jeudi 20 février 2020

Y en a pas de facile




La grande ironie dans le conflit qui a éclaté entre le gouvernement cAnadien et les contestataires solidaires du peuple wet’suwet’en tient aussi à des considérations environnementales.

En bloquant le service ferroviaire, leur action oblige à se rabattre sur le trafic routier afin d’assurer tant bien que mal la circulation des personnes et des marchandises. En conséquence, cela accroît la pollution et la production de gaz à effet de serre, justement dans une saison où, à cause du chauffage, il existe un pic d’émissions polluantes.

Tout ça pour empêcher la construction d’un pipeline devant assurer la livraison de gaz naturel, lequel est – dit-on, mais ça demeure à prouver – moins polluant que le pétrole.

Rien n’est simple, ici-bas.


mardi 18 février 2020

C’était l’bon temps!




Aaah! 1990!…

Ah oui, c’était l’bon temps! Au mois de juin, avec l’échec de l’Accord du lac Meech, la grogne était très audible au Québec, ce qui inquiétait grandement le CAnada.

Fort opportunément, moins de un mois plus tard éclatait la crise d’Oka, avec toutes les péripéties que l’on connaît. Le gouvernement québécois d’alors était dirigé – si on peut dire – par Bob-la-Job. Celui du CAnada fut trop heureux, alors, de le laisser se dépatouiller avec une crise qui était, normalement, exclusivement du ressort fédéral. N’empêche, en bon larbin, le gouvernement provincial avait pris sur lui de tenter de régler le conflit. Sans aucun succès, faut-il le préciser.

Finalement, Ottawa a décidé d’envoyer l’armée afin de faire comprendre aux Autochtones que la récréation était terminée; à ce moment, plus personne ne parlait d’indépendance. Donc, après un dernier tour de piste, les protestataires d’Oka et de Kanesatake rentrèrent dans le rang.

Aujourd’hui, le gars Legault a carrément refusé de se mêler de la crise ferroviaire, allant même jusqu’à dire au fils de Pierre Elliott Trudeau de se dépêcher dans la résolution du conflit.

L’bon temps a peut-être changé, mais personne ne parle encore d’indépendance…


Ovation à l'innovation!




lundi 17 février 2020

Le pouvoir de Lou Skannen




Hier, en fin d’après-midi, on se souviendra que j’avais vertement tancé le fils de Pierre Elliott Trudeau pour son manque de leadership dans la crise autochtone qui paralyse le réseau ferroviaire cAnadien.

Cela se passait à 18h50, très exactement. Sept minutes plus tard, à peine, on apprenait que le principal intéressé mettait illico un terme à sa tournée centraméricaine afin de rentrer dare-dare dans son pays, soucieux qu’il était d’avoir l’air moins incompétent. Ce sont là les inconvénients de diriger un gouvernement minoritaire: il faut donner l’impression qu’on fait son boulot.

La morale de cette histoire? 

Lou Skannen triomphe encore!


dimanche 16 février 2020

Où est Charlie?




Pendant que le fils de Pierre Elliott Trudeau continue sa tournée afin de tapiner de droite et de gauche pour gagner des appuis à la candidature du CAnada au Conseil de sécurité de l’ONU, la crise ferroviaire se poursuit dans son propre pays.

Que fait-il pour régler cette question cruciale? On nous a appris, dernièrement, qu’il «discutait avec ses ministres», forcément au téléphone. C’est bien une preuve de son degré de leadership en toutes circonstances: quand les choses se gâtent, il s’arrange pour ne pas être là.

Comme il n’est pas très fute-fute, il n’a pas encore compris qu’un siège au Conseil de sécurité implique de pouvoir faire efficacement face à une crise d’envergure internationale. Alors, voyant qu’il ne peut même pas gérer une crise nationale, pour ma part, si j’étais à la place des autres chefs d’État, je ne serais certes pas enclin à lui faire confiance au sein de la plus haute instance de l’ONU.


samedi 15 février 2020

Une presse libre… de tout faire




Ce n’est pas pour rien qu’on nous serine constamment que – quelle chance nous avons! – nous vivons dans une partie du monde servie par une presse libre et indépendante.

Ainsi, chaque fois que les médias, écrits ou autrement, relayent unanimement une information, on ne peut douter de la véracité de cette dernière. En effet, un tel concert, si bien accordé, ne peut être possible que si l’information convoyée est exacte. 

Il est vrai que l’autre explication serait quelque peu gênante. Pour ce faire, il faudrait que l’information soit non plus recueillie, mais produite – ou à tout le moins adaptée – par une instance quelconque.

Or on sait que la plupart des médias au CAnada et au Québec, grâce à la concentration, sont contrôlés par une demi-douzaine de groupes de presse (Bell Media, Shaw Media, Rogers Medias, Quebecor, Transcontinental, Torstar Corporation), plus la Canadian Broadcasting Corporation. On sait aussi que, mises à part leurs petites rivalités pour accaparer des parts de marché, ils collaborent entre eux dans le cadre de différents partenariats.

Alors, une presse libre?

Il est vrai que, aux yeux de certains, la liberté, ça ne se partage pas.


vendredi 14 février 2020

Le clown est péquiste II




L’humoriste Guy Nantel, qui brigue présentement la chefferie du Parti québécois, a révélé dans Je me souviens… de rien, un ouvrage qu’il a rédigé, des choses assez surprenantes.

Entre autres, il y affirme être prêt à revoir la loi sur l’affichage, afin de tenir compte du caractère multiculturel de Montréal. Comme si les commerçants du centre-ville n’en faisaient déjà pas assez à leur tête…

De plus, advenant qu’il fasse l’indépendance, il voudrait conférer à l’anglais un statut de langue nationale minoritaire. Bin, qu’il commence par faire l’indépendance et on tiendra un référendum là-dessus. À condition, je suppose, que les gens en veulent un..

Et si toute cette salade indigeste ne suffisait pas, il envisagerait également l’ajout d’un symbole anglais sur le drapeau d’une éventuelle république du Québec. Comme ça, il aura l'air de celui de la ville de Montréal.

Déjà, j’ai été renversé quand j’ai pris connaissance de tout ceci. En effet, compte tenu de son élocution, j’ignorais qu’il sût écrire.

Quant au drapeau, je propose la version ci-dessous qui met bien en évidence ce que nous avons le plus souvent vu en provenance du CAnada anglais et ce qui le résume si bien.





«C Series» noire




À une époque, Bombardier demandait à ses employés œuvrant à la fameuse «Série C» de rouvrir leur convention collective – à la baisse, évidemment. Elle leur promettait alors, une fois que le projet d’avion commercial décollerait – sans jeu de mots –, qu'ils décrocheraient le pactole.

On connaît la suite. À force d’administration chaotique et partiellement compétente, tout le projet s’est écrasé lamentablement– sans davantage de jeu de mots. À tel point que la majorité des actions ont été cédées à un constructeur rival, Airbus, qui a rebaptisé l’appareil le A220, lequel a, malgré tout cela, affiché, à l’automne 2019, des défauts de construction.  

En plus de l'apport, plus ou moins volontaire, des employés de Bombardier, on sait que les gouvernements – celui du Québec, surtout – ont largement contribué de manière directe ou indirecte au projet. Rien qu’en 2016, au moment de la cession d’actifs à Airbus, Québec avait investi 1,3 milliard de dollars, afin de maintenir sa participation; minoritaire, bien évidemment.

Pour sa part, c’est un total de 7 milliards de dollars que Bombardier a engloutis dans ce naufrage lamentable, avant de retirer ses billes du projet en date d’hier. 

Conclusion? 

D’abord, souvenez-vous de cette histoire, et des promesses d’origine qui l’ont accompagnée, la prochaine fois qu’on essaiera de gagner votre appui pour un autre projet mirobolant au succès assuré.

Ensuite, souvenez-vous-en, lorsque quelqu’un – pas toujours du secteur privé – vous incitera à revoir vos conditions de travail à la baisse.

Temporairement, bien sûr…


jeudi 13 février 2020

Pauv' souris*



* La rédaction, ne reculant devant aucune dépense, offre à nos distingués lecteurs un deuxième titre à cette chronique: Chauve-souris, tu m'inquiètes.



À ma zone




mercredi 12 février 2020

Gros fils du fils





Hihidjab!




«Afghanistan.
Surprise à Kaboul: la serveuse est un robot (avec hidjab).»


Un robot servant aux tables dans un restorapide de Kaboul. Déjà, c’est sexiste, parce que l'on considère que ce robot doit être une femme. Ensuite, c’est crétin, parce qu’on lui a formé la tête comme s’il portait un hidjab.

En fait, c’est tellement ridicule qu’on ne sait plus si c’est drôle ou tragique.

Je me demande s’il ôte ses chenilles quand il va prier à la mosquélectronique.


mardi 11 février 2020

lundi 10 février 2020

Lascar capote*





* Comme dans le verbe «capoter» et non dans le sens de préservatif.

Alarme à l’armée




C’est tout de même bizarre que le seul, dans cette photo, qui soit à peu près svelte et léger est aussi le seul civil.

Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée quand les soldats commencent à se prendre pour des flics...


dimanche 9 février 2020

Souriez pour la caméra!




Il aurait été repéré par une caméra, suivi par un drone et immobilisé à l’aide d’une porte automatique.

Il paraît même que ce serait une mine antipersonnel nouveau genre qui l’aurait avalé.

Mais ça… Est-ce que ça se peut, d’abord?

Pour la caméra, je veux dire…


La personne avant toute chose

En passant, certaines personnes se sont étonnées de voir avec quelle rapidité le fils de Pierre Elliott Trudeau s'était fait pousser une barbe. Pourtant, quoi de plus facile quand on est plein de fertilisant?