samedi 6 septembre 2014
De quoi être fier
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Et les bélugas?
Photo: Steve Snodgrass, Wikimédia
Selon la juge [qui a rejeté la requête déposée par des groupes environnementaux afin de bloquer le début des travaux de forage à Cacouna], il est tout simplement «alarmiste» d’affirmer, comme le font les spécialistes des bélugas, que les forages pourraient imposer à cette population «un préjudice irréparable» en accélérant le déclin de l’espèce. La Cour estime en contrepartie que «le retard dans les travaux» serait de nature à causer «un préjudice économique» à TransCanada, une entreprise dont le chiffre d’affaires avoisine les 10 milliards de dollars.
CACOUNA
Les ingrédients de la controverse
Alexandre Shields, Le Devoir, 6 septembre 2014
vendredi 5 juillet 2013
mercredi 6 juin 2012
Le long souffle du printemps érable

Laure Waridel, via Voir
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Depuis plus d’une décennie, certains diront trois, de longs hivers rigoureux nous avaient comme endormis. Sous les bourrasques du libre marché, les priorités de la société ont été renversées. La croissance économique est devenue une fin en soi, au profit d’une minorité, plutôt qu’un moyen d’épanouissement individuel et collectif comme le promettaient tant d’économistes depuis la Seconde Guerre mondiale. Si nous pouvions jadis croire à cette utopie, il est aujourd’hui évident que nous nous sommes trompés. L’augmentation des inégalités, l’appauvrissement de la classe moyenne et la multiplication des crises sociales, environnementales et économiques sont les symptômes d’une crise devenue systémique. Nous savons que le roi est nu, mais le mensonge persiste.
De manière insidieuse, nous sommes devenus les variables d’un marché en tant que « ressource humaine », « producteur de biens ou de services », « investisseur », « consommateur » et « bénéficiaire ». Pour faire rouler la machine du consommer-jeter-consommer-jeter, si profitable à l’économie dominante, il faut des ressources. Toujours plus de ressources matérielles et humaines au moindre coût économique possible.
Ce « moindre coût » a pourtant un prix, tant environnemental que social. En économie, on parle d’externalités. Dans ce mot fourre-tout se trouve un ensemble de problèmes pouvant être générés par le modèle économique dominant : la pollution de l’air, de l’eau et du sol, la précarité et les pertes d’emploi, les maladies physiques et mentales (dont les dépressions et les suicides), les changements climatiques, la pauvreté des travailleurs à faibles revenus, la perte de biodiversité, etc.
Pour résumer la chose simplement, le système économique et politique dominant privatise les profits et socialise les coûts. Cette façon de faire a mené les États comme les ménages à des records d’endettement, et ce, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan social et environnemental.
Crise sociale - Le long souffle du printemps érable
Laure Waridel, Le Devoir, 6 juin 2012
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À propos...
Le changement climatique, la croissance de la population mondiale et les dégâts causés à l’environnement pourraient mener à l’effondrement de l’écosystème de notre planète en quelques générations, a averti un groupe de chercheurs mercredi dans la revue scientifique Nature.
[...] Pour y remédier, ils évoquent plusieurs solutions, notamment arrêter tous les modèles de croissance non durable et de gaspillage des ressources naturelles, soulignant que l’effondrement n’est pas inévitable.
Le « point de non-retour » pourrait être atteint d’ici 100 ans
AFP, La Presse, 6 juin 2012
lundi 23 avril 2012
mercredi 29 février 2012
On aime mieux pas le savoir

Le laboratoire PEARL regroupe des scientifiques de haut niveau qui ont participé avec des chercheurs d’autres pays, l’an dernier, à la découverte du premier trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique. Ce laboratoire privé de recherche universitaire fonctionne en continu depuis 2005 dans une bâtisse appartenant à Environnement Canada. Photo: Ansgar Walk, via Wikimédia
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Privé de fonds par Ottawa, le laboratoire de recherche de l’île d’Ellesmere, près du cercle polaire, devra cesser ses activités portant notamment sur les changements climatiques.
Pour André Bélisle, président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), «après les coupes qui ont frappé la plupart des programmes gouvernementaux sur les changements climatiques, après les coupes dans le budget général d’Environnement Canada et les autres compressions qui ont frappé la recherche en environnement, on voit que le gouvernement Harper continue son travail de sabotage de la recherche en environnement et surtout en ce qui a trait à la pollution atmosphérique et aux changements climatiques. Sa politique est claire: les fonds ne sont pas coupés au hasard. C’est voulu. Et ça frappe là où on ne veut plus savoir».
La station Eureka fermera en avril
Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 29 février 2012
mardi 21 février 2012
mercredi 15 février 2012
Que fait le Québec dans les sables bitumineux?

La Caisse de dépôt et placement du Québec détient des investissements de 5,4 milliards dans des entreprises du secteur des sables bitumineux cotées en Bourse, avance une étude de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) selon laquelle l’établissement aurait intérêt à justifier «sur la place publique» le choix de ces placements.
Le document de l’IREC, un think tank de gauche fondé par Jacques Parizeau en 1999, affirme entre autres que ces placements vont à contre-sens des efforts du gouvernement Charest en matière de lutte contre les changements climatiques et imagine un scénario dans lequel la Caisse pourrait appuyer le développement d’une économie verte.
Que fait le Québec dans les sables bitumineux? demande l’IREC
François Desjardins, Le Devoir, 15 février 2012
Un printemps québécois

Source : 22avril.org
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Tout ça l’assassine... À tel point que le comédien et metteur en scène Dominic Champagne, connu pour son engagement contre l’exploitation des gaz de schiste, appelle les Québécois à descendre dans la rue le 22 avril prochain pour crier l’urgence d’assurer une exploitation durable et sensée des richesses naturelles du Québec. [...]
Gaz de schiste, développement du Plan Nord, projets miniers, gaziers autant que pétroliers: le coauteur du brûlot politique Tout ça m’assassine, présenté à la Place des Arts l’automne dernier, déplore que les Québécois assistent impuissants au pillage de leurs ressources énergétiques et minières. «Il faut se rassembler pour dire notre attachement à ce bien commun. Il ne s’agit pas seulement d’être CONTRE, mais de redire les valeurs auxquelles on aspire. J’en fais une affaire de justice, au-dessus des partis et des groupes de pression», affirme-t-il.
Dominic Champagne prépare «un printemps québécois»
Isabelle Paré, Le Devoir, 15 février 2012
samedi 11 février 2012
Vous êtes ici

Pour son installation nommée Plunge, l’artiste anglais Michael Pinksy a placé des cercles de lumière sur différents monuments de Londres, dont la colonne du carrefour de Seven Dials, photo ci-dessus, près de Covent Garden. Ce qu’il y a de particulier avec ces anneaux, c’est qu’ils ont été posés à 28 mètres au-dessus du niveau de la mer, soit le niveau qu’elle pourrait atteindre en 3012.
Via io9
vendredi 10 février 2012
Le gaz de schiste aussi polluant que le charbon

Photo: Meredithw, via Wikimédia
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[Avertissement : la lecture de ce texte pourrait être considérée comme un geste terroriste et anti canadien.]*
Les émissions de gaz de schiste sont deux fois plus importantes que ce que rapporte cette industrie au point d’équivaloir celles du charbon, le pire combustible fossile pour le climat planétaire, révèle une étude conjointe de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis et de l’Université de Boulder au Colorado.
L’étude en question, qui sera incessamment publiée dans la revue Journal of Geophysical Research, faisait aussi hier l’objet d’un rapport dans la prestigieuse revue Nature.
C’est la première étude dont les résultats ne proviennent pas d’analyses théoriques ou de modélisation, mais de mesures empiriques au sol à partir d’équipements mobiles et dans des «tours» d’analyse des gaz présents dans l’air.
Le gaz de schiste aussi polluant que le charbon
Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 10 février 2012
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* Les écologistes, une menace à surveiller selon Ottawa
Hugo De Grandpré, La Presse, 10 février 2012
jeudi 9 février 2012
jeudi 2 février 2012
Fantastique

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Le ministre canadien des Ressources naturelles estime qu’il serait tout simplement «fantastique» d’utiliser le réseau de pipelines qui voyage sur des centaines de kilomètres en sol québécois pour exporter du pétrole tiré des sables bitumineux vers les États-Unis. Cette idée intéresse d’ailleurs des pétrolières très présentes en Alberta et qui ont déjà entrepris les étapes préliminaires à la réalisation de ce projet décrié par les groupes écologistes.
Avec le projet de pipeline Keystone XL entre parenthèses pour au moins un an et un projet dans l’Ouest canadien qui risque d’être retardé en raison de longues démarches d’approbation, la voie du Québec apparaît en effet de plus en plus plausible. Pour y parvenir, il faudrait faire voyager le pétrole brut de l’Alberta vers Sarnia, dans le sud de l’Ontario, avant de le diriger vers Montréal, puis enfin vers Portland, dans le Maine. Cette option impliquerait d’utiliser l’oléoduc qui part de Montréal et qui traverse le sud du Québec, en passant par Dunham. Tous les tronçons nécessaires existent déjà. Ce projet est connu sous le nom de Trailbreaker.
Sables bitumineux - Ottawa juge «fantastique» l’idée de faire couler le pétrole vers le Québec et les États-Unis
Alexandre Shields, Le Devoir, 2 février 2012
mercredi 1 février 2012
Le mensonge vert

Étant sensible à l’impact de mes actions, et conscient de l’effet du capitalisme sauvage sur notre avenir collectif, j’ai décidé d’investir mon argent dans le Fonds Desjardins Environnement, un «investissement socialement responsable» certifié.
Quelle est donc ma surprise de découvrir, après une difficile recherche, que mon portefeuille du Fonds Desjardins Environnement contient des compagnies qui exploitent le gaz de schiste et les sables bitumineux.
[...] Le site Protégez-vous.ca accuse le Fonds Desjardins Environnement, dans sa publication d’avril 2011, d’écoblanchissement. L’article présente certaines des principales compagnies qui figurent dans le Fonds Desjardins Environnement:
Talisman, une compagnie active dans le secteur du pétrole et du gaz, notamment des gaz de schiste. Elle a reçu un avis d’infraction pour une fuite non colmatée à son puits de Leclercville.
Suncor Energy, qui exploite des sables bitumineux. Elle qui, en décembre 2010, a dû payer une amende de 200 000 $ pour avoir déversé des produits toxiques dans une rivière en Alberta.
La Banque Royale du Canada, qui en 2010 s’est vu décerner un «prix de la honte» aux Public Eye Awards, un événement organisé notamment par Greenpeace en marge du sommet économique de Davos. La RBC aurait prêté 20 milliards de dollars en deux ans à l’industrie des sables bitumineux.
Barrick Gold, cette compagnie minière qui a poursuivi les éditions Écosociété en diffamation pour 6 millions de dollars. [...]
Libre opinion - Le mensonge vert
Ugo Monticone, Le Devoir, 1 février 2012
mercredi 11 janvier 2012
GES: Québec roule dans le mauvais sens

Photo: Jot Powers, via Wikimédia
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Pour réduire la croissance de la consommation des voitures et des camions légers de promenade, Québec s’est contenté d’imposer une taxe à l’immatriculation annuelle de 40$ à tous les véhicules de 4.litres de cylindrée, taxe qui augmente de 10$ par dixième de litre additionnel.
Mais quand on regarde de près les statistiques de la SAAQ, on s’aperçoit que ce frein n’a atténué en rien la tendance des consommateurs à acheter des véhicules de plus en plus gros. Ainsi, selon le bilan de la SAAQ, le nombre d’automobiles dont la masse se situe entre 1750 et 1999 kg a augmenté de 45% entre 2005 et 2010 et de 68% dans le cas des voitures les plus lourdes, soit celles pesant entre 2000 et 3000 kg.
La situation devient carrément caricaturale dans le cas des camions légers, ce que Daniel Breton, du groupe MCN-21, attribue au fait que les acheteurs de cette catégorie sont insensibles à une surtaxe de 40 à 60 $, alors qu’ils s’offrent des véhicules de 40 000 à 60 000 $.
Le nombre des camions légers de promenade pesant de 2000 à 3000.kg a ainsi augmenté de 86,7% entre 2005 et 2010, passant de 157.462 à 294 064 en cinq ans. Dans le cas des 3000 à 4000 kg, la situation est surréaliste: l’augmentation a été de 828% en cinq ans, ce qui confirme ce que plusieurs auteurs appellent désormais «le droit de polluer accordé aux riches» propriétaires de mastodontes énergivores.
GES: Québec roule dans le mauvais sens
Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 11 janvier 2012
mardi 10 janvier 2012
La fin des glaciations?

Représentation artistique de l’englacement lors du Dernier Maximum Glaciaire. Image:.Ittiz,.via.Wikipédia
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Difficile de savoir si on y gagnera au change, mais le réchauffement climatique va retarder – peut-être indéfiniment – la prochaine glaciation, affirment des scientifiques dans une recherche publiée hier.
Une équipe internationale de climatologues a en effet conclu que le gaz carbonique envoyé par les humains dans l’atmosphère empêchera une nouvelle glaciation, alors que, normalement, elle devrait commencer d’ici 1500 ans.
La fin des glaciations?
Charles Côté, La Presse, 10 janvier 2012
mardi 3 janvier 2012
Vu comme ça...
Dans cette publicité norvégienne pour une compagnie pétrolière, un.père endort sa fille en lui racontant qu’il est chasseur de trésors.
Via Laughing Squid
mardi 20 décembre 2011
Énergie, le pouvoir de choisir (ce qu’on en dit)

Photo: Shell
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Des documents obtenus par le magazine Maclean’s en vertu de la Loi sur l’accès à l’information démontrent que l’industrie pétrolière a bel et bien eu son mot à dire dans le contenu d’une exposition sur l’énergie présentée [au Musée des sciences et de la technologie du Canada] à Ottawa. L’exposition Énergie, le pouvoir de choisir a été officiellement inaugurée fin septembre en présence du ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Oliver. Comme Le Devoir l’avait souligné à ce moment-là, les chiffres et les faits retenus dans l’exposition ont systématiquement pour effet de dédramatiser l’impact écologique de l’industrie des sables bitumineux.
Les documents obtenus par Maclean’s contiennent l’invitation initiale du musée fédéral envoyée à d’éventuels commanditaires, tels que la Fondation Imperial Oil ou encore Encana Corp. «Votre version des faits fera partie d’une approche équilibrée de manière à apporter des informations et une perspective au public qu’il n’est pas possible de fournir à travers les filtres des médias traditionnels», a écrit le musée.
Sables bitumineux - Un musée national a invité les pétrolières
à passer leur message
Hélène Buzzetti, Le Devoir, 20 décembre 2011
jeudi 15 décembre 2011
L’énergie solaire, c’est brillant

Partie d’un graphique créé par Land Art Generator Initiative qui montre qu’on pourrait produire autant d’énergie qu’avec les sables bitumineux en n’utilisant qu’une fraction de la superficie... et en ne générant qu’une fraction de la pollution.
Via un commentaire d’Erixir (15 décembre 2011, 04h01)
dans Le Devoir
Fontaines de méthane

Image: National Oceanography Centre, Southampton, via PlanetEarth
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Le réchauffement global est peut-être en train de s’emballer. Une expédition scientifique russe a observé plus de 100 fontaines de méthane d’une ampleur jamais vue émergeant de l’océan Arctique, au nord de la Russie, rapporte le journal britannique The Independent.
Le méthane est un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le gaz carbonique. «Dans le passé, nous avions trouvé des structures comme celles-ci, mais elles n’avaient que quelques dizaines de mètres de diamètre, a affirmé le chef de l’expédition, Igor Semiletov. Cette fois, nous avons trouvé des structures continues, puissantes et impressionnantes de plus de 1000 mètres de diamètre. Dans une superficie relativement petite, nous en avons trouvé plus de 100, mais à l’échelle de la région, il doit y en avoir des milliers.»
Fontaines de méthane dans l’Arctique russe
Charles Côté, La Presse, 14 décembre 2011
mercredi 7 décembre 2011
Le Canada est un des pires gestionnaires de GES

Image tirée du rapport du German Watch
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Le Canada arrive au 57e rang sur les 60 principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre (GES) pour sa pauvre performance en matière de lutte contre les changements climatiques, selon l’index annuel publié hier par les chercheurs du German Watch.
Pire, le Canada, qui se propose de sortir du protocole de Kyoto sous prétexte que les grands pays émergents du BRIC ne se lient pas dans un traité contraignant, arrive derrière ces quatre pays.
Le Brésil se retrouve ainsi en quatrième place (les trois premières ne sont attribuées à personne) de ce palmarès, devant tous les pays occidentaux, pour ses politiques et, notamment, en raison du remplacement du pétrole par de l’éthanol de canne à sucre. La Russie arrive au 48e rang, l’Inde au 10e et la Chine au 56e, juste devant le Canada.
Le Canada est au nombre des pires gestionnaires
de gaz à effet de serre
Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 7 décembre 2011






