jeudi 17 décembre 2015

Serrement d'hypocrite



Il est intéressant de noter que, entre les années 2008 et 2014 inclusivement, le salaire des médecins a augmenté en moyenne de 44 %. Cela a été rendu possible par le gouvernement de mon bon ami John James Charest, lequel voulait à tout rompre que nos médecins soient payés au même niveau que leurs collègues du CAnada. Lorsqu'on en arrive à ce degré d'arnaque, peut-être que le terme de «complices» serait plus de mise que «collègues».

Enfin, passons...

Là où le bât blesse encore plus, c'est lorsqu'on constate, toujours en moyenne et pour la même période, que nos médecins posent un nombre d'actes moins grand. Sur ce plan, on remarque une baisse de 10 %. On commence à comprendre pourquoi il devient si difficile de trouver un médecin de famille.

Bref, mises bout à bout, l'augmentation de l'un et la baisse de l'autre, on en arrive essentiellement à une majoration de l'activité médicale de plus de 50 % en une demi-douzaine d'années.

Quand on ajoute à cela le coût prohibitif des médicaments vendus par des pharmaceutiques avides et les dépenses somptuaires relatives à la construction d'hôpitaux universitaires à coups de milliards de dollars, la conclusion s'impose d'elle-même: si les services de santé coûtent si cher, c'est la faute aux maudits syndicats!

mercredi 16 décembre 2015

Le réfugié sait rien

En 2011, éclatait la guerre civile en Syrie. Comme on sait, ce type de conflit ne fait jamais dans la dentelle et les horreurs se sont abattues sur cet infortuné pays, entraînant d'infinies souffrances pour le peuple.

Pendant quatre ans, les Occidentaux, et en particulier le CAnada et les Stazunis, se sont totalement désintéressés du sort des malheureux Syriens pris entre l'arbre et l'écorce. Les terroristes de Daech, entre autres, gagnaient du terrain sans cesse dans l'indifférence générale et personne, nulle part, n'aurait eu la saugrenue idée de suggérer une aide massive et extraordinaire afin d'accueillir plus de réfugiés syriens. Ni au CAnada, ni aux Stazunis, ni ailleurs.

En septembre 2014, les Stazunis commencent, en théorie, à mener des frappes aériennes contre les terroristes mais – curieusement –, au cours des mois suivants, ces derniers en profitent pour se renforcer et accroître leur zone d'occupation. Et puis, tout à coup, patatras!, en septembre 2015, les Russes débaroulent dans le paysage avec leurs avions, leurs missiles et leur flotte de guerre. Il ne leur faut, à eux, que quelques semaines pour inverser la tendance. L'effet est presque immédiat et a deux conséquences. Premièrement, les terroristes de Daech et d'Al-Nosra, entre autres, cèdent du terrain. Ensuite, comme par enchantement, la situation des réfugiés devient une priorité absolue des gouvernements occidentaux, en particulier en Amérique du Nord.

C'est drôle, on dirait que c'est comme si, tant que c'étaient des réfugiés causés par les ennemis du régime de Bachar al-Assad, leur sort n'avait pas d'importance. Mais maintenant que ce sont les ennemis du gouvernement syrien qui dégustent, il faut absolument, et ce de toute urgence, voler au secours des personnes déplacées.

Ce ne sont plus les mêmes réfugiés?


Justin Trudeau accueillant
les premiers réfugiés syriens.

mardi 15 décembre 2015

Carson juste


Renaud, pas de chance

Renaud Lachance siégeait sur la Commission Charbonneau enquêtant sur les allégations de corruption dans l'industrie de la construction. De telles allégations avaient empoisonné les derniers temps au pouvoir du Parti libéral du Québec (PLiQ). Au point que le premier ministre d'alors – un certain John James Charest, s'il m'en souvient correctement – avait dû, à son corps défendant (et quel corps!), mettre sur pied ladite Commission.

On sait que, depuis, le rapport qui fut déposé avait démontré le désaccord des commissaires, l'un d'eux n'ayant vu, lors du défilé des témoins, aucune admission de culpabilité. Curieux enquêteur qui s'attend à ce que d'éventuels coupables passent spontanément aux aveux. Cela faisait effectivement de lui un vérificateur général tout trouvé pour le PLiQ…

Sauf que, avec son arrivée au pouvoir, Philippe Couillard (le nom est marrant), le nouveau premier ministre, toujours aussi libéral, croyait bien que la Commission Charbonneau allait être de l'histoire ancienne. À plus forte raison maintenant que l'un des commissaires se qualifiant lui-même d'«apolitique», surtout quand il vole au secours du parti au pouvoir, n'avait remarqué aucune collusion entre les entrepreneurs et les politiques. Or, les conclusions du commissaire dissident sont tellement tirées par les cheveux que toute l'affaire menace de déraper à nouveau pour le PLiQ.

Comme d'habitude, à ce stade-ci, on parle de chasse aux sorcières aux dépens du principal intéressé qu'on cherche à faire passer pour une victime dont la réputation est menacée par des insinuations mensongères.

C'est drôle, quand même, c'est exactement comme ça que les libéraux avaient réagi lorsque les premières voix ont fusé afin qu'ils nommassent une commission d'enquête.



lundi 14 décembre 2015

COP21: tout va bien



Le fameux sommet sur les changements climatiques, le 21e succès ininterrompu dans ce domaine, s'est enfin clos à Paris. L'événement a été encensé comme étant une grande réussite, et ce fut effectivement le cas. Un accomplissement dans l'organisation d'occasions festives, en même temps qu'un couronnement diplomatique. Dans ce dernier cas, il faut reconnaître que, étant donné qu'il n'y avait dans l'accord aucune contrainte, et que les pays y ont obtenu la possibilité de se retirer de l'entente sur simple notification, il eût été étonnant qu'un échec vienne sanctionner le tout.

En gros, les participants – c'est-à-dire les pays riches – ont décidé de réduire leur consommation de sources d'énergie fossiles. Bref, moins de pétrole, de gaz et de charbon. Bien joli, mais afin de ne pas effaroucher les nations en développement qui en dépendent – et tel qu'il a été mentionné ci-dessus –, on s'est bien abstenu de fixer des cibles contraignantes afin d'empêcher le réchauffement planétaire de défoncer le plafond des 2 °C. Or s'il y a une chose à réduire, d'abord et avant tout, ce n'est pas tant la consommation d'énergie, c'est la consommation tout court. Eh oui, il faut consentir à se serrer la ceinture, en tant que collectivité, et à se priver un peu, afin de donner une chance de se refaire à un environnement bien mal en point. Or, de cela, nulle trace dans l'accord. Pas un mot. Rien.

Alors quoi? Où notre société d'hyper-consommation – et celles qui sont en train de se développer un peu partout – va-t-elle trouver les sources énergétiques pour produire les prochaines tablettes électroniques pliables, plus petites et – bien entendu – plus performantes que celles qui obnubilent tant le contemporain? Pas de problème. Il n'y aura qu'à se rabattre sur la seule source d'énergie renouvelable et naturelle existante: l'énergie nucléaire.

Fukushima, mon amour, quoi.

Pis toute va ben aller!

vendredi 11 décembre 2015

Monsieur 18 000 $


jeudi 10 décembre 2015

mercredi 9 décembre 2015

Trompe et l'éléphant



Donald Trompe, le candidat de l'extrême droite redneck à la présidence des Stazunis continue d'agiter le clapet du tout-à-l'égout lui servant de bouche.

Sa plus récente provocation a consisté à proposer, le plus sérieusement du monde, d'interdire aux musulmans d'entrer dans son pays. Évidemment, l'idée jetée en l'air sans réfléchir a tout de suite été attaquée. Il faut dire que beaucoup de ses critiques se sont bornés à remarquer que la chose était infaisable sur le plan technique, plus qu'elle n'était répréhensible sur le plan moral. Quand même, il s'est trouvé des gens là-bas pour dire que ce genre d'affirmation n'avait pas sa place; surtout pas dans une course à la présidence.

On comprend que les habitants des Stazunis sont obsédés par la sécurité. C'est à ce point où ils sont entièrement disposés à sacrifier  leurs droits civiques – sauf celui de posséder des armes – afin de l'assurer.

Eh bien, au risque d'avoir raison, j'ai une suggestion à leur soumettre. Ils en feront bien ce qu'ils veulent, comme d'habitude, mais elle a tout le moins le mérite d'être parfaitement faisable.

Il suffit aux Stazunis de rapatrier les troupes qui occupent présentement des pays étrangers. Cela aura deux effets positifs. D'abord, augmenter le nombre de défenseurs sur le territoire national, permettant ainsi de mieux protéger les frontières. Ensuite, cela ôtera toute velléité de vouloir s'en prendre à eux.

C'est d'une telle évidence, qu'on se demande comment il se fait que personne n'en parle. Comme on dit en anglais, lorsqu'on tourne autour du pot: «C'est l'éléphant dans la pièce.»

lundi 7 décembre 2015

La COP déborde



Sans doute en avez-vous entendu parler. En ce moment, à Paris, se déroule une conférence internationale sur le climat. En fait, sur les changements climatiques, dans l'espoir de trouver une solution au réchauffement planétaire.

Nommée COP21, la conférence est la plus récente mouture des Conférences des Parties tenues annuellement par les signataires de l'accord de Rio de Janeiro. Pour vous replacer dans le temps, soulignons que le fameux accord de Kyoto – qui a permis de démontrer que pas un seul gouvernement de la planète n'avait de couilles sur la question environnementale – est le produit de la COP3.

Pour une fois, le CAnada a fait une petite place au Québec dans le cadre d'un événement international. Il n'avait pas le choix. Il fallait bien qu'il eût quelque chose de bon à montrer – comme l'hydroélectricité verte – pour faire contrepoids aux sables bitumineux.

L'honnête et irréprochable premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard (le nom est marrant) en a profité pour se faire aller la glotte en gonflant du jabot. Il en même rajouté une couche, ce qui nous permet aujourd'hui de le traiter de maudit menteur.

Lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre de la COP21, un journaliste lui a posé une question concernant l'exploitation des hydrocarbures dans l'île d'Anticosti. Son rouge sang libéral ne fit qu'un tour. L'intègre menteur en a profité pour se dissocier totalement de ce projet qu'il n'aurait jamais parrainé tant est inexistant son enthousiasme envers les hydrocarbures, grands producteurs de gaz à effet de serre (GES).

Il a même eu le culot d'affirmer que le projet Anticosti était dû au gouvernement péquiste, oubliant sans doute que c'était John James Charest qui, au début de 2008, a bradé les droits sur les permis d'exploration détenus par la division pétrole et gaz d'Hydro-Québec, en échange d'une «redevance prioritaire» qui n'a jamais été rendue publique.

Bref, le premier ministre a doublement menti. D'abord en affirmant que le projet a été initié par le Parti québécois. Ensuite en se désolidarisant de toute l'affaire, puisqu'il était membre du gouvernement jusqu'en juin 2008, date à laquelle il a prudemment – autant que provisoirement – abandonné le navire libéral.

Il n'empêche. Des personnes généralement mal informées l'ont félicité de sa prise de position, dont Albert Arnold Gore junior – dit «Al» –, un autre qui a l'environnement à cœur alors qu'il n'a plus les moyens de l'aider. Que n'eût-il eu cet élan alors qu'il était encore vice-président des Stazunis! Sans doute avait-il des choses plus importantes à faire alors.

Mais puisque les GES sont au centre de la conférence, avant d'encenser M. Couillard (le nom est marrant), les participants devraient peut-être se pencher sur la question du pipeline Énergie Est ou de la cimenterie de Port-Daniel, laquelle, une fois complétée, émettra 1,7 million de tonnes de GES par année.

C'est drôle, le gros Al a fermé sa gueule là-dessus. Et Philippe ne s'est pas désolidarisé de ça, non plus.

Deux autres gouttes qui font déborder le vase. Il faut dire que la COP est pleine.

Mais de quoi?

jeudi 3 décembre 2015

Essayez de comprendre



De nouveau, il y en a un – deux, en fait, cette fois-ci – qui a pété sa coche et qui a décidé de sortir son fusil d'assaut dans le monde afin d'exécuter un autre carnage. Au total, 14 morts et 17 blessés parmi lesquels certains porteront sans doute des séquelles toute leur vie. Après une chasse à l'homme de plusieurs heures, on a fini par abattre les deux tireurs. Un couple, paraît-il, ce qui change un peu des solitaires névrosés.

Selon les premières informations, le chef de famille – car le couple avait une petite fille de 6 mois – vivait le rêve amâricain. Probablement une version hard dudit rêve tel que conçu par notre impayable Elvis Gratton: facho, violent, armé et frustré.

Comme d'habitude, c'est l'hébétude. Les commentateurs, de quelque horizon qu'ils proviennent, cherchent à comprendre pourquoi on en vient à poser un tel geste. De surcroît, les mêmes phrases toutes faites fusent, comme des violons accordés. Les défenseurs des armes à feu avec leur sempiternel «ce sont les gens qui tuent, pas les fusils»; et les autres qui oublient toujours de rétorquer qu'ils en tueraient certainement moins avec un manche à balais qu'avec une mitraillette.

Mais ce qu'on oublie toujours de mentionner dans cette belle époque formidable qui est la nôtre, c'est en quoi le terrorisme d'un individu est moins du terrorisme que lorsqu'il est planifié par un groupe plus ou moins organisé.

Condamner le terrorisme religieux – qu'il soit musulman ou autre – est certes une bonne chose. Mais pourquoi, aux Stazunis, s'entête-t-on à vouloir comprendre le terrorisme de droite*?


 
*Vous m'objecterez, sans doute avec raison, que Syed Riswan Farook et Tashfeen Malik étaient musulmans et qu'on ignore pour l'instant tout de leurs positions politiques. Même s'ils s'avéraient être l'exception, ils ne feraient que confirmer la règle.

mercredi 2 décembre 2015

Déjà view



Et c'est reparti!

Quoi? Non…

Sans blague, vous vous étiez imaginé que le gouvernement de Ti-PET serait différent de ses prédécesseurs?

Ha! Ha! Ha!

C'est cuuute!

Eh ben, désolé, mais c'est la même connerie 100 fois ressassée. C'est-à-dire des promesses vides immédiatement oubliées; en particulier celles ayant trait à l'économie. Évidemment, il y a toujours une bonne excuse, sauf que c'est chaque fois la même. À savoir que le gouvernement précédent a laissé les finances dans un état déplorable et que, finalement, rien ne va changer.

Pas de veine, vous allez devoir vous serrer la ceinture encore. Autant que sous les conservateurs.

Comme changement, vous me direz qu'on aura vu mieux.

Mais ne vous en faites pas avec ça. Tout va bien, en fait. Personne n'est intéressé à ce que le CAnada – ou n'importe quel autre pays – rembourse sa dette. Les créanciers moins que tout autre. Et puis, vous êtes tellement plus malléables quand vous devez de l'argent. Pas de contestation; pas de réclamations; pas de remises en question. Il n'y a pas à dire, le déficit produit de bons citoyens.

Les gouvernements seraient bien fous de s'en priver.

mardi 1 décembre 2015

Lâche mental



Frenchie Ier, le pape du rap catho, en a sorti une bien bonne, dernièrement. Comme toujours.

Peu de gens étaient au courant, mais, infatigable voyageur aux frais de la princesse, il avait dirigé ses pas vers l'Afrique. Évidemment, un mécréant de journaliste n'a pu s'empêcher de lui poser quelque colle à propos de la position de l'Église – qui n'est pas celle du missionnaire, contrairement à ce qu'on pourrait penser – sur la question de l'usage du condom pour combattre l'épidémie de sida. Qui dit condom dit contraception et donc affirme une opinion intolérable aux yeux des catholiques.

Frenchie, impayable comme toujours, (à moins que ce soit avec du pognon) a rétorqué à l'impudent qu'il n'aimait pas aborder «des questions aussi techniques» alors que des gens meurent par manque d'eau, de nourriture ou de conditions de vie décentes. Apparemment, selon lui, il est plus grave de mourir de faim que bouffé par les virus.

Les porte-parole religieux sont très pointilleux quant à la manière de passer de vie à trépas. Pourtant, ils n'ont jamais hésité à bénir des canons.

Quand on entend de telles insanités, on se prend à regretter que Monsieur et Madame Frenchie n'eussent point utilisé de condom eux-mêmes. Je me demande d'ailleurs si le caoutchouteux tube avait été inventé à cette époque correspondant approximativement à l'âge mental du poncif pontife.

Un âge où, selon toute évidence, le courage n'est pas de mise.

lundi 30 novembre 2015

Le rap-porc


samedi 28 novembre 2015

C'est rien


vendredi 27 novembre 2015

Montréal vue de l'étage


jeudi 26 novembre 2015

Missiles



La destruction d'un avion russe a eu des répercussions – comme on s'en doute – en Russie. La foule s'en est pris à l'ambassade turque à Moscou qu'elle a littéralement lapidée à coups de cailloux et de tout ce qui tombait sous la main.

Évidemment, ce ne sont pas des missiles aussi destructeurs, mais parions que l'ours russe ne s'en tiendra pas là. Vous connaissez le caractère de l'ours: lent à s'irriter et plus lent encore à se calmer.

Parlant d'ours russe, je vous recommande ce site; si la Russie ne vous fait pas peur.


Montréal vue de l'étage