mercredi 27 juillet 2016

Bain dépressif



Richard Henry Bain, ce citoyen qui, en septembre 2012, a tout tenté pour transformer une soirée électorale en hécatombe, était apparemment totalement irresponsable de ces gestes. Il semblerait en effet que, atteint d'une dépression sévère, et sous médication de surcroît, son état mental ne lui permettait peut-être pas de se rendre compte de ce qu'il faisait.

Au fond, la population peut s'avérer chanceuse que la dépression frappe différemment la vaste majorité des gens qui en sont atteints. La plupart demeurent le plus souvent repliés sur eux-mêmes, voire prostrés, bien souvent indifférents au monde qui les entoure, sinon pour en ressentir les avanies les plus désagréables. Mais pas M. Bain; tout à fait le contraire, dans son cas! Ce dernier était, semble-t-il, affligé par la menace de la pandémie de la grippe H1N1. Persuadé que c'était l'annonce de la fin du monde, s'il faut en croire l'un de ses praticiens, le docteur Stan Van Duyse. Alors, comme toute personne troublée, il n'a pu s'empêcher de réagir normalement, dans les circonstances, et s'en prendre exclusivement au Parti québécois.

Bien entendu, la tuerie que projetait de faire M. Bain ne pouvait en aucune façon être un crime politique, ce genre de délit étant inexistant chez nous.

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