samedi 14 février 2026

Démocratie à toute vitesse

 



Éternel flambeau de la démocratie, le Parti libéral du Québec (PLiQ) a désigné son nouveau chef en un temps record.

On se rappelle qu'un scandale à l'interne avait laissé planer un doute quant à la validité de l'élection du précédent chef, M. Pabo Rodriguez. Quoiqu'il se soit trouvé des personnes qui aient démenti après coup qu'aucune malversation eût été commise, M. Rodriguez avait jugé plus simple de démissionner plutôt que de voir son PLiQ bien aimé, auquel il a consacré plusieurs semaines de son existence, se déchirer à l'interne.

Aussi, afin d'éviter une éventuelle remise en question quant à l'élection du chef, le PLiQ a eu recours à une procédure qui fera taire tous les critiques. Dès lors, le nouveau dirigeant, M. Charles Milliard, a été élu par acclamation.

Au final, la leçon est claire: la meilleure façon d'exhiber son esprit démocratique, c'est d'éviter les situations où les gens sont appelés à voter.


vendredi 13 février 2026

Drone léger


 

La députée de ma CAQ (Coalition avenir Québec) représentant la circonscription de Vimont, Mme Valérie Schmaltz, a manifesté son mécontentement, dernièrement. En effet, elle s'est élevée en faux face à une chronique publiée dans le Journal de Montréal, qui mentionnait que la course à la chefferie au sein de la formation politique, avec les déchirements qu'elle illustre, force le gouvernement à rester «au neutre».

Immédiatement, Mme Schmaltz est montée au créneau, affirmant que les commentaires du chroniqueur étaient «dérangeants» et qu'elle avait «l'impression d'être attaquée». Loin de moi l'idée de juger la députée, mais il me semble que, si elle n'aime pas être la cible de critiques, son choix d'une carrière en politique n'est peut-être pas le meilleur.

Quoi qu'il en soit, elle estime maintenant qu'il faudrait imposer des limites en ce qui concerne les textes d'opinion. Soulignons que Mme Schmaltz fut un temps directrice des communications de ma CAQ, ce qui l'autorise sans doute à dire: «C'est facile d'être toujours à l'opposition (sic), de prendre un fil (sic), puis de le monter (sic).»

Avant de se lancer en politique, Mme Schmaltz a travaillé en tant que journaliste dans la couronne nord de Montréal. Tout bien considéré, peut-être pas le meilleur choix de carrière non plus. En outre, elle a été formée comme pilote de drones légers.

Là, par contre…

jeudi 12 février 2026

C'est un «pensez-y bien»!

 


C'est sûr, c'est sûr, c'est sur

 



Je respire enfin!

En effet, une enquête a enfin pu faire la lumière sur cette sordide affaire d'achat de votes par l'entourage de M. Pablo Rodriguez; à l'insu de ce dernier, j'en suis sûr. La conclusion de cette rigoureuse enquête est que toute l'affaire aurait été un «montage», selon le juge à la retraite Jacques R. Fournier qui s'est penché sur la question.

C'est donc une grande satisfaction personnelle de constater que le Parti libéral du Québec (PLiQ) est, j'en suis sûr, totalement lavé de toute suspicion de malversation, voire de magouille, et que sa réputation reste immaculée, comme à la belle époque de M. John James Charest.

À preuve que le PLiQ est au-dessus de tout soupçon, c'est qu'il s'est lui-même chargé de mandater le juge Fournier de mener l'enquête et – j'en suis sûr – les directives du parti furent limpides quand est venu le temps d'établir le degré d'objectivité de la démarche.

Mais l'innocuité de toute l'affaire est d'autant plus patente que le magistrat, de son propre aveu, n'a pas eu accès à tous les éléments de preuve; à son grand regret, j'en suis sûr.

mercredi 11 février 2026

Dites donc!

 



C'est tout de même formidable, une telle chose, quand on y pense. L'état du transport collectif dans la région de Montréal est tel que, lorsque tout fonctionne correctement, on le mentionne dans les grands titres du journal.

Bref, plus le temps passe et plus la normalité relève de l'exception; c'est tout dire.

mardi 10 février 2026

Vie d'ange*

 



Trop souvent, le CAnada s'est servi du Québec comme un endroit où l'on peut reléguer tout ce qui gêne ou ne sert plus. Un pipeline dont personne ne veut? On n'a qu'à le faire passer par le Québec. Une criminelle littéralement bannie par la population? On n'a qu'à loger Karla Homolka au Québec. Un politicien de seconde zone embarrasse? On n'a qu'à l'envoyer briguer la chefferie du Parti libéral du Québec (PLiQ).

La dernière en date concerne le fils de Pierre Elliott Trudeau. En effet, après une vie sereine – à défaut d'être réussie –, au cours de laquelle il a pêché une autre has been, on parle maintenant de son retour au Québec, puisqu'il envisage de s'établir à Montréal.

Décidément, le Québec ressemble de plus en plus à la décharge du CAnada. Pas étonnant que ce dernier ne veuille à aucun prix le laisser partir.



* Au bénéfice de notre vaste lectorat à l'international, soulignons que, au Québec, le mot «vidanges», au pluriel, désigne le contenu des poubelles. Bref, les déchets de toute origine, peu importe leur provenance.

dimanche 8 février 2026

10 crimes et nations

 



Rendons grâce à la sénatrice cAnadienne Julie Miville-Dechêne qui a exhorté le gouvernement de son pays à sanctionner Téhéran pour la répression menée contre les manifestants exigeant la fin du régime théocratique en Iran.

Ici, il nous faut admirer la profonde humanité de la sénatrice qui n'hésite pas à monter au créneau pour faire valoir les principes moraux qui ont toujours guidé la politique internationale du CAnada. Ce n'est pas tous les jours qu'on voit ainsi des figures connues prendre la parole afin de défendre les droits des personnes avec une telle vigueur.

Il ne fait pas de doute que Mme Miville-Dechêne serait tout à fait disposée à protester contre tous les crimes commis aux dépens des êtres humains, peu importe le pays, fussent-ils des dizaines.

Quel dommage qu'elle ait été trop occupée, en tant que sénatrice cAnadienne, pour se faire entendre lors des massacres perpétrés à Gaza.


samedi 7 février 2026

Prospectif

 


Tassez-vous!

 



Je ne sais plus depuis combien d'années ma CAQ (Coalition avenir Québec) surfe sur le thème du fameux «troisième lien», cette nouvelle infrastructure devant relier les deux rives du fleuve Saint-Laurent à hauteur de Québec.

Déjà, on ne sait pas exactement à quel endroit ce pont, tunnel ou qui sait quoi devrait être construit. Des gens, plus ou moins experts, se sont crêpé le chignon pendant des mois sur cette question sans jamais apporter de réponse satisfaisante.

Comme si cette incapacité à définir en quoi consistait véritablement le projet ne suffisait pas, ledit projet a été imaginé, puis abandonné, puis ramené selon que la popularité de ma CAQ était à la hausse, à la baisse ou dans les bas-fonds.

Maintenant que le parti se retrouve en quête d'un nouveau chef, les deux principaux candidats s'affrontent sur ce terrain glissant. L'une met en doute l'éventualité de la réalisation du projet, ce qui nuira à sa popularité auprès d'une partie de l'électorat. L'autre veut aller de l'avant envers et contre tout, ce qui nuira à sa popularité auprès du reste.

Cette pomme de discorde – pour ne pas dire  cette «patate chaude» – gagnerait à être enterrée si profondément qu'elle s'efface de la mémoire collective. Or, ceux et celles qui ont le plus à perdre à son évocation sont les premiers à brandir le projet envers et contre toute logique.

En revanche, il faut admettre que l'idée du troisième lien est un concept sur lequel on peut surfer à demeure sans jamais aller nulle part. N'oublions pas, cependant, que le principe du surf est justement que, tôt ou tard, on finit par boire la tasse.


vendredi 6 février 2026

Contorsion

 



Alors, voici le topo. Tout commence au moment où le gouvernement de ma CAQ (Coalition avenir Québec) a déposé une motion à l'Assemblée nationale pour préciser que l'égalité entre hommes et femmes devait primer sur la liberté de religion en cas de conflit entre les deux.

Il faut comprendre, aussi. Comme – et ce, de plus en plus – les gens remettent en question l'existence d'une quelconque divinité, la présence envahissante des religions finit par convaincre que ces dernières ne sont là que pour nous contrôler. Et nous contrôler à quelle fin? Bin, il faut admettre que les deux plus grands moteurs de la nature humaine sont le sexe et l'argent. Je vous laisse déduire.

Or, pour une rare fois, tous les partis politiques siégeant au Salon Bleu ont voté en faveur de la motion. Tous? Non, car un petit village gaulois résiste encore et toujours à la raison envahissante. En effet, Québec solidaire (QS) a donné comme consigne à ses députés de s'abstenir de voter.

Certains ont accusé les Solidaires de «contorsion intellectuelle» sur cette question. Mais avant de lancer la pierre à QS pour sa prise de position, admirons plutôt son esprit masochiste. En effet, la formation politique se veut de «go-gauche». Or, elle oublie que les premiers à être passés à la trappe par les théocraties, ce sont justement les tenants de la gauche. Peut-être les stratèges de QS s'imaginent-ielles attirer le vote religieux aux prochaines élections? Là-dessus, ils et elles se trompent lourdement.

S'ils s'imaginent, en outre, conserver l'appui du vote progressiste en agissant de cette manière, ils se trompent encore plus.




* Matthieu 27:46, ou quelque chose comme ça.



jeudi 5 février 2026

Le moins

 



Il serait bon qu'une âme charitable communique à Mme Soraya Martinez Ferrada, la dernière adepte du Parti libéral du Québec (PLiQ) en date à occuper le siège de maire de Montréal, la procédure à suivre afin de réclamer compensation pour les conséquences du mauvais entretien de la chaussée de sa ville.

On se souviendra que, il y a peu, elle avait dû faire appel à une remorqueuse, car sa voiture avait subi des crevaisons à cause des nids-de-poule. J'imagine que ses réclamations seront traitées plus rapidement que celles des citoyens ordinaires.

Compte tenu de l'excellent travail qu'elle a accompli jusqu'à maintenant, ce serait bien le moins.


mercredi 4 février 2026

Celui qui le dit, c'est celui qui le fait pas

 

 

Pour une fois que Marshall McLuhan aurait raison...

mardi 3 février 2026

Justice immanente


 

lundi 2 février 2026

En avant, la musique!

 


 
 
 
 
 

Mots dits

 


par le prof Skannen

 

De temps en temps, quand je me promène, j'entends encore les gens encenser LE discours de Mark Carney lors du dernier forum de Davos. Comme on ne m'y avait pas invité, j'ai dû me résoudre à lire son allocution après coup. Très honnêtement, je trouve qu'il n'y a pas de quoi pavoiser.

Essentiellement, son propos consiste à reconnaître en geignant que le système mondialiste vit en ce moment un temps de rupture, chose que, à titre de financier néolibéral, il regrette profondément. Or, ce système planétaire en est rendu, qu'on le considère sur le plan 
économique, environnemental ou autre, à bout de souffle.

Mark Carney, en termes voilés, critique l'administration stazunienne qui aurait jeté du sable dans l'engrenage, selon lui. Mais ce sable n'est que l'accumulation des scories générées par le capitalisme sauvage en pleine surchauffe et le renforcement de l'optique impérialiste qui fut à son origine. En effet, quand cette mondialisation a-t-elle pris véritablement son envol? Au moment où les Stazunis ont émergé comme seule hyperpuissance.

Aujourd'hui, alors que les Yankees cherchent à arc-bouter leur pouvoir en déliquescence contre l'émergence de nouveaux joueurs (Chine, Russie, Inde, Brésil, entre autres), avec tout l'arbitraire dont ils sont capables, voici que leurs sous-fifres – complaisants jusqu'à aujourd'hui – trouvent que Washington ne leur laisse plus une part équitable du gâteau.

Amusant de voir que, maintenant qu'ils sont de plus en plus traités comme ces économies émergentes que les semblables de Mark Carney ont exploitées, les puissances intermédiaires se plaignent de subir une grande injustice. Bienvenue dans les corollaires du capitalisme sauvage, mesdames et messieurs. Consolez-vous en songeant que, après votre tour, ce sera celui des Stazunis.

Oui, lorsque le balancier revient, on le prend généralement en pleine gueule.

dimanche 1 février 2026

Jeu de Fréchette


 

C'est du passé, tout ça!