Quand l'avenir est au passé...
vendredi 16 octobre 2026
mercredi 14 octobre 2026
mardi 13 octobre 2026
Rigoletto jaune
À tous les coups, ça me fait rigoler!
Déjà, en 1945, plusieurs des chercheurs et scientifiques ayant participé avec un zèle exemplaire au développement de la bombe atomique avaient trouvé – plutôt sur le tard – que cette arme ne devait pas être utilisée. Alors, ils étaient intervenus auprès de la Maison-Blanche à l’époque afin d’implorer le président yankee d’alors de ne pas s’en servir. Ainsi, ils lui avaient adressé une vigoureuse lettre de supplique, ce qui pesait de bien peu en comparaison des efforts acharnés qu’ils avaient déployés pendant des mois et des années afin de développer ladite bombe.
Aujourd’hui, on assiste au même cirque, assez pitoyable en vérité. En effet, des chercheurs, qui ont travaillé d’arrache-pied à développer la soi-disant intelligence artificielle, se mettent maintenant en frais de supplier les décideurs d’agir avec prudence quant à l’emploi de leur créature. Soyons assurés qu’ils ne mettront pas d’efforts inconsidérés dans leur croisade au bénéfice de la prudence et de la mesure. Certainement pas autant qu’ils n’en ont investi dans leur course effrénée aux subventions et à la célébrité personnelle.
Parions que les responsables auxquels ils adressent leur mise en garde auront à cœur d’en tenir compte. Ce n’est pas comme si l’intelligence artificielle est déjà considérée comme la panacée envisagée afin de réduire la masse salariale des grandes et petites entreprises. Alors vous pouvez être rassurés sur ce point: les décideurs publics ou privés font toujours preuve de prudence et de retenue quand vient le temps d’accroître les profits.
Et quand je dis que ça me fait rire, c’est plutôt jaune.
lundi 12 octobre 2026
samedi 10 octobre 2026
Art du «dill»
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le président des Stazunis, Donul Trompe, a toujours tendance à se mettre les pieds dans le plat; et sur tous les sujets, encore.
Dernièrement, il s’agissait de l’exécution de Nidal Hasan, ce militaire yankee qui, à Fort Hood en 2009, a tué 12 militaires et un civil, ainsi que blessé une trentaine de personnes. Gravement blessé à son tour, l’agresseur fut jugé, puis condamné à mort; la sentence devant être exécutée prochainement.
Comme l’affaire s’est déroulée aux Stazunis, les autorités, en la personne de l’actuel secrétaire à la Défense Peter Hegseth, ont décidé de faire passer Hasan devant un peloton d’exécution. Les derniers déboires, lors de mises à mort judiciaires, étant connus, on a probablement pensé à s’en remettre à des solutions plus efficaces.
Indécrottables yankees, les responsables avaient laissé entendre que l’exécution serait diffusée en direct. Tout de suite, les critiques ont reproché que ce genre de spectacle relevait davantage de la barbarie que de la civilisation. La levée de boucliers fut telle que, aujourd’hui, le président Trompe a expliqué que, en fait, la décision de diffuser l’exécution n’avait pas encore été prise.
Lorsqu’il s’agit de se tirer d’un mauvais pas, l’auteur de The Art of the Deal a recours à l’une de trois échappatoires, démontrant ainsi son manque d’imagination et l’extrême étroitesse de son registre. Ou bien il affirme qu’il n’est pas au courant; ou bien que l’énormité qu’il a proférée était une blague que l’auditoire n’a pas saisie; ou bien que la décision n’est pas encore prise, ce qui laisse une marge de manœuvre pour faire marche arrière.
Au fond, être cornichon est un art…
jeudi 8 octobre 2026
mercredi 7 octobre 2026
mardi 6 octobre 2026
Mots dits
par le prof Skannen
Des gens m’ont demandé ce que je pensais des résultats du scrutin d’hier, au Québec.
Au rang des mauvaises nouvelles, il faut mentionner la formation d’un gouvernement minoritaire, ce qui veut dire que ledit gouvernement sera menotté jusqu’à ce qu’il soit renversé en chambre. Ainsi, il faut constater que le vote fédéraliste a eu beau être divisé entre trois formations politiques, plus Québec solidaire, cela n’aura en rien servi le Parti québécois ni le vote indépendantiste.
En plus, il faut noter, avec l’arrivée en force du Parti conservateur du Québec (PCQ) à l’Assemblée nationale, la montée de l’idéologie de droite au sein de l’électorat, comme si la droite avait servi les intérêts de la population ne serait-ce qu’une seule fois.
Il ne faut pas oublier non plus le retour de l’increvable Parti libéral du Québec (PLiQ) en tant qu’opposition officielle. Compte tenu de la résurgence du vote de droite, il ne restera pas dans l’opposition très longtemps.
Par ailleurs, il y a de bonnes nouvelles également, ne serait-ce que la disparition de ma CAQ (Équipe Christine Fréchette) de la représentation en chambre. Ironique, quand on pense au raz-de-marée qui avait reporté François le Gault* au pouvoir lors des élections de 2022.
Voilà la preuve – s’il en fallait une – que la population se lasse de tout, éventuellement. Reste à espérer que, un jour et contre toute attente, elle se lasse aussi du CAnada.
* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)
lundi 5 octobre 2026
samedi 3 octobre 2026
Mot de survie
En politique, c’est comme aux échecs: il faut toujours jouer deux coups d’avance. À cet effet, personne ne semble plus expérimenté que ce cher, bon, gros, vieux Bernard Drainville. Après avoir prévu ses coups pour passer d’un parti à un autre, puis dans sa tentative de devenir chef de ma CAQ (Coalition avenir Québec), le voici qui pense déjà à l’avenir.
En fait d’avenir, il pense surtout au sien. Dès lors, il envisage sans doute, après le prochain scrutin où ma CAQ risque d’être fortement étrillée, d'en prendre la tête afin de la remettre éventuellement sur pied et d’en refaire une force sur la scène politique. Quand je vous disais qu’il jouait avec deux coups d’avance, l'un d'eux probablement de Jarnac.
C’est donc avec sincérité que nous lui souhaitons du succès dans ses échecs.
vendredi 2 octobre 2026
mercredi 30 septembre 2026
lundi 28 septembre 2026
dimanche 27 septembre 2026
L’affaire «ada»
La ville de Montréal a voté récemment un règlement interdisant les insultes et les injures envers ses représentants, en particulier les pauvres petits policiers sans défense et à la sensibilité à fleur de peau.
Au moins, l’opposition a-t-elle soulevé l’aspect extrêmement flou de cette interprétation. En effet, le règlement ne définit pas clairement ce qui constitue une injure. La mairesse, Mme Soraya Martinez Ferrada, a précisé en revanche que le nouveau règlement n’interdit en aucune manière de critiquer la police. Seulement, il revient, semble-t-il, aux représentants de la ville, en particulier les pauvres petits policiers sans défense, de décider par eux-mêmes ce qui constitue une injure et ce qui est acceptable.
Quand on connaît la grande ouverture d’esprit de nos représentants de la loi et leur haut seuil de tolérance lors de leurs interactions avec la population, il y a de quoi nous convaincre quant à savoir si des abus sont à craindre ou pas.
Déjà soucieuse d’établir des balises auxquelles les gens peuvent se référer, Mme Ferrada aurait encouragé – si j’ai bien compris – les gens à faire des «doigts d’honneur». Elle n’a cependant pas précisé si cela serait acceptable envers les pauvres petits policiers; on pourra toujours vérifier à l’avenir si cela sera acceptable envers elle.
Et puis, dans ce dernier cas, si ça nous mène en taule, ça en vaudra peut-être la peine.
vendredi 25 septembre 2026
Mots dits
par le prof Skannen
Vous avez sans doute remarqué que l’époque présente est lancée dans une course aux armements. Un peu partout en Occident – et ailleurs – les arsenaux se remplissent. Les gouvernements restent fidèles à la vieille maxime: «Si tu veux la paix, prépare la guerre.» Le problème, c’est qu’ils oublient l’autre vieille maxime imputée, à tort ou à raison, au prince de Talleyrand: «On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus.» C’est vrai que, lorsque les arsenaux débordent, la tentation inévitablement porte à s’en servir.
Or, la production d’armes demeure une activité totalement stérile, surtout si on la compare à n’importe quelle autre. Investir de l’argent dans des services publics – chose qu’on ne fait plus guère – entraîne des bénéfices. L’entretien des routes ou des autres voies de communication aide aux échanges commerciaux; et s’il s’agit de transports en commun, cela épargne davantage l’environnement. Les bénéfices liés aux investissements en éducation et en santé n’ont pas besoin d’être démontrés. L’aide au logement, les contrôles relativement à la salubrité des aliments et de l’eau, les organismes visant à assurer la qualité des services publics et privés, entre autres, permettent d’améliorer la qualité de vie et assurent une amélioration des circuits économiques en même temps que l’accroissement de la richesse collective.
Les choses diffèrent drastiquement lorsqu’on aborde la question de la production militaire. On sait que les armes modernes comportent une importante composante de technologies de pointe. Qu’il s’agisse d’avions de combat, de drones, de canons, de chars d’assaut ou d’autres équipements soigneusement gardés sous le manteau, tous exigent maintenant des appareils informatiques hautement sophistiqués, et ce, en attendant que l’intelligence artificielle prenne le relais. Or, qu’arrive-t-il à ce matériel sophistiqué? Dans le meilleur des cas, il est entreposé quelque part et, au bout de trois ou quatre ans, il doit être remplacé afin rester en tête de la course aux armements et de celle de la technologie. Dans le pire des cas, il est détruit sur le champ de bataille en même temps que ceux et celles qui les utilisent. Bref, les armes demeurent une production totalement stérile sur le plan économique. Avec le temps, cette production dévore littéralement la richesse collective pour ne laisser dans son sillage que deux types de civils: les élites économiques et les prolétaires.
C’est pourquoi il serait infiniment plus profitable de produire, par exemple, des wagons de train, plutôt que des tanks. Fort heureusement, le Québec reste assez peu concerné par un tel dilemme. En effet, entre autres exemples, il ne faut pas oublier que le matériel roulant du Réseau express métropolitain (REM) n’a même pas été construit ici. Alors, des chars d’assaut…
mercredi 23 septembre 2026
mardi 22 septembre 2026
samedi 19 septembre 2026
La guerre, yes sir!
Le premier ministre du CAnada, M. Mark Carney, aux prises avec la guerre commerciale contre les Stazunis, a décidé de prendre le taureau par les cornes. En effet, il estime que le meilleur moyen pour atténuer les impacts de ladite guerre serait de promouvoir de grands projets de développement.
Vous savez, ce genre de projets qui empiètent généralement sur les propriétés individuelles, qui nuisent à l’environnement et qui réduisent la qualité de vie du voisinage. Sans compter qu’ils dépassent largement les budgets prévus – il faut bien que les promoteurs véreux s’en mettent plein les poches – et que la population, une fois qu’elle a épongé le déficit, n’en dégage aucun bénéfice tangible en dépit des bouleversements qu’elle aura connus.
Sans doute afin de dorer la pilule, le frère d’Onglin a proposé en outre d’éliminer les conflits de travail en imposant systématiquement l’arbitrage exécutoire. Il semblerait que le recours quasi automatique aux lois spéciales ne suffit pas. Probablement que les parlementaires trouvent épuisant de devoir siéger afin de voter ces législations d’exception. Belle attitude à opposer aux travailleurs contraints de faire grève que de refuser de faire un minimum de boulot.
La morale de cette histoire? Si j’étais un tant soit peu cynique – ce que je ne suis pas, dieu merci! –, je dirais que cette guerre commerciale qui nous est présentée à nous comme une menace consiste en une bénédiction pour les possédants qui trouveront ainsi une autre manière de transformer les fonds publics en profits privés et – surtout – de museler les revendications ouvrières.
Bref, comme pour toutes les autres guerres.
vendredi 18 septembre 2026
mercredi 16 septembre 2026
mardi 15 septembre 2026
Bureau de travail
C’est très sympathique de constater que, en cette ère d’interconnexion informatisée et d’intelligence artificielle, des parlementaires éprouvent toujours le besoin d’échanger par le biais de la sempiternelle paperasse.
En effet, afin «d’intensifier» les échanges parlementaires avec le CAnada, l’Union européenne (UE) a décidé d’ouvrir un bureau tout ce qu’il y a de plus officiel à Ottawa. L’initiative a d’ailleurs été applaudie par le premier ministre cAnadien, M. Mark Carney, lequel cherche à établir une «alliance unique» avec l’UE.
Évidemment, on nous a servi la salade coutumière des «valeurs communes» portant au rapprochement, alors que – c’est couru d’avance – ce n’est qu’une question de gros sous. Ne serait-ce que pour payer le loyer d’un bureau dans le centre de la capitale, alors que le tout aurait pu tenir à l’intérieur d’un ordinateur portable dans le tiroir d’en bas du meuble où travaille M. Carney.
Ce dernier a dépensé son capital de crédibilité à se faire valoir comme étant le défenseur de l’indépendance cAnadienne face aux ingérences yankees. Or, cette récente collaboration risque fort de nuire à cette glorieuse image. N’oublions pas que l’UE est totalement inféodée à Washington.
Ça la fout mal, côté indépendance.
samedi 12 septembre 2026
vendredi 11 septembre 2026
JiDé
James David (dit «JiDé») Vance, contre toute attente choisi en tant que vice-président des Stazunis, s’est lancé dans une attaque en règle contre le parti Démocrate. Il a qualifié ce dernier de «parti de la haine».
Évidemment, quand on compte un connard comme président, il ne faut pas s’attendre à trouver un génie à la vice-présidence, mais tout de même…
Par ailleurs, nous savons maintenant que, en politique, plus le mensonge est gros, plus il est cru. Surtout si on le répète suffisamment pour que les moins fute-futes au sein de l’électoral finissent par le comprendre.
Malgré cela, de la part d’une des grosses pointures du parti Républicain, reprocher aux autres de haïr, c’est plutôt fort de café. Parce que, de la bouche de ses représentants les plus connus, on ne compte plus les sorties haineuses envers les immigrants, la gauche, certaines religions, certaines races et tous les pays qui tiennent tête aux Yankees.
Si les Démocrates aiment la haine, les Républicains, en prenant le contrepied, finissent par haïr l’amour; ce qui n’est pas mieux.
Quoi qu’il en soit, question de haine, notons au passage que JiDé est un fervent catholique, ce qui explique bien des choses.
mardi 8 septembre 2026
Mots dits
par le prof Skannen
David Pakman est un commentateur politique, vlogueur et chroniqueur yankee. Ses interventions quasi quotidiennes sont publiées sur YouTube. Comme vous le savez, les Stazunis se préparent aux élections de mi-mandat et, si les sondages disent vrai, les Républicains – avec à leur tête Donul Trompe – risquent fort de perdre à la fois le contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants; bref, de toute la législature, ouvrant ainsi la porte à des procédures de destitution du président en exercice.
Mais ce n’est pas ça qui est important.
Ce qui est important, c’est une affirmation que M. Pakman, un social-démocrate – considéré par plusieurs dans ce pays comme étant très à gauche – a glissée dans un de ses commentaires. Il a parlé du «National IQ test» – IQ étant l’abréviation anglaise de quotient intellectuel – relativement à ces élections de mi-mandat. Et cela m’a porté à réfléchir.
En effet, que sont les élections, sinon un moyen de mesurer la maturité politique de la population en âge de voter? Elles permettent ainsi de constater jusqu’à quel point les gens ont conscience de leur situation socioéconomique; et à quel point ils sont facilement perméables ou critiques face aux discours souvent manipulateurs des candidats.
C’est ainsi que le Québec est justement en train de passer son test de QI collectif en ce moment. Quelle sera la réaction de l’électorat face aux envolées oratoires creuses des candidats? À quel point, par exemple, les gens vont-ils accepter de croire, comme on nous le serine, que Mark Carney est le sauveur tant attendu du Canada, ce qui implique dans les discours de certains – et certaines – que le Québec sera infiniment mieux de rester dans le douillet giron fédéralo-britannique?
Que dites-vous? Le Canada n’est pas britannique? Avez-vous vu le nouveau billet de vingt dollars affichant la poire de notre bienveillant souverain Charles III?
![]() |
| On le reconnaît facilement à son petit air intelligent |
vendredi 4 septembre 2026
Arrivistes partis
Je ne sais si ce sentiment est partagé par d’autres, mais j’ai un peu le tournis lorsque je constate l’aisance avec laquelle certains se permettent de sauter d’une formation politique à l’autre.
Sans doute suis-je un peu vieux jeu, mais j’avais dans l’idée que la politique était une question de convictions. Or, les transfuges se comptent en quantité, surtout en temps d’élection. Combien sont-ils à supputer leurs chances d’être élu avec telle formation ou avec telle autre?
Certes, je suppose que nombre de politiciens nourrissent de fermes opinions. Mais, visiblement, quantité d’autres semblent tout disposés à bouffer à n’importe quel râtelier, du moment que cela peut leur profiter.
Au moins, ces sauts de puce en série permettent-ils d’expliquer un phénomène qui a fini par se révéler avec le temps: quel que soit le parti porté au pouvoir par le vote populaire, les actions gouvernementales, elles, ne changent jamais, puisque – trop souvent – ce sont les mêmes arrivistes qui se retrouvent aux postes de commande.
jeudi 3 septembre 2026
mercredi 2 septembre 2026
dimanche 30 août 2026
samedi 29 août 2026
Cinquième lien
Le maire de Lévis, Steven Blainey, en a poussé une bien bonne, récemment. En effet, après le tramway et le troisième lien – vraisemblablement un tunnel sous le fleuve –, il a sollicité une rencontre avec le maire de Québec afin d’étudier la possibilité de construire un téléphérique entre leurs deux municipalités.
C’est à se demander combien de liens il faudra encore pour normaliser la situation dans et autour de la Capitale Nationale. Et, surtout, pour la majorité d’entre nous de ne plus en entendre parler.
Peut-être faudrait-il évoquer un cinquième lien. Après un troisième lien souterrain, un quatrième aérien, pourquoi pas un cinquième aquatique?
Oui, l’idée serait à la fois brillante, économique et novatrice: on pourrait établir une liaison par bateau entre les rives du fleuve Saint-Laurent à la hauteur des deux villes.
Ça, ça serait vraiment original!
vendredi 28 août 2026
Mots dits
par le prof Skannen
Je ne sais si vous êtes au courant, mais le budget militaire des Stazunis, en 2026, atteint la rondelette somme de plus de 963 milliards de dollars. Mais attendez la suite. Pour l’année 2027, l’administration Trompe veut le porter à 1,5 billion de dollars.
On connaît la rengaine: le budget militaire yankee est le plus important de la planète. Il dépasse largement celui des neuf plus importants budgets militaires suivants… combinés!
Alors, comment ne pas s’interroger quand on apprend, par exemple, que l’armée US est maintenant à court de munitions – comprendre: missiles, drones et autres bombes – dans sa guerre contre l’Iran? Une guerre qui a été lancée par Washington; et donc planifiée en conséquence, pourrait-on penser.
Eh bien, si nous pensons, il semble que le Pentagone et la Maison-Blanche ne se sont pas livrés à cet exercice, car, de toute évidence, ils se sont aventurés dans ce conflit sans avoir les ressources nécessaires.
Or, si ces ressources manquent, on est en droit de se demander quelle tangente ont bien pu prendre tous ces milliards qui ont été engloutis dans le complexe militaro-industriel yankee. Imaginez un seau que l’on tente frénétiquement de remplir, mais qui est surtout plein de trous…
Or que sont ces trous sinon la marque même d’une corruption et d’un gaspillage inimaginables?
jeudi 27 août 2026
L’éducation est-elle comme la boisson?*
C’est très bien que Québec solidaire (QS) mette de l’avant les coûts liés au retour en classe. En effet, dans le contexte d’une société où l’école doit être universellement libre et gratuite, cette période de l’année s’avère une arnaque particulièrement juteuse pour les fabricants et détaillants de matériel scolaire.
Afin de s’attaquer à ce problème, il existe deux solutions. Ou bien on intervient en amont, c’est-à-dire en réduisant les coûts liés à l’éducation «gratuite»; par exemple, en limitant la quantité et la variété de ce matériel scolaire. Sinon, on intervient en aval, en distribuant des chèques aux parents, en espérant que cela suffise pour donner l’illusion que l’éducation est plus facilement accessible à tous. Évidemment, la meilleure approche est sans doute celle qui est la plus difficile à mettre en place, soit l’intervention en amont.
Ce n’est donc pas pour rien que QS promeut l’autre solution…
* Oui, car il en est qui ne la supportent pas.
mardi 25 août 2026
dimanche 23 août 2026
Quelle aubaine!
Dans le cadre des négociations avortées afin de prévenir l’imposition de nouvelles taxes douanières sur les importations cAnadiennes par les Stazunis, le premier ministre Mark Carney a tout de même trouvé le moyen de profiter de la situation. Surtout compte tenu des prochaines élections au Québec.
Alors, voici le topo. Les pourparlers duraient depuis quelques semaines – fort heureusement derrière des portes closes, sans doute pour ne pas nous inquiéter – et semblaient sur le point d’aboutir à un accord, dieu sait à quel prix pour Ottawa. Mais v’là-t-y pas que les négociateurs yankees sont arrivés dans le dernier droit avec de nouvelles exigences, genre «à prendre ou à laisser».
L’une d’entre elles, selon le frère d’Onglin, concernait, paraît-il, la protection de la langue française au Québec. Évidemment, on imagine à quel point la fibre cAnadienne de Mark Carney a été outrée par une exigence qui heurtait de front ses convictions linguistiques les plus profondes, de sorte qu’il a unilatéralement mis un terme aux discussions à cause de ces exigences qui allaient trop loin.
Rendons grâce à ses hauts principes moraux qu’il respecte derrière les mêmes portes toujours aussi closes et faisons-lui confiance puisqu’il peut bien raconter ce qu’il veut.
En tout cas, je parie que cette histoire reviendra sur le devant de la scène lors de l’imminente campagne électorale qui commencera au Québec, quand les fédéralistes locaux de Mark Carney oseront mettre de l’avant les politiques culturelles cAnadiennes afin de discréditer le discours souverainiste.
samedi 22 août 2026
jeudi 20 août 2026
lundi 17 août 2026
Tard laid
Dimanche au soir, l’ex-premier ministre du CAnada, M. Justin Trudeau, et sa copine du moment, la has-been Katy Perry, n’avaient rien de mieux à faire de leurs peaux que d’aller exécuter des pitreries dans une quincaillerie montréalaise.
Je ne pourrais prétendre pour Mme Perry, mais je comprends très bien l’attitude de M. Trudeau. En effet, lui qui fut un clown tout le temps où il était dirigé par son gouvernement, on comprend que les feux de la rampe lui manquaient. Comme on sait, le cabotinage est une drogue dure pour l'olibrius commun.
De là à se produire dans une quincaillerie, tout de même, c’est un peu pitoyable. Ou devrais-je dire «pitre-oyable»?
dimanche 16 août 2026
samedi 15 août 2026
Téteux*
Alors, celle-là, c’est la meilleure! On sait tous que le gouvernement de M. Mark Carney s’était fait élire – de manière minoritaire, il est vrai – en se faisant passer comme une réponse à l’impérialisme yankee, personnifié par Donul Trompe. L’électorat avait voulu croire que le frère d’Onglin allait développer une politique afin de résister à la pression de Washington, non seulement sur l’épineuse question des frais de douane, mais aussi à propos de tout le reste; y compris en politique étrangère.
Il y a de quoi déchanter, maintenant. Non seulement, il n’en est rien, mais au surplus le Canada poursuit sa sempiternelle politique obséquieuse – comme le reste de l’Occident dit démocratique – envers les Stazunis. Sauf que la dernière en date est particulièrement gratinée, si vous me passez l’expression.
Imaginez-vous que la ministre des Affaires étrangères du Canada, Mme Anita Anand (Anand fait pas d'autres), a annoncé l’application de nouvelles sanctions à l’encontre de cinq responsables iraniens. La raison sous-tendant cette décision? Alors, là, tenez-vous bien, c’est plus fort que roquefort. Selon elle, la raison motivant cette initiative est que ces responsables ont porté atteinte «à la paix, à la sécurité et à la stabilité internationale»…
Quand on pense que ce conflit au Moyen-Orient a été causé sans motif véritable par les Yankees, il y a de quoi trouver cela kafkaïen.
Enfin, ça, c’est pour les gens cultivés. Personnellement, je trouve ça extrêmement téteux.
* Personne qui flatte bassement; flagorneur servile. Également, adjectif pour désigner ses actions. Ce n’est pas moi qui le dis; c’est au Robert.
jeudi 13 août 2026
mardi 11 août 2026
Fonds sans fond
L’Équipe Christine Fréchette (ÉCF, prononcer «ék-ff») a annoncé avoir reçu 21 propositions d’entreprises – c’est-à-dire ce qu’on appelle en langage clair des soumissions – en vue de la réalisation du sempiternel troisième lien. En fait, l’ÉCF a reçu 22 propositions, mais la mienne a été refusée, semble-t-il parce qu’elle suggérerait une impossibilité anatomique.
Fort heureusement, avec Northvolt et Lion, entre autres, l’ÉCF a développé une expertise dans la gestion des éléphants blancs, de sorte que les 21 propositions restantes seront certainement évaluées à la lumière de la plus stricte et rigoureuse analyse.
Probablement pour finir comme un autre puits financier sans fond.
lundi 10 août 2026
dimanche 9 août 2026
Sa ECF
Il semble que la nouvelle première ministre du Québec – et accessoirement cheffe de la Coalition Avenir Québec (ma CAQ) – tente de prendre ses distances avec l’héritage décevant (pour ne pas dire plus) du gouvernement de M. François le Gault*.
Ainsi, lors d’assemblées, le nom et le logo de ma CAQ sont absents et seule la mention «Équipe Christine Fréchette» apparaît. Deux réflexions s’imposent. D’abord, il appert que la réputation de ma CAQ est si lourdement entachée qu’il faille l’effacer le plus possible de l'espace public. Ensuite, substituer de la sorte son propre nom pour désigner une formation politique fleure vaguement le culte de la personnalité. Fort heureusement, nous sommes protégés de ce dernier travers. Pour élaborer un culte de la personnalité, encore faut-il en avoir une.
Ainsi, pourrons-nous peut-être cesser de parler de ma CAQ qui sera supplantée par sa «ECF» (prononcer «ék-ff»). C’est faire très peu de cas de la mémoire de l’électorat. Mais il est vrai que celle-ci est trop souvent défaillante. Souhaitons donc bonne chance à Mme Fréchette dans sa manœuvre.
Elle en aura besoin
* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)

















































