vendredi 20 octobre 2023

Or blanc

 



Comme on sait, chaque printemps, la ville de Montréal fait le même constat: elle a dépassé son budget de déneigement. Les raisons invoquées pour expliquer ce manque de préparation évident ne sont pas si nombreuses.

Ou bien il a neigé plus que prévu, et alors il faudrait prévoir une certaine marge avant l'allocation des sommes. Ou alors, ce sont les entrepreneurs engagés par la municipalité qui ont gonflé leur soumission. D'une manière ou de l'autre, ce sont les contribuables qui se font refiler la facture.

Cette année, l'approche change quelque peu. Estimant que ce sont les soumissions qui sont trop gourmandes, la mairie décide que les cols bleus reprendront certains contrats, et ce, afin de donner une leçon aux entrepreneurs.

L'initiative est louable en soi. En effet, donner un peu de répit à la vache à lait que nous sommes collectivement se défend. D'un autre côté, la part de déneigement qu'on entend retirer ainsi au privé représente moins de 3% du déneigement qui lui est normalement confié. Autrement dit, l'intention est méritoire, mais l'effet sera pratiquement imperceptible.

Montréal, incapable d'équilibrer le budget de déneigement depuis 1642!




N.B. Oui, oui, je sais: utiliser Samuel de Champlain dans la photo est un anachronisme, ce dernier n'ayant rien à voir avec la fondation de Montréal. Mais si j'avais utilisé les traits du véritable fondateur, Pierre Chomedey de Maisonneuve, l'eussiez-vous reconnu? De toute façon, le portrait de Champlain est apocryphe, alors…


mercredi 18 octobre 2023

Forcer la note








Immédiatement après l'offensive du Hamas, les bombardements de la part de l'aviation israélienne ont commencé. Personne ne songeait une seconde que ces bombardements allaient forcer les combattants palestiniens à battre en retraite. Il s'agissait exclusivement de frappes punitives visant une population civile complètement exposée.

Note: Tout de même, ce n'est pas la première fois – ni probablement la dernière – que Gaza est la cible de frappes plus ou moins ciblées de la part de Tsahal (l'armée israélienne). On ne compte plus – et depuis longtemps – les victimes ainsi que les ruines causées par ces procédés se rapprochant dangereusement de ce que l'on désigne comme un crime de guerre; surtout si l'on ajoute l'usage d'armes prohibées dans l'équation.

En guise de riposte, pendant des années, le Hamas, et aussi le Hezbollah au Liban, ont lancé quantité de missiles vers des cibles israéliennes. Ce n'était pas très difficile: Israël ambitionne d'être partout dans la région.

Note: Ces missiles ne sont jamais tombés sur des territoires encore occupés par des Palestiniens, ni à Gaza ni ailleurs.

Mardi dernier, un missile a frappé un hôpital de Gaza tuant 500 personnes, selon Associated Press. La terrible nouvelle a déclenché un tollé à l'international, poussant même le fils de Pierre Elliott Trudeau, un soutien inconditionnel des exactions israéliennes, à manifester sa révulsion.

Fort heureusement pour tous ces gens au cœur si sensible de manière ponctuelle, les porte-parole de Tel-Aviv ont expliqué que, selon leurs preuves, le missile avait été tiré par le Djihad islamique – et non le Hamas –, que Tsahal n'y était pour rien et que, au surplus, il n'y avait que 200 morts dans l'attaque. Bref, Israël n'est jamais pour rien dans les atrocités.

Note: Certains mauvais esprits – au nombre desquels je ne compte heureusement pas – pourront sans doute objecter que lesdites preuves valent autant que celles présentées par Colin Powell au Conseil de sécurité de l'ONU à l'époque où il fallait convaincre les gens que l'Irak possédait certainement des armes de destruction massive.

Renote: Il est tout aussi important de souligner que les préparatifs de l'attaque exécutée par le Hamas se sont déroulés sans que les services de renseignement d'Israël ne soupçonnent quoi que ce soit. Par contre, il leur a suffi de 36 heures tout au plus pour assembler les preuves de la responsabilité du Djihad islamique dans le bombardement de l'hôpital. Des preuves que, soit dit en passant, ils ne peuvent, de leur propre aveu, rendre publiques pour le moment…






mardi 17 octobre 2023

Qui s'y colle l'a beau

 




Le Parti libéral du Québec (PLiQ) est à la recherche d'un chef. Il va sans dire que ce n'est jamais une tâche facile lorsqu'il s'agit de pourvoir un poste.

En outre, les libéraux ne s'entendent pas sur grand-chose par les temps qui courent. Seront-ils, à l'avenir, plus «nationaleux», comme ma CAQ? Seront-ils plus fédéralistes, comme le PLiC? Ils n'ont pas idée comment limiter les dégâts causés par leurs décennies passées en tant que collaborationnistes.

Une autre cause de division au sein de leurs troupes est la date à laquelle ils se doteront d'un nouveau chef. En effet, certains, inquiets quant au colossal travail de reconstruction qui attendra l'heureux élu, pensent qu'il faudrait le faire au plus tôt. D'autres, au contraire, estiment qu'il vaut mieux attendre afin de laisser le temps à toutes les personnes intéressées de se lancer dans la course.

Quoi qu'il en soit, souhaitons que le PLiQ, dans sa grande sagesse, sache trouver un chef ayant la droiture de John James Charest, le charisme de Philippe Couillard (le nom est marrant) et la compétence de Dominique Anglade.


lundi 16 octobre 2023

Montréal vue du sol

 

 

Fleur de macadam.

Mairesse tranquille!