mercredi 9 avril 2014

Le grand soir


C’était le grand soir, avant-hier – soir, évidemment –, au Québec. En effet, en tant que peuple, nous avons obtenu deux avantages notables.

Premièrement, pour les 10 ans à venir, plus personne n’aura le droit de se plaindre de la corruption endémique ni de la dénoncer. Désormais, c’est en toute connaissance de cause que le peuple a choisi les prévaricateurs, les concussionnaires et les croches qui vont le tondre un peu plus ras.  Ce qu’il y a d’amusant c’est que la Commission Charbonneau, qui doit reprendre ses audiences prochainement, devra faire attention de ne point trop nommer de nouveaux ministres. Ça risquerait d’être embarrassant.

Mais foin de ces billevesées! Qu’importe si lesdits ministres se retrouvent en taule. Cela – j’en suis sûr – n'empêchera pas de voter pour eux. Après tout, qu’on soit dans sa circonscription ou non, au Québec ou non, à son bureau de comté ou devant une machine de vidéopoker, n’importe qui peut se faire élire. Alors, la prison…

Bref, 10 ans de tranquillité et de calme, de complaisance et de laxisme. Cette fois, hélas, il sera bien difficile de l’imputer aux élus, ce qui fait que les électeurs n’auront d’autre choix que de se taire. Ce ne sera pas du tout triste, cette décennie. Pas très original non plus; plutôt déjà-vu, en fait. Mais au moins, comme on dit en anglais, «tout le monde sera sur la même page». Une page d’histoire que j’aurai grand plaisir à lire, un de ces quatre, quand on verra à quoi ça nous aura menés.

Ah oui, j’allais oublier l’autre avantage: au moins, on est débarrassés de Pauline Marois.

Tiens, on n’a qu'à l’envoyer à New York, elle aussi. Il n’y a encore que là où elle ne pourra faire autant de conneries.

3 commentaires:

Jacques Martin a dit…

Et les Québécois seront capables, en 2015 d'envoyer un nombre majoritaire d'anciens canditas de la CAQ défaits, et se présentant sous la bannière du Bloc Québécois. Tsé, Trudeau à Ottawa et Levesque à Québec. Ou l'inverse en 2015.

Nicolas Klass a dit…

Des caquistes militant soudainement sous une bannière souverainiste et prenant le pouvoir à Ottawa?

Ah oui, peut-être...

Je n’y avais pas pensé.

Jacques Martin a dit…

La liste serait trop longue de ceux qui changent de parti pour être élu.

Barrette ? Thomas Mulcair ? Lucien, conservateur à Ottawa fondateur du Bloc puis chef du PQ, Jean Lapierre, libéral puis co-fondateur du Bloc, etc.

Ne me demandez de poursuivre. Il y en a d'autres.
Alors des Caquistes-bloquistes, oui, c'est possible.