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samedi 19 avril 2014

Nous prendrons le temps qu’il faut


J’aurais vote oui mais j’étais trop petit, Collectif, 2011, Editas.

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Pour les moins de 35 ans, l’idée [de l’indépendance du Québec] est en effet nouvelle: elle ne leur a jamais été présentée en bonne et due forme puisqu’on a cessé de la défendre et de la promouvoir positivement après 1995. Elle ne représente rien d’autre que le projet abstrait d’un des deux gros partis, lequel fait tout pour conserver le monopole du vote indépendantiste alors même qu’il garde l’option sous le tapis afin de ratisser plus large. [...] 

On ne défend pas un projet révolutionnaire comme l’indépendance du Québec sans prendre sur soi d’expliquer concrètement, de convaincre et de faire rêver. Je ne vois qu’une seule avenue positive possible pour le PQ: sortir de l’électoralisme et de l’orgueil, retrouver le chemin de la sincérité et inspirer à nouveau. Ça accélérerait notre marche. Sinon, il nous faudra malheureusement nous unir et nous consolider en dehors de lui, le supplanter et le remplacer. Nous prendrons le temps qu’il faut. Nous avons des décennies devant nous. 

Les jeunes d’Option nationale et le PQ
Catherine Dorion, Candidate d’Option nationale dans la circonscription de Taschereau, Le Devoir, 19 avril 2014

À lire aussi : 
Un combat perdu? Au contraire! 
Roch Côté, Le Devoir, 11 avril 2014

mercredi 26 mars 2014

On dira ce qu’on voudra

« Un peuple mort n’est ni à droite ni à gauche, il est mort. »

Robert Jasmin, Lettre au Devoir, 26 mars 2014

lundi 24 mars 2014

Un référendum? Voyons donc!

« Monsieur Couillard m’apparaît bien malhonnête d’affirmer que madame Marois se tient prête à déclencher un référendum. Voyons donc! Madame veut avant tout être première ministre d’une province. Elle ne se voit pas vraiment en chef d’État. Et elle a raison. »

La province
Jean-François Nadeau, Le Devoir, 24 mars 2014

mardi 18 mars 2014

Un pays

« Je ne me souhaite pas un pays pour me retrouver avec mes amis. Ça, c’est pas un pays, c’est de la fantasmagorie. Je ne me souhaite pas d’autre pays que le Québec tel qu’il est là. Et inévitablement, j’y trouverai tout ce qui m’énerve en ce moment. Dont vous. »

Pierre Foglia, La Presse, 18 mars 2014

jeudi 13 mars 2014

Est-ce l’homme qui brisera le Canada?


Nouvelle couverture-choc du Maclean’s, un magazine qui a toujours eu une affection particulière pour le Québec.



jeudi 19 juillet 2012

mardi 22 mai 2012

Le 22 mai 2012

Des pancartes et des manifestants, une galerie de photos sur Voir.

dimanche 25 mars 2012

Gare à vous, dictateurs!



Gare à vous car ils sont instruits! Ils discutent! Ils contestent! Ils se battent pour la liberté et la paix!

dimanche 18 mars 2012

Blues électrique

"House of the Rising Sun" joué sur bobines de Tesla.

lundi 13 février 2012

Question d’agitation

Photo: Ryan Hyde, via Wikimédia

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L’«agitation politique» qui a provoqué la vague orange aux dernières élections découle plutôt d’un ras-le-bol des Québécois à l’égard des politiciens que d’un naufrage de l’option souverainiste. Voilà la conclusion d’une étude commandée par le premier ministre Stephen Harper, qui a coûté près de 16 000 $ en fonds publics.

Harper a commandé une étude sur l’«agitation politique» au.Québec
Martin Croteau, La Presse, 13 février 2012

jeudi 26 janvier 2012

PQ | En résumé

«Le nouveau comité sur la souveraineté sera-t-il solide ou un “hochet à militants”, comme dirait M. Parizeau?»

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Bernard Landry admoneste aujourd’hui Pauline Marois pour sa «gouvernance souverainiste» trop floue, trop hésitante. Or, il a versé dans les mêmes travers lorsqu’il était premier ministre.

Ce ne fut qu’une fois relégué à l’opposition et voyant son leadership contesté par Pauline Marois et François Legault, qu’il poussa pour un nouveau programme plus «pressé» côté référendum. Ce programme, son successeur André Boisclair le porterait ensuite, mais à son corps défendant et sans la moindre crédibilité pour le faire.

Puis vint la «gouvernance souverainiste» de Mme Marois – une approche autonomiste basée sur le rapatriement de quelques pouvoirs d’Ottawa et une offensive identitaire pouvant se faire avec ou sans souveraineté. D’où le divorce politique de l’an dernier entre Mme Marois et Jacques Parizeau. D’où les démissions des Beaudoin, Lapointe, Curzi et Aussant. D’où les espoirs de certains, fondés ou non, que M. Duceppe aurait fait autrement.

Pour tout dire, le flou flotte depuis Lucien Bouchard. Une fois devenu PM en 1996, il décida de ne plus bouger sur la souveraineté sans que de mystérieuses «conditions gagnantes» n’apparaissent. Depuis, ses successeurs ont fait dans le même flou artistique.

Une victoire à la Pyrrhus?
Josée Legault, Voir, 25 janvier 2012

samedi 14 janvier 2012

dimanche 20 novembre 2011

Occupons l'espoir


Le dernier Shepard Fairey: Monsieur le président, nous espérons que vous êtes avec nous.

samedi 19 novembre 2011

Il était une fois…


Il était une fois…
Puis c’était toujours des géantes,
Puis c’était toujours des géants,
Puis ça se passait toujours
Dans un pays lointain...

Ils disaient : Il était une fois…
Ça chauffait les maisons,
Ça tenait en haleine
Les enfants puis les soirs longs.

C’était des dires,
C’était des contes,
C’était des histoires à rester debout.

Parce que le chez-nous
Il se tenait le dos drette.
Le chez-nous,
Il se tenait au bout du mât.
C’était comme un bout de voile
Taillé d’avance
Pour un bateau qui était pas là,
Mais voguait dans les espérances.

Les usages puis les jours
Côtoyaient les légendes.
Il mouillait des hommes forts,
Des Alexis grands coureurs,
Puis les jupons de la Rose
Qui faisaient danser les diables,
Les canots qui déchiraient
Les dentelles boréales.

Il était une fois…
C’était un temps de mythes.
Les chemins étaient pas longs,
Mais ça s’ouvrait sur du vaste.
Y avait des poètes au pouvoir,
Y avait des possibles à pleines clôtures.

Il était une fois…
C’était pas de la nostalgie,
C’était juste un entrebâillage
Sur des demains qui se pouvaient encore…


Il était une fois…
Il était une fois jusqu’à hier...
Il était une fois jusqu’à maintenant…
Le grand maintenant
Qui sonne à la porte du siècle fou.
Le grand maintenant qui insiste,
Les doigts plantés dans le seuil
D’une immense maison
Sans pays.

On se vote comme on se vend.
Puis les partis oublient de nous faire un tout.
L’histoire s’écrit à l’encre débile.
Advienne qui pourrira.

Jusqu’à se dire que peut-être…
Chacun de notre bord…
Peut-être que l’histoire nous a joué un tour,
Peut-être qu’il n’est plus une fois,
Peut-être qu’il n’est plus aucune fois.

Ils sont où nos hommes forts,
Les géantes, les coureurs,
Les diables, les belles danseuses?
Quand on cogne sur la bulle
L’impression que ça sonne creux
Comme une grande légende vide.

Il était une fois…
Est-ce qu’il est déjà une fin?


Il était une fois,
Il n’est plus une fois.
Pourtant, les demain continuent
De cogner à la porte.

Les demains.
Il sera une fois…
Ça se conjugue bien.

Il sera une fois,
Dans des horizons doux,
Un monde où l’amour
A pas trouvé sa putain,

Un monde où les cœurs se retroussent,
Haut et fort,
À se construire du grand et du solide,
À pleine face dans l’histoire,
À pleines gorgées d’appartenance,
À tirer dans les mémoires,
Là où la devise se souvient,
Pour se faire des lignes d’avenir,
Puis se donner la survivance.

On ira réveiller le vent,
Celui qui tient l’espoir et le cap.
Sur les mots puis dans les airs,
Dans le grand manche branlant
Avec quatre siècles d’erre d’aller…
Dites-moi qu’on fonce.
À la limite, s’il faut tomber,
On aura l’élégance de tomber ensemble.

Est-ce qu’il sera une fois?
Il sera des millions de fois.
Il sera sept millions de fois.
Puis l’histoire va reprendre de son aile
Puis son coin de ciel.

Il sera une fois…
Dans un pays lointain…
Juste de le dire
Déjà il est moins loin.

Il sera une fois
Puis on sera tous des géantes, des géants!

Fred Pellerin

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Fred Pellerin - Le dernier des Québécois?
Sylvain Cormier, Le Devoir, 19 novembre 2011

samedi 22 octobre 2011

Occupons partout!


Madrid, Hong Kong, Chicago, Rome, Vancouver, Tokyo, New York, Berin, Washington... 31 images de l'Occupation globale, sur The Guardian.

mercredi 19 octobre 2011

Planète Google


La carte Google des Indignés et du mouvement Occupons Wall Street, sur The Guardian.

mercredi 12 octobre 2011

Kyoto sans le Canada?

Pour dénouer l’impasse qui se dessine à la prochaine conférence internationale sur les changements climatiques à Durban, en Afrique du Sud, en décembre, l’ONU songe à prolonger le protocole de Kyoto sans le Canada, le Japon et la Russie. [...]

Le Canada, le Japon et la Russie ont tous trois ratifié le protocole de Kyoto. Mais ils ne veulent pas s’engager dans une deuxième phase de réductions après 2012. Ils refusent de s’engager dans un traité qui n’inclurait pas les 193 signataires de la Convention sur les changements climatiques dans une nouvelle ronde de véritables réductions. Des trois pays réfractaires à de nouveaux efforts, le Canada est considéré comme le cancre absolu, n’ayant même pas amorcé un plan de réductions comme sa loi de ratification l’y engageait d’ici 2012 ainsi que d’autres lois votées par le Parlement depuis.

Kyoto sans le Canada?
Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 12 octobre 2011

lundi 10 octobre 2011

Occupons Montréal

Occupons tout!

À vendre: l'Amérique.

Deuxième fois que je me bats pour mon pays, première fois que je connais l'ennemi.

Vous savez que ça va mal quand les bibliothécaires font du piquetage.


Arrêtez la bouleshitte.

samedi 17 septembre 2011

Les vraies affaires

Image (détail): Ssolbergj, via Wikimédia

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[...] Cette affirmation, selon laquelle il faut plus ou moins délaisser le débat constitutionnel au profit des «vraies affaires» [santé, routes, dette...], c’est le sophisme de la fausse dichotomie dans toute sa splendeur. C’est affirmer qu’on peut seulement faire une chose OU l’autre à la fois, alors qu’on peut très bien faire les deux en même temps.

Évidemment, les hommes et les femmes ordinaires ne se préoccupent généralement pas du débat constitutionnel: le contraire serait même étonnant. Mais lorsque nous expliquons à ces mêmes personnes qu’un Québec indépendant serait probablement plus efficace, croyez-nous, ça les touche. Lorsque nous leur expliquons qu’il n’y aurait plus de dédoublement de ministère qui appauvrit inutilement les Québécois, qu’il n’y aurait plus de double imposition, et qu’il n’y aurait plus de partie de ping-pong entre le Québec et le fédéral pour des enjeux importants, ça les intéresse.

Lorsque nous expliquons à ces Québécois que des États indépendants de taille similaire au Québec en terme de population, de PIB par habitant, et de niveau d’éducation s’en tirent très bien, que grâce au libre-échange notre dépendance au reste du Canada est plutôt faible, que les économies d’échelle sont noyées dans une mer de gaspillage, et surtout, lorsque nous leur expliquons que l’indépendance du Québec n’est pas une histoire de rancune, mais une simple volonté de s’affirmer, ils s’y retrouvent. Et nous ne leur avons même pas encore parlé de l’aspect culturel, pour lequel les affinités entre le Québec et le Canada ne semblent jamais avoir été aussi divergentes que dans les dernières années.

Le débat constitutionnel n’est en réalité que le préambule d’un profond débat sur l’indépendance du Québec. Indépendance qui elle, permettrait finalement une gestion plus saine, plus juste et plus efficace des politiques québécoises. Éviter ou se détourner de ce débat fondamental, c’est balayer sous le tapis l’essentiel, c’est agir à très court terme, c’est éteindre des feux en évitant de travailler à régler l’origine du problème de la situation actuelle du Québec. [...]

Québec indépendant: des avantages qui touchent les gens «ordinaires»
Christian Trempe, Philippe Leclerc, Marc Desnoyers, Élisabeth Émond, Miguel Tremblay et Christine Normandin, Cyberpresse, 16 septembre 2011