samedi 29 août 2026

Cinquième lien

 



Le maire de Lévis, Steven Blainey, en a poussé une bien bonne, récemment. En effet, après le tramway et le troisième lien – vraisemblablement un tunnel sous le fleuve –, il a sollicité une rencontre avec le maire de Québec afin d’étudier la possibilité de construire un téléphérique entre leurs deux municipalités.

C’est à se demander combien de liens il faudra encore pour normaliser la situation dans et autour de la Capitale Nationale. Et, surtout, pour la majorité d’entre nous de ne plus en entendre parler. 

Peut-être faudrait-il évoquer un cinquième lien. Après un troisième lien souterrain, un quatrième aérien, pourquoi pas un cinquième aquatique?

Oui, l’idée serait à la fois brillante, économique et novatrice: on pourrait établir une liaison par bateau entre les rives du fleuve Saint-Laurent à la hauteur des deux villes.

Ça, ça serait vraiment original!



vendredi 28 août 2026

Mots dits

 

 

par le prof Skannen

 

Je ne sais si vous êtes au courant, mais le budget militaire des Stazunis, en 2026, atteint la rondelette somme de plus de 963 milliards de dollars. Mais attendez la suite. Pour l’année 2027, l’administration Trompe veut le porter à 1,5 billion de dollars.

On connaît la rengaine: le budget militaire yankee est le plus important de la planète. Il dépasse largement celui des neuf plus importants budgets militaires suivants… combinés!

Alors, comment ne pas s’interroger quand on apprend, par exemple, que l’armée US est maintenant à court de munitions – comprendre: missiles, drones et autres bombes – dans sa guerre contre l’Iran? Une guerre qui a été lancée par Washington; et donc planifiée en conséquence, pourrait-on penser. 

Eh bien, si nous pensons, il semble que le Pentagone et la Maison-Blanche ne se sont pas livrés à cet exercice, car, de toute évidence, ils se sont aventurés dans ce conflit sans avoir les ressources nécessaires.

Or, si ces ressources manquent, on est en droit de se demander quelle tangente ont bien pu prendre tous ces milliards qui ont été engloutis dans le complexe militaro-industriel yankee. Imaginez un seau que l’on tente frénétiquement de remplir, mais qui est surtout plein de trous…

Or que sont ces trous sinon la marque même d’une corruption et d’un gaspillage inimaginables?

 

jeudi 27 août 2026

L’éducation est-elle comme la boisson?*

 




C’est très bien que Québec solidaire (QS) mette de l’avant les coûts liés au retour en classe. En effet, dans le contexte d’une société où l’école doit être universellement libre et gratuite, cette période de l’année s’avère une arnaque particulièrement juteuse pour les fabricants et détaillants de matériel scolaire.

Afin de s’attaquer à ce problème, il existe deux solutions. Ou bien on intervient en amont, c’est-à-dire en réduisant les coûts liés à l’éducation «gratuite»; par exemple, en limitant la quantité et la variété de ce matériel scolaire. Sinon, on intervient en aval, en distribuant des chèques aux parents, en espérant que cela suffise pour donner l’illusion que l’éducation est plus facilement accessible à tous. Évidemment, la meilleure approche est sans doute celle qui est la plus difficile à mettre en place, soit l’intervention en amont. 

Ce n’est donc pas pour rien que QS promeut l’autre solution…




* Oui, car il en est qui ne la supportent pas.

mardi 25 août 2026

Soupçonner pas beau, c'est Pablo

 


dimanche 23 août 2026

Quelle aubaine!

 



Dans le cadre des négociations avortées afin de prévenir l’imposition de nouvelles taxes douanières sur les importations cAnadiennes par les Stazunis, le premier ministre Mark Carney a tout de même trouvé le moyen de profiter de la situation. Surtout compte tenu des prochaines élections au Québec.

Alors, voici le topo. Les pourparlers duraient depuis quelques semaines – fort heureusement derrière des portes closes, sans doute pour ne pas nous inquiéter – et semblaient sur le point d’aboutir à un accord, dieu sait à quel prix pour Ottawa. Mais v’là-t-y pas que les négociateurs yankees sont arrivés dans le dernier droit avec de nouvelles exigences, genre «à prendre ou à laisser».

L’une d’entre elles, selon le frère d’Onglin, concernait, paraît-il, la protection de la langue française au Québec. Évidemment, on imagine à quel point la fibre cAnadienne de Mark Carney a été outrée par une exigence qui heurtait de front ses convictions linguistiques les plus profondes, de sorte qu’il a unilatéralement mis un terme aux discussions à cause de ces exigences qui allaient trop loin.

Rendons grâce à ses hauts principes moraux qu’il respecte derrière les mêmes portes toujours aussi closes et faisons-lui confiance puisqu’il peut bien raconter ce qu’il veut.

En tout cas, je parie que cette histoire reviendra sur le devant de la scène lors de l’imminente campagne électorale qui commencera au Québec, quand les fédéralistes locaux de Mark Carney oseront mettre de l’avant les politiques culturelles cAnadiennes afin de discréditer le discours souverainiste.