samedi 2 novembre 2013

L’UPAL? Tu parles!




Les plus jeunes d’entre vous ne s’en souviendront peut-être pas. Mais à l’époque où tout le Québec réclamait une enquête sur la corruption, le gouvernement libéral d’alors, dirigé – si l’on peut dire – par John James Charest, l’avocaillon, affirmait qu’il fallait laisser la police, en la personne de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), faire son travail sans intervenir.

Dans l’esprit libéral de l’époque – tellement différent de celui qui prévaut maintenant, n’est-ce pas –, le principe d’une commission d’enquête publique et ouverte constituait un obstacle au bon fonctionnement de la justice. Ainsi, pendant des semaines, voire des mois, l’entêtement du gouvernement a maintenu un véto obstiné aux demandes pressantes de l’opposition et de la population, tout au moins celle qui était assez honnête pour ne plus soutenir le parti au pouvoir.

On apprend aujourd’hui les raisons sous-tendant cette obstination. À l’époque, le gouvernement intervenait en sous-main afin d’empêcher toute perquisition aux bureaux du Parti libéral du Québec (PLiQ). Une intervention contre l’éthique, à défaut d’être franchement illégale.

En d’autres termes, le gouvernement de l’époque assurait ses arrières, et son avant, en refusant l’enquête publique – qui, présentement, éclabousse l’ensemble du PLiQ – et en menottant l’enquête policière – sans mauvais jeu de mots.

Il me semble que les Libéraux se seraient évité bien des complications en gérant le Québec honnêtement.

Mais ça, c’était peut-être trop difficile pour eux…




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