mardi 17 mars 2026

Faire Fréchette de tous bois

 



En 2022, le gouvernement du Québec avait interdit la recherche d'hydrocarbures sur son territoire. En fait, il était surtout question de cesser la fracturation hydraulique du sous-sol afin d'en extraire des gaz de schiste. Cette pratique était extrêmement néfaste pour l'environnement, en particulier les nappes phréatiques.

Chemin faisant vers la chefferie de ma CAQ (Coalition avenir Québec), Mme Christine Fréchette en a proféré une bien bonne, hier. Dans le cadre d'une émission d'affaires publiques, elle a remis sur la table la possibilité de reprendre l'exploration des gaz de schiste.

Sous quel prétexte? Non, non, ce n'est pas pour garnir sa caisse électorale d'argent des sociétés d'exploitation des hydrocarbures. Bien au contraire, elle ne cherche que le mieux-être de la population. Son souci, dans le cas présent, est qu'elle est inquiète de ce que le prix de l'essence s'envole et, son brave cœur saignant devant ce que subissent ses concitoyens, elle s'est dit que le gaz de schiste recueilli ici permettrait d'atténuer les effets d'une telle augmentation.

Déjà, elle perd de vue que les hydrocarbures ne sont plus guère traités au Québec, de sorte que, une fois sous forme de produits finis, ils sont systématiquement importés de l'étranger (c.-à-d.: les Stazunis), ce qui ne changerait rien au prix à la pompe. Par ailleurs, pour autant que l'automobile soit concernée, il semble que Mme Fréchette confonde, en guise de source d'énergie alternative, le gaz naturel et l'hydroélectricité.

Ça va nous faire une sacrée bonne première ministre!


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