vendredi 15 octobre 2021

Catalogue

 


Ah ! que la rose a rosi !


Biographie romancée de la vie de Jean de Meun à l’époque où il met la dernière main à son chef-d’oeuvre, Le roman de la rose. Après tous ces mois de travail où il a besogné dans la solitude, il s’est pratiquement coupé du monde extérieur et seuls quelques proches, sa femme et ses enfants en fait, ont gardé un contact suivi avec lui. La vie de la maisonnée ne s’est pourtant guère modifiée pendant son « absence », sinon que sa femme a engagé une nouvelle servante, la belle Jacquotte, qui, par sa fraîcheur et sa jeunesse, n’a aucune difficulté à séduire Jean. L’épouse de celui-ci, consciente de ce qui arrive avant même les principaux concernés, prétexte un voyage afin d’aller auprès de sa mère vieillissante pour laisser le champ libre aux amoureux. Sachant qu’elle ne peut rivaliser avec une femme de la moitié de son âge, elle préfère s’éviter les tourments et les humiliations qu’une telle situation ne peut manquer de lui faire subir. Une fois la maison vide, l’épouse ayant amené ses enfants afin que ceux-ci ne soient pas mêlés de trop près au scandale, Jean et Jacquotte tombent littéralement dans les bras l’un de l’autre. Ils consomment alors une relation torride qui, pendant des semaines, les emporte à l’abri des regards indiscrets. Mais, au fur et à mesure que passe le temps, Jean est assailli par le remords, car il a négligé totalement, pendant tout ce temps, ses écrits. Son manuscrit est resté sur sa table de travail et la jeune femme l’a recouvert d’un drap rouge afin de symboliser son amour pour le grand homme qui partage ses nuits, mais également pour préserver l’ouvrage contre la poussière. Jean, de son côté, croit que la jeune femme a voulu ainsi tirer égoïstement un linceul sur le seul rival qui se dresse encore contre elle. Autant par culpabilité que par défi, il retourne à son pupitre et reprend son travail là où il l’a laissé. Frustrée, Jacquotte, qui ne comprend pas pourquoi Jean perd son temps « en de vaines écritures », lui sert un ultimatum alors qu’ils déambulent bras dessus, bras dessous dans le jardin où fleurissent les roses. L’épouse qui a gardé ses accointances dans la maison est rapidement mise au courant des tribulations du couple. Encouragée, elle annonce son retour. Cette nouvelle semble jeter de l’huile sur le feu entre les amants et Jean, déchiré entre la passion et le devoir sombre dans la mélancolie alors que le doute s’empare de lui. Le jour où l’épouse arrive à la maison, elle a emmené une nouvelle servante avec elle, un signe que Jacquotte comprend immédiatement comme une menace déguisée. Cependant, le triomphe de l’épouse sera de courte durée. Lorsque les deux rivales montent à l’étude de Jean, elles trouvent l’endroit abandonné. Sur son pupitre, un message a été griffonné à la hâte annonçant le départ de Jean en un lieu inconnu. Il n’a apporté avec lui que les vêtements qu’il portait et son précieux manuscrit.


 – Laurent Bassain – 332 p. – 1988 – L’auteur s’est pris au jeu de la vie avec cette oeuvre, véritable biographie imaginaire d’un des plus grands écrivains de tous les temps. Rarement une oeuvre de fiction aura-t-elle semblé si authentique.


mercredi 13 octobre 2021

Coderre à l'écoute


 

Catalogue

 




L’Afrique, assez!


Massimo est un jeune homme qui, bien qu’ayant passé toute son existence à Rome, demeure fasciné par l’Afrique et il rêve d’aller y vivre un jour. Comptable dans une firme de renommée internationale, il détourne des sommes dans ce but. Lorsque son manège est découvert, ses employeurs se trouvent dans un double embarras. Ils ne peuvent apporter de preuves quant à la culpabilité de Massimo et, d’autre part, ils préfèrent étouffer l’affaire aussi discrètement que possible afin que la réputation de la maison n’en souffre pas. Aussi Massimo est-il muté dans un des bureaux étrangers de la firme, l’un des endroits les moins recherchés par les jeunes hommes ambitieux : Dakar au Sénégal. D’abord très agréablement surpris de la tournure des événements, Massimo déchante très vite. Il n’est guère heureux des circonstances qui ont mené à son établissement en Afrique. Le continent de ses rêves ne correspond pas du tout à la réalité qu’il côtoie tous les jours. Le climat ne lui réussit pas, et il n’arrive pas à se plier aux us et coutumes locaux. Sans cesse en butte à ce qu’il considère comme de la mauvaise foi, il n’arrive pas à se lier avec ses collègues, et encore moins avec ses voisins. La seule exception est Daphnée, une charmante collègue sénégalaise qui semble le prendre sous son aile. Elle l’initie progressivement à la nourriture, ce qui ne se passe pas sans heurts, puis, de mois en mois, elle élargit l’éventail, entraînant Massimo dans des excursions autour de la capitale afin de lui présenter la beauté des paysages. Concurremment, elle lui présente également la culture du pays, en particulier par le biais de la musique à laquelle Massimo prend rapidement goût. Enfin, alors qu’il commence son intégration et qu’il renoue avec sa fascination d’autrefois envers le continent magique, une série d’événements vient précipiter les choses. Il remarque que Daphnée ne se présente pas au travail un matin. Intrigué Massimo n’arrive pas à savoir si elle est malade ; la jeune femme a disparu sans donner signe de vie. Un soir, Massimo trouve dans sa boîte aux lettres une enveloppe non affranchie qui a été glissée là par une main inconnue. À l’intérieur, une carte grossièrement dessinée et ce seul mot écrit de la main de Daphnée : « Viens ». Inquiet, mais également intrigué, Massimo déniche un moyen de transport et organise son expédition, car la carte indique clairement que sa route doit traverser la brousse qu’il connaît somme toute assez peu. Il s’engage alors une espèce de voyage initiatique où Massimo, laissé à lui-même, doit apprendre à survivre par ses propres moyens dans ce qu’il appelait encore peu de temps auparavant le « désert ». À la fin, il retrouve Daphnée qui l’accueille dans son lit à côté duquel il aperçoit une statuette à son image.


 – Nicolo Klass – Première publication : 1993 sous le titre Forza Cantabile – Traduit de l’italien par Annie Tanz – 318 p. – 1996 – La couleur et la chaleur éclatent dans cette oeuvre où les mésaventures cocasses d’un jeune homme servent de prétexte à une picaresque remise en question de soi et des autres. 

Les soins jaloux

 



Le grand souci des autorités sanitaires au début de l’épidémie de Covid-19 a été de ne pas engorger le système de santé. En langage clair, cela voulait dire qu’il ne fallait pas que trop de gens se retrouvent aux soins intensifs. Oui, ça se défendait comme explication. S’il avait fallu que les malades envahissent les hôpitaux, cela aurait effectivement paralysé les services de santé.


Que ce soit à cause des mesures prises par le pouvoir politique ou pour toute autre raison, les centres de santé ne furent pas envahis par une ruée de patients contagieux, fort heureusement. Cela ne signifie nullement que les travailleurs de la santé n’ont pas été fortement mis à contribution, mais ils ont, depuis des décennies, pris l’habitude du surmenage entraîné par les compressions budgétaires de gouvernements successifs.


Maintenant que les hôpitaux tiennent bon, malgré la pression qu’ils subissent, on a trouvé le moyen de leur pourrir la vie encore plus. En effet, quantité de travailleurs de la santé n’ont pas accepté de se faire vacciner. (Notons au passage qu’une personne a toujours le droit de refuser un traitement.) Il faut bien dire que, si des spécialistes refusent le vaccin, ça la fout mal quant à la crédibilité de ce dernier. Alors, le gouvernement a décidé que tous ces employés non vaccinés seraient mis à pied – une punition, quoi – en date du 15 octobre.


Au total, on parle de 20 000 travailleurs de la santé qui vont partir. En d’autres termes, plutôt que d’augmenter les soignés, on va réduire le nombre de soignants. Les conséquences seront désastreuses pour les malades d’autre chose que la Covid-19. On parle déjà de la fermeture, en Estrie, de 25% des blocs opératoires, ce qui sera, semble-t-il, représentatif de tout le Québec.


Bref, en tentant de protéger la population contre une maladie, on néglige de la soigner pour toutes les autres.


mardi 12 octobre 2021

Montréal vue du sol

 


Halloween à nos portes.

lundi 11 octobre 2021

Aller comme un Afghan


 

Catalogue


 Mot de la vice-présidente à la publication

Une vice-président à la publication possède un avantage sur ses collaborateurs : elle lit pratiquement tout ce que sa maison publie. Comme j’ai eu l’occasion de prendre connaissance du mot de notre président avant tout le monde, je peux donc éviter les répétitions. À une exception, cependant, car je tiens également à remercier tous ceux et celles qui, jour après jour, garantissent le succès des Éditions Crobard en publiant des produits de qualité avec une rigueur et un professionnalisme qui se retrouve rarement dans le milieu.

Puisqu’il est question de produit, parlons de celui que vous avez présentement entre les mains. Nos fidèles lecteurs, qui attendent chaque année la publication du catalogue de notre maison, verront une différence de taille cette année. En effet, pour marquer le dixième anniversaire des Éditions Crobard, nous avons décidé de publier un catalogue plus facile à consulter et plus aéré que par le passé. 

À venir jusqu’à aujourd’hui, nous avions pris l’habitude de présenter nos titres en ordre chronologique et ensuite par collection. Cette année, nous avons décidé de faire l’inverse, c’est-à-dire de mettre l’emphase sur les collections. Ainsi, le catalogue version 1998 comprend cinq sections distinctes, soit les collections romans, essais, théâtre, aventure et poésie. Les titres sont classés dans chacune de ces sections par ordre alphabétique.

Il s’agit donc d’une notable différence. J’espère que les lecteurs qui nous encouragent depuis si longtemps ne nous en tiendront pas rigueur. Je suis persuadée qu’ils trouveront la consultation plus agréable et plus rapide de cette manière. Cependant, et ce afin de ne pas brusquer les bonnes habitudes développées au fil des ans, le catalogue comprend également en toute fin une liste des titres par années de publication et par section, pour celles et ceux qui, comme moi, restent un brin nostalgiques.

C’est avec plaisir et confiance que j’envisage les dix prochaines années en votre compagnie. Comme vous le savez déjà, les Éditions Crobard sont votre maison d’édition.


Laure Dussault

vice-présidente à la publication





Mot de la vice-présidente à l’édition


Lorsque je regarde derrière nous et que je constate tous les bouleversements qu’a connus la décennie qui vient de se terminer, je ne peux m’empêcher de penser que les Éditions Crobard reflètent véritablement la réalité qu’elles ont vécue. Qu’on pense seulement à la chute du mur de Berlin, à la fin de la guerre froide et à l’effondrement des régimes socialistes. On verra toute l’étendue des changements qui ont marqué les dix ans qui s’achèvent.

On ne peut pas penser un instant qu’une maison d’édition puisse se couper, pour survivre, du monde où elle existe. Il lui faut, pour garantir son succès adapter ses choix littéraires et éditoriaux afin de rencontrer les préoccupations du public et, surtout, de son lectorat. Comme le disait si bien Darwin, il faut s’adapter ou mourir. 

Comme toutes les maisons d’édition, la nôtre ne fait pas exception. En même temps que la société a évolué, que les préoccupations des lecteurs et des écrivains changeaient, nous avons aussi suivi le vent du changement.

Au fil des années, les collections ont évolué. Si certaines ont cédé le pas, d’autres par contre ont repris le flambeau. Quant aux collections qui ont toujours garanti la popularité des Éditions Crobard, même elles ont vu le contenu des oeuvres suivre l’évolution du changement. 

Ainsi les thèmes explorés par les romans ont changé. Mais, par contre, les essais que nous publions n’ont jamais perdu leur mordant, tant il est vrai que la liberté de parole est une marque indélébile de notre monde. Si la collection théâtre a été abolie en 1994, elle a été avantageusement remplacée par la collection aventure, qui elle remonte à 1992, mettant en vedette les plus populaires romans d’aventures des années 1990. Enfin, si la collection poésie a connu un intervalle depuis 1996, il ne fait pas de doute qu’elle renaîtra de ses cendres, car la publication de la poésie est un devoir moral pour toute maison d’édition qui se respecte, comme en faisait foi l’appui des gouvernements.

Maintenant que je regarde devant, il ne fait pas de doute que le futur nous réserve encore bien des surprises. Je vous invite à rester avec nous encore longtemps, car nous n’avons pas tout dit.


Elsa Moncelet

vice-présidente à l’édition



Ouâ, pitié!


 

Faisons comme si nous étions cAnadiens.


Logo des Wapitis d'Edmonton*


* Les Wapitis d'Edmonton, anciennement les Eskimos de la même ville, sont une équipe de football professionnel. Enfin... de football cAnadien.

dimanche 10 octobre 2021

C’est le pompon!*

 



Pratiquement tous les jours, en politique, on entend des énormités; et, parfois, quelques insanités.


Malgré tout, certains candidats au cours d’une campagne électorale arrivent à se dépasser et à atteindre le niveau supérieur, ne serait-ce que le temps d’une affirmation que personne ne pourra croire de bonne foi.


En de telles occasions, il est de mise de décerner une récompense digne des Ig-Nobel**, en science, ou des Razzie Awards***, au cinéma.


Notre mouture s’appelle le Pompon d’or, la plus haute distinction décernée à la plus basse menterie ou stupidité proférée avec un visage impassible par une figure publique. Cette semaine, le lauréat n’est nul autre que notre cher, bon ex et futur maire Denis Coderre, en récompense de ce qu'il a déclaré dans l'article ci-dessus.


Gardons-en quelques autres en réserve, il n’en est encore qu’à ses premières vocalises.




* Selon Le Robert, cette locution signifie «c’est le comble». Le même ouvrage de référence mentionne que «avoir le pompon» est une expression désignant une personne qui est la première dans une épreuve ou dans une catégorie.


**https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Ig-Nobel


***https://fr.wikipedia.org/wiki/Razzie_Awards








Catalogue


Mot du président


Dix ans dans la vie d’un homme, c’est peu. Mais dix ans dans la vie d’une maison d’édition, c’est considérable. Sans doute parce que, dans le monde de l’édition plus qu’ailleurs, les choses se précipitent, le temps file et les journées s’achèvent toujours trop tôt. Aurait-on beau les étirer en recourant à tous les moyens que peut développer un imaginaire fécond, il n’en demeure pas moins que le temps ne se déroule pas au même rythme dans mon bureau comme à l’extérieur. Là sans doute faut-il chercher la raison de mon étonnement devant les accomplissements que nous avons réalisés au cours de ces trois mille six cent cinquante-trois jours pensant lesquels nous avons vécu dans une angoissante intimité, avec un bonheur indicible, car nous avons réalisé par là un rêve qui nous était cher.

Il y a une décennie, quatre amis fondaient, contre tout bon sens leur avait-on dit à l’époque, une nouvelle maison d’édition, alors que, selon toute évidence, le paysage culturel québécois était certes bien doté sur ce chapitre. Était-il sensé pour quiconque, de vouloir jouer des coudes dans un milieu aussi fréquenté, alors que bien d’autres avaient succombé aux incontournables lois du marché ? Certes non. Mais lequel d’entre nous se serait vanté alors de faire preuve de bon sens ? Sans doute étaient-ils idéalistes, confiants dans leur bonne étoile, et d’un entêtement de mule. Bien leur en prit, car, malgré les obstacles et les longues périodes de découragement, leur pugnacité et, surtout, leur inconscience, les ont servis au-delà de tout espoir.

En effet, en 1988, Laure Dussault, Elsa Moncelet, Laurence Desmarais et moi-même déposions auprès des autorités compétentes une demande d’incorporation pour les Éditions Crobard. Nous étions persuadés alors, comme nous le sommes aujourd’hui, que le succès allait nous attendre au bout du chemin. Mais, comme se le plaisait à le répéter un des mes professeurs à l’époque du collège : « Il n’y a qu’un seul endroit où le succès vient avant le travail : dans le dictionnaire ! » La boutade ne perd pas en pertinence ce qu’elle gagne en humour, et nous l’avons expérimenté de prime abord, avec tous les aléas que cela suppose.

À ce moment – et de cela je m’en souviens fort bien – , nous n’avions pour tout capital que quelques milliers de dollars, un ordinateur d’occasion et une brassée de manuscrits obtenus de nos amis ou que certains auteurs, plus en mal de chance que de talent, nous avaient confiés dans l’espoir qu’une jeune maison comme la nôtre soit plus tolérante quant à leur manque d’expérience littéraire. De cela, nous ne pouvions jeter la pierre à personne, car nous-mêmes ne bénéficiions d’aucune expérience pertinente au domaine de l’édition, sinon quelques connaissances littéraires. En revanche, nous étions habités par une énergie sans faille qui, comme les dernières dix années l’ont démontré à l’envi, nous ont permis de soulever les montagnes.

C’est donc avec une touchante méconnaissance des périls que nous nous sommes attelés à la tâche et que nous avons fait nos premiers pas dans ce monde inconnu jusqu’alors. Dix ans plus tard, j’ose enfin avouer à tous ces écrivains qui ont placé leur confiance en nous et en nos capacités combien j’admire leur goût du risque. Et je n’hésite pas plus longtemps à leur faire toutes mes plus plates excuses pour nos erreurs et nos insuffisances passées... et à venir. Merci à eux pour leur précieuse et indéfectible collaboration.

Je veux également remercier ces personnes que je côtoie tous les jours et avec lesquelles j’ai maintenant l’impression de former une grande et belle famille. Qu’il s’agisse des infographistes, des correcteurs-réviseurs, des illustrateurs et de tout le personnel administratif qui nous ont si souvent protégés de nous-mêmes. Je tiens à mentionner en particulier Élise de Bellefeuille et Josée Légaré-Aubin, nos précieuses collaboratrices, coordonnatrices et directrices qui, à ce que j’ai constaté au fil des ans, semblent en savoir plus sur les Éditions Crobard que quiconque, incluant votre humble serviteur.

Une reconnaissance toute spéciale va à Laure Dussault, notre vice-présidente à la publication qui a su garder un air de jeunesse à nos formats, et qui, avec une patience d’ange, a su tenir tête aux avis un peu trop conservateurs d’un président par ailleurs trop occupé pour se tenir aussi bien qu’elle au fait des innovations tant artistiques que techniques.

Je m’en voudrais de passer sous silence la contribution exemplaire de mon vieux complice Laurence Desmarais, ce grand homme de lettres et surtout de théâtre, qui, en 1994, a décidé de reprendre du service dans les coulisses de la Comédie nationale où il excelle depuis avec le même talent que nous lui avons connu tandis qu’il oeuvrait prés de nous.

Enfin, toute ma plus profonde reconnaissance pour Elsa Moncelet, vice-présidente à l’édition, visionnaire, muse, égérie et compagne de ma vie toutes ces années. Je ne compte plus les jours où, fatigué et hésitant, elle m’a insufflé encore plus de son extraordinaire énergie.

À toutes et à tous, je ne peux que reconnaître vos accomplissements et votre talent. 

Merci.


Jules Meilleur

président

Éditions Crobard, septembre 1998*



* Il est à noter que les Éditions Crobard ont cessé leurs activités en décembre 1998.


vendredi 8 octobre 2021

Unique ONU

 



On a beau nager dans les hordes d’humoristes, la quantité ne vaut pas la qualité. Parmi les grands classiques de l’humour international, il y a toujours une institution qui nous fait pouffer de rire, pratiquement à tous les coups.


Je parle bien entendu de l’Organisation des nations unies (ONU). En effet, on ne compte plus les incohérences et invraisemblances loufoques dont elle nous a abreuvés, particulièrement depuis la fin de la guerre froide. Mais, cette fois-ci, elle atteint de nouveaux sommets.


On sait que la Birmanie – officiellement appelé Myanmar – n’est pas en odeur de sainteté dans le concert des nations. On reproche à son gouvernement le coup d’État militaire de 2021, l’arrestation d’Aung San Suu Kyi, l’enfant chérie de l’Occident, avec la répression qui s’en est suivie. Sans compter les exactions commises aux dépens des musulmans du temps où Aung San Suu Kyi était toujours au pouvoir. Bref, le pays est déconsidéré politiquement.


Évidemment, la population du Myanmar, qui a déjà connu un régime militaire dans le passé, n’a pas accepté le dernier coup d’État, et le pays est agité par une sourde contestation. En réponse, le gouvernement a déployé des forces dans plusieurs provinces et c’est ce qui a entraîné l’inquiétude de l’ONU.


Personnellement, je trouve ironique que l’ONU se soucie du déploiement de troupes à l’intérieur des frontières d’un pays, alors qu’elle fait preuve d’un total laisser-aller lorsqu’un certain État – que je ne nommerai pas, quoiqu’il soit nord-américain – envoie ses soldats occuper des contrées sur pratiquement tous les continents, avec l’accord forcé de celles-ci, bien entendu.


Ha! Ha! Ha! Sacrée ONU, va!


Y en a pas deux comme elle!


jeudi 7 octobre 2021

Les cons fessent

 


Les sous-produits de la productivité

 



Les grands lucides du passé n’ont pas hésité à nous expliquer qu’il nous fallait être plus productifs et, donc, travailler davantage. C’est-à-dire passer plus d’heures au boulot chaque semaine. Ce fut le grand cheval de bataille d’un certain Lucien Bouchard, autrefois. Il faut dire que ce dernier en avait toute une écurie: le déficit, la lucidité, la productivité, etc. 


Évidemment, aujourd’hui, on sait que, tout ce qu’il voulait, à part dépouiller les syndiqués en grève, était de nous manipuler collectivement.


Or, ce genre de discours vaut non seulement dans le domaine économique, mais aussi dans le domaine social, comme l’a démontré récemment le premier ministre du Québec, M. François le Gault* avec son refus d’accorder un jour férié le 30 septembre, sous le prétexte fallacieux de ne pas nuire à la productivité.


Bon; on  savait que François n’était pas particulièrement doué sur le plan de l’inventivité, ni sur celui de l’originalité, ni sur celui de la compétence; mais, là, il nous en a donné la preuve.


Difficile à dire pourquoi il s’est braqué à un tel point sur une question pouvant ménager les sentiments de certains de nos compatriotes. Est-il hostile aux Autochtones? Déteste-t-il par nature rendre hommage à autrui? Est-il incapable de s’affranchir de sa mentalité de gros petit boss constamment antagoniste envers ses subordonnés? C’est au fond ironique de voir quelqu’un qui en fait si peu refuser un jour de repos à ceux qui en font tant. 


Peut-être craint-il qu’ils le passent à faire le bilan de son mandat.





* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé (https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault).


mercredi 6 octobre 2021

C’est Vatican




À la suite de la révélation des très nombreuses inconduites de ses membres et de ses employés au cours des dernières décennies, le chef de l’Église catholique, le pape Frenchie 1, a exprimé toute la honte qu’il ressent. Maintenant, est-ce la honte face aux actes commis ou est-ce de la honte d’avoir laissé faire, sous prétexte d’ignorance? Ça demeure plutôt nébuleux.


Ce qui est sûr, c’est qu’il a honte. C’est un début pour celui qui a été un suppôt de la dictature militaire argentine, laquelle avait les mains couvertes de sang. Or, quelle est la solution papale pour toutes les horreurs que le clergé a commises aux dépens des enfants? Toujours la même: il faut prier. Évidemment, l’avantage de la prière est double: premièrement, cela ne changera rien et, ensuite, ça ne coûte pas un sou.


Comment dire? Je trouve cela un peu «Vatican».


mardi 5 octobre 2021

Complies cécité




Un scandale majeur vient d’éclater en France. Une enquête indépendante portant sur la pédocriminalité a révélé que l’institution a couvert un nombre effarant d’agressions à caractère sexuel sur des enfants depuis 1950. En effet, on estime à 330 000 le nombre des victimes de clercs, de religieux ou de laïcs travaillant pour l’Église.


Évidemment, de nos jours, tous les porte-parole catholiques affirment éprouver une honte profonde devant une telle situation. Mieux vaut tard que jamais, diront certains. Par ailleurs, des critiques demanderont sans doute ce que faisaient ces esprits aujourd’hui vertueux tandis que se déroulaient de tels actes.


Là tient sans doute le problème des religions. À trop contempler les symboles, c’est toute la réalité qui nous échappe. Sans compter, comme le veut le fameux dicton, qu’«il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir». De là à parler de complicité des autorités…


Néanmoins, ce n’est pas le genre d’abus qui pourra être réparé avec une journée de congé, si réparatrice soit-elle.


Heureusement, l’Église catholique, chez nous, est au-dessus de tout soupçon.

lundi 4 octobre 2021

Cession prochaine

 



Montréal vue du sol

 


dimanche 3 octobre 2021

Montréal vue du sol

 


samedi 2 octobre 2021

Chômage tech-flic

 



Flic de Montréal, ça, c’est un métier limité. Il y a trop peu à faire, de sorte que les gens en bleu se trouvent des occupations supplémentaires afin de se valoriser. D’ailleurs, la tendance est à la hausse, si l’on en croit les statistiques, lesquelles – fort opportunément – restent floues et nébuleuses. Jugez-en: en 2020, 570 policiers montréalais déclaraient avoir une seconde occupation contre 282, en 2017. Ces chiffres ont été fournis par le Service de police de la ville de Montréal (SPVM), aussi sont-ils absolument fiables, bien sûr.


Or, tout dépend comment on regarde la chose. Ainsi, pour autant que l’on élargisse un peu la notion d’occupation secondaire, par exemple si l’on inclut les propriétaires d’immeubles locatifs, entre autres, on constate que le nombre de déclarations de double emploi grimpe, pour la même période, de 371 à 1000. Sur un effectif total de 4600 personnes, c’est beaucoup.


Bref, les policiers montréalais ont tellement de temps libre qu’ils en viennent à s’ennuyer. C’est à nous, en tant que citoyens, de leur venir en aide. Un autre petit printemps érable, peut-être?


Et, en plus, ça nous dégourdirait nous aussi.


vendredi 1 octobre 2021

Le silence et dort

 



Coup de tonnerre dans le ciel paisible du Québec, en cette journée. En effet, le ministre délégué à la Transformation numérique, M. Éric Caire, a fait une annonce des plus déconcertantes. Il a prévenu que des groupes, organisés et financés par des États, ciblent les ressources numériques du Québec afin de les pirater. On tremble à l’idée que des gens malintentionnés réussissent à piller la base de données du Groupe Desjardins, par exemple.


Lorsqu’on l’a interrogé afin de savoir de quels États il s’agissait, M. Caire a refusé de le dire laissant entendre qu’il devait être prudent et qu’il préférait remettre à plus tard sa réponse, car celle-ci pouvait «avoir des incidences». Une réplique aussi vague et dénuée de sens ne peut vouloir dire qu’une seule chose: il n’en a pas la moindre idée. Ou alors toute l'histoire n’est qu'une maladroite manipulation


Vivement qu’il soit promu au poste de ministre délégué à la Transformation compétente.


Nobel bébelle

 



Ça va mal pour l’Institut Nobel! Vous savez, c’est l’organisme prestigieux qui décerne les récompenses dans les domaines littéraire ainsi que scientifique, et celui de la paix.


Or, voici que l’on apprend que, devant la hausse des dépenses, l’Institut fait face à une crise financière. En effet, si la Fondation Nobel dispose de 5 milliards de couronnes suédoises (plus de 724 millions de dollars cAnadiens), elle ne verse annuellement «que» 5,3 millions de couronnes (768 000 $CDN) à l’Institut pour son fonctionnement, ce dernier incluant l’entretien de l’édifice, les réunions des membres du comité, la réception des lauréats et la frappe des médailles, entre autres frais.


Comme toujours dans de tels cas, dès que le fric se fait un peu plus rare, on a sabré dans les effectifs et on a tendu la sébile en direction de l’État suédois. Peut-être serait-il souhaitable également de s’assurer à l’avenir de rehausser la réputation de l’organisme en évitant scrupuleusement d’attribuer un prix Nobel – en particulier celui de la paix – à n’importe qui.


jeudi 30 septembre 2021

Ferme? Ta gueule!




Déjà, on s’attendait à ce que le verdict soit tout autre. En effet, en politique, les procès envers les ex-dirigeants accouchent généralement d’un non-lieu ou, au pire, d’une sentence tellement légère qu’elle finit par être ignorée par les autorités. 


Nicolas Sarkozy, président de la France de 2007 à 2012, celui au style à la fois méprisant et désinvolte, avait été inculpé de financement illégal dans le cadre de sa campagne électorale de 2012. Reconnu coupable, il a été condamné, ce jeudi, à un an de prison ferme.


Comme toujours dans de tels cas, le principal intéressé a intimé à son avocat d’interjeter appel. C’est la pratique courante lorsqu’un coupable influent veut éviter la prison et noyer le poisson afin de faire basculer l’affaire le concernant dans l’oubli.


La plupart du temps, le truc réussit assez bien.


mercredi 29 septembre 2021

Le Gault*, climatoloye



* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé 

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault).

mardi 28 septembre 2021

Les classiques du palmarès




Les gouvernements israéliens ont beau changer, le discours reste strictement le même. Il ne faut pas s’en étonner. La persistance – pour ne pas dire l’entêtement – est un des traits fondamentaux de l’impérialisme.


lundi 27 septembre 2021

Avec un ‘tit casque




Le ministre des Affaires étrangères du CAnada, M. Marc Garneau, a servi un sévère avertissement au gouvernement chinois dans le sillage de l’affaire Wanzhou, également appelée l’affaire des deux Michael.


Le ministre a déclaré que «la Chine doit changer son comportement si elle veut vraiment jouer un rôle important sur la scène mondiale». Il appert que M. Garneau est en train de manquer son époque. La Chine est, pour l’heure, la principale puissance économique à l'échelle de la planète. À tel point qu’elle  est devenue le centre d’attention de la politique internationale de l’Occident qui cherche par tous les moyens à limiter son influence grandissante. 


Au CAnada, il semble que les affaires sont étrangères à leur ministre. Peut-être que, à l’époque de ses voyages en orbite stationnaire, ce cher, bon, gros, vieux Marc a manqué d’oxygène dans son casque.



dimanche 26 septembre 2021

Au tour du retour

 


samedi 25 septembre 2021

Deux Mike et une Wanzhou

 



Toute l’histoire est finalement finie! On ne peut pas dire que le carnaval avait accaparé l’attention plus qu’il ne fallait. Peut-être était-ce parce que c’était une affaire abracadabrante qui ne tenait pas debout. Peut-être était-ce tout simplement parce que le gouvernement et le système judiciaires cAnadiens avaient trop visiblement agi en larbins des Yankees.


Toujours est-il que, lorsqu’Ottawa avait arrêté Mme Meng Wanzhou arbitrairement, le gouvernement chinois avait arrêté tout aussi arbitrairement deux ressortissants cAnadiens en guise de représailles. Bien évidemment, le concert de protestations et de lamentations s’était élevé dès lors que d’autres faisaient au CAnada ce que le CAnada faisait à autrui.


Bref, comme le match se soldait par un score nul, après 1000 jours de connerie, Washington, avec Ottawa à sa traîne, a décidé de cesser les frais. Le tribunal britanno-colombien a reçu comme consigne d’abandonner les poursuites. Immédiatement, Mme Meng est repartie en Chine et les deux Michael (Kovrig et Spavor) sont retournés au CAnada. Ainsi,  chacun chez soi et tout ira bien.


Peut-être que les Stazunis finiront par le comprendre un jour.


L’amer Coderre




Outré par la faible augmentation de son compte de taxes sous le mandat de Mme Valérie Plante, M. Denis Coderre a promis, une fois reconduit à la mairie de Montréal, de remédier à cette situation scandaleuse.


En bon démocrate, il a la ferme intention, bien sûr, d'étendre ce privilège à tout le monde.


vendredi 24 septembre 2021

Où c’est qu’t’a mis nos faines?

 



Sévère mise en garde découlant d’études poussées concernant l’usage de l’acétaminophène durant la seconde moitié de la grossesse.


En effet, ce médicament pourrait avoir des effets néfastes pour le fœtus, entraînant des risques pour le développement cognitif, entre autres. 


Il vaut mieux le garder en réserve; ce sera après la grossesse qu’il faudra en prendre.