mercredi 31 décembre 2025

Mots dits

 


 par le prof Skannen

 

 Bonne année


Bin oui! bonne année! Bonne-année-grand-nez, pareillement-grandes-dents; et toute cette sorte de choses.

De premier janvier en premier janvier, je suis pétri d'admiration devant la bonne humeur et l'optimisme qui, pour une raison purement calendaire, sont à l'ordre du jour.

Question de faire comme tout le monde – une fois n'étant pas coutume –, je veux bien, moi aussi. Alors voici: je vous souhaite une bonne et heureuse année 2026 avec la réalisation de tous vos souhaits, ainsi que la précieuse santé sans laquelle ces vœux demeureraient lettre morte.

Hélas, il faut bien reconnaître que nous avons fait de même à la fin décembre 2024 et, vous dirais-je, les résultats n'ont pas été à la hauteur des attentes. Ce qui fait qu'on se demande un peu à quoi bon se souhaiter une bonne année – sous-entendant, bien entendu, meilleure que la dernière – si ça donne des résultats pareils. Je crois que ceux parmi mes lecteurs qui n'ont pas gagné à la loterie seront d'accord avec moi.

Songez que, peut-être, entre 2026 et 2025, c'était cette dernière la meilleure. Si c'est le cas, les enfants, vous irez vous faire voir avec les souhaits de bonne année, le 31 décembre 2026...


Un deux-points; un tiret court; une parenthèse ouvrante.


lundi 29 décembre 2025

Personnalité de l'année

 



Chaque année, dans le plus grand secret, Buffet complet a l'honneur et le plaisir d'attribuer son titre de personnalité de l'année. Grandement convoité par l'ensemble du personnel politique, il est pourtant décerné, le plus souvent, à un premier ministre, particulièrement lorsque celui-ci fait preuve d'une compétence ayant sérieusement atteint ses limites. Inutile de préciser que, depuis plusieurs années, cet honneur échoyait à notre cher, bon, gros, vieux premier ministre, M. François le Gault*.

Cette année, cependant, voici l'occasion de mettre un terme à cette série pour remettre la distinction à un nouveau venu, relativement parlant, sur la scène politique québécoise, et j'ai nommé nul autre que M. Pabo Rodriguez. L'attribution du titre de personnalité de l'année est surtout due à l'extrême versatilité dont a su faire preuve ce dernier. Alternativement politicien fédéral et provincial, ministre et député, hirsute et coiffé, souriant et éploré, il a su combiner en outre les éléments de deux trajectoires diamétralement opposées: entrée par la grande porte et sortie par la lucarne arrière.

Le Québec aura donc perdu un des grands politiciens fédéralistes de son histoire, un de ceux qui aspiraient à mener les destinées collectives alors qu'il a «fait patate»* au moment de gérer une crisette au sein de son propre parti d'adoption. Ainsi, souhaitons-lui bonne chance quant à ses projets d'avenir. Nul doute qu'on le retrouvera en tant que consultant quand viendra le temps d'assurer l'avenir du CAnada sur le dos de la population.




* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)

 

 



* Expression québécoise indiquant un échec patent; synonyme de «bide».



vendredi 26 décembre 2025

Indépendants tristes

 



Ils sont neuf députés indépendants à l'Assemblée nationale, en ce moment; un nombre rarement vu dans le passé.

Tous ont commencé par se faire élire sous la bannière d'une formation politique reconnue, puis, avec le temps et les fluctuations dans la faveur populaire, ils ont jugé plus prudent de siéger à titre d'indépendant, dans l'espoir sans doute de sauvegarder leur réputation et de donner l'impression qu'ils sont intègres. Rentreront-ils dans l'un ou l'autre bercail afin de se faire réélire? C'est ce qu'on verra peut-être.

Ce qu'il y a d'amusant, c'est que ces députés tellement épris d'indépendance ne seront jamais indépendantistes.





jeudi 25 décembre 2025

Rigoureuse bienveillance royale

 


Rigoureuse neutralité papale

 


mercredi 24 décembre 2025

Coutume n'est pas une fois

 


mardi 23 décembre 2025

Produit Carney

 



J'ai beaucoup aimé l'entrée en matière de La Presse quant à cet article: «À pareille date l'an dernier, le Canadien moyen aurait eu du mal à reconnaître Mark Carney dans une foule.» Évidemment, cela sous-entend que, maintenant, les gens savent qui il est.

Pas sûr que ce soit à son avantage, par contre.


lundi 22 décembre 2025

Bienvenue au Trump-Kennedy Center


 

Venez jouer là

 



Un article publié par le site Le Grand Soir donne un aperçu très intéressant sur la question du Venezuela. On sait que les Stazunis invoquent le prétexte du narcotrafic pour mettre ce pays sous embargo. Ils ont commencé par cibler de petits bateaux de pêche – un acte de piraterie – qu'ils accusaient de transporter de la drogue à destination de leur territoire, malgré qu'ils n'avaient pas un rayon d'action suffisant.

Puis, sans doute en guise d'escalade, ils ont commencé à arraisonner les pétroliers – un autre acte de piraterie – afin d'asphyxier le Venezuela. Et c'est justement ce que raconte l'article mentionné ci-dessus. Le trafic de drogue n'entre pas du tout dans l'équation. En fait, depuis 2018, l'économie vénézuélienne a connu une lente, mais sûre, remontée, en dépit de tous les efforts de Washington pour lui nuire. Seul recours encore possible pour saboter la reprise: le blocus.

La prudence reste tout de même de règle, à Washington. Jeudi dernier, la Russie a fait connaître son déplaisir manifeste quant au traitement infligé au Venezuela. Or, comme on sait, le président yankee a depuis longtemps été fortement influencé par Moscou.

Est-ce un effet de ce vigoureux avertissement? Toujours est-il que, en ce moment, l'armée yankee «poursuit» un pétrolier dans la mer des Caraïbes et, semble-t-il, aurait de la difficulté à l'intercepter.

On le comprend: qu'y a-t-il de plus fugace qu'un pétrolier qui joue à cache-cache?




vendredi 19 décembre 2025

Corrida du Nord

 



Ce qu'il y a de singulier avec John James Charest, ex-premier ministre, ex-chef du Parti libéral du Québec (PLiQ) et, las, toujours aussi avocat, c'est que lui peut partir par la petite porte, mais ses idées – comme le tristement fameux «Plan Nord» (sic) – reviennent par la grande fenêtre.


Toronto tôt

 



À quoi peut bien servir un train à grande vitesse pour aller à Toronto? Y a-t-il quelqu'un pressé d'y arriver?


jeudi 18 décembre 2025

Pourquoi changer une formule gagnante?

 


Revoici le doux temps de l'Avent!


 

 Rien n'a plus de classe qu'un bon classique. 

 En plus, il y a les chansons de Noël.

 

Onc ONG

 


C'est pas demain la veille!

 


mercredi 17 décembre 2025

Mots dits


 

par le prof Skannen


Ce matin, je m'étais mis à écrire un truc pour cette chronique. Ça venait assez bien. D'ailleurs, voici comment la chose a commencé:

«Dernièrement, John James Charest – de son vrai nom –, ancien chef du Parti libéral du Québec (PLiQ), avait été projeté à l'avant-scène au début de la guerre commerciale lancée par les Yankees. Que de fois ne lui a-t-on pas demandé ce qu'il convenait de faire, quelle opinion il avait sur toute cette histoire, ce qui se passait, et caetera.

Maintenant que la formation politique qui l'a tant choyé autrefois se trouve pataugeant dans le cloaque d'un autre scandale, il reste totalement absent de la scène publique. John James sans voix, c'est rare. Se pourrait-il que ce soit parce qu'il ne sent aucune affinité envers Pablo Rodriguez?

Pourtant, tous deux ont été ministres au Canada, quoiqu'appartenant à des partis différents. Tous deux furent des transfuges de la politique fédérale et s'en furent au Québec pour renforcer la collaboration – dans son sens le moins favorable – entre la Belle Province et le CAnada.  De même, tous deux ont été acclamés en sauveurs par les militants du PLiQ à leur arrivée. Et je ne parle même pas de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).»

Et comme j'avais pris une courte pause après avoir écrit cela… Paf! on apprend la nouvelle!

Ah! merde! Qu'est-ce que je fais, moi, alors?

Eh ben, je suis passé à la nouvelle, évidemment. C'est pour ça que le texte dérive un peu. Pour ça et parce que je me sentais flemmard en cette période de l'année. Joyeux Noël, à vous aussi.

Mais j'ai appris deux choses au moment d'écrire ce qui précède. D'abord que M. Rodriguez a démissionné. C'était prévisible, mais j'escomptais pour ma part pouvoir me payer sa tronche encore une douzaine de jours; ou à tout le moins une semaine.

L'autre truc qu'on apprend, c'est que des ministres fédérales, l'une présente et l'autre passée, ont semblé être reliées, directement ou indirectement, dans l'affaire ayant mené à l'élection de M. Rodriguez à la tête du PLiQ. Fortement éclaboussées ou à peine brumisées? C'est ce que l'avenir et l'enquête de l'UPAQ – si celle-ci n'est pas rapidement étouffée – sauront peut-être. Ce serait rigolo que le scandale – si scandale il y avait – mette Ottawa dans l'embarras, maintenant. Comme si le Québec avait infecté le Canada.

D'habitude, c'est dans le sens contraire.

Un deux-points, un tiret court, une parenthèse ouvrante.


L'ACEUM n'est pas malade

 


L'homme-objet

 


mardi 16 décembre 2025

Suivant, next!

 



Voici que, après tout ce branle-bas, certains membres du Parti libéral du Québec (PLiQ) commencent non seulement à parler de l'éventuelle démission de leur chef et sauveur, M. Pabo Rodriguez, mais également à évoquer un éventuel remplaçant. Or, des noms circulent déjà.

Tout d'abord, celui de Mme Dominique Anglade, qui a précédé M. Rodriguez à la tête de la formation politique, mais qui, semble-t-il, a décliné, ayant été échaudée par son expérience passée.

Également, il a été question de Mme Mélanie Joly, laquelle a d'entrée de jeu refusé l'invitation puisqu'il lui eût fallu travailler pour remplir les exigences du poste.

Ensuite, le nom de M. Steven Guilbeault a été mentionné, mais on le voit mal recommencer à prendre des ordres du Parti libéral du CAnada (PLiC), comme cela est usuel de la part du chef du PLiQ.

L'inquiétude est palpable au sein de ce dernier pour ce qui est de trouver un successeur au chef actuel. Mais que les militants se rassurent. Il ne leur sera pas trop difficile de trouver un leader digne de la tradition libérale. Au Québec, on compte treize collaborateurs à la douzaine quand vient le temps de nous vendre au moins offrant.


lundi 15 décembre 2025

Le couple de l'heure avancé

 



Quel effet sur la scène à potins internationale que de voir l'ex-premier ministre du CAnada et l'ex-astronaute former un couple sur lequel tous les yeux se sont braqués.

Déjà, les observateurs commencent à parler de mariage et, même, de procréation. Il n'y a pas à dire, les commentateurs sont plus vites en affaire que les protagonistes eux-mêmes.

Sachant que l'une et l'autre sont, dans leur domaine respectif, des has been, il importe plus de savoir si cette idylle n'est qu'une attrape publicitaire ou une véritable union amoureuse.

Toujours est-il qu'on s'attendait à ce que le fils de Pierre Elliott Trudeau, en tant que politicien, ait plus de discernement et que Katy Perry, en tant qu'artiste, ait meilleur goût.


samedi 13 décembre 2025

Assise entre 265 chaises

 


Le fond du baril*

 

* Qu'est-ce qu'un baril, sinon une caque?
 

vendredi 12 décembre 2025

Sainte Suzanne, priez pour nous

 



Denham est une municipalité sise près de Boston au Massachusetts. La paroisse de sainte Suzanne en a fait une assez gratinée, dernièrement. Elle a installé, à l'extérieur de l'église, la crèche de Noël, mais sans y placer Joseph, Marie et le petit Jésus. Elle a plutôt mis une pancarte disant  I.C.E. was here («I.C.E. est passé», ICE étant l'acronyme de la police de l'immigration). La crèche ne comprend pour l'instant qu'anges, bergers, rois mages et un assortiment de bestioles. Les responsables de la paroisse doivent rencontrer leur autorité ecclésiastique avant de décider définitivement du sort de la crèche, c'est-à-dire avant de s'étaler comme tout bon catholique protestataire.

En effet, l'archidiocèse a exigé le retrait de l'écriteau et le retour de tous les personnages de la Nativité en déclarant: «Les fidèles ont droit à de véritables occasions de prière et de culte catholique.»

Catholique? Vraiment? Peut-être l'archidiocèse a-t-il négligé de lire les Évangiles depuis un certain temps, sinon il aurait découvert que, effectivement, il y avait des personnages de trop dans cette étable miniature. Dans l'Évangile selon Matthieu, il y a bel et bien la visite des rois mages, mais il n'y a aucun berger dans la légende; par ailleurs, cette visite ne se déroule pas dans une étable. Inversement, dans l'Évangile selon Luc, s'il y a des bergers dans le conte, les rois mages brillent par leur absence.

Bref, il ne peut y avoir des bergers qui côtoient des mages devant la mangeoire; ou le berceau, c'est selon. Face à cet embrouillamini de mythes frelatés, qui ne respecte même pas les écrits sacrés, qui s'étonnera que la Sainte Famille préfère rester dans son armoire?


Sainte Suzanne*, vierge et martyre, bien sûr


* Chose que j'ignorais, le prénom Suzanne est issu de l'hébreu et signifierait «fleur de lys»

jeudi 11 décembre 2025

Amincir le système de santé

 


Il était temps!

 



Oui, il était temps qu'Amnistie internationale mette les pendules à l'heure! C'était bien beau de dénoncer du bout des lèvres le génocide commis par Israël, mais encore fallait-il qu'elle dénonçât également les épouvantables exactions commises par le Hamas, entre autres organisations armées, et des «civils palestiniens non affiliés» (sic).

Ainsi, Amnistie internationale a-t-elle accusé la partie palestinienne d'avoir commis des «crimes contre l'humanité d'extermination» ayant conduit à la mort de 1221 personnes à la suite de l'attaque du 7 octobre, et ce, sans compter le nombre de soldats israéliens tués lors de la glorieuse campagne de libération menée dans la bande de Gaza, dont le nombre précis n'a, à ma connaissance, pas encore été officiellement dévoilé par les autorités.

Sans entrer dans une comptabilité morbide, rappelons tout de même que, au cours de cette dernière phase de l'éternel conflit néocolonial, selon les chiffres publiés par The Lancet, on a dénombré 64 260 morts côté palestinien – majoritairement des civils – contre ces 1221 Israéliens. D'ailleurs, selon des militaires israéliens – et conformément à la directive Hannibal –, nombre de ces morts aurait été causé par l'intervention militaire elle-même, et non par le Hamas.

Amnistie internationale a donc fait preuve d'une impeccable objectivité en reprochant aux Palestiniens d'avoir perpétré un crime aussi grave que celui qu'on a commis à leurs dépens.

Merci à elle, surtout quand on pense à tout ce qu'Israël a souffert depuis des décennies…




Pur jus**

 


 

 

* Flûte! Je voulais écrire «purgé»...

mercredi 10 décembre 2025

Traîner la smala

 



Comme ma confiance envers ma CAQ demeure absolue, je présume que M. François le Gault* a raison quand il envisage d'accorder un délai de 18 mois à la fonderie Horne quant à l'atteinte des objectifs de réduction des émissions d'arsenic dans l'air, quitte, au terme de cette grâce, à lui en accorder un autre.

Afin de convaincre l'électorat du bien-fondé de cette décision – et faire taire les critiques de mauvaise foi au nombre desquels je ne compte pas, fort heureusement –, je suis sûr qu'il n'hésitera pas à s'établir lui-même à Rouyn-Noranda, avec toute sa smala.

Du bon air pur, hein?






* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)

mardi 9 décembre 2025

Mots dits

 

par le prof Skannen



Il y a quelques jours, l'administration de M. Donul Trompe a publié un document intéressant. Intitulé National Security Strategy (Stratégie de sécurité nationale [SSN]), le document d'une trentaine de pages énonce quels sont les objectifs stratégiques yankees et les moyens envisagés pour les atteindre.

Grossièrement résumé, les Stazunis y affirment leur supériorité à la fois militaire et économique, et leur ferme intention de la maintenir, tout en refilant la facture à leurs «alliés»; c'est-à-dire leurs subordonnés, qu'ils soient européens, asiatiques ou américains. Pas de discrimination, ici.

Mais les Yankees auraient dû éviter de sécher leurs cours d'histoire au secondaire. S'ils avaient été assidus, ils auraient appris que, justement, lorsque l'empire romain a commencé à éprouver de graves difficultés économiques (manque de revenus, dévaluation monétaire, dépenses militaires accrues, etc.), il a eu recours à un expédient. Le centre – c'est-à-dire Rome, le siège de l'autorité impériale – a refilé la facture à la périphérie – c'est-à-dire les provinces romaines comme la Gaule, l'Ibérie, la Bretagne, etc.

Évidemment, il est arrivé ce qui devait. Les provinces, littéralement laissées à elles-mêmes, ont graduellement relâché leurs liens avec le centre, puisque ce dernier ne leur était d'aucun secours, sinon de vouloir leur imposer des décisions qui ne leur profitaient en rien.

Le résultat, au fil du temps, fut de voir l'empire se fractionner, ce qu'il n'avait du reste pas les moyens – dans tous les sens du mot – d'éviter. Éventuel-lement, la périphérie a pris son autonomie et, pour finir, son indépendance.

Alors, à votre bonne santé, monsieur Trompe. Et continuez comme ça!

lundi 8 décembre 2025

Flop de flaque

 



Le 10 novembre dernier, le premier ministre du Québec, M. François le Gault*, a donné une conférence de presse au bénéfice des milieux d'affaires. L'événement s'est déroulé, pour une raison insondable, à la centrale hydroélectrique de Beauharnois. Il semble que l'on cherchait à impressionner la galerie.

Pour ce faire, le gouvernement a déboursé la rondelette somme de 55 000 $ (cAnadiens, fort heureusement) dont près du tiers a été réservé à l'achat d'un drapeau. À ce propos, je me permets de signaler à ma CAQ que je suis tout disposé à lui louer un fleurdelysé pour 1000 $ la journée. Ça ne me gênera pas du tout; en ce moment, il orne la fenêtre de ma cuisine.

Peut-être le commun des contribuables jugera-t-il, comme moi, que les finances publiques sont dans un tel état de délabrement qu'une impéritie pareille est plus que discutable. Cependant, n'oubliez jamais que, pour les milieux d'affaires, les coffres de l'État ne sont rien de mieux qu'une assiette au beurre dans laquelle il est obligatoire d'aller piger directement ou indirectement. Et ce, avec la complaisance des gouvernants qui sont, en théorie, censés défendre nos intérêts.

Tout de même, notons que ces dépenses somptuaires ont connu un flop, puisque le montant de l'événement ne couvrait pas l'achat de la vadrouille qui aurait dû essuyer la flaque d'eau à la gauche du premier ministre.

Estimons-nous heureux: cela aurait certainement doublé les frais de la présentation.




* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)

«Bienheureux les pacificateurs...

 

 

car ils seront appelés fils de...»

 — Matthieu 5:9

dimanche 7 décembre 2025

Ravage de Farage

 


vendredi 5 décembre 2025

Laissez-le faire!

 



Vous aurez remarqué que je ne relève pas chacune des péripéties entourant la crise au Parti libéral du Québec (PLiQ). Comprenez-moi: comme il y a des rebondissements chaque jour et que j'ai tout de même d'autres chats à fouetter, il est normal que je me sente un peu dépassé.

Le plus récent chapitre concerne l'expulsion du caucus d'une autre députée. Pour quelle raison? Parce qu'elle aurait peut-être, elle aussi, utilisé les fonds publics afin de financer des activités partisanes. La surprise est totale! En effet, depuis quand le PLiQ condamne-t-il les magouilles dont il est le bénéficiaire? Il est vrai que, par les temps qui courent, il lui faut tenter de redorer son image par n'importe quel moyen.

Aussi le chef du PLiQ, M. Pabo Rodriguezzz, a-t-il décidé de se priver des services de cette autre députée. Laissons-le faire, puisqu'il insiste pour faire le ménage de sa formation. Une mise en garde, cependant. S'il insiste pour nettoyer en profondeur, il court le risque de vider l'Assemblée nationale de toute présence du PLiQ.

mercredi 3 décembre 2025

Suiveux suivant, s.v.p.

 


mardi 2 décembre 2025

Le prochain

 



À la suite du départ soudain de M. Steven Guilbeault du cabinet de Mark Carney, ce dernier a nommé Marc Miller au poste de ministre de l'Identité et de la Culture cAnadiennes et responsable des Langues officielles.

En outre, M. Joël Lightbound, ministre des Travaux publics et de l'Approvisionnement, a été nommé lieutenant politique au Québec, fonction consistant à représenter le premier ministre cAnadien auprès du gouvernement québécois.

M. Lightbound s'est engagé à apprendre le français dans un avenir prochain.


Pirate la cible

 



Tentant de s'extraire du bourbier de l'affaire Epstein, le président des Stazunis, M. Donul Trompe, a trouvé comme expédient de lancer une guerre contre le narcotrafic, un peu comme un de ses prédécesseurs – pas très fute-fute lui non plus – avait lancé la «guerre contre le terrorisme». En prime, le but de l'exercice consistait à mettre la main sur le pétrole vénézuélien et à abattre un régime progressiste qui est par le fait même intolérable pour les Yankees.

En conséquence, Washington a entrepris de déployer une flotte militaire dans les Antilles avec comme objectif d'envoyer par le fond tous les navires transportant de la drogue, fussent-ils dans des eaux internationales, ce qui constitue un acte de piraterie. Le résultat est que, depuis le début septembre 2025, une vingtaine de frappes ont été menées, tuant par le fait même plus de 80 personnes.

Le 2 septembre dernier, une de ces frappes s'est déroulée de manière un peu différente. Après coup, les soudards yankees ont remarqué que deux personnes avaient survécu à l'attaque. Lorsqu'on a demandé ce qu'il convenait de faire, le «secrétaire à la Guerre» (sic), M Pete Hegseth – un de ces fantoches incompétents dont M. Trompe aime s'entourer –, leur a dit d'exécuter les deux malheu-reux qui se cramponnaient désespérément à leur épave.

On peut se demander quelle raison l'a poussé à tuer ces deux victimes. Or la réponse à cette question est très simple. Il suffit de comprendre pourquoi les pirates d'autrefois faisaient la pluie et le beau temps en toute impunité. Parce que, tout simple-ment, ils ne laissaient jamais de témoins vivants.

C'est la même chose pour les pirates contem-porains. Imaginez les conséquences s'il fallait que d'éventuels survivants finissent par parler et qu'ils puissent prouver qu'ils n'avaient rien à voir avec le trafic de drogue...


lundi 1 décembre 2025

Débarras

 


samedi 29 novembre 2025

Aujourd'hui


 

Le 29 novembre, jour du peuple palestinien.

Istanbul papale

 


vendredi 28 novembre 2025

PLiC plaqué

 



En 2019, le militant écologiste Steven Guilbeault annonçait qu'il se portait candidat du Parti libéral du CAnada (PLiC) aux élections du mois d'octobre. Cette décision avait semé une certaine consternation – pour ne pas dire une consternation certaine – au sein des milieux écologistes. D'autant que le PLiC relançait à ce moment le projet de pipeline Trans Mountain auquel ils s'opposaient.

Pourquoi M. Guilbeault ne se portait-il pas plutôt candidat du Parti vert? Parce que, argua-t-il alors, il pensait pouvoir faire plus au sein d'une formation politique davantage susceptible de prendre le pouvoir qu'au sein d'une autre condamnée à rester dans l'opposition.

Ainsi fut-il élu et entama-t-il un long et fertile mandat de ministre au cours duquel, sur le plan environnemental, il alla d'un reniement au suivant. L'ironie voulut que, à la suite des initiatives de son parti visant à répondre au protectionnisme stazunien, un projet de pipeline de l'Alberta vers la Colombie-Britannique fut promu par le gouvernement de son petit chef, M. Mark Carney.

Cette fois, ce fut la goutte de pétrole qui fit déborder le navire-citerne et M. Guilbeault annonça sa démission devant l'intransigeance de la décision libérale.

En d'autres termes, il était entré en politique pour lutter contre un pipeline… et c'est le pipeline qui a gagné.

mercredi 26 novembre 2025

Il ne faut pas être à la ramasse

 



Décidément, au Parti libéral du Québec (PLiQ), en ce moment, c'est du propre. Enfin, si j'ose dire…

Ça a commencé avec une adjointe parlementaire qui se fait virer, suivi du départ forcé de sa patronne; chef parlementaire, celle-là. Depuis, les accusations voilées coulent dans l'ombre. Il est question d'histoires d'achats de votes, d'abus de fonds publics et de népotisme.

La plus récente est celle d'aujourd'hui; c'est facile, il en sort pratiquement chaque jour.

Elle concerne M. Fayçal El-Khoury, un député fédéral siégeant pour le Parti libéral du CAnada (PLiC, à ne pas confondre avec PLiQ, ci-dessus). Monsieur El-Khoury a dû nier qu'il avait influencé le vote ayant porté M. Pablo Rodriguez à la tête de ce PLiQ, justement. Fayçal – vous permettez que je l'appelle Fayçal? – aurait ainsi réfuté ces rumeurs avec toute la dignité qui se doit en pareilles circonstances, disant qu'il n'avait pas «ramassé des cartes de membres [du PLiQ]», lesquelles donnaient en prime le droit de vote].

Je suis absolument certain que M. El-Khoury dit vrai. Car je doute fort que, compte tenu de l'impeccable organisation régnant au PLiQ, ces cartes auraient pu être plus bas qu'une surface de bureau.

Et de toute façon, qui se serait abaissé à les ramasser, si elles avaient été par terre?



mardi 25 novembre 2025

Deux dindes et une dingue

 


lundi 24 novembre 2025

Tactique TikTok

 


dimanche 23 novembre 2025

Mots dits

 



par le prof Skannen



J'ai abordé, dans une chronique récente, la question de la coïncidence entre la mise au rancart – temporaire? – de la guerre au terrorisme et la réémergence de la guerre au narcotrafic. Mais il est une autre coïncidence – certes à plus petite échelle – qui est venue titiller mon intérêt.

Je ne sais si vous avez remarqué la même chose que moi, mais récemment on a entendu Québec solidaire parler de souveraineté comme jamais auparavant. Vous vous souvenez de Québec solidaire, n'est-ce pas? C'est ce parti politique, prétendument de gauche, qui, depuis sa fondation, n'a jamais cessé de s'en prendre à son principal adversaire, le Parti québécois; cela, sans porter trop attention à ce que faisait qui était au pouvoir.

Or maintenant que l'appui à l'idée d'indépendance est en hausse, surtout chez les jeunes, voilà que Québec solidaire se souvient soudainement que, quelque part dans ses statuts empoussiérés, il avait – à l'époque et du bout des lèvres – pris position en faveur de l'indépendance du Québec, ce qu'il s'était bien gardé jusqu'à aujourd'hui de promouvoir véritablement.

Comme tout bon parti politique traditionnel, Québec solidaire a appris dès le début à parler des deux côtés de la bouche. Souverainiste quand l'idée est en vogue et soi-disant social-démocrate à la sauce cAnadienne quand ce n'est pas le cas. C'est pourquoi votre humble serviteur l'a toujours qualifié de «NPD provincial».

Si j'avais été méchant, je l'aurais plutôt qualifié de radis. Oui, oui, l'humble crucifère de nos tables. Pourquoi? Parce que Québec solidaire est comme tous les autres partis sociaux-démocrates: rouge à l'extérieur, blanc à l'intérieur et toujours à côté de l'assiette au beurre.



vendredi 21 novembre 2025

Une fois, c'est un gars, comprends-tu?


 

Garde de garde

 


jeudi 20 novembre 2025

Mots dits

 




par le prof Skannen


 

Les Stazunis aiment la guerre. C'est, comme le veut l'expression contemporaine, dans leur ADN. Grâce à elle, ils ont assuré leur domination, d'abord à l'interne contre les Autochtones et les Séces-sionnistes, ensuite à l'externe contre tous ceux qui tentaient de leur tenir tête.

À la chute de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), du jour au lendemain, ils se sont retrouvés seuls au sommet de la pyramide du pouvoir, à tel point qu'on les a surnommés l'«hyperpuissance» planétaire.

Fort heureusement – si j'ose dire –, le 11 septembre 2001, soit une dizaine d'années après leur acces-sion au pinacle, les attentats contre les tours jumelles à New York leur ont donné le prétexte de se lancer dans une autre guerre salutaire; la guerre contre le terrorisme.

Et l'aubaine était de taille. Le terrorisme représentait l'hydre aux mille têtes qu'on pouvait frapper encore et encore partout sur la planète sans jamais s'approcher de la victoire, mais sans jamais réduire les dépenses militaires non plus.

Sauf que la politique internationale, dans son évolution entêtée, a progressivement changé la donne. Ce n'est pas un hasard si, pratiquement en même temps que les Stazunis reprennent à leur compte le vieux scénario de Ronald Reagan de la guerre contre le «narcotrafic», ils accueillent avec tous les honneurs dans le bureau ovale de la Maison-Blanche un personnage qui, jusqu'à récemment, figurait toujours sur leur liste noire de terroristes.

Or, quand on est Yankee, si on n'est plus en guerre contre les terroristes, il faut obligatoirement partir en guerre contre quelqu'un d'autre.





Avec Iacono, y a connerie

 


mercredi 19 novembre 2025

Fort de café

 



Les ténors du gouvernement minoritaire de M. Mark Carney partent en guerre contre les souverainistes québécois. Ainsi, la ministre de l'Industrie, Mme Mélanie Joly, a tonné haut et fort, sans étonner, que le Parti québécois voulait «donner le Québec à Donald Trump».

Sans doute pousse-t-elle le bouchon un peu loin. Mais il faut la comprendre, aussi. Après tout, son nouveau patron ne passe-t-il pas son temps à faire le paillasson devant le président yankee?

Dans de telles conditions, il faut bien inventer quelqu'un de pire.