lundi 9 juin 2014

DERNIÈRE HEURE


Euphorie et soulagement à Washington, aujourd’hui! Tout au moins au siège social du Fonds monétaire international (FMI).

En effet, après des années de politique économique désastreuse, le doute avait fini par s’immiscer dans l’esprit de certains décideurs du capitalisme globalisé au sein de cette institution.

Mais aujourd’hui, lors d’une autre kermesse organisée par la bourgeoisie d’affaires, les politiques du FMI ont reçu un appui de taille qui devrait conforter l'organisation internationale pendant des années à venir. En effet, le premier ministre du Québec, un certain Philippe Couillard (le nom est marrant) m’a-t-on dit, a affirmé être en accord avec la directrice générale du Fonds, Mme Christine Lagarde.

Cette dernière avait suggéré que la reprise économique ne dépendait pas seulement de la réduction des dépenses de l’État. Apparemment, les gouvernements doivent aussi augmenter les subventions aux grandes entreprises.



Beau Bergdahl


Une très grosse polémique agite présentement les Stazunis. Elle gravite autour d’un calviniste méconnu jusqu’à tout récemment, Bowe Bergdahl. Le 31 mai dernier, ce soldat yankee a été libéré par les talibans afghans après avoir passé 5 ans dans une de leurs geôles. L’administration Obama a négocié sa libération en échange de 5 talibans détenus dans le bagne de Guantanamo.

D’abord, l’idée de libérer des «terroristes», même s’ils n’ont été reconnus coupable d’aucun crime, sinon celui de sale gueule – et encore… –, a fait sursauter plein de Stazuniens, et pas seulement les crétins de rednecks qui peuplent les couches inférieures de la société, ainsi qu’une bonne partie du Capitole.

Ensuite, le soldat Bergdahl avait fait part de ses désillusions devant les exactions commises par les Stazunis en Afghanistan et sa correspondance électronique, dont la NSA doit sûrement avoir un exemplaire, prouve qu’il était devenu pratiquement un objecteur de conscience. Bref, il n’y avait plus qu’un pas à franchir avant de le soupçonner de désertion devant l’ennemi, ce qui aurait mené à sa «capture».

Enfin, les négociations et, surtout, la libération des 5 talibans ont été menées sans prévenir le Congrès, ce qui constitue une violation flagrante de la loi. En outre, Barack Hussein Obama a «négocié avec des terroristes», une chose absolument taboue pour la droite yankee, c’est-à-dire tous les partis politiques confondus.

Alors qui va payer pour cette histoire de plus en plus rocambolesque? Probablement le beau Bowe qui risque de se retrouver devant une cour martiale pour désertion et qui échangera peut-être la prison talibane pour la prison stazunienne.

Pas de chance pour lui. 

La bouffe était meilleure là-bas.



dimanche 8 juin 2014

Le spécial de minuit six



Soft Trees Break The Fall | Trent Reznor & Atticus Ross (2010)

Extrait de la bande sonore du film The Social Network

samedi 7 juin 2014

Bonheur


Ah! quel bonheur!

L’avenir de la rue Crescent est assuré pour au moins une décennie.

Je n’aurai donc aucune difficulté à trouver un endroit où me faire servir en anglais à Montréal!

vendredi 6 juin 2014

6 juin


Aujourd’hui, 6 juin 2014, on fête le 70e anniversaire du débarquement de Normandie.

L’événement est extrêmement important dans le contexte mondial actuel, car il permet de mousser une fausse réputation, à savoir que les États-Unis ont gagné la guerre. La Deuxième Guerre mondiale, veux-je dire; j’avoue que LA guerre, c’est un peu flou, de nos jours.

Cela permet aussi d’occulter la réalité historique; c’est-à-dire que c’est l’URSS qui a vaincu les nazis, leur infligeant 80% de leurs pertes au cours du conflit, et subissant du même coup des pertes humaines, civiles et militaires, dépassant largement les dizaines de millions de morts. Combien exactement? Nul ne le sait.

Et le débarquement de Normandie, dans tout ça? 

Eh ben, il a bien fallu que les Yankees se décident à intervenir en Europe occidentale pour barrer la route aux Soviétiques.

Voici un fait qui vous intéressera peut-être. La citation ci-dessous est biaisée; George W. Bush n’a jamais dit ça. Mais l'affirmation est vraie.

Il n’y a pas à dire, ces Yankees, ce sont de fameux libérateurs!



jeudi 5 juin 2014

DERNIÈRE HEURE


L’ex-ministre du PLiQ, Tony «Antonio» Tomassi, a plaidé coupable de fraude devant la cour, en dépit du fait qu’il n’avait bien entendu rien à se reprocher. 

La juge a tout de même eu la décence d’accepter la suggestion commune de la défense et de la Couronne, visiblement encline à la clémence, ce qui a permis à M. Tomassi d’éviter la prison. Conséquemment, ce dernier a été condamné à quelques petits travaux communautaires et à verser des dons à des organismes de charité qui seront, nul n’en doute, déductibles d’impôt.

Beau joueur comme toujours, avec le panache et la classe qu’on lui connaît, l’ex-ministre, dont c’était la première apparition en cour depuis le début des iniques procédures intentées contre lui, voulait mettre toute cette sinistre affaire derrière lui une bonne fois pour toutes.

Soulagé et souriant au moment de sortir de la cour, il a expliqué que les dons qu’il ferait seraient chargés sur sa carte de crédit prochainement. Il a cependant prévenu qu’il risquait d’éventuellement s’absenter de ses responsabilités de travaux communautaires pendant une assez longue période, maintenant qu’il est un honnête promoteur immobilier.

Tiens, Tian!




Flonflons et flafla, en ce moment, pour souligner l’effroyable massacre de la place Tian-anmen, en 1989.

Pendant 25 ans, notre presse nous aura chauffés à blanc avec un mensonge finement orchestré et nous l’avons gobé sans rechigner, parce que notre propagande, pendant les décennies précédentes, nous avait habitués à considérer les Chinois – surtout s’ils étaient communistes – comme déshumanisés. Notre presse nous répète que le racisme, c’est pas beau; mais si ça peut servir sournoisement la politique et, surtout, le capitalisme sauvage [NDLR : le néolibéralisme], alors elle a le droit d’en faire en sous-main.

Bref, 25 ans, c’est plus que l’âge de la majorité – et peut-être même celui de la raison. Alors, mes enfants, nous allons faire un petit effort afin de prendre connaissance de la vérité. Voici un article publié sur le site Global Research, lequel possède également un volet en français. Je vous encourage à lire l’article et à consulter régulièrement le site. On y apprend des choses extraordinaires.

L’article lui-même est seulement en anglais. Mais – si c’est comme ce qu’on ânonne au CAnada –, on sait alors qu’il est parfaitement objectif et à l’abri de tout biais…

Bonne lecture!

mercredi 4 juin 2014

Pieds d'agile


Pas plus tard qu’hier, j’entendais quelqu’un demander comment il se faisait que les ministres des Finances avaient de tels moyens pour se chausser.

Ce n’est pas très difficile à comprendre.

Ils passent leur temps à nous déculotter.

mardi 3 juin 2014

L’évaluation environnementale stratégique
est un « travail pédagogique »

Source

Le gouvernement libéral s’est une nouvelle fois défendu lundi de préparer le terrain au retour de foreuses à gaz de schiste avec son évaluation environnementale stratégique globale (EESG) sur la filière des hydrocarbures. [...]

Selon M. Arcand, « plus la population va être informée, plus elle va être en mesure de nous suivre ». L’ancien ministre de l’Environnement s’est toutefois refusé à rejoindre le camp des « pour » ou des « contre » à l’exploitation de pétrole et de gaz de schiste au Québec.

« Bien sûr, on aimerait bien, comme tout le monde, si les choses peuvent se faire correctement, pouvoir développer nos ressources naturelles [et] enrichir les Québécois », a-t-il dit avant d’ajouter du tac au tac : « Mais pas à n’importe quel prix. »

HYDROCARBURES
L’évaluation environnementale stratégique est un «travail pédagogique», dit le ministre Arcand
Marco Bélair-Cirino, Le Devoir, 3 juin 2014

Pont, t’y fie



Géniale idée! On va construire deux ponts pour une même route!

Je ne sais qui a eu cette inspiration brillante, mais il faut dire que c’est une nette amélioration par rapport au concept d’origine, lequel prévoyait deux routes pour un seul pont.

Ah, vraiment, Québec sait faire!

Ou est-ce «sait foire»? J’oublie toujours...


lundi 2 juin 2014

Pour quoi, alors?


Ex-ministre libéral témoignant
devant les enquêteurs de l’UPAC.
À peine revenu au Québec, je me suis trouvé happé par notre triste réalité, à savoir le retour en force du PLiQ au pouvoir.

Curieusement, tout à coup, je ne suis plus le seul à me soucier des conséquences de ce fait. Pas plus tard que l’autre jour, Québec Solidaire, par la bouche de sa vice-présidente associée – ou porte-parole, ou factionnaire de service, je ne sais plus – Mme Françoise David, s’est inquiété des conséquences du prochain budget provincial sur les moins nantis. Aujourd’hui, c’est au tour des enseignants d’exprimer des inquiétudes à ce propos. Demain, à qui le tour? Et c’est sans compter ceux qui déchireront leur chemise sur la place publique lorsque le contenu dudit budget sera connu. Peut-être serez-vous du nombre, d’ailleurs.

Je vous entends déjà : «J’ai pas voté pour ça!»

Ben, vous avez voté pour quoi, alors? Pour la belle prestance de Philippe Couillard (le nom est marrant)? Pour l’esprit aiguisé de Sam Hamad (c’est pas son vrai nom)? Pour la constance politique de Gaétan Barrette (sans commentaire)?

Un de ces jours, j’irai vous demander, sous couvert de déguisement, pourquoi vous avez voté pour cette bande de prévaricateurs qui n’ont eu de cesse de vider vos poches pendant une décennie. J’irai vous demander comment vous avez trouvé le témoignage de la députée de Laviolette – Mme Julie Boulet (prononcer «bout laid» ou «boullé» ou «boulâ», je ne sais jamais) – devant la Commission Charbonneau. Quand on pense que tous les ténors de ce gouvernement souffrent de la même amnésie, on peut se poser des questions. Une chose est sûre, cette pathologie semble contagieuse, au Québec.

J’aimerais bien savoir, par contre, si ce sont les libéraux qui vous l’ont refilée, ou l’inverse?

samedi 31 mai 2014

La raison du plus fort riche


Pour se moquer de la popularité de l’économiste français Thomas Piketty et de son livre Le Capital au XXIe siècle, qui dénonce les inégalités économiques, jugées indissociables du capitalisme, le Bloomberg Businessweek a maquillé sa page couverture en magazine pour adolescentes. Car il n’y a bien que les jeunes filles et autres cœurs sensibles pour s’émouvoir des inégalités sociales.

Les vrais hommes, qui peuvent aussi être des femmes, savent que le capitalisme est le système idéal entre tous, parce qu’il épouse la nature humaine comme une deuxième peau. Que ce soit le prédateur alpha qui rafle tout, rien de plus normal. Et au diable les brebis!

La vidéo suivante nous montre comment ça se passe chez nos voisins du sud. Parce qu’aux États-Unis, eux autres ils l’ont l’affaire!



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Le Québec sur le BS, la BS de Bouchard

« On est sur le BS, savez-vous ça ? On reçoit du BS du fédéral. On reçoit du BS des autres provinces. Aimez-vous ça, être sur le BS, vous autres ? Ç’a pas de maudite allure qu’on tolère ça, nous, les Québécois, qui sommes si créatifs et capables de bâtir, qu’on accepte d’être sur le BS. Ça n’a pas de sens. Je trouve ça absolument ridicule. Il serait temps qu’on s’assume. »

— Alain Bouchard, p.-d.g. de Couche-Tard, via Le Devoir

Quand le p.-d.g. de Couche-Tard vient brailler à la Chambre de commerce de Montréal que le Québec est sur le BS parce qu’il perçoit des milliards en péréquation, reprenant l’air que fredonnent les Maxime Bernier du monde entier qui considèrent le partage de la richesse comme la détestable aumône qu’on réserve aux fainéants et aux débiles légers, l’émotion est à son comble. 

L’homme d’affaires, en tant qu’espèce supérieure, est convaincu que la bonne marche du monde dépend de sa liberté à faire tourner l’économie sur le nez de travailleurs au salaire minimum qui vendent en son nom du gaz, des chips et de la sloche. Mais donnez-lui un public de ses semblables, conquis d’avance, et le voilà qui se déshabille, éructe, montre sa véritable nature. Se sachant en territoire ami, il déverse son fiel sur l’infâme bureaucratie malgré laquelle il est devenu milliardaire, et dont il se débarrasserait volontiers pour faire fleurir le divin entrepreneuriat. 

C’est l’émotion 
David Desjardins, Le Devoir, 31 mai 2014

Bof, avant longtemps, les PDG seront remplacés par des robots! Et c’est le journal Les affaires qui le dit.

Porter champion



On a lu dernièrement dans ces pages que le charmant docteur Arthur Porter, cet ami si proche de notre bon premier ministre Philippe Couillard (le nom est marrant), s’est fait payer une Bentley par le Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM [i.e.: Éléphant blanc numéro 2]).

Il me fait plaisir d’éclairer la lanterne des lecteurs sur la profonde différence existant entre la Rolls-Royce (à gauche ci-dessus) et la Bentley. Contrairement à une croyance tenace, ce n’est pas exclusivement une question de prix. La Bentley n’est pas toujours moins chère. Non, la différence tient dans le standing. Voyez-vous, alors que le propriétaire de la Rolls est fortement encouragé à engager les services d’un chauffeur, la Bentley peut être conduite par son propriétaire sans froisser les convenances.

Bref, pas snob pour deux sous, M. Porter aime bien conduire son char lui-même.

Arthur Porter, modeste homme du peuple

mercredi 28 mai 2014

C’est déjà ça

Photo: Wikimédia

Le premier ministre Philippe Couillard a clairement fermé la porte à toute vente d’actifs du gouvernement, y compris Hydro-Québec, cet avant-midi à l’Assemblée nationale.

«C’est un atout considérable pour le Québec, de compter sur ses sociétés d’État qui amènent des revenus considérables et leur mise en vente, ça a été vu ailleurs, n’est pas nécessairement à l’avantage des citoyens. Alors, on l’a déjà dit et on le répète, ce n’est pas de ça qu’on discute.»

[Le chef de l’Opposition Stéphane Bédard] a livré essentiellement le même plaidoyer, faisant valoir que la vente d’actifs - qualifiée de «vente de feu» - était une approche «à courte vue qui viendrait aggraver la situation des finances publiques pour les générations futures».

Vente partielle d'Hydro-Québec: Couillard clôt le débat
Philippe Teisceira-Lessard, La Presse, 28 mai 2014

lundi 26 mai 2014

Tes blindés, ma Bentley

Arthur Porter prétend avoir agi comme consultant pour la firme de génie SNC-Lavalin pour d’autres projets que le CUSM [dont un contrat d’achat de véhicules blindés], ce qui pourrait expliquer qu’elle lui ait versé des millions. 

Quant aux récentes révélations sur ses allocations de dépenses et le fait qu’il se faisait payer une Bentley par le CUSM, M. Porter affirme que toutes ces dépenses ont été approuvées en bonne et due forme et qu’elles sont normales pour un dirigeant d’une institution aussi importante.

Arthur Porter s’en prend à la commission Charbonneau 
Vincent Larouche, La Presse, 26 mai 2014

mardi 20 mai 2014

Une époque formidable


Les 25 patrons des principaux fonds spéculatifs américains ont empoché un revenu consolidé deux fois supérieur à celui perçu par tous les professeurs de maternelle des États-Unis. Vertigineux! 

Au terme de l’année 2013, 25 individus, tous des hommes, ont récolté 21 milliards de dollars américains, soit une augmentation de 50 % sur 2012. [...]

Selon Branko Milanovic, ancien chef économiste de la Banque mondiale et aujourd’hui professeur à l’Université de New York, « le risque ploutocratique est, à mon sens, quasiment à l’œuvre aux États-Unis. L’autonomisation politique des riches y est une réalité: ils dictent “l’agenda politique”, financent les candidats et, du coup, s’assurent que les lois sont votées pour leur plus grand profit. » 

25 HOMMES, 21 MILLIARDS 
L’abcès financier 
Serge Truffaut, Le Devoir, 20 mai 2014

dimanche 18 mai 2014

Bonne fête des Patriotes!


19 mai 2014, Journée nationale des patriotes 

Née en 1791, la démocratie québécoise est l’une des plus anciennes du monde. Elle a cependant connu un sérieux accroc de 1837 à 1841, alors que les institutions démocratiques et les droits de la personne sont abolis suite au Rapport Durham et en réponse à la lutte menée par les patriotes. Occasion de célébrer, la Journée nationale des patriotes rappelle aussi ce devoir de vigilance pour la sauvegarde de nos principes de démocratie en prenant exemple sur la lutte menée par nos ancêtres. Car c’est bien aux patriotes qu’on doit la naissance d’une presse libre au Canada (1806), du premier parti démocratique (1827), du réseau scolaire francophone laïc (1829). On leur doit également une fête et une Société Saint-Jean-Baptiste (1834) et la conquête pour nous du gouvernement responsable (1849). Bien plus tard, leurs héritiers tiendront haut le flambeau du libéralisme* et du patriotisme jusqu’aux portes de la Révolution tranquille.

Extrait du site officiel de la Journée nationale des patriotes

* Selon Wikipédia, « le libéralisme est une doctrine de philosophie politique qui affirme la liberté comme principe politique suprême ainsi que son corollaire de responsabilité individuelle, et revendique la limitation du pouvoir du souverain ». À ne pas confondre avec le néolibéralisme, où l’on remplace graduellement la démocratie par une oligarchie ploutocratique sans frontières, et où les citoyens sont rétrogradés au rang de simples consommateurs atomisés. Par conséquent, le libéralisme n'a plus qu’un lien ténu, sinon simplement phonétique, avec le Parti libéral du Québec contemporain. Pour en savoir plus sur ce dernier, voir; collusion, corruption, détournement de fonds, mensonge, ententes secrètes, portes closes, retours d’ascenseur, pots-de-vin et paradis fiscaux.