Girault, ravissante jeune personne de mon âge, est une ancienne membre du Parti libéral du Québec (PLiQ). Aujourd'hui déçue par ce parti, elle a décidé de franchir le pas et de se joindre à la brillante équipe râclée par François Legault, chef de ma CAQ.

On prend les paris pour voir combien de temps il lui faudra avant d'être déçue des caquistes? Après tout, il y a une passerelle idéologique entre le PLiQ et ma CAQ, et les deux formations ont des candidats pratiquement interchangeables.