samedi 27 juin 2026

Place aux suivants!

 



Le gouvernement du CAnada reconnaît aujourd'hui que la résidence officielle du premier ministre depuis 1951 est infestée par des rats. Notons tout de même que le lieu était considéré, depuis 2015, comme étant inhabitable – voire insalubre –, de sorte que le chef du gouvernement avait élu domicile ailleurs.

Il a été décidé par l'actuel premier ministre que la résidence allait être rénovée et que les rongeurs l'ayant envahie seraient chassés. Ainsi, prochainement espère-t-on, il pourra y installer ses pénates. À ce moment, il faudra prévoir de retirer les pièges à vermine. 

Vous comprenez, un accident est si vite arrivé; la nuit, à la faveur de l'obscurité, un piège pourrait confondre.



vendredi 26 juin 2026

Un bon lien vaut mieux que trois tu l'auras

 


Ata-vice

L'article ici


Je suis heureux d'apprendre que le chef du Parti libéral du Québec (PLiQ) aligne ses politiques sur celles de Peter Poilièvre, le chef du Parti conservateur du CAnada.

En ces temps où tout change et évolue à une vitesse accrue, il est bon de pouvoir compter sur certaines traditions propres aux fédéralistes québécois. En effet, il est rassurant de constater que les tendances lourdes du passé sont encore actives aujourd'hui et – selon toute vraisemblance – le resteront encore très longtemps.

Maintenant que l'idéologie conservatrice cAnadienne trouve encore un écho au sein des libéraux du Québec, nous pouvons espérer que, peut-être, un autre conservateur cAnadien sera délégué, dans un avenir pas si lointain, afin d'occuper les fonctions de chef du PLiQ, advenant que le chef actuel de cette formation morde la poussière lors du prochain scrutin. Douteux, pensez-vous? Mais ai-je besoin de vous rappeler qu'un ancien ministre conservateur a déjà suivi cette voie avec succès?

Évidemment, quand je parle de succès, ce n'est pas celui du Québec.

  




jeudi 25 juin 2026

Le jeudi de JD

 


mercredi 24 juin 2026

Mots dits

 

 

par le prof Skannen

 
 

Le rêve est-il encore permis? Remarquez que la notion de rêve diffère selon les personnes. Un cauchemar fait aussi partie de la catégorie du rêve, mais n'est pas forcément recherché. C'est bien connu: ce qui fait rêver certains en terrifie d'autres. Aussi la question se pose-t-elle: le rêve est-il encore permis?

Tous les 24 juin, je me la pose. Le passé reste figé dans les mémoires et cette fixité menace de demeurer permanente, alors que nombre d'entre nous espèrent en un avenir tout autre. Autrefois, les «séparatiss» étaient targués d'être des des idéologues déconnectés de la réalité. Ensuite, lorsque l'idée d'indépendance a pris racine, ils se sont fait accuser trop souvent de terrorisme. Aujourd'hui, on les rejette du revers de la main en les appelant rétrogrades ou passéistes. Bientôt, on finira par dire qu'ils sont «vintage».

Alors, rêvons-nous? Ou plutôt, devrions-nous continuer à rêver? Difficile de trancher, quand on voit pour qui les gens se dépêchent de voter. N'importe quel épouvantail exploiteur suffit pour gagner leur adhésion. Chaque fois, ils sont déçus; chaque fois, ils recommencent. Que disait-on à propos de ceux qui espèrent un résultat différent en répétant toujours les mêmes gestes?

Cette propension à répéter les sempiternelles erreurs est mon cauchemar; et ce cauchemar-là, n'est pas un rêve.




mardi 23 juin 2026

Fort de café

 



Hier, la chaîne d'eau de vaisselle Starbucks de la République de Corée (alias Corée du Sud) a fermé ses portes à la clientèle pendant une partie de la journée. Il s'agissait d'un geste symbolique, car l'équipe de marketing de la société avait commis une boulette de taille, le 18 mai dernier.

En effet, en guise de promotion, ce jour-là, Starbucks avait lancé la promotion tank day. Ici, le mot «tank» – dans le sens de réservoir – désignait les contenants dans lesquels la chaîne servait sa boisson. 

Mais le mot désigne aussi les blindés de l'armée. Or, lesdits blindés, le 18 mai 1980, avaient servi à réprimer dans le sang une révolte prodémocratie qui avait éclaté dans la ville de Gwangju, au sud du pays.

Comme l'allusion était de très mauvais goût pour les sensibilités coréennes, le PDG de l'eau de vaisselle a remis sa démission, les succursales de la chaîne ont fermé afin de prodiguer aux employés sur le terrain, qui n'avaient rien à voir avec l'élaboration de la promotion, une formation de sensibilisation. Je présume que, en termes polis, on leur a intimé de fermer leur gueule.

Comment dites-vous? Que vous n'avez jamais, au grand jamais, entendu parler du massacre de Gwangju?

Ah ben, c'est pas votre faute, non plus. Si ça s'était passé en Corée du Nord, tout le monde en aurait entendu parler.


dimanche 21 juin 2026

Goya, la gouailleuse