samedi 10 octobre 2026

Art du «dill»

 



Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le président des Stazunis, Donul Trompe, a toujours tendance à se mettre les pieds dans le plat; et sur tous les sujets, encore.

Dernièrement, il s’agissait de l’exécution de Nidal Hasan, ce militaire yankee qui, à Fort Hood en 2009, a tué 12 militaires et un civil, ainsi que blessé une trentaine de personnes. Gravement blessé à son tour, l’agresseur fut jugé, puis condamné à mort; la sentence devant être exécutée prochainement.

Comme l’affaire s’est déroulée aux Stazunis, les autorités, en la personne de l’actuel secrétaire à la Défense Peter Hegseth, ont décidé de faire passer Hasan devant un peloton d’exécution. Les derniers déboires, lors de mises à mort judiciaires, étant connus, on a probablement pensé à s’en remettre à des solutions plus efficaces.

Indécrottables yankees, les responsables avaient laissé entendre que l’exécution serait diffusée en direct. Tout de suite, les critiques ont reproché que ce genre de spectacle relevait davantage de la barbarie que de la civilisation. La levée de boucliers fut telle que, aujourd’hui, le président Trompe a expliqué que, en fait, la décision de diffuser l’exécution n’avait pas encore été prise.

Lorsqu’il s’agit de se tirer d’un mauvais pas, l’auteur de The Art of the Deal a recours à l’une de trois échappatoires, démontrant ainsi son manque d’imagination et l’extrême étroitesse de son registre. Ou bien il affirme qu’il n’est pas au courant; ou bien que l’énormité qu’il a proférée était une blague que l’auditoire n’a pas saisie; ou bien que la décision n’est pas encore prise, ce qui laisse une marge de manœuvre pour faire marche arrière.

Au fond, être cornichon est un art…


jeudi 8 octobre 2026

F... Elon

 


Le meilleur des deux mondes

 


Lutine errance

 


mercredi 7 octobre 2026

Les voies de garage

 


mardi 6 octobre 2026

Mots dits

 

par le prof Skannen

 

Des gens m’ont demandé ce que je pensais des résultats du scrutin d’hier, au Québec. 

Au rang des mauvaises nouvelles, il faut mentionner la formation d’un gouvernement minoritaire, ce qui veut dire que ledit gouvernement sera menotté jusqu’à ce qu’il soit renversé en chambre. Ainsi, il faut constater que le vote fédéraliste a eu beau être divisé entre trois formations politiques, plus Québec solidaire, cela n’aura en rien servi le Parti québécois ni le vote indépendantiste.

En plus, il faut noter, avec l’arrivée en force du Parti conservateur du Québec (PCQ) à l’Assemblée nationale, la montée de l’idéologie de droite au sein de l’électorat, comme si la droite avait servi les intérêts de la population ne serait-ce qu’une seule fois.

Il ne faut pas oublier non plus le retour de l’increvable Parti libéral du Québec (PLiQ) en tant qu’opposition officielle. Compte tenu de la résurgence du vote de droite, il ne restera pas dans l’opposition très longtemps.

Par ailleurs, il y a de bonnes nouvelles également, ne serait-ce que la disparition de ma CAQ (Équipe Christine Fréchette) de la représentation en chambre. Ironique, quand on pense au raz-de-marée qui avait reporté François le Gault* au pouvoir lors des élections de 2022.

Voilà la preuve – s’il en fallait une – que la population se lasse de tout, éventuellement. Reste à espérer que, un jour et contre toute attente, elle se lasse aussi du CAnada.




* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé. 
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)
 

lundi 5 octobre 2026

Ne pas hésiter à réseauter

 

Un client est un ami qu'on ne connaît pas encore.

samedi 3 octobre 2026

Mot de survie

 



En politique, c’est comme aux échecs: il faut toujours jouer deux coups d’avance. À cet effet, personne ne semble plus expérimenté que ce cher, bon, gros, vieux Bernard Drainville. Après avoir prévu ses coups pour passer d’un parti à un autre, puis dans sa tentative de devenir chef de ma CAQ (Coalition avenir Québec), le voici qui pense déjà à l’avenir.

En fait d’avenir, il pense surtout au sien. Dès lors, il envisage sans doute, après le prochain scrutin où ma CAQ risque d’être fortement étrillée, d'en prendre la tête afin de la remettre éventuellement sur pied et d’en refaire une force sur la scène politique. Quand je vous disais qu’il jouait avec deux coups d’avance, l'un d'eux probablement de Jarnac.

C’est donc avec sincérité que nous lui souhaitons du succès dans ses échecs.


vendredi 2 octobre 2026

Capital national

 


La sécurité avant tout!

 


mercredi 30 septembre 2026

All cool!

 


lundi 28 septembre 2026

Que les armes reposent en paix

 


dimanche 27 septembre 2026

L’affaire «ada»

 



La ville de Montréal a voté récemment un règlement interdisant les insultes et les injures envers ses représentants, en particulier les pauvres petits policiers sans défense et à la sensibilité à fleur de peau.

Au moins, l’opposition a-t-elle soulevé l’aspect extrêmement flou de cette interprétation. En effet, le règlement ne définit pas clairement ce qui constitue une injure. La mairesse, Mme Soraya Martinez Ferrada, a précisé en revanche que le nouveau règlement n’interdit en aucune manière de critiquer la police. Seulement, il revient, semble-t-il, aux représentants de la ville, en particulier les pauvres petits policiers sans défense, de décider par eux-mêmes ce qui constitue une injure et ce qui est acceptable. 

Quand on connaît la grande ouverture d’esprit de nos représentants de la loi et leur haut seuil de tolérance lors de leurs interactions avec la population, il y a de quoi nous convaincre quant à savoir si des abus sont à craindre ou pas. 

Déjà soucieuse d’établir des balises auxquelles les gens peuvent se référer, Mme Ferrada aurait encouragé – si j’ai bien compris – les gens à faire des «doigts d’honneur». Elle n’a cependant pas précisé si cela serait acceptable envers les pauvres petits policiers; on pourra toujours vérifier à l’avenir si cela sera acceptable envers elle.

Et puis, dans ce dernier cas, si ça nous mène en taule, ça en vaudra peut-être la peine.


vendredi 25 septembre 2026

Mots dits

 

par le prof Skannen



Vous avez sans doute remarqué que l’époque présente est lancée dans une course aux armements. Un peu partout en Occident – et ailleurs – les arsenaux se remplissent. Les gouvernements restent fidèles à la vieille maxime: «Si tu veux la paix, prépare la guerre.» Le problème, c’est qu’ils oublient l’autre vieille maxime imputée, à tort ou à raison, au prince de Talleyrand: «On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus.» C’est vrai que, lorsque les arsenaux débordent, la tentation inévitablement porte à s’en servir.

Or, la production d’armes demeure une activité totalement stérile, surtout si on la compare à n’importe quelle autre. Investir de l’argent dans des services publics – chose qu’on ne fait plus guère – entraîne des bénéfices. L’entretien des routes ou des autres voies de communication aide aux échanges commerciaux; et s’il s’agit de transports en commun, cela épargne davantage l’environnement. Les bénéfices liés aux investissements en éducation et en santé n’ont pas besoin d’être démontrés. L’aide au logement, les contrôles relativement à la salubrité des aliments et de l’eau, les organismes visant à assurer la qualité des services publics et privés, entre autres, permettent d’améliorer la qualité de vie et assurent une amélioration des circuits économiques en même temps que l’accroissement de la richesse collective.

Les choses diffèrent drastiquement lorsqu’on aborde la question de la production militaire. On sait que les armes modernes comportent une importante composante de technologies de pointe. Qu’il s’agisse d’avions de combat, de drones, de canons, de chars d’assaut ou d’autres équipements soigneusement gardés sous le manteau, tous exigent maintenant des appareils informatiques hautement sophistiqués, et ce, en attendant que l’intelligence artificielle prenne le relais. Or, qu’arrive-t-il à ce matériel sophistiqué? Dans le meilleur des cas, il est entreposé quelque part et, au bout de trois ou quatre ans, il doit être remplacé afin rester en tête de la course aux armements et de celle de la technologie. Dans le pire des cas, il est détruit sur le champ de bataille en même temps que ceux et celles qui les utilisent. Bref, les armes demeurent une production totalement stérile sur le plan économique. Avec le temps, cette production dévore littéralement la richesse collective pour ne laisser dans son sillage que deux types de civils: les élites économiques et les prolétaires.

C’est pourquoi il serait infiniment plus profitable de produire, par exemple, des wagons de train, plutôt que des tanks. Fort heureusement, le Québec reste assez peu concerné par un tel dilemme. En effet, entre autres exemples, il ne faut pas oublier que le matériel roulant du Réseau express métropolitain (REM) n’a même pas été construit ici. Alors, des chars d’assaut…


mercredi 23 septembre 2026

Fréchette en Christine

 


Montréal vue du sol

 

 

Ce qu'il y a de bien, à Montréal, c'est que la toponymie ne prête à aucune confusion.


mardi 22 septembre 2026