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Alors voilà. Ce brave et honorable gouvernement libéral mené par M. Mark Carney s’est doté d’une loi lui permettant de se lancer dans n’importe quel projet «d’intérêt national», en faisant fi des protestations et des plus élémentaires processus démocratiques.
Première étape: le pétrole. Ainsi, il est question de construire un autre pipeline depuis l’Alberta jusqu’en Colombie-Britannique pour pouvoir vendre le pétrole sale en Asie. Ce projet est bien vu par tous les Canadiens, sans exception aucune. Seule exception: une large part de la population de la Colombie-Britannique. Le projet est aussi très impopulaire au Québec, mais comme ce Québec est si peu cAnadien, c’est comme s’il s’agissait d’une opinion étrangère au débat.
Quelle sera la deuxième étape? Possiblement, le gaz. Or, le gaz intéresse surtout les Européens. Donc, dans ce cas précis, il s’agira certainement d’un gazoduc et celui-ci devra obligatoirement traverser le Québec.
Alors, aujourd’hui, coupons la poire en deux. Que le Québec appuie inconditionnellement la construction d’autant de pipelines qu’on voudra en Colombie-Britannique, mais qu’il refuse tout gazoduc sur son territoire.
Voilà un compromis tout à fait cAnadien.
Le fromage Oka a longtemps été renommé entre autres pour ses effluves particulières. Développé par un moine trappiste, la recette a dû bénéficier d’un traitement divin.
Il faut admirer la versatilité de certains représentants du personnel politique québécois. En effet, il s’en trouve dont le désir de servir la population est si intense qu’ils sont prêts à militer avec vigueur au sein de n’importe quelle formation politique, quelles que soient ses orientations.
Il en est ainsi qui se «magasinent» un parti comme d’autres se cherchent un emploi, prêts à faire n’importe quoi pour n’importe qui, du moment que ça paie bien. C’est-à-dire afin de recevoir un maximum de pognon en échange d’un minimum d’effort.
Ce n’est pas très représentatif de l’ensemble de la population, le plus souvent astreinte à accomplir des tâches exigeantes en échange d’un minimum d’émoluments. Par contre, cela est représentatif de certaines organisations dont la réputation, en matière de magouilles, est particulièrement bien connue.
Mais, ça, chut! Il ne faut surtout pas le dire en dehors des commissions d’enquête.
La droite cAnadienne, incarnée avec style par M. Pierre Poilievre, est montée au créneau pour resserrer le contrôle à la frontière concernant la contrebande des armes à feu. On ne peut qu’applaudir à cette revendication du chef du Parti conservateur du Canada (PCC).
Espérons tout de même qu’il ne s’agit pas seulement là d’un cheval de bataille électoraliste. On ne voudrait pas que le PCC devienne opportuniste ou hypocrite. Notons tout de même au passage que c’est en avril 2012 que fut sanctionnée la loi sur l’abolition du registre des armes à feu. Je vous donne en mille quel était le parti au pouvoir à ce moment.
Pour cette raison, je ne serais pas étonné que, dès qu’il aura gain de cause sur la question du contrôle des armes à la frontière, le PCC se mette à faire campagne pour en faciliter la possession.
C’est ce qui arrive quand on n’a plus d’idées: on navigue à vue.