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jeudi 16 février 2012

La devinette du jour

Songez à l'achat des avions de guerre décidé par Harper et notez l'analyse profonde des intellectuels du parti conservateur.... Ainsi à qui pensez-vous quand on parle « des personnes psychologiquement dérangées qui se procurent des armes de guerre» lorsque vous lisez le présent communiqué de presse émis par le PCC:
a) un Iranien
b) un Coréen du Nord
c) un cycliste
d) aucune de ces réponses

------ Message transféré
De : Parti Conservateur du Québec
Date : Thu, 16 Feb 2012 13:01:44 -0500
À : ""
Objet : Communiqué: Réaction du Parti Conservateur du Québec concernant l'abolition du registre des armes d'épaule

MONTRÉAL, le 16 févr. 2012 / - Le Parti Conservateur du Québec salue
l’adoption par la Chambre des Communes du projet de loi abolissant le
registre des armes d’épaule. Le chef du PCQ, Luc Harvey, souhaite que
soient détruites les données personnelles recueillies auprès des
chasseurs québécois respectueux des lois. « L'utilisation du drame de
Polytechnique par les 3 autres partis au Québec n’a aucun rapport avec
le registre des armes d’épaule».

«Ce ne sont pas d’honnêtes chasseurs qui commettent de tels crimes, mais bien des personnes psychologiquement dérangées qui se procurent des armes de guerre », s’est exclamé M. Harvey. Une fois de plus, le Parti Conservateur du Québec est le seul parti au Québec à défendre les honnêtes citoyens en renforçant plutôt les lois contre les VÉRITABLES criminels.

mercredi 18 janvier 2012

On nous prend pour qui?





J'arrive du dépanneur

mardi 14 juillet 2009

Mots dits Français

Mots dits Français | Java (2009)

mardi 26 mai 2009

Bave

Le bon parler frança
Fiche linguistique numéro 8

La bave des bavards

Il y a la bave des crapauds, la bave des baveux, la bave des bavards. Il y a aussi des omelettes baveuses, des bavettes et des bavures policières... Le sens de «salive» que l'on donne maintenant à la bave a mis quelques siècles à d'établir et a supplanté le terme «bavardage» issu de «baba», mot mignon désignant, depuis le XVe siècle, le babil des bébés baveux.

«Bavarder» pouvait donc être pris en un sens tout à fait respectable. Vous avez peut-être vu sur vos photos de bébés que vous baviez. L'innocence, sans doute. Et ça coulait droit. «Baver» a pris la tournure qui nous occupe au XVIIIe siècle (dixit Le dictionnaire Robert). Ce qui a fait le mot «bavarder», avec le mépris que cela peut comprendre. Ça doit être à cause des avocats qui postillonnaient en plaidant.

Dans le même ordre d'idée, notons que l'expression «en baver» voulait dire «être ébahi» («Que j'en bave d'envie») avant de prendre le sens souffrant («Que j'en bave!») que l'on connait maintenant. Ça c'est depuis le début du XXe siècle.

Tiré du Dictionnaire absurde du vrai français étonnant, 15 678 pages, Montréal, Absurdistan unie, Éditions vacillantes, 875,99$.

mardi 19 mai 2009

Blasé

Le bon parler frança
Fiche linguistique numéro 7

Blasé

L'incertitude économique dégénère en morosité ambiante? L'enthousiasme est à son plus faible? C'est ça: nous sommes blasés. «Blasé» est un mot particulièrement étrange. Le verbe blaser trouverait son origine au XVIIe siècle chez les Picards, qui habitent le nord de la France. Il serait d'influence allemande (en allemand: blasen). Les Picards l'employait pour désigner l'usage abusif de boissons fortes au point que les excessifs en soient blêmes ou bouffis. (Bouffis ou gonflés qui font directement référence à «souffler» comme «to blaze», en anglais, autre legs germanique)

De quelles boissons parle-t-on? Ça, on ne le sait pas. Dans «Histoire socialiste de la révolution», Jean Jaurès note combien les liqueurs fortes blasent le palais. Blasent-elles aussi les socialistes? Cela expliquerait peut-être pourquoi de grands financiers (de Bronfman à Rémy Martin en passant par Molson et Heineken) investissent autant dans l'alcool. Le grand complot capitaliste toujours en marche.

Il a fallu attendre un siècle avant que le terme trouve le sens qu'on lui donne généralement aujourd'hui pour qualifier des personnes qui n'éprouvent plus de plaisir à rien. Ça c'est issu du parler français du sud, le provençal. Le mot viendrait, dans ce cas, de «blazir» pour «faire faner». L'écrivain Jules Renard en remet: «Les gens qui se disent blasés n'ont jamais rien éprouvé: la sensibilité ne s'use pas». Bref, la question est: faut-il être blasé comme un Picard ou comme un Provençal?

Tiré du Dictionnaire absurde du vrai français étonnant, 15 678 pages, Montréal, Absurdistan unie, Éditions vacillantes, 875,99$.

mardi 12 mai 2009

Décrochage

Le bon parler frança
Fiche linguistique numéro 6

Le décrochage

Voilà un exemple assez inusité d'un mot qui peut entraîner deux idées contraires. En effet, on peut décrocher un prix (ce qui implique un effort) et décrocher tout court ce qui veut dire abandonner. Pour des raisons encore obscures, il n'y a qu'au Québec que l'on utilise la formule décrochage scolaire. Ça doit être une innovation du Ministère de l'Éducation. Évidemment décrocher fait référence à un crochet. Autre curiosité toute québécoise: les personnes croches pour signifier malhonnêtes. Question toute pédagogique: quel est le pourcentage des futurs croches qui restent accrochés à l'école?

Tiré du Dictionnaire absurde du vrai français étonnant, 15 678 pages, Montréal, Absurdistan unie, Éditions vacillantes, 875,99 $.

jeudi 7 mai 2009

À chaque péché, son démon!

Les péchés ont été créés par le pape Innocent VI. Il n'était coupable de rien même qu'il était très innocent. Pour faire peur aux pauvres pêcheurs qui n'ont jamais lancé de pierres, il a assorti chaque péché à un démon. Qui sait encore cela?

Voici, en exclusivité, sur Buffet complet, le premier petit guide pour vous aider à reconnaître le bon démon en vous.

Péché 1. La paresse. Vous succombez à l'oisivité? Le démon qui vous pourchassera en enfer est Belphégor;
Péché 2. L'orgueil. Vous vous croyiez plus intelligent que Stephen Harper? Lucifer s'occupera de vous;
Péché 3. La gourmandise. Vous aimez vous empiffrer de chocolat et de foie gras? Belzébuth vous signifiera le sens du mot abuser;
Péché 4. La luxure. Le cul... Le sexe... Vous êtes obsédé? Asmodée va vous harponner;
Péché 5. L'avarice. Proche de votre sacoche, loin du coeur? Mammon vous attendra aux portes l'enfer;
Péché 6. La colère. Vous aurez beau regretter vos actes? Satan vous piquera avec sa fourche;
Péché 7. L'envie. La tondeuse à gazon à écran plasma plat de votre voisin vous tente? Léviathan ne vous le pardonnera pas.

Vous avez péché? Que faire pour ne pas tomber dans les griffes d'un de ces sept diables?

Deux possibilités: Aller au confessionnal dans une église près de chez vous ou raconter votre histoire sur Buffet complet qui vous prescrira ensuite des peines à purger afin de vous aider à sauver votre âme.

mardi 5 mai 2009

L’uchronie

Le bon parler frança
Fiche linguistique numéro 5

L’uchronie

Il ne s'agit pas d'une réserve indienne, mais d'une idée qui donne des boutons aux historiens. L'uchronie c'est d'imaginer des scénarios alternatifs à ce qui s'est vraiment produit dans le passé. Exemple: les Français gagnent la bataille des Plaines d'Abraham, la guerre de Sept ans et deviennent maîtres du monde; l'indépendance du Québec est promulguée, sans référendum, par René Lévesque en 1976; les avions du 11 septembre tombent tous sur le Capitole; les constructeurs de viaducs du Québec obtiennent dans les années 1960 le contrat du mur de Berlin (Bon d'accord là ça n'aurait pas fait de différence), etc. Bref, du révisionnisme à la puissance dix. «Uchronie»: le mot est apparu en 1857 pour sortir du dictionnaire aux environs de 1914. Il y a le «ou» de la négation en grec qui se colle à khronos qui marque le temps. Longtemps négligé au bénéfice d'«utopie» (plus futuriste), il ressurgit maintenant. On ne veut plus avoir la nostalgie que l'on avait. Et la nostalgie ne sera plus jamais la même.

dimanche 3 mai 2009

Le commerce vert en temps de crise

Je passe à la caisse. La fille ne me regarde même pas:
– Votre téléphone?
– Vous voulez mon téléphone? (Je n'ai pas envie qu'elle m'appelle celle-là.)
– C'est pour la garanti.
– Vous n'êtes pas certain de la qualité de la marchandise?
Peut-être parce qu'elle constate qu'elle a alors affaire avec un client à problèmes; elle passe à une autre question. En fait, elle ne pose plus de question.
– Ça fait 129 dollars 98.
– Euh, je crois que vous n'avez pas calculé le rabais annoncé dans le journal pour ces chaussures.
– Chu 'pas au courant qu'il y a un rabais. (Elle appelle sa supérieure au téléphone.)
Elle raccroche l'appareil.
– Il n'y pas de rabais ce sont des chaussures de vélo, le rabais ne concerne que les chaussures de marche de l'année dernière. (Pour vous situer nous sommes au supermarché de plein-air La Corde [nom fictif].)
– Ce n'est pas ce qui est écrit sur la publicité.
– Je n'ai pas la publicité sous les yeux.
– Allez la chercher.
– C'est pas mon problème.
Le client s'impatiente, retourne à la section chaussures, demande au commis (qui a la publicité) et constate que... et oui le client a raison: un rabais de 20% sur TOUTES les chaussures et fort de son argument fatal retourne à la caisse.
– Je ne m'occupe pas de publicité, dit la décérébrée (Il n'y a donc que de décérébrés qui s'occupent de percevoir le fric... A-t-elle donc le même bagage génétique des gestionnaires qui dilapident les fonds de placement?, me demande-je). Elle rappelle sa supérieure qui s'amène à la caisse et tranche solennellement en me fixant du regard.
– On va lui accorder son rabais, dit-elle.
– Ouf! Mais pourquoi n'avez-vous pas cette publicité à la portée de la main aux caisses?
– On n'imprime pas pour rien.
– C'est quand même imprimé à des milliers d'exemplaires dans les journaux;
– C'est pas écologique des journaux. Nous, à La Corde, on est écologique.
– Et j'imagine que vous ne donnez pas de sac pour mes souliers...
– Non.
– Pouvez-vous reprendre cette grosse boite alors afin de la recycler?
– Certainement.
– Re-ouf!
– Le client qui me suit me chuchote: il y a juste un problème: si vos chaussures sont défectueuses, ils ne les remplaceront pas sans la boite.
– Merde! Morale écolo de cette histoire: l'argent passe avant la planète, malgré ce qu'ils disent, les marchands verts. Ce qui leur permet de continuer à essayer de nous rouler.

mardi 28 avril 2009

Esclandre

Le bon parler frança
Fiche linguistique numéro 4

Esclandre


Les moeurs quelque peu aristocratiques des villes donnent lieu à de plus en plus d'esclandre. Ça ressemble à «scandale»? Et bien c'est du même mot latin! «Escandele» qui signifie «piège». C'est un mot qui s'accorde au masculin. Au figuré, c'est «ce qui fait tomber dans le mal, le péché». Comme? Les compteurs d'eau, les voyages en bateaux, les amis dans la construction. À l'époque classique, le mot s'accordait au féminin mais la féminisation s'est perdue. Et on ne l'a jamais redonnée. Il a pris le sens de «bruit scandaleux qui court» au XVIIe siècle. S'il est sonore, d'où vient l'idée qu'il puisse être odoriférant? Qu'il soit associé à un «parfum»? Ça c'est une énigme.

Tiré du Dictionnaire absurde du vrai français étonnant, 15 678 pages, Montréal, Absurdistan unie, Éditions Étonnantes, 875,99 $.

mardi 21 avril 2009

Synecdoque

Le bon parler frança
Fiche linguistique numéro 3

Synecdoque

Figure de rhétorique. Il consiste à confondre le tout pour une partie, ou la partie pour le tout, ou la matière pour l'objet, ou le contenant pour le contenu.
Vous voulez des exemples ?
1) Le tout pour une partie : Les États-Unis d'aujourd'hui c'est Obama;
2) La partie pour le tout : les Canadiens remportent une victoire et ses partisans réagissent comme s'ils avaient gagné la Coupe;
3) La matière pour l'objet : L'intelligence de Harper;
4) Le contenant pour le contenu : boire un verre.

Les synecdoques doivent être utilisées avec modération au risque de générer de la confusion dans les esprits. Ils peuvent toutefois être fort utiles en politique et en économie

Tiré du Dictionnaire absurde du vrai français étonnant, 15 678 pages, Montréal, Absurdistan unie, Éditions Étonnantes, 875,99 $.

mardi 14 avril 2009

Séquestration (de patron)

Le bon parler frança
Fiche linguistique numéro 2

Séquestration

Il y a actuellement, chez nos amis français, un phénomène nouveau appelé «séquestration de patrons». Dans cinq entreprises majeures, dont 3M et Sony, des patrons ont été retenus à l'usine, contre leur gré. Une initiative des ouvriers à qui on a annoncé des réductions de personnel ou des licenciements. Près de la moitié des Français trouvent ces séquestrations acceptables.

Précisons que la séquestration est l'acte de retenir et d'enfermer quelqu'un illégalement. Mais il s'applique aussi aux animaux atteints de maladies contagieuses que l'on met à l'écart. En chimie, il désigne le blocage d'un processus de précipitation lors d'une réaction.

On pourrait correctement dire que ces séquestrés étaient «otages». Ce qui désigne l'hôte (le mot est formé de «hôte» et du suffixe «age») que l'on garde comme garantie de l'exécution d'une promesse. Dans le dictionnaire Robert historique, on précise que les otages étaient généralement envoyés dans la Maison du souverain. (Ça se passait, on le devine, avant les révolutions).

Voir aussi : Syndrome de Stockholm

Tiré du Dictionnaire absurde du vrai français étonnant, 15 678 pages, Montréal, Absurdistan unie, Éditions Étonnantes, 875,99 $ (à paraître à la Saint-Glinglin)

Publicité : Chaque mardi, rendez-vous sur Buffet complet pour découvrir le trésor et le génie de la langue française avec Imel.

Saint-Glinglin (À la)

Le bon parler frança
Fiche linguistique numéro 1

Saint-Glinglin (À la)

Voici une location adverbiale très utile pour désigner une date-butoir pour la réalisation de vos promesses faites trop vites. On dit «à la Saint-Glinglin» comme on dit «semaine des quatre jeudi». Or, croyez-le ou pas, il n'y a pas plus de Saint-Glinglin que de semaine des quatre jeudi. Pis : il n'y a pas de saint pour les glinglin (s'il y a un glinglin Tremblay dans la salle, je lui prie d'accepter mes excuses. Mon propos n'a rien d'offensant pour lui; il est juste linguistique).

Le mot «saint» s'emploie ici au sens de «cloche» et a été confondu avec le «saint» issu de «sanctus». Bref, c'est comme 007 qui n'est pas un vrai saint, vous me suivez?

Notons que les saints étaient parfois un peu cloches sinon croches, ce qui a généré un peu de confusion. Le saint dont on parle est, en réalité, un «seing» qui vient du latin «signum» pour «signal». Et, ce que donnait une sonnerie de cloche dans un dialecte français, c'est «glinguer».

En définitive, Saint-Glinglin, ça sonne assez bien à l'oreille.

Tiré du Dictionnaire absurde du vrai français étonnant, 15 678 pages, Montréal, Absurdistan unie, Éditions Étonnantes, 875,99 $ (à paraître à la Saint-Glinglin)

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mercredi 1 avril 2009

Poisson toxique

Une étude parue dans la revue Nature sauvage a montré que les poissons d’avril perturbaient beaucoup les personnes âgées, qui ne parvenaient pas toujours à distinguer les fausses nouvelles des vraies.

De plus, sur une étude de cohorte des admissions aux urgences, il a été confirmé un pic d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux le premier avril, surtout en fin de matinée et en soirée.

Le lien de cause à effet semble établi : ces deux pics de fréquence correspondent à la lecture des quotidiens du matin et aux nouvelles télévisées du vingt heures. Les malentendants, qui s’informent plutôt par les journaux, ont davantage d’accidents le matin, tandis que les malvoyants écoutent la télévision. Des études plus fines sont en cours pour préciser le rôle de la radio.

Cette surprenante découverte, confirmée par d’autres pays depuis la parution de cet article, pourrait valoir un prix au professeur Salmon Fish, car il serait alors facile d’éviter de nombreux accidents cardiaques et neurovasculaires en interdisant les poissons d’avril.

mercredi 18 mars 2009

Ô Canada : les talons hauts sont évolutifs!

«Nous évoluons, chaque jour, chaque semaine, chaque décennie; l’intensité du Soleil, les espadrilles, les talons hauts, nous évoluons face à notre environnement.» Nous voilà rassurés par de tels propos tenus par un brillant chiropraticien et accessoirement ministre des Sciences et Technologies du Canada! Mais il semble avoir une drôle d'idée de l'évolution. Un journaliste du Globe and Mail lui a d'ailleurs demandé ce qu'il pensait de la théorie darwinienne de l’évolution. Oh! Le dinosaure n'a pas voulu répondre. «Je ne répondrai pas à cette question. Je suis chrétien et je ne crois pas que ce soit approprié de poser une question sur ma religion». Préfère-t-il qu'on lui parle de talons hauts et d'espadrilles? Entre-temps, le dinosaure a réduit les subventions de recherche en science. À genoux les impies savants! Amen.

C'est ainsi que le prix de l'essence – un dérivé évolutif d'une ressource naturelle du carbonifère – est aujourd'hui à 92,4 cents le litre.

dimanche 8 mars 2009

Le mini-putt enfin reconnu comme sport!

Le mini-golf, à ne pas confondre avec le mini-putt, a toujours été reconnu comme un sport. (Photo: Camping Domaine de la Chute, Saint-Apollinaire, Québec)

Encore la boisson! C'est fou ce qu'il peut s'en faire des conneries avec deux ou trois bières dans le nez! On n'oserait pas se demander jusqu'à quel point fonctionnaires et juges ont eu leur diner arrosé quand ils ont eu à trancher sur cette grave question comme nous, l'homme et la femme homo sapiens sapiens, aimons nous en poser pour bien se particulariser de tous les autres mammifères de la planète mis à part, bien sûr, le bernard-l'ermite: le mini-putt est-il un sport?

Remarquez que les grands penseurs du droit québécois avaient ce jour-là bien raison de prendre un coup pour trouver un peu d'inspiration et comprendre clairement ce sujet si passionnant. C'est qu'un monsieur a cru bien faire en offrant à boire à ses clients fervents de mini-putt, une variante de golf qui exige, parait-il, beaucoup de précisions surtout avec un verre dans le nez. Et puis, un trou d'un coup, on peut fêter ça, non?

Et puis, le monsieur a bien noté que les salons de quilles et de billard (autres sports nationaux) faisaient boire ses clients, sa salle pouvait donc tout autant un centre sportif, non? D'accord, un parcours de miniputt, ça sent plus la graisse de frites que la sueur, on y voit plus de chemises à fleurs que des muscles, Tiger Wood n'y vient pas souvent, mais ça peut être sportif quand même?

On imagine les grands penseurs exaspérés par cette triviale question néanmoins porteuse de profonde vérités philosophiques. Leur verdict est tombé saoul le sens: le statut de centre sportif est accordé au Putting Edge de Laval. Ouf!

Qu'est-ce que l'on attend maintenant pour décréter le bingo – sport d'ultime concentration) et le bolo (sport d'habileté extrême) comme des sports? Il y a même des pays où aller chercher de l'eau potable dans un puits est un sport.

C'est ainsi que le prix de l'essence est aujourd'hui à 91,4 cents le litre.

lundi 2 mars 2009

Le Groenland: un allié du Québec?

Le 25 novembre dernier, le Groenland tenait un référendum. Soixante-quinze pour cent des électeurs ont accepté que leur gouvernement obtienne des pouvoirs accrus. Le Danemark, auquel l'île est politiquement rattachée, va maintenant devoir partager les dividendes qu'il tire des ressources naturelles groenlandaises. Il devra aussi accepter de céder 32 champs de compétences dont la garde côtière, la sécurité publique, les ressources. La langue, proche de l'inuktitut, est proclamée langue officielle. Le peuple de l'île peut aussi engager, de son propre chef, le processus d'accession à l'indépendance sans autre référendum.

Dans un excellent texte publié dans la dernière édition de la revue L'Action nationale, l'avocat André Binette, co-président de la Commission d'étude sur l'autonomie du Nunavik jusqu'en 2001, n'hésite pas à affirmer qu'il s'agit là de la dernière étape avant que l'île de 2 millions de kilomètres carrés - 60 000 habitants - ne devienne un pays.

Les conséquences sur le Québec, seule province canadienne ayant une frontière arctique? Plus importantes qu'il n'en paraît, dit l'avocat. La question de la propriété des ressources naturelles peut être l'objet d'un litige avec Ottawa. Faut-il s'attendre à ce qu'un axe Nuuk (C'est la capitale du Groenland) et Québec prenne forme? Mais il faudra peut-être aussi penser trouver un partenaire tropical.

samedi 28 février 2009

La valeur du pingouin

Prenons quelques instants de cette merveilleuse époque de crise économique pour examiner la vie animale dans notre porte-feuille. Je ne parle pas de bactéries et d'acariens qui s'y sont fait une niche écologique chaude et confortable mais bien de la belle faune représentative de la vie sauvage dans nos bois.

Avec un peu de chance, vous avez conservé un cinq dollars avec un martin-pêcheur ou un vingt dollars avec un canard malard. Vous comprenez que les deux se sont noyés. Martin a laissé sa place à une gang de rue en train de jouer au hockey et le canard, à une étrange sculpture modelée par un inuit stoned.

Il reste quoi? Le vieux castor qui vaut cinq cents depuis les années 1920 (Il y a même pas de quoi pouvoir acheter une queue de castor avec ça); le caribou et son panache- 25 cents-; le canard huppé et sa houpe - une piastre-; l'ours mal léché -deux piastres.

Remarquez que l'on trouve des vaches sur toutes les coupures, sur toutes les pièces, ce qui fait passablement dévaluer notre fric mais ce serait un crime de lèse-majesté d'en parler. (Des dollars américains à l'effigie de Sarah Palin plutôt qu'à celle de ces barbus vieux de deux siècles; des piastres avec Julie Couillard plutôt qu'avec MacDonald... Ça ne ferait pas rouler l'économie, ça?)

Bref, toutes ces impertinences monétaires (qui en valent franchement bien d'autres) pour répondre à un commentaire qui m'a récemment été fait. La semaine dernière, je vous signalais la présence de pingouins sur la pièce de deux dollars. Vous ne les voyiez pas?

Voici la clé de l'énigme: prenez la pièce du côté «ours», mettez-la à l'envers et appliquez votre doigt pour couvrir l'ours à moitié (gardez ses pattes dégagées qui sont alors en l'air). Vous les voyez? Oui, oui: ils sont là! Une bande de 4 pingouins contemplatifs! Ça fait donc 50 cents le pingouins, ce qui est quand même dix fois plus élevé que le castor.

lundi 23 février 2009

Entrevue exclusive avec un terroriste
socialement inaccepté

Il y a des individus masqués en cavale à Montréal. Et pas juste des manifestants anarchistes que les policiers vont bientôt pouvoir légitimement démasquer avec la bénédiction du maire de Montréal (Tremblay tousse) et de son règlement anti-masque. Non, il y a des individus louches qui ont froid au nez. Ce qui est très louche. Et il y a Lou Skannen. Sinistre moraliste blogo-crypto-coco qui sévit sur le site que vous fréquentez.

Disant avoir un contact, Claude - alias Poirier - Pommier m'a proposé une rencontre exclusive avec le personnage. Un rendez-vous a été fixé à 18h13, le 23 février, sous un pilier du pont Jacques Cartier. Claude Pommier est venu à ma rencontre. Il a fait signe à un basset qui a jappé trois fois. Quatre individus toujours louches et masqués sont sortis de trois tonneaux ayant déjà servis à transporter des produits chimiques comme de la vieille graisse à patates frites hydrogénée. Pommier s'est éclipsé. Les individues masquées (il y a des «e» parce que j'ai alors constaté que c'était des femmes) m'ont escorté jusqu'à une voiture Ford Escort 85 conduite par - vous le devinez - un autre individu louche. On m'a mis un sac de papier métro sur la tête et on m'a conduit à Lou Skannen.

Voici l'intégrale de cette entrevue exclusive qui est un véritable scoop pour Buffet complet.

YXI: Êtes-vous l'ex-président de la Caisse de dépôt et de placement? Êtes-vous Mario Dumont? Êtes-vous l'ombre de John Charest?
LS: Non, non et non.
YXI: Pour qui travaillez-vous?
LS: Je suis un travailleur autonome. Mon plan de carrière est simple: je veux contrôler la planète.
YXI: Pourquoi le masque?
LS (en prenant une voix sinistre et en poussant un soupir de satisfaction narcissique): C'est une bonne question.
YXI: Oui, mais encore?
LS (impatient): Ça a commencé un soir d'été où il y avait beaucoup de smog. J'ai trouvé ce chiffon qu'un ancien patron m'avait offert comme cadeau de congédiement. Cela m'a permis de respirer plus proprement et j'en ai toujours besoin.
YXI: Quelle couleur le masque?
LS: Rouge! C'était une guenille que mon patron utilisait pour signaler la présence des poutres surdimensionnées qu'il transportait dans son camion.
YXI: Êtes-vous végétarien?
LS: Les parties d'animaux me rebutent.
(Quels animaux? Quelles parties d'animaux? Skannen refuse de répondre et menace de mettre un terme à l'entrevue. On doit passer à un autre sujet.)
YXI: Quel avenir pour les Canadiens de Montréal?
LS: Ils devraient changer de nom. Ils devraient s'appeler «Nordiques».
YXI: Que pensez-vous du règlement anti-masque de Montréal?
LS: Un outrage à la liberté. Quand je serai maître du monde, je ferai tomber mon masque et trembler le maire. Mais je suis bon, je lui promet un nouvel emploi. Mais il sera subordonné à son frère qui sera, lui, préposé à une pelle.
YXI: Dans le cas où un règlement anti-masque est adopté, allez-vous chercher trouver refuge dans un autre pays où l'on peut garder le masque? Si oui, Lequel? L'Afghanistan? Le Perquistan? Les États-unistans$ Ou la Gaspésie?
LS: Bof! J'irai à Longueuil!
(Bref, on n'a pas fini de subir ses impertinences d'ici à ce que la police l'attrape un beigne à la main!)

LS m'offre une bière Dow. Je comprends que l'entrevue est terminée. Il est 21h42. On me remet le sac sur la tête et me guide vers une auto Ford Descorte 58 probablement immatriculée KAN NEN (avis aux escouades anti-toutes). Un complice (est-ce Nikolas Klasse?) démarre la diligence et roule pendant plusieurs kilomètres avant de me larguer en pleine rue Frontenac.

Merci Claude Pommier!

dimanche 22 février 2009

L’avenir est au pâté chinois

Conversation dans l'air du temps (2)

Il a fallu de bonnes discussions avant que Béatrice et Léo n'arrivent à s'entendre pour un restaurant de samedi soir. Léo veut du cassoulet; Béatrice veut quelque chose de pas compliqué et pas cher. Mais, nous sommes le samedi soir, le soir où les touristes de proximité envahissent Montréal-la-misérable.

Béatrice: C'est complet au Flambard
Léo: Zut, le Jardin de Panos sur Duluth alors? On peut aussi apporter le vin.
B: C'est plein de «450»
L: Re zut
Une tierce personne intervient (toujours louches, les tierces personnes): Je connais un bistrot dans l'Est.
Personne d'autre connaît. (L'ignorance nous perdra tous un jour). Téléphone. Le proprio du bistrot a du cassoulet au menu. Il réserve une table. L'accueil est exemplaire.
Il est délicieux, notre plat de cassoulet, assure la serveuse. L salive déjà. La commande est faite. Dix minutes. Puis, arrive l'assiette.
Attention c'est très chaud. Une cuisse de confit et une saucisse flottent sur un marécage de fèves blanches.
L: Ce ne sont pas des flageolets, ça. Ce sont des fèves blanches de cabane à sucre.
B s'en fout puisqu'elle a choisi de prendre du foie de veau.
La serveuse (ultra gentille): Mais cela donne quand même du cassoulet. Il y a plusieurs façons de faire le cassoulet.
L (qui apprécie la gentillesse de la serveuse, met un peu d'eau dans son vin qu'il trouve cher): Je le sais. Je suis de Toulouse. Et en plus, je connais un village qui organise un festival du cassoulet chaque année. Si vous voulez, je vous y invite.
B n'est pas dupe du manège.
La serveuse: Le problème, ce sont les émissions de méthane qui augmentent beaucoup au lendemain.
L: (...)
B (en prenant une bouchée de son foie de veau): C'est vrai. Et la France a signé le traité de Kyoto à ce que je sache.
L: (...)

Il y a des samedi soir où il vaudrait mieux manger du pâté chinois.

C'est ainsi qu'aujourd'hui le prix de l'essence est à 84,5 cents le litre.