Peut-être le nom de Michel Savard ne vous dira-t-il rien dans un premier temps. C’est étonnant, car il a connu un parcours assez notable, dans le domaine politique.
En effet, au cours de la dernière quinzaine d’années, il a successivement appuyé le Parti québécois (PQ), Québec solidaire (QS) et finalement le Parti libéral du Québec (PLiQ) auprès de Mme Dominique Anglade. Tellement libéral, en fait, qu’il avait été choisi comme candidat de ce même PLiQ dans la circonscription de Gouin, sous le compétent mandat de M. Charles Milliard, en vue des prochaines élections.
Or, M. Savard n’a jamais eu la langue dans sa poche. Déjà, en 2012, il tenait des propos assez violents à l’endroit – tiens, tiens – des libéraux. Comme pour beaucoup de gens, l’âge ne fait qu’exacerber les travers chez lui, de sorte que son discours, au lieu de se tempérer, s’est encore radicalisé.
Ainsi, récemment, il s’en est pris au Parti québécois (PQ) dans des termes à la fois explicites et insultants, traitant la formation politique de «petits nazis sans envergure» et son chef d’«être haineux et mégalomane», tout en reprochant du même coup au parti d’être de droite.
Évidemment, de tels écarts de langage ont fait bondir jusque dans les rangs libéraux, de sorte que la candidature de M. Savard a été annulée par le PLiQ.
Personnellement, je crois que l’outrage est probablement dû bien davantage à un manque de compétence en matière politique de la part de l’ex-candidat. En effet, quand on est libéral, il faut être un peu plus futé que de reprocher des politiques de droite à qui que ce soit.

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