mardi 11 juillet 2023

Le gros, les moyens et le petit

 



Les dirigeants de l'OTAN, c'est-à-dire les Stazunis, et les partenaires secondaires de l'alliance se réunissent aujourd'hui à Vilnius, la capitale de la Lituanie, pays balte limitrophe du Belarus.


Dans le contexte actuel, alors que la guerre en Ukraine fait toujours rage, la tenue de ce sommet à proximité de la Russie est une marque de courage et de défi de la part des membres de l'Organisation. 


Évidemment, les tractations visant à constater l'impuissance de l'Occident face à la politique russe seront menées sous la protection assidue d'avions Rafale fournis par la France et de batteries de missiles Patriot, fournies celles-là par l'Allemagne. On a beau être courageux, mais il faut surtout être prudent.


Notons au passage que les Yankees se sont prudemment abstenus d'y avoir une présence militaire. Quand on se blottit frileusement sous des airs de bravade, ce n'est pas le moment de provoquer une bavure. En cas d'incident, il est préférable de laisser un allié se coucher plutôt que de devoir s'humilier soi-même.


Alors que la guerre s'enlise encore davantage devant l'échec de la tant vantée offensive ukrainienne, les attentes sont grandes afin de voir le sommet accoucher de moyens pour remédier aux échecs successifs de la diplomatie occidentale et des sanctions devant étouffer la Russie.


Fort heureusement, pour sa part, le président ukrainien Volodymyr Zelensky sera sans doute sur place pour jouer la petite mouche du gros coche.


Qu'il ait soin, cependant, de ne pas être le gros dindon de la petite farce.

lundi 10 juillet 2023

Traumatisme sauvage

 


Anand peut plus

 



C'est avec des ressources accrues que la ministre de la Défense du CAnada, Mme Anita Anand, pourra poursuivre sa politique d'aide militaire aux pays de l'OTAN, dans ce cas-ci la Lettonie.


Pour ceux et celles parmi vous qui s'inquiètent que de telles dépenses – de l'ordre de 2,6 milliards de dollars – soient une charge trop lourde pour les contribuables, dites-vous bien qu'il s'agit là d'un échange de bons procédés.


Ainsi, la prochaine fois que le système de santé sera dans la dèche, nul doute que la Lettonie financera son allié cAnadien.


C'est pas comme ces Cubains qui se contentent d'envoyer leurs maudits médecins n'importe où!

samedi 8 juillet 2023

vendredi 7 juillet 2023

Pourquoi se priver du privé?


 

jeudi 6 juillet 2023

Burlesconi




Rendons hommage à la mémoire de Silvio Berlusconi, ancien premier ministre de l'Italie décédé récemment à l'âge de 87 ans, qui fut contraint de démissionner autrefois à cause d'une série d'affaires liées à la corruption et de scandales à caractère sexuel.


On se souviendra que son parcours fut marqué par quantité de frasques toutes moins reluisantes les unes que les autres. Cela en fit l'initiateur d'une tendance de plus en plus répandue en politique où les têtes dirigeantes se donnent en spectacle, laissant les enjeux sociaux en arrière-plan; quand ce n'est pas pour leur nuire, le plus souvent.


Parmi ses émules, citons les plus connus: Donald Trompe, aux Stazunis, Jair Bosnoreau, au Brésil, Emmanuel Macro, en France, et le fils de Pierre Elliott Trudeau, au CAnada.


Merci Silvio!

mardi 4 juillet 2023

Cure rance

 



De tout temps, on nous a dit et répété que c'était le grand avantage du capitalisme, comparativement aux économies dirigées. Je parle, bien entendu, de la concurrence. Oui, car, s'il fallait en croire le discours dominant, le principe sous-jacent à la concurrence ne pouvait que garantir aux consommateurs des prix plus bas et des services de meilleure qualité.


Ce bobard pèse encore d'un certain poids dans l'imaginaire collectif, alors que les faits le contredisent un peu plus chaque jour. C'est sans doute pourquoi l'idée de la saine concurrence demeure maintenant confinée justement au règne de l'imaginaire.


S'il est bien une catégorie de la population qui cherche constamment à éliminer la concurrence, c'est celle des capitalistes eux-mêmes. Leur seul souci consiste en une démarche visant à concentrer les moyens de production dans un nombre de mains sans cesse plus restreint. Que l'on considère seulement l'industrie pétrolière, les banques, le monde des médias et celui de l'industrie automobile. On constate tout de suite que, d'un pays à l'autre, chacun de ces domaines est contrôlé par moins d'une petite dizaine de sociétés, sur le conseil d'administration desquelles siègent les mêmes personnes.


Bref, les premiers à maudire le principe de la concurrence, ce sont justement ceux-là qui s'en servent comme paravent afin de masquer leurs magouilles.


Ainsi, la concurrence est une fiction, au même titre que la libre circulation des biens et services qui est étroitement contrôlée afin qu'elle ne profite pas aux adversaires. Au même titre que la théorie du ruissellement, selon laquelle l'enrichissement d'une minorité de la population finit par déborder vers les couches moins favorisées; ce qui n'arrive jamais, le réservoir des riches étant de dimensions infinies. Au même titre que le génie de l'entreprise privée devant se substituer à l'État afin de mieux bénéficier à la population, quand cette amélioration consiste à réduire les services et à en augmenter systématiquement le coût.


La seule véritable concurrence est celle existant entre le discours du capitalisme et sa réalité.

lundi 3 juillet 2023

samedi 1 juillet 2023

Mise en boîte

 





Vous êtes-vous déjà demandé pour quelle raison la fièvre du déménagement frappe le Québec le 1er juillet?


Eh bien, la raison en est toute simple. Voyez-vous, le 1er juillet est la fête postnationale* du CAnada.


Or, entre déplacer leur ménage d'un endroit à un autre, avec tous les désagréments que cela implique, et rendre hommage au fédéralisme cAnadien, les Québécois ont préféré le déménagement.


Comme le veut le dicton, entre deux maux, ils ont choisi le moindre.





* Selon le fils de Pierre Elliott Trudeau, le CAnada est désormais un pays «postnational». Tout au moins est-ce ce qu'il avait déclaré, en décembre 2015, au New York Times Magazine. Veut-il dire par là que son pays est à ce point multiculturel qu'il ne possède plus d'identité propre? Ou, plus justement, qu'il appartient désormais aux Stazunis? On ne sait trop. C'est vrai que ce qu'il raconte n'est pas souvent compréhensible.


vendredi 30 juin 2023

Ballon dirigé




Qui se souvient encore de cette rocambolesque histoire de «ballon-espion» qui avait survolé le territoire cAnadien, l'hiver denier, dans l'indifférence générale? Mais dès qu'il avait franchi la frontière, il s'était transformé ipso facto en menace existentielle pour la sécurité du monde occidental; c'est-à-dire l'humanité tout entière; c'est-à-dire les Stazunis.


Alors, ledit ballon avait tranquillement traversé le territoire yankee d'ouest en est. On prit alors son mal en patience afin d'attendre qu'il survolât l'océan avant de l'abattre à l'aide d'un missile lancé depuis un chasseur à réaction dernier cri.


Les débris de l'engin criminellement utilisé par Pékin pour espionner furent ensuite soigneusement récupérés par l'armée US. Ainsi, avait-on claironné, la fourberie chinoise allait être révélée à l'ensemble de la planète, c'est-à-dire essentiellement les membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord.


On se prend à espérer que, dans un cas de menace existentielle, les autorités compétentes, quoique militaires, soient un peu plus efficaces. Car il aura fallu près de cinq mois avant que les experts en viennent à la conclusion que le fameux «ballon-espion» n'a pas récolté d'informations pendant son long et lent périple. De là à admettre qu'il s'agissait d'un inoffensif ballon météorologique, il n'y avait qu'un pas que, afin de satisfaire sa morgue, le Pentagone n'a pas voulu franchir.


Alors de deux choses l'une.


Ou bien les experts du Pentagone ont les deux pieds dans la même bottine et ignorent comment analyser des débris de ballon, ce qui explique qu'il fallut tout ce temps avant d'en venir à une conclusion qui eût été immédiatement évidente par ailleurs.


Ou bien les services de propagande yankees ont pensé – à juste titre – que, en attendant aussi longtemps, ils allaient avouer indirectement leur mensonge de l'hiver passé sans susciter d'indignation au sein de la population.


Dans ce dernier cas, ils avaient bien tort. Les Yankees adorent quand on leur ment au sujet des Chinois. Et des Russes. Et des Cubains, des Iraniens, des Syriens, des Irakiens, des Afghans, des Serbes, des Hongrois, des Nicaraguayens, des Vénézuéliens, des Yéménites, des Soudanais, des Nord-Coréens, entre autres.


Et c'est sans compter tous les mensonges au sujet de leurs alliés, qui servent à diriger l'opinion.




* Banzaï!

mercredi 28 juin 2023

Risible nuisible

 



Le métier de journaliste en est un que j'admire profondément, surtout celui de journaliste pour La Presse, l'organisme à but non lucratif désormais subventionné directement et indirectement par le gouvernement fédéral. D'ailleurs, on se demande pourquoi La Presse et pas les autres publications.


Cette admiration tient surtout au fait qu'il n'est pas toujours facile de raconter n'importe quoi, ce que le quotidien réussit assez souvent avec, ma foi, un penchant plutôt marqué envers l'abstrus. 


Dans le cas ci-dessus, ce qui amuse, c'est l'intertitre «Poisson rare et envahissant».


Alors, c'est peut-être mon intellect limité qui m'empêche de comprendre, mais si un poisson est rare, c'est qu'on en trouve difficilement. Dès lors, il ne peut être envahissant. 


À l'inverse, s'il est envahissant, c'est qu'il prolifère de manière incontrôlable et, par le fait même, n'est pas rare, bien au contraire. Bref, cet intertitre tient davantage de l'oxymore que de l'information.


Peut-être que, si elle est vraiment rare, il faudrait subventionner la bestiole nuisible. Comme les autres bestioles nuisibles.


lundi 26 juin 2023

Gaz truc

 


Climax climat

 



Hier, à Montréal, on a connu la pire qualité de l'air de toutes les grandes villes du monde.


Déjà, il y avait belle lurette qu'on ne considérait plus Montréal comme une «grande ville». La saignée des sièges sociaux, la compétence relative de ses administrations successives, l'appauvrissement de sa population et la dégradation des infrastructures l'avaient déclassée au fil des ans. Mais, de nos jours, quand vient le moment de retourner le fer dans la plaie, il est de bon ton de la ramener à la surface pour la fustiger encore un peu plus.


Bref, Montréal est revenue en tête d'un palmarès. Un palmarès certes peu enviable que l'on réservait à des rivaux, qu'ils soient politiques, économiques ou autres. Ainsi, le record de l'air vicié a longtemps été réservé à Pékin, ce que, en Occident, on adorait répéter. Malgré tout, elle n'était plus accoutumée au premier rang, quel qu'il fût.


Mais voici que les incendies de forêt et des vents indésirables ont transformé Montréal  en dépôt de cendres et de particules fines où l'air est devenu quasi irrespirable. Au moins la chose aura-t-elle le mérite de remettre les pendules à l'heure.


En effet, tout ce temps-là, on pensait que c'était à cause des changements climatiques!


vendredi 23 juin 2023

Melony Djolee


 

mercredi 21 juin 2023

Dur en sot




Il aura suffi d'une seule intervention de l'opposition pour que le commissaire à l'éthique ouvre une enquête sur la ministre de l'Habitation, Mme Duranceau. 


Vous savez, France-Nounoune Duranceau, celle qui aurait mené une opération d'achat-revente dans le domaine immobilier avec une partenaire d'affaires actuelle, laquelle était en plus, au moment de l'opération, lobbyiste auprès de son ministère. Est-il besoin de préciser à quel point cela aurait enfreint les plus élémentaires règles de l'éthique?


Si la chose s'avérait exacte, elle aurait été conduite de manière si maladroite qu'on serait en droit de s'interroger quant à savoir si elle aurait été la conséquence d'une incroyable ineptie ou d'une totale arrogance. Peut-être la principale intéressée aurait-elle eu les facultés affaiblies à l'époque.


Dans un cas comme dans l'autre, c'est à se demander quelle ligne de conduite Mme Duranceau a suivie.


mardi 20 juin 2023

Tocsin toxique




Il est intéressant de voir que l'organisme à but non lucratif La Presse pose parfois des questions sociétales extrêmement pointues. On est surtout habitué à sa flatterie laudative à l'endroit du CAnada et de ses institutions. La publication subventionnée fait plus souvent qu'à son tour l'impasse sur les réalités plus ou moins reluisantes, surtout en ce qui a trait au monde du travail.


Or voici qu'un de ses articles pose la question «comment reconnaître un patron toxique»? Alors, la réponse est incroyablement facile. Pour ce faire, il suffit d'aborder un collègue et de demander à cette personne qui est le boss et vous saurez immédiatement qui est le patron toxique.


En outre, l'article demande ce qu'il convient de faire une fois que l'on a identifié le patron toxique. Ici, la réponse est encore plus facile: il faut trouver vite fait un autre emploi. Ça va distraire le temps de faire connaissance avec un autre patron toxique.


On savait que le pouvoir absolu corrompt absolument. Mais il ne s'agit pas là de son unique caractéristique, de loin. Au fil du temps, j'ai remarqué que, moins le pouvoir est étendu, et plus il est envahissant.


lundi 19 juin 2023

L'avenir est «stable»