lundi 20 octobre 2014
À méditer
Quel est ce monde, où la création de la richesse s’appuie sur l’éradication de tout, au profit de l’émergence du rien?
Serge Bouchard, cité par Pierre Foglia, qui écrit aussi ce qui suit :
Je ne sais rien de l’économie, mais il y a un truc que je sais. Quand Gérald Fillion dit par exemple: les finances publiques sont à terre, il faut couper, austérité, austérité, en ayant l’air d’énoncer un fait aussi incontournable que «un mort et deux blessés sur la 40», ce n’est pas de l’économie, c’est de l’idéologie, le même «monologue idéologique» soir après soir, et soir après soir, l’austérité, ce putain de clou rouillé, nous rentre un peu plus dans le cul.
lundi 6 octobre 2014
À coups de marteau
Il ne s’agit plus de bâtir, d’édifier, de s’élever au meilleur de nous-mêmes, mais de tout rabaisser, ratatiner et concasser jusqu’à la poussière. Voici l’ère venue des coups de marteau déguisés en politique publique.
Érigée en colonne vertébrale de toute pensée gouvernementale, l’économie est laissée telle quelle, tandis que tout le reste est volontiers démoli. Nous assistons à une contre-révolution où l’austérité est devenue un nouvel étalon de la perfection.
Après avoir passé l’éducation sous le tapis lors de la dernière campagne électorale, voici qu’on la dépèce au rasoir au nom d’une glorification de l’argent et de l’irrationalité qui lui donne une légitimité. Même quand on songe à s’attaquer aux traitements de faveur dont bénéficient les écoles privées, ce n’est pas pour corriger enfin la ségrégation sociale qu’encourage un tel système, mais au nom des seuls bénéfices comptables.
Du plomb
Jean-François Nadeau, Le Devoir, 6 octobre 2014
samedi 6 septembre 2014
De quoi être fier
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Et les bélugas?
Photo: Steve Snodgrass, Wikimédia
Selon la juge [qui a rejeté la requête déposée par des groupes environnementaux afin de bloquer le début des travaux de forage à Cacouna], il est tout simplement «alarmiste» d’affirmer, comme le font les spécialistes des bélugas, que les forages pourraient imposer à cette population «un préjudice irréparable» en accélérant le déclin de l’espèce. La Cour estime en contrepartie que «le retard dans les travaux» serait de nature à causer «un préjudice économique» à TransCanada, une entreprise dont le chiffre d’affaires avoisine les 10 milliards de dollars.
CACOUNA
Les ingrédients de la controverse
Alexandre Shields, Le Devoir, 6 septembre 2014
jeudi 3 juillet 2014
Vive la crise!
Les entreprises canadiennes et québécoises ont des milliards de dollars dans leur compte de banque et réalisent de gros profits pendant que l’État est en manque d’argent. Cherchez l’erreur! Saviez-vous que «sur une période d’un an, les vedettes de Québec Inc. ont volé le premier rang mondial au TSX de la Bourse de Toronto. L’indice Québec a affiché un rendement de 23,4% avec les dividendes du 23 mai 2013 au 23 mai 2014». Go, Québec, Go! Un rendement à faire rougir d’envie les Américains (La Presse, 23 mai 2014). Et dire que le même jour, Francis Vailles de La Presse, mon chroniqueur préféré et de loin, prétendait dans son texte, sans chiffres pertinents à l’appui bien évidemment, qu’il y avait recul de la profitabilité des entreprises du Québec et qu’il serait insensé d’augmenter leurs impôts même si le cabinet d’experts-comptables international KPMG répète chaque année que ce sont les compagnies québécoises qui ont les coûts d’exploitation les plus bas des pays occidentaux, ce qui comprend les impôts réellement payés par ces dernières. Tous les moyens sont bons pour farcir la cervelle du monde et soumettre la population à l’agenda économique des détenteurs du pouvoir.
Crise économique, mon œil. Tiens, vous voulez une autre preuve, eh bien prenez le titre de cet autre article de La Presse du 30 octobre 2013 intitulé : «Québec Inc. touche les 300 milliards en bourse». Au premier paragraphe, il est écrit que : «Décidément, plusieurs entreprises québécoises ont de l’élan en Bourse. Au point où la capitalisation boursière de Québec Inc. vient de franchir le seuil des 300 milliards de dollars, un record historique et une valeur doublée en cinq ans». On n’a plus les crises que l’on avait. Crise pour qui au juste? Nous servir des arguments trompeurs comme «crise économique» et «relance de l’économie» pour justifier les ignobles coupes dans les services publics à la population relève non seulement de la désinformation, pas uniquement du mépris mais aussi de l’exploitation pure et simple.
Le pseudo «monstre» de la santé publique
Le blogue de Léo-Paul Lauzon, 2 juillet 2014
mardi 20 mai 2014
Une époque formidable
Les 25 patrons des principaux fonds spéculatifs américains ont empoché un revenu consolidé deux fois supérieur à celui perçu par tous les professeurs de maternelle des États-Unis. Vertigineux!
Au terme de l’année 2013, 25 individus, tous des hommes, ont récolté 21 milliards de dollars américains, soit une augmentation de 50 % sur 2012. [...]
Selon Branko Milanovic, ancien chef économiste de la Banque mondiale et aujourd’hui professeur à l’Université de New York, « le risque ploutocratique est, à mon sens, quasiment à l’œuvre aux États-Unis. L’autonomisation politique des riches y est une réalité: ils dictent “l’agenda politique”, financent les candidats et, du coup, s’assurent que les lois sont votées pour leur plus grand profit. »
25 HOMMES, 21 MILLIARDS
L’abcès financier
Serge Truffaut, Le Devoir, 20 mai 2014
mercredi 7 mai 2014
Un autre record : Bravo Stephen!
Nouveaux chiffres, nouveaux records: l’accès au régime d’assurance-emploi s’est encore resserré l’an dernier, révèle le rapport de contrôle annuel du système. Moins de 40% des chômeurs ont ainsi pu recevoir des prestations d’assurance-emploi, un plancher historique.Mis en ligne discrètement sur le site d’Emploi et Développement social, le Rapport de contrôle et d’évaluation de l’assurance-emploi 2012-2013 montre que le ratio prestataires/chômeurs s’est établi à 38,8 % durant la période visée.
ASSURANCE-EMPLOI
Un régime de moins en moins accessible
Guillaume Bourgault-Côté, Le Devoir, 7 mai 2014
dimanche 30 mars 2014
Retour vers le futur antérieur
Imaginez qu’on aurait tenu le discours suivant dans les années 1970 :
— Durant les prochains 40 ans de croissance ininterrompue, les revenus de la majorité d’entre vous stagneront. On entreprendra, avec succès, de démanteler ou de privatiser peu à peu tous ces biens publics que vous chérissez: soins de santé, éducation, postes, retraites. Nombre de vos infrastructures seront en ruines. Les inégalités entre les plus riches et les autres deviendront si immenses que vous n’arriverez même pas à les imaginer. On passera au provincial de 16 paliers d’imposition à 4. Les entreprises, qui payaient au fédéral 28% d’impôt, en paieront 15%. L’instabilité économique entretenue, qui profite aux immensément riches, engendrera des crises majeures et causera aux institutions financières des pertes immenses: mais c’est vous qui les rembourserez. Vous ne vous donnerez bientôt plus pour seul horizon politique que la gestion de l’austérité et le démantèlement de ce que vous aviez construit.
Le blues du chroniqueur
Normand Baillargeon, Voir, 26 mars 2014
mercredi 12 février 2014
Que reste-t-il de la souveraineté?
Alexandre Shields, Le Devoir, 11 février 2014
dimanche 9 février 2014
Nous sommes un journal
mercredi 25 décembre 2013
Anti-conte de Noël
À bien y réfléchir, c’est plutôt un anti-conte, car celui-ci dit la vérité.
Anti-cas...
samedi 24 août 2013
La vie moderne
I Forgot My Phone (2013)
Écrit et interprété par Charlene deGuzman, réalisé par Miles Crawford
vendredi 5 juillet 2013
lundi 23 avril 2012
Brooklyn College: Même combat

Extraits d’une “Lettre ouverte en soutien à la grève des étudiants du Québec.”
Nous, les étudiants de l’Université de la ville de New-York et de l’État de New-York, soutenons ouvertement la grève des étudiants québécois. Depuis plus de neuf semaines, les étudiants de niveau post-secondaire sont engagés dans une grève illimitée, mobilisant 300.000 personnes pour investir les rues et tenir les plus grandes manifestations étudiantes de toute l’histoire de l’Amérique du Nord.
…
Dans un acte de solidarité et comme symbole de la force montante de notre mouvement, ici à New York, nous avons lancé une « Campagne Carré rouge » dans laquelle les participants porte le même carré rouge à la poitrine que les étudiants de Québec. Nous faisons cela en solidarité avec les étudiants en lutte de Québec et pour signifier combien nous partageons leurs luttes contre les corporations néolibérales de nos institutions d’études supérieures. Nous allons porter le carré rouge parce que nous partageons une vision commune de ce que doit être une université vraiment libre.
Merci à vous d’être une source d’inspiration pour les étudiants où qu’ils soient, malgré les frontières coloniales qui nous séparent. Nous sommes ensemble dans cette lutte. Nous sommes ensemble.
La lettre: http://tinyurl.com/ck7qwk5 et la Red Square Campaign: http://tinyurl.com/7z3cahn
dimanche 25 mars 2012
À la conquête du monde
vendredi 9 mars 2012
Pause pub
jeudi 8 mars 2012
Une montre à 5 millions de dollars

Photo: Christian Hartmann/Reuters
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L’horloger suisse Hublot a dévoilé mercredi sa dernière création unique.: une montre à 5 millions de dollars sertie de plus de 1200 diamants dont six pierres pesant plus de trois carats, une pièce exceptionnelle déjà convoitée, selon Jean-Claude Biver [notre photo], président de la société.
La «5 millions de dollars» est la montre la plus chère présentée au salon Baselword mais «il devient de plus en plus difficile d’aller plus loin car la surface de la montre est limitée», a expliqué M. Biver.
Une montre à 5 millions de dollars
AFP, La Presse, 7 mars 2012
mardi 6 mars 2012
Convertissez un Mormon mort

Dans la controverse, de magnanimes Mormons ont entrepris la conversion post-mortuaire de gens qui ont eu le malheur de nous quitter sans connaître la joie du Christianisme. Ainsi, la petite Anne Frank a été admise (malgré elle) au paradis. D’ailleurs, elle peux y rencontrer Adolf Hitler, pardonné de ses crimes et converti, lui aussi. Tout récemment, le journaliste Daniel Pearl, décapité par les Talibans en 2002, proclamant de son dernier souffle sa foi Judaïque, a été unilatéralement converti et sauvé!
L’idée fait son chemin et a inspiré un groupe d’activistes à rendre la monnaie. Ainsi, les Mormons décédés peuvent maintenant être convertis… à l’homosexualité! Vous pouvez participer: Un site web vous permet d’entrer le nom d’un Mormon mort (ou d’en choisir un sur une longue liste) et, en un clic — miracle! — il est maintenant gai pour l’éternité!
dimanche 4 mars 2012
lundi 20 février 2012
Tous des monstres

samedi 11 février 2012
Caisse de dépôt, Power Corp. et sables bitumineux

«Les Desmarais ne font jamais rien pour rien. L’histoire démontre qu’ils travaillent sur le long terme. Aussi, le séjour familial chez les Desmarais à Sagard n’est jamais innocent.»
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En somme, sous la direction de Michael Sabia, la Caisse a doublé, triplé ou quadruplé ses placements dans les entreprises qui exploitent les sables bitumineux. Mais il y a plus. La Caisse de dépôt investit tout particulièrement dans les entreprises bailleurs de fonds du projet d’oléoduc Northern Gateway de l’Alberta à Kitimat en Colombie-Britannique.
Sans cet oléoduc controversé par lequel transiterait le pétrole brut avant d’être exporté vers l’Asie, l’exploitation des sables bitumineux pourrait connaître une fin abrupte. Le maître d’œuvre de ce projet est Enbridge tandis que les bailleurs de fonds sont Total S.A., Suncor, Nexen et Cenofus, tous devenus des chouchous de la Caisse de dépôt sous Michael Sabia.
En s’alliant si étroitement à l’industrie pétrolière albertaine, la Caisse de dépôt sert à merveille les intérêts des Desmarais et des pétrolières albertaines, mais elle dessert gravement les intérêts du Québec.
Power Corp. et la Caisse dans le même carré de sable… bitumineux
Robin Philpot, L’Aut’Journal, 10 février 2012










