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vendredi 31 juillet 2026

Stef le toffe

 



Imaginez-vous que, dans la nuit de dimanche à lundi dernier, deux fliques de Montréal ont interpellé des jeunes circulant – avec pas de casque – sur une trottinette électrique. Comme, semblerait-il, c’était une soirée tranquille, les deux policières ont décidé de sévir. Mal leur en prit, car les deux «contrevenants» ont réagi négativement au point où elles furent tabassées et même dépouillées de leur arme de service, paraît-il.

L’ancien ministre de la Sécurité publique du Québec, M. Stéphane «Stef» Bergeron a été «profondément dégoûté» face à un tel comportement «écœurant et inacceptable» de la part de vulgaires civils. Sans doute aurait-il préféré que le passage à tabac se soit déroulé dans l’autre sens, échappant de la sorte à toute critique – et toute sanction – de la part des autorités.

Stef a déploré en outre la montée de la violence dans les rues de Montréal qu’il dit avoir pu observer alors qu’il accompagnait des patrouilles de nuit de la police. Qu’est-ce qu’il foutait là? Mystère. Remarquez, il n’est pas besoin d’être ex-ministre pour se retrouver assis sur la banquette arrière d’une auto-patrouille. Mais ça aide.

C’est bien beau déplorer la montée de la violence, encore faut-il se demander quelles en sont les causes. Est-ce parce que les droits des individus sont constamment érodés par les lois liberticides? Ou parce que les conditions économiques des moins nantis se détériorent un peu plus d’année en année? Ou parce que le fardeau des devoirs attendus du citoyen s’alourdit alors que la société tout entière tend à se défausser des services qu’elle est censée assurer? Puisqu’il était question de trottinette, prenons simplement le casse-tête que représente le simple fait de circuler dans les rues de la métropole.

Alors, Stef, c’est bien beau pleurnicher sur la désintégration sociale, mais il ne faut pas oublier que cela a été initié au sommet. Tu sais, le sommet? Là d’où tu viens.

dimanche 26 juillet 2026

Crétins de merde*

 




Il semble que tout, aux Stazunis, se règle avec du pognon; même de délicates considérations liées à l’immigration. C’est assez normal, d’ailleurs. Qu’importe l’époque, tout empire finit par atteindre un stade d’expansion où les ressources des parties ne sont plus suffisantes pour répondre aux besoins de l’ensemble. 

Dès lors, commence une marche obsessionnelle vers l’argent, quitte à écorcher au passage les plus démunis et les plus faibles. Du moment que ce mécanisme s’enclenche, il mène inévitablement au fractionnement. En effet, la périphérie de l’empire n’est pas intéressée à payer davantage pour recevoir de moins en moins.

Évidemment, l’autorité impériale se durcit en proportion. Aujourd’hui, ce processus a visiblement commencé. Mais qui dit durcissement excessif dit aussi fragilité accrue.

Ce n’est plus qu’une question de temps avant que le tout s’écroule irrémédiablement.



* Cela n’est pas une insulte à l’endroit des Stazunis, mais une constatation inéluctable devant leur inconséquence pathologique.

vendredi 24 juillet 2026

Sévère Savard

 



Peut-être le nom de Michel Savard ne vous dira-t-il rien dans un premier temps. C’est étonnant, car il a connu un parcours assez notable, dans le domaine politique.

En effet, au cours de la dernière quinzaine d’années, il a successivement appuyé le Parti québécois (PQ), Québec solidaire (QS) et finalement le Parti libéral du Québec (PLiQ) auprès de Mme Dominique Anglade. Tellement libéral, en fait, qu’il avait été choisi comme candidat de ce même PLiQ dans la circonscription de Gouin, sous le compétent mandat de M. Charles Milliard, en vue des prochaines élections.

Or, M. Savard n’a jamais eu la langue dans sa poche. Déjà, en 2012, il tenait des propos assez violents à l’endroit – tiens, tiens – des libéraux. Comme pour beaucoup de gens, l’âge ne fait qu’exacerber les travers chez lui, de sorte que son discours, au lieu de se tempérer, s’est encore radicalisé.

Ainsi, récemment, il s’en est pris au Parti québécois (PQ) dans des termes à la fois explicites et insultants, traitant la formation politique de «petits nazis sans envergure» et son chef d’«être haineux et mégalomane», tout en reprochant du même coup au parti d’être de droite.

Évidemment, de tels écarts de langage ont fait bondir jusque dans les rangs libéraux, de sorte que la candidature de M. Savard a été annulée par le PLiQ.

Personnellement, je crois que l’outrage est probablement dû bien davantage à un manque de compétence en matière politique de la part de l’ex-candidat. En effet, quand on est libéral, il faut être un peu plus futé que de reprocher des politiques de droite à qui que ce soit.

jeudi 23 juillet 2026

Tabarnouche!

 

 

Comme c’est amusant de constater que les Québécois sont plus précieux pour les Stazunis que pour le CAnada. L’attitude de ce dernier laisse perplexe: est-ce par ignorance ou par mépris?

Quelle qu’en soit la raison, je dirais qu’il y a de quoi être en tabarn…

samedi 18 juillet 2026

Pipeline pipeau

 



Alors voilà. Ce brave et honorable gouvernement libéral mené par M. Mark Carney s’est doté d’une loi lui permettant de se lancer dans n’importe quel projet «d’intérêt national», en faisant fi des protestations et des plus élémentaires processus démocratiques.

Première étape: le pétrole. Ainsi, il est question de construire un autre pipeline depuis l’Alberta jusqu’en Colombie-Britannique pour pouvoir vendre le pétrole sale en Asie. Ce projet est bien vu par tous les Canadiens, sans exception aucune. Seule exception: une large part de la population de la Colombie-Britannique. Le projet est aussi très impopulaire au Québec, mais comme ce Québec est si peu cAnadien, c’est comme s’il s’agissait d’une opinion étrangère au débat.

Quelle sera la deuxième étape? Possiblement, le gaz. Or, le gaz intéresse surtout les Européens. Donc, dans ce cas précis, il s’agira certainement d’un gazoduc et celui-ci devra obligatoirement traverser le Québec.

Alors, aujourd’hui, coupons la poire en deux. Que le Québec appuie inconditionnellement la construction d’autant de pipelines qu’on voudra en Colombie-Britannique, mais qu’il refuse tout gazoduc sur son territoire.

Voilà un compromis tout à fait cAnadien.


jeudi 16 juillet 2026

Odeur de sainteté

 




Le fromage Oka a longtemps été renommé entre autres pour ses effluves particulières. Développé par un moine trappiste, la recette a dû bénéficier d’un traitement divin.

mercredi 15 juillet 2026

Magouillisme

 



Il faut admirer la versatilité de certains représentants du personnel politique québécois. En effet, il s’en trouve dont le désir de servir la population est si intense qu’ils sont prêts à militer avec vigueur au sein de n’importe quelle formation politique, quelles que soient ses orientations.

Il en est ainsi qui se «magasinent» un parti comme d’autres se cherchent un emploi, prêts à faire n’importe quoi pour n’importe qui, du moment que ça paie bien. C’est-à-dire afin de recevoir un maximum de pognon en échange d’un minimum d’effort.

Ce n’est pas très représentatif de l’ensemble de la population, le plus souvent astreinte à accomplir des tâches exigeantes en échange d’un minimum d’émoluments. Par contre, cela est représentatif de certaines organisations dont la réputation, en matière de magouilles, est particulièrement bien connue.

Mais, ça, chut! Il ne faut surtout pas le dire en dehors des commissions d’enquête.


lundi 13 juillet 2026

Naviguer à courte vue

 



La droite cAnadienne, incarnée avec style par M. Pierre Poilievre, est montée au créneau pour resserrer le contrôle à la frontière concernant la contrebande des armes à feu. On ne peut qu’applaudir à cette revendication du chef du Parti conservateur du Canada (PCC).

Espérons tout de même qu’il ne s’agit pas seulement là d’un cheval de bataille électoraliste. On ne voudrait pas que le PCC devienne opportuniste ou hypocrite. Notons tout de même au passage que c’est en avril 2012 que fut sanctionnée la loi sur l’abolition du registre des armes à feu. Je vous donne en mille quel était le parti au pouvoir à ce moment.

Pour cette raison, je ne serais pas étonné que, dès qu’il aura gain de cause sur la question du contrôle des armes à la frontière, le PCC se mette à faire campagne pour en faciliter la possession.

C’est ce qui arrive quand on n’a plus d’idées: on navigue à vue.

jeudi 9 juillet 2026

Dotte et Radotte

 



Deux oiseaux sont perchés sur une branche: Dotte et Radotte.

À un moment, Dotte s'en va. Qu'est-ce qui reste?

mercredi 8 juillet 2026

Liberté 51

 



Le CAnada, comme les autres alliés des Stazunis au sein de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord), a admis s'être soumis aux diktats de Washington en ce qui a trait à ses dépenses militaires.

Donul Trompe a donné du poing sur la table et tout le monde, Mark Carney en tête, s'est étalé comme une rangée de dominos. Ainsi, les dépenses militaires vont monter en flèche, alors que la société civile a tant besoin de financer adéquatement ses programmes et ses infrastructures. 

Mais qu'importe! Ottawa a jugé qu'il fallait se doter des armes nécessaires pour assurer sa défense. Sa défense contre qui? Ça, par contre, ce n'est précisé nulle part. La seule chose que l'on sache, c'est que la menace la plus récente quant à la souveraineté du CAnada est venue des Stazunis.

Or, le préalable à tout 51e état est, bien entendu, l'obéissance.

mardi 7 juillet 2026

Harry de nous

 



On a un peu l'impression que l'actualité se moque de nous. Prenez par exemple le procès qu'a intenté le prince Harry au Daily Mail pour atteinte à sa vie privée. Il y a de quoi rester pantois.

Déjà, on se demande un peu à quel genre de vie privée peut encore aspirer un membre de famille royale. Cet aspect est un des rares qui ne fait pas partie des privilèges associés à une vie de super-luxe.

Ensuite, il faut bien admettre que, ces dernières années, Harry n'a jamais hésité à faire tout un tapage sur la place publique pour souligner qu'on parlait trop de lui, de son couple, de ses apparitions et de tout le reste qui n'intéresse personne.

Alors on peut se demander, en toute innocence, si le procès a été intenté parce que le Daily Mail a trop parlé de lui… ou pas assez.

dimanche 5 juillet 2026

Mots dits

 

par le prof Skannen

 

Le bobard politique est de plus en plus en vogue, maintenant. C'est même devenu une sorte de réflexe depuis que le locataire actuel de la Maison Blanche est en fonction, qu'il s'agisse de son premier ou de son second mandat. Ainsi, chaque fois qu'il a été confronté à la réalité des faits démentant ses affirmations, il n'a jamais hésité à accuser ses opposants de proférer des affabulations ou de dénoncer un quelconque canular.

Et pourtant, cela n'a rien de nouveau. Les mystifications n'ont jamais manqué en politique. Toute critique ayant été de tout temps systématiquement interprétée en tant que fiction par le pouvoir en place, lequel pouvait accuser ses adversaires de répandre des inventions – pour ne pas dire des chimères – afin de se faire du capital politique.

De nos jours, contrevérités, impostures et supercheries font partie des échanges entre candidats cherchant à camper leur position tout en discréditant celle de l'adversaire. Il semble que nous vivons une époque minée par la calomnie et la tromperie.

Je ne sais si vous avez remarqué, mais pas une seule fois je n'ai employé l'expression très à la mode de fake news dans ce qui précède et pourtant, vous avez très bien saisi de quoi il s'agissait.

Sans être puriste, je ne comprends pas pourquoi il faut toujours pêcher les mots nouveaux dans le lexique anglo-saxon, même s'il est vrai qu'il a été, dans le passé, fortement influencé par le français.

Et cela n'est pas une fumisterie… 

 

samedi 4 juillet 2026

Le système, y est parfait!

 



Comment peut-on critiquer le principe des partenariats public-privé, aussi appelés plus familièrement «PPP»?

Il s'agit de la plus belle idée issue du néolibéralisme et de son offensive incessante contre le filet social constitué de peine et de misère au Québec au moment de la Révolution tranquille; ainsi qu'au CAnada, à peu près à la même époque.

Pourtant, le système est d'une simplicité admirable et fonctionne au bénéfice de tout le monde, du moment que ce monde-là se trouve du côté du grand capital. Voici comment les choses opèrent au sein d'un PPP. La partie «privé» ramasse les profits et la partie «public» ramasse la facture.

Après ça, il se trouve encore des gens pour oser critiquer le capitalisme. Ce que c'est que d'être de mauvaise foi, quand même…


vendredi 3 juillet 2026

O.K. la liberté

 


Demain, les Stazunis, terre de liberté paraît-il, célébreront leur 250e anniversaire de fondation. 

«Nation indispensable» ou «exceptionnelle», comme ils aiment à se présenter, ils sont devenus au fil du temps uniquement indispensables pour eux-mêmes et, en tant qu'exception, ils ne font plus que confirmer la règle. 

Progressivement, aux yeux du reste de la planète, ils deviennent plutôt la nation impensable cherchant à devenir un empire planétaire, dépassant en cela Attila ou Gengis Khan.

Tout de même, célébrons de bon cœur l'événement, car ce n'est pas tous les jours fête; en espérant qu'il viendra un moment où ce sera la leur.





jeudi 2 juillet 2026

Des espoirs

 



Hier, à ma fenêtre, je contemplais le ciel lourd et les gouttes de pluie, qui ne l'étaient pas moins, tombant au sol. «Tiens, me suis-je dit, comme c'est curieux.» En effet, nous étions un premier juillet et le temps était en partie mauvais. «D'ordinaire, les averses se produisent plutôt le 24 juin, par ici», ai-je aussitôt pensé. Or, justement, le 24 juin dernier, si le soleil n'a pas lui toute la journée, au moins, il n'a pas plu. Curieux revirement, s'il en est.

N'étant ni superstitieux – cela portant toujours malheur – ni complotiste, j'ai tout de même noté cet accroc à une sorte de routine de début de saison. Et je m'interroge, à bon escient il me semble, quant à savoir s'il faut en déduire quelque chose.

Comme je ne crois pas, dans un tel cas, à une quelconque causalité ou corrélation, j'en arrive à me dire que tout est question de hasard, de chaos et d'incertitude. Et, surtout, que tout peut arriver.

D'une certaine façon, c'est un appel à l'espoir.

 

mercredi 1 juillet 2026

En attendant

 



Aujourd'hui, 1er juillet, il me semble de mise de souhaiter une bonne fête nationale aux habitants du CAnada. Grand pays situé au nord de l'Amérique du Nord, espèce de tampon, à l’époque de la guerre froide, entre les deux principaux belligérants éventuels, il était tout désigné pour recevoir les déchets radioactifs des missiles balistiques abattus par la DCA.

De nos jours, il n'est plus question de guerre planétaire, surtout pas avec la Russie qui est incapable de venir à bout de l'Ukraine; et encore moins avec les Stazunis qui n'arrivent pas à venir à bout de tous les pays qu'ils ont envahis au fil des dernières décennies.

Les temps changent, que voulez-vous, et il nous faut reconnaître et accepter les nouvelles réalités. Ainsi, il est fort possible, dans l'optique actuelle, que le Québec ne sera pas de sitôt indépendant. D'autant moins que le CAnada n'a pas encore dissipé totalement l'idée qu'il sera peut-être un jour le 51e État, réalisant ainsi le grand rêve de l'Amérique du Nord britannique si chère aux penseurs du Royaume-Uni. Elle ne sera pas réalisée par la Grande-Bretagne, peut-être, mais quelle différence cela fera-t-il? Il me revient en mémoire cette affirmation – gratuite, certes – que j'ai entendue dans ma jeunesse: «Tu peux sortir l'Anglais de l'Angleterre, mais tu ne peux pas sortir l'Angleterre de l'Anglais.» Et qu'est-ce qu'un Yankee, sinon un Anglais du dehors?

Bref, en attendant le 51e, je souhaite à tous les CAnadiens du CAnada et d'ailleurs une bonne fête du CAnada; et j'encourage les Québécois à faire preuve de prudence pendant leur déménagement.

samedi 27 juin 2026

Place aux suivants!

 



Le gouvernement du CAnada reconnaît aujourd'hui que la résidence officielle du premier ministre depuis 1951 est infestée par des rats. Notons tout de même que le lieu était considéré, depuis 2015, comme étant inhabitable – voire insalubre –, de sorte que le chef du gouvernement avait élu domicile ailleurs.

Il a été décidé par l'actuel premier ministre que la résidence allait être rénovée et que les rongeurs l'ayant envahie seraient chassés. Ainsi, prochainement espère-t-on, il pourra y installer ses pénates. À ce moment, il faudra prévoir de retirer les pièges à vermine. 

Vous comprenez, un accident est si vite arrivé; la nuit, à la faveur de l'obscurité, un piège pourrait confondre.



vendredi 26 juin 2026

Ata-vice

L'article ici


Je suis heureux d'apprendre que le chef du Parti libéral du Québec (PLiQ) aligne ses politiques sur celles de Peter Poilièvre, le chef du Parti conservateur du CAnada.

En ces temps où tout change et évolue à une vitesse accrue, il est bon de pouvoir compter sur certaines traditions propres aux fédéralistes québécois. En effet, il est rassurant de constater que les tendances lourdes du passé sont encore actives aujourd'hui et – selon toute vraisemblance – le resteront encore très longtemps.

Maintenant que l'idéologie conservatrice cAnadienne trouve encore un écho au sein des libéraux du Québec, nous pouvons espérer que, peut-être, un autre conservateur cAnadien sera délégué, dans un avenir pas si lointain, afin d'occuper les fonctions de chef du PLiQ, advenant que le chef actuel de cette formation morde la poussière lors du prochain scrutin. Douteux, pensez-vous? Mais ai-je besoin de vous rappeler qu'un ancien ministre conservateur a déjà suivi cette voie avec succès?

Évidemment, quand je parle de succès, ce n'est pas celui du Québec.

  




mercredi 24 juin 2026

Mots dits

 

 

par le prof Skannen

 
 

Le rêve est-il encore permis? Remarquez que la notion de rêve diffère selon les personnes. Un cauchemar fait aussi partie de la catégorie du rêve, mais n'est pas forcément recherché. C'est bien connu: ce qui fait rêver certains en terrifie d'autres. Aussi la question se pose-t-elle: le rêve est-il encore permis?

Tous les 24 juin, je me la pose. Le passé reste figé dans les mémoires et cette fixité menace de demeurer permanente, alors que nombre d'entre nous espèrent en un avenir tout autre. Autrefois, les «séparatiss» étaient targués d'être des des idéologues déconnectés de la réalité. Ensuite, lorsque l'idée d'indépendance a pris racine, ils se sont fait accuser trop souvent de terrorisme. Aujourd'hui, on les rejette du revers de la main en les appelant rétrogrades ou passéistes. Bientôt, on finira par dire qu'ils sont «vintage».

Alors, rêvons-nous? Ou plutôt, devrions-nous continuer à rêver? Difficile de trancher, quand on voit pour qui les gens se dépêchent de voter. N'importe quel épouvantail exploiteur suffit pour gagner leur adhésion. Chaque fois, ils sont déçus; chaque fois, ils recommencent. Que disait-on à propos de ceux qui espèrent un résultat différent en répétant toujours les mêmes gestes?

Cette propension à répéter les sempiternelles erreurs est mon cauchemar; et ce cauchemar-là, n'est pas un rêve.




mardi 23 juin 2026

Fort de café

 



Hier, la chaîne d'eau de vaisselle Starbucks de la République de Corée (alias Corée du Sud) a fermé ses portes à la clientèle pendant une partie de la journée. Il s'agissait d'un geste symbolique, car l'équipe de marketing de la société avait commis une boulette de taille, le 18 mai dernier.

En effet, en guise de promotion, ce jour-là, Starbucks avait lancé la promotion tank day. Ici, le mot «tank» – dans le sens de réservoir – désignait les contenants dans lesquels la chaîne servait sa boisson. 

Mais le mot désigne aussi les blindés de l'armée. Or, lesdits blindés, le 18 mai 1980, avaient servi à réprimer dans le sang une révolte prodémocratie qui avait éclaté dans la ville de Gwangju, au sud du pays.

Comme l'allusion était de très mauvais goût pour les sensibilités coréennes, le PDG de l'eau de vaisselle a remis sa démission, les succursales de la chaîne ont fermé afin de prodiguer aux employés sur le terrain, qui n'avaient rien à voir avec l'élaboration de la promotion, une formation de sensibilisation. Je présume que, en termes polis, on leur a intimé de fermer leur gueule.

Comment dites-vous? Que vous n'avez jamais, au grand jamais, entendu parler du massacre de Gwangju?

Ah ben, c'est pas votre faute, non plus. Si ça s'était passé en Corée du Nord, tout le monde en aurait entendu parler.