vendredi 25 septembre 2026

Mots dits

 

par le prof Skannen



Vous avez sans doute remarqué que l’époque présente est lancée dans une course aux armements. Un peu partout en Occident – et ailleurs – les arsenaux se remplissent. Les gouvernements restent fidèles à la vieille maxime: «Si tu veux la paix, prépare la guerre.» Le problème, c’est qu’ils oublient l’autre vieille maxime imputée, à tort ou à raison, au prince de Talleyrand: «On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus.» C’est vrai que, lorsque les arsenaux débordent, la tentation inévitablement porte à s’en servir.

Or, la production d’armes demeure une activité totalement stérile, surtout si on la compare à n’importe quelle autre. Investir de l’argent dans des services publics – chose qu’on ne fait plus guère – entraîne des bénéfices. L’entretien des routes ou des autres voies de communication aide aux échanges commerciaux; et s’il s’agit de transports en commun, cela épargne davantage l’environnement. Les bénéfices liés aux investissements en éducation et en santé n’ont pas besoin d’être démontrés. L’aide au logement, les contrôles relativement à la salubrité des aliments et de l’eau, les organismes visant à assurer la qualité des services publics et privés, entre autres, permettent d’améliorer la qualité de vie et assurent une amélioration des circuits économiques en même temps que l’accroissement de la richesse collective.

Les choses diffèrent drastiquement lorsqu’on aborde la question de la production militaire. On sait que les armes modernes comportent une importante composante de technologies de pointe. Qu’il s’agisse d’avions de combat, de drones, de canons, de chars d’assaut ou d’autres équipements soigneusement gardés sous le manteau, tous exigent maintenant des appareils informatiques hautement sophistiqués, et ce, en attendant que l’intelligence artificielle prenne le relais. Or, qu’arrive-t-il à ce matériel sophistiqué? Dans le meilleur des cas, il est entreposé quelque part et, au bout de trois ou quatre ans, il doit être remplacé afin rester en tête de la course aux armements et de celle de la technologie. Dans le pire des cas, il est détruit sur le champ de bataille en même temps que ceux et celles qui les utilisent. Bref, les armes demeurent une production totalement stérile sur le plan économique. Avec le temps, cette production dévore littéralement la richesse collective pour ne laisser dans son sillage que deux types de civils: les élites économiques et les prolétaires.

C’est pourquoi il serait infiniment plus profitable de produire, par exemple, des wagons de train, plutôt que des tanks. Fort heureusement, le Québec reste assez peu concerné par un tel dilemme. En effet, entre autres exemples, il ne faut pas oublier que le matériel roulant du Réseau express métropolitain (REM) n’a même pas été construit ici. Alors, des chars d’assaut…


mercredi 23 septembre 2026

Fréchette en Christine

 


Montréal vue du sol

 

 

Ce qu'il y a de bien, à Montréal, c'est que la toponymie ne prête à aucune confusion.


mardi 22 septembre 2026

samedi 19 septembre 2026

La guerre, yes sir!

 



Le premier ministre du CAnada, M. Mark Carney, aux prises avec la guerre commerciale contre les Stazunis, a décidé de prendre le taureau par les cornes. En effet, il estime que le meilleur moyen pour atténuer les impacts de ladite guerre serait de promouvoir de grands projets de développement.

Vous savez, ce genre de projets qui empiètent généralement sur les propriétés individuelles, qui nuisent à l’environnement et qui réduisent la qualité de vie du voisinage. Sans compter qu’ils dépassent largement les budgets prévus – il faut bien que les promoteurs véreux s’en mettent plein les poches – et que la population, une fois qu’elle a épongé le déficit, n’en dégage aucun bénéfice tangible en dépit des bouleversements qu’elle aura connus.

Sans doute afin de dorer la pilule, le frère d’Onglin a proposé en outre d’éliminer les conflits de travail en imposant systématiquement l’arbitrage exécutoire. Il semblerait que le recours quasi automatique aux lois spéciales ne suffit pas. Probablement que les parlementaires trouvent épuisant de devoir siéger afin de voter ces législations d’exception. Belle attitude à opposer aux travailleurs contraints de faire grève que de refuser de faire un minimum de boulot.

La morale de cette histoire? Si j’étais un tant soit peu cynique – ce que je ne suis pas, dieu merci! –, je dirais que cette guerre commerciale qui nous est présentée à nous comme une menace consiste en une bénédiction pour les possédants qui trouveront ainsi une autre manière de transformer les fonds publics en profits privés et – surtout – de museler les revendications ouvrières.

Bref, comme pour toutes les autres guerres.

vendredi 18 septembre 2026

Effet des faix


 

mercredi 16 septembre 2026

Bonne nouvelle économique!


 

Quessa donne?

 

L'article ici

mardi 15 septembre 2026

Bureau de travail

 



C’est très sympathique de constater que, en cette ère d’interconnexion informatisée et d’intelligence artificielle, des parlementaires éprouvent toujours le besoin d’échanger par le biais de la sempiternelle paperasse.

En effet, afin «d’intensifier» les échanges parlementaires avec le CAnada, l’Union européenne (UE) a décidé d’ouvrir un bureau tout ce qu’il y a de plus officiel à Ottawa. L’initiative a d’ailleurs été applaudie par le premier ministre cAnadien, M. Mark Carney, lequel cherche à établir une «alliance unique» avec l’UE.

Évidemment, on nous a servi la salade coutumière des «valeurs communes» portant au rapprochement, alors que – c’est couru d’avance – ce n’est qu’une question de gros sous. Ne serait-ce que pour payer le loyer d’un bureau dans le centre de la capitale, alors que le tout aurait pu tenir à l’intérieur d’un ordinateur portable dans le tiroir d’en bas du meuble où travaille M. Carney.

Ce dernier a dépensé son capital de crédibilité à se faire valoir comme étant le défenseur de l’indépendance cAnadienne face aux ingérences yankees. Or, cette récente collaboration risque fort de nuire à cette glorieuse image. N’oublions pas que l’UE est totalement inféodée à Washington.

Ça la fout mal, côté indépendance.

samedi 12 septembre 2026

On ne prêtre qu'aux riches

 


Tel père, tel vice

 


vendredi 11 septembre 2026

JiDé

 



James David (dit «JiDé») Vance, contre toute attente choisi en tant que vice-président des Stazunis, s’est lancé dans une attaque en règle contre le parti Démocrate. Il a qualifié ce dernier de «parti de la haine».

Évidemment, quand on compte un connard comme président, il ne faut pas s’attendre à trouver un génie à la vice-présidence, mais tout de même…

Par ailleurs, nous savons maintenant que, en politique, plus le mensonge est gros, plus il est cru. Surtout si on le répète suffisamment pour que les moins fute-futes au sein de l’électoral finissent par le comprendre.

Malgré cela, de la part d’une des grosses pointures du parti Républicain, reprocher aux autres de haïr, c’est plutôt fort de café. Parce que, de la bouche de ses représentants les plus connus, on ne compte plus les sorties haineuses envers les immigrants, la gauche, certaines religions, certaines races et tous les pays qui tiennent tête aux Yankees.

Si les Démocrates aiment la haine, les Républicains, en prenant le contrepied, finissent par haïr l’amour;  ce qui n’est pas mieux.

Quoi qu’il en soit, question de haine, notons au passage que JiDé est un fervent catholique, ce qui explique bien des choses.



mardi 8 septembre 2026

Mots dits

 

par le prof Skannen


David Pakman est un commentateur politique, vlogueur et chroniqueur yankee. Ses interventions quasi quotidiennes sont publiées sur YouTube. Comme vous le savez, les Stazunis se préparent aux élections de mi-mandat et, si les sondages disent vrai, les Républicains – avec à leur tête Donul Trompe – risquent fort de perdre à la fois le contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants; bref, de toute la législature, ouvrant ainsi la porte à des procédures de destitution du président en exercice.

Mais ce n’est pas ça qui est important.

Ce qui est important, c’est une affirmation que M. Pakman, un social-démocrate – considéré par plusieurs dans ce pays comme étant très à gauche – a glissée dans un de ses commentaires. Il a parlé du «National IQ test» – IQ étant l’abréviation anglaise de quotient intellectuel – relativement à ces élections de mi-mandat. Et cela m’a porté à réfléchir.

En effet, que sont les élections, sinon un moyen de mesurer la maturité politique de la population en âge de voter? Elles permettent ainsi de constater jusqu’à quel point les gens ont conscience de leur situation socioéconomique; et à quel point ils sont facilement perméables ou critiques face aux discours souvent manipulateurs des candidats.

C’est ainsi que le Québec est justement en train de passer son test de QI collectif en ce moment. Quelle sera la réaction de l’électorat face aux envolées oratoires creuses des candidats? À quel point, par exemple, les gens vont-ils accepter de croire, comme on nous le serine, que Mark Carney est le sauveur tant attendu du Canada, ce qui implique dans les discours de certains – et certaines – que le Québec sera infiniment mieux de rester dans le douillet giron fédéralo-britannique?

Que dites-vous? Le Canada n’est pas britannique? Avez-vous vu le nouveau billet de vingt dollars affichant la poire de notre bienveillant souverain Charles III?


On le reconnaît facilement à son petit air intelligent


vendredi 4 septembre 2026

Arrivistes partis

 



Je ne sais si ce sentiment est partagé par d’autres, mais j’ai un peu le tournis lorsque je constate l’aisance avec laquelle certains se permettent de sauter d’une formation politique à l’autre.

Sans doute suis-je un peu vieux jeu, mais j’avais dans l’idée que la politique était une question de convictions. Or, les transfuges se comptent en quantité, surtout en temps d’élection. Combien sont-ils à supputer leurs chances d’être élu avec telle formation ou avec telle autre?

Certes, je suppose que nombre de politiciens nourrissent de fermes opinions. Mais, visiblement, quantité d’autres semblent tout disposés à bouffer à n’importe quel râtelier, du moment que cela peut leur profiter.

Au moins, ces sauts de puce en série permettent-ils d’expliquer un phénomène qui a fini par se révéler avec le temps: quel que soit le parti porté au pouvoir par le vote populaire, les actions gouvernementales, elles, ne changent jamais, puisque – trop souvent – ce sont les mêmes arrivistes qui se retrouvent aux postes de commande.

jeudi 3 septembre 2026

Laissons les leçons

 


mercredi 2 septembre 2026

Conditions perdantes

 


dimanche 30 août 2026

Montréal vue du 9e étage

Photo: Frances