Alors voilà. Ce brave et honorable gouvernement libéral mené par M. Mark Carney s’est doté d’une loi lui permettant de se lancer dans n’importe que projet «d’intérêt national», en faisant fi des protestations et des plus élémentaires processus démocratiques.
Première étape: le pétrole. Ainsi, il est question de construire un autre pipeline depuis l’Alberta jusqu’en Colombie-Britannique pour pouvoir vendre le pétrole sale en Asie. Ce projet est bien vu par tous les Canadiens, sans exception aucune. Seule exception: une large part de la population de la Colombie-Britannique. Le projet est aussi très impopulaire au Québec, mais comme ce Québec est si peu cAnadien, c’est comme s’il s’agissait d’une opinion étrangère au débat.
Quelle sera la deuxième étape? Possiblement, le gaz. Or, le gaz intéresse surtout les Européens. Donc, dans ce cas précis, il s’agira certainement d’un gazoduc et celui-ci devra obligatoirement traverser le Québec.
Alors, aujourd’hui, coupons la poire en deux. Que le Québec appuie inconditionnellement la construction d’autant de pipelines qu’on voudra en Colombie-Britannique, mais qu’il refuse tout gazoduc sur son territoire.
Voilà un compromis tout à fait cAnadien.
















