vendredi 30 octobre 2020
La droite de Pandore
Enfin, quelqu’un a assez de couilles pour mettre ses culottes! Le premier ministre du CAnada*, le fils de Pierre Elliott Trudeau, a finalement craché le morceau: la liberté d’expression a des limites. Il était temps qu’une personne de ce pays ait assez de culot autour de la tête pour admettre ce que le Québec savait depuis longtemps.
Bon, d’accord. Mais cela laisse en suspens quelques questions intéressantes. D’abord, quelles sont ces limites, exactement? Et si je dis «exactement», c’est afin que la définition permette à tout le monde de s’y retrouver et, surtout, d’empêcher certains de bouger ces balises à leur gré; généralement, après coup.
Mais, avant tout, il faut établir qui va décider de ces limites et, surtout, comment on s’y prendra afin de limiter la liberté d’expression. Il n’y a pas à dire, en admettant cela, le fils de Pierre Elliott Trudeau a mis le doigt entre l’engrenage et l’écorce.
* D’aucuns me reprochent cette graphie que j’explique dans la biographie attenante (cliquer mon nom ci-contre). On trouve cela puéril et un peu déplacé. De mon côté, je m’en remets à la sagesse contemporaine. Ainsi, je vous donne donc le choix entre CAnada et Cacanada. Je vous laisse décider.
jeudi 29 octobre 2020
Ouille! Ouailles!
Encore des victimes dans le sillage des fameuses caricatures de Mahomet. Cette fois, c’est à Nice que le fanatisme a frappé à coups de couteau, avec pour conséquence la mort de trois personnes. De toute évidence, les intégristes musulmans, humbles comme toujours, ont renoncé à imiter leur dieu dont le Coran mentionne, en début de versets: «Au nom d’Allah, le tout miséricordieux, le très miséricordieux.» À l’évidence, le pardon n’entre pas dans les devoirs du croyant.
Remarquez que, à une autre époque, alors que le christianisme tenait tout l’Occident à la gorge, il n’était pas plus tendre envers la dissidence. Il ne reste qu’à espérer que les fidèles musulmans finissent par arriver au XXIe siècle à leur tour – peut-être faudra-t-il attendre au XXIIe – afin qu’ils reprennent leurs esprits et qu’ils les élargissent un peu. Personnellement, je doute que, si n’importe quel dieu existait réellement, il laisse faire en son nom de telles atrocités par ses ouailles.
Et tout ça pour des caricatures, notez bien. Imaginez le carnage que ce serait, si Charlie Hebdo avait reproduit l’authentique portrait de Mahomet, lequel n’a peut-être jamais existé.
mercredi 28 octobre 2020
Ottoman dit
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| Oreilles de christ, ici |
Le torchon brûle entre la Turquie et la France, en ce moment, car les points de friction abondent entre les deux pays. Il y a la question de l’exploitation des gisements de gaz en Méditerranée orientale; celle de l’intervention turque dans le conflit du Haut-Karabakh; celle de l’intervention française au Liban; et les divergences de vues au sein de l’OTAN, entre autres. La goutte qui a fait déborder le vase fut l’histoire invraisemblable des caricatures de Charlie Hebdo; encore.
Il faut bien dire que les musulmans, si prompts à mépriser les autres religions, devraient comprendre, dans un tel contexte, ce qu’est un retour d’ascenseur. Mais ce type de locomotion est peut-être haram, qu’est-ce que j’en sais?
Le président turc a finalement tapé du poing sur la table diplomatique. Pour commencer, il a affirmé qu'Emmanuel Macron avait besoin d’un examen psychiatrique, puis il a annoncé du même souffle que la Turquie allait désormais boycotter les produits français.
Or, les exportations françaises comprennent souvent de l’alcool ou du porc. Autrement dit, mettons que cette menace venant d’une nation musulmane ne risque pas d’entraîner un déficit commercial majeur pour l’Hexagone.
P.-S. Encore heureux qu’il n’ait pas comparé le sort des musulmans à celui des Arméniens pendant l’autre guerre.
mardi 27 octobre 2020
Maudits communiss!
Il paraît que le Venezuela – allez savoir comment – a développé un traitement pour éliminer le virus à l’origine des infections à la Covid-19.
Il y a de quoi être sceptique. En effet, c’est un peu fort de café de la part d’un pays qui peine à vaincre le blocus yankee et qui est obligé, tout producteur de pétrole qu’il soit, d’importer de l’essence.
Bref, si la chose devait s’avérer exacte, quelle sera la suite? Au nom de la solidarité, mettre gratuitement le médicament à la disposition de tous les autres pays, dès que l’efficacité du traitement sera avérée par les autorités de la santé internationale?
Mais enfin, vous voyez bien que le socialisme ne fonctionne pas!
Quelle autre preuve vous faut-il?
lundi 26 octobre 2020
LASER bête
Un document interne du ministère de la Défense nationale du CAnada aurait été «fuité» au bénéfice du Post Millennial*. Ledit document décrirait le plan LASER préparé par l’armée afin de répondre à la menace de l’épidémie. En s’appuyant sur la Loi sur les mesures d’urgence, il est prévu que des moyens exceptionnels pourraient être mis en place sur une période de 12 mois; évidemment de manière autoritaire.
Maintenant, il ne faut pas paniquer pour autant. C’est connu que les militaires, qui n’ont rien d’autre à foutre le reste du temps, dressent des plans pour faire face à plein de contingences, qui restent à accumuler la poussière sur une tablette et dans leur tête.
Ce qui m’a frappé dans l’article qui rapporte la chose, c’est la partie de phrase suivante: «certains membres des Forces canadiennes sont réticents à se mobiliser dans cette pandémie contre leurs concitoyens».
C’est bien la preuve que les Québécois ne sont pas des CAnadiens. L’armée n’a jamais eu de scrupules à s’en prendre à eux…
* The Post Millennial est un magazine conservateur en ligne ayant la réputation de parfois publier de la désinformation. Qui aurait cru ça d'un magazine conservateur?
dimanche 25 octobre 2020
samedi 24 octobre 2020
vendredi 23 octobre 2020
Espace démocratique
Il est amusant de constater que, dans l’infinité de l’espace, les Yankees ont aménagé une toute petite cabine afin d’y pratiquer un semblant de démocratie. À preuve, il y a une feuille de papier collée sur une porte avec le mot «isoloir».
À voir comment ils traitent d’autres pays, on a certes l’impression que, pour eux, la démocratie se pratique davantage sur le papier que sur le terrain.
jeudi 22 octobre 2020
Asbestos, my love
Les autorités de la ville connue jusqu’à récemment sous le nom d’Asbestos ont décidé de renommer leur municipalité. À preuve, dernièrement, une consultation populaire a été organisée et c’est le nom de Val-des-Sources qui a été retenu par la population. Personnellement, je préférais celui de Trois-Lacs parmi ceux qui ont été suggérés. Mais je gagne rarement lors de consultations populaires et je dois bien admettre que le toponyme choisi est bien joli lui aussi.
Évidemment, il reste des citoyens qui veulent s’accrocher à l’ancienne appellation d’Asbestos, peut-être parce qu’un nouveau nom exigera un léger effort de mémoire et que demander un effort au contemporain, c’est bien souvent perçu comme inique.
Malgré tout, même en laissant de côté la paresse intrinsèque de la plupart, on comprend mal pourquoi des citoyens du lieu voudraient mordicus que leur ville porte le nom d’un minéral toxique que l’on tente d’éliminer par tous les moyens.
Sans compter que les protestataires seraient peut-être plus obstinés encore si on avait suggéré de changer le nom d’Asbestos pour celui d’Amiante.
mercredi 21 octobre 2020
Le mot dit
C’est un mot qui rime avec vinaigre, mais que personne n’a le droit de prononcer. Désormais, il est interdit de parler du roman Comment faire l’amour avec un [n] sans se fatiguer; défendu – à plus forte raison parce que c’est politique – de lire [N] blanc d’Amérique; proscrit tout visionnage du film Le [n].
Bref, le mal n’est plus ce qui est derrière le mot – ce qu’il représente, quoi –, c’est le mot lui-même. Le racisme latent dont il est l’expression est ainsi, en bonne part, balayé sous le tapis, laissé dans cette obscurité où il ne peut que prendre de la force, comme un répugnant vampire.
C’est une névrose très contemporaine, laquelle consiste à refouler une chose plutôt que de la reconnaître et de la combattre. D’une part, c’est une solution de facilité; de l’autre, elle est conforme avec la dérive autoritaire vers laquelle glisse la société au nom d’une forme de respect que l’on cherche à imposer.
Dès lors qu’un groupe décide de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas, on ne peut échapper au crime par la pensée.
mardi 20 octobre 2020
Arce, MAS et Granma
Ce matin, vous auriez été à la peine de chercher des nouvelles de l’élection bolivienne.
Vous vous souvenez sans doute que, l’an passé, en dépit du résultat du scrutin démocratique de la présidentielle, un coup d’État – avec l’appui des militaires, bien entendu – avait porté au pouvoir une sorte de junte civile ne bénéficiant que d’un faible appui au sein du peuple.
Il n’empêche que les gouvernements occidentaux, qu’ils soient européens ou nord-américains, avaient reconnu le régime de droite qui avait ainsi usurpé la présidence. À peu près tous les médias de masse avaient bêlé dans le registre et les possédants s’étaient frotté les mains du beau succès obtenu aux dépens de la démocratie la plus élémentaire.
L’espoir de la droite était alors de se faire confirmer au pouvoir par une autre élection qui aurait apporté un lustre de légitimité à ce qui ne pouvait être désigné autrement que comme un putsch.
Or, Luis Arce du Mouvement pour le socialisme (MAS), l’ancien ministre des Finances d’Evo Morales, lequel avait dû fuir le pays de crainte pour sa vie, avait repris le flambeau et s’était présenté contre le candidat de la droite. Encore une fois, la gauche a gagné et la déconfiture de la junte est consommée.
Petite revanche des médias de masse: c’est le silence radio là-dessus pour le moment. C’est pourquoi il a bien fallu aller chercher la confirmation de la nouvelle dans un quotidien de langue espagnole.
Grands démocrasses
Heureusement qu’il se trouve des organismes internationaux pour nous signifier ce qui ne va pas ailleurs dans le monde. Cela nous conforte d’apprendre que tout est pour le mieux ici. Pas d’arbitraire de la part d’un système judiciaire inique et, surtout, un scrupuleux respect des droits individuels partout en Occident, et en particulier là-bas au CAnada.
Il est impensable de concevoir ne serait-ce qu’un instant que ces droits puissent être abolis, surtout pas avec un Trudeau au pouvoir.
Une famille de grands démocrates, ça.
lundi 19 octobre 2020
Semaine sans
La rédaction de Buffet complet, ne reculant devant aucun sacrifice, va tenter de réaliser un exploit unique en son genre. En effet, en cette période troublée, elle va éviter, sans trucage ni filet, de parler du sujet principal de l’heure. Il va sans dire que ce ne sera pas facile, mais s’il est possible d’être Donald Trompe et de se faire élire à la présidence des Stazunis, il est possible de ne pas mentionner ce que vous savez pendant une semaine.
Sans blague, je n’ai aucune idée comment faire ça.
Commençons par quelque chose de facile: une carte postale reçue d’Italie.
Extrait du commentaire au verso: «J’avais le choix entre [cette carte-ci] et une avec le pape. j’ai pensé que tu préférerais le minou au rat.»
Eh oui, mon sentiment antireligieux ne décroît toujours pas. C’est assez compréhensible quand on songe que des gens sont attaqués avec des couperets ou se font décapiter en plein cœur de Paris par les temps qui courent.
Si c’est ça tout l’amour que nous porte la déité, vivement son indifférence.
On peut très bien se débrouiller entre nous.














