Rien n'a plus de classe qu'un bon classique.
En plus, il y a les chansons de Noël.
Cette année, j'ai complètement oublié de mettre en vente mon disque spécial de Noël. Vous savez, comme tous les interprètes font à un moment ou l'autre de leur carrière. Évidemment, je ne suis pas un interprète, mais rien n'interdit de profiter de la manne de la surconsommation quand elle passe.
Alors, voilà. Comme on dit, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Ceux qui sont encore à la recherche d'une idée cadeau pour quelqu'un dont ils se tapent peuvent se rabattre sur ce splendide exemple d'opportunisme saisonnier.
N'empêche, il est bien tard pour ce faire; je le sais. En fait, cet oubli me fait passer pour aussi précaire qu'un phoque sur sa banquise en pleine décomposition climatique.
Phoque!

Le véritomètre, coédité par iTélé et Owni, analyse le discours politique français à l’occasion de la campagne présidentielle.
Via cet article de Vincent Dumont dans Slate.fr :
Et si la communication politique devenait responsable?
Les hommes politiques qui ont essayé y ont laissé des plumes, démontrant que la stratégie de l’image, du court-terme et de l’illusion étaient les seules possibles…

Photo: Ryan Hyde, via Wikimédia
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L’«agitation politique» qui a provoqué la vague orange aux dernières élections découle plutôt d’un ras-le-bol des Québécois à l’égard des politiciens que d’un naufrage de l’option souverainiste. Voilà la conclusion d’une étude commandée par le premier ministre Stephen Harper, qui a coûté près de 16 000 $ en fonds publics.
Harper a commandé une étude sur l’«agitation politique» au.Québec
Martin Croteau, La Presse, 13 février 2012

Photo: Le Chibouki (beaucoup moins) frustré, via Wikipédia
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Peu après l’annonce de Pauline Marois [faire payer les riches], le porte-parole officiel de la CAQ en matière de finances, François Bonnardel, qui avait manifestement oublié le discours adéquiste de 2010, expliquait à La Presse qu’un gouvernement caquiste maintiendrait la contribution uniforme de 200 $.
L’entourage de M. Legault a dû «corriger le tir» par voie de communiqué avant que M. Bonnardel ne découvre enfin le caractère «profondément inéquitable» de cette contribution, qui devra conséquemment être modulée. On comprend le premier ministre Charest de vouloir jouir un peu de ce pittoresque spectacle avant de déclencher des élections.
La lutte des classes
Michel David, Le Devoir, 11 février 2012


Le logo politique du PQ, créé en 1968, fut l’oeuvre du peintre et du poète Roland Giguère. Le sigle était composé d’un cercle bleu, quelque peu entrouvert, brisé par une flèche rouge. Le «Q» du PQ de René Lévesque invitait à sortir du cercle du colonialisme et proposait l’indépendance comme ouverture sur le monde.
Le nouveau «Q» du PQ (parti d’affirmation nationale de Pauline Marois) conserve son cercle bleu. Sa pointe a cependant été inversée et le rouge a tourné au vert. De loin, il ressemble à un sabot de Denver. Il n’invite plus au dépassement. Il suggère plutôt l’immobilisme, l’attentisme, le conservatisme.
La suite sur le site de La Presse...
Un «Q» rassembleur
Nestor Turcotte, La Presse, 16 novembre 2011
Plusieurs ont remarqué que le nouveau logo de la CAQ ressemble à celui de la Fédération des coopératives funéraires du Québec.
Oups, j’avais oublié le logo de l’Option nationale. Mauvais signe?
Amir Khadir interpelle Lucien Bouchard, président de l’association pétrolière et gazière du Québec, en commission parlementaire. (31 mai 2011)
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Je trouve assez juste le portrait que tout le monde fait d’Amir, ces jours-ci. Mme Payette l’autre samedi dans Le Devoir, Patrick Lagacé cette semaine dans La Presse, même André Pratte, le même jour: «Le député de Mercier est un homme brillant, informé, fonceur, convaincu comme seul peut l’être un militant. Chaque société a besoin de gens comme ça, incorruptibles, idéalistes, imperméables à la critique».
Imperméable à la critique, ce n’est pas vrai si on entend par là qu’elle ne l’affecte pas. Quand même, c’est pas mal comme portrait de la part d’un adversaire «naturel» comme André Pratte - qui le plante joyeusement dans la suite de son éditorial, évidemment. [...]
Vous n’imaginez pas comme je me réjouis de vous voir si nombreux à être «fiers» d’Amir. C’est pas souvent que vous et moi partageons le même engouement; que nous nous accordions soudain pour trouver admirable cette espèce de gauchiste persan, c’est quand même étonnant, non?
Quelques mots d’Amir
Pierre Foglia, La Presse, 5 juin 2011

Photo: Boivie, via Wikimédia
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Dans un courriel envoyé à tous ses collègues du caucus péquiste, Lisette Lapointe a résumé en un mot la position adoptée par son parti sur le projet de loi visant à légaliser l’entente qui confie à Quebecor la gestion du futur amphithéâtre de Québec: «pathétique».
[...] le projet Labeaume-Maltais est cliniquement mort. Le gouvernement devra donc se mouiller par un ajout au projet de loi omnibus qui sera adopté la semaine prochaine. Sur le plan de la procédure, le problème sera donc réglé, mais cela ne confère pas plus de moralité à l’exercice.
Pire encore, M. Lessard a indiqué que les nouvelles dispositions qui seront incluses dans le projet de loi omnibus qu’il déposera la semaine prochaine ne légaliseront pas seulement l’entente sur l’amphithéâtre de Québec. Elles permettront à toutes les municipalités qui veulent en construire un de passer outre aux dispositions de la Loi sur les cités et villes.
Autrement dit, la loi 76, qui avait été adoptée en février 2010 pour forcer les municipalités à assurer une saine concurrence, est déjà caduque. Mme Lapointe a bien raison: tout cela est pathétique.
Pathétique
Michel David, Le Devoir, 4 juin 2011

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Il y a un an, Pauline Marois et ses députés s’étaient présentés à l’Assemblée nationale un foulard blanc au cou, symbole d’intégrité face à un gouvernement qui bafouait les plus élémentaires règles d’éthique.
Le premier ministre Charest avait crié à l’hypocrisie. Finalement, il avait peut-être raison. Jeudi, Agnès Maltais a déposé à l’Assemblée nationale un projet de loi privé qui permettra à la Ville de Québec d’accorder à Quebecor n’importe quel contrat relatif à la gestion du futur amphithéâtre sans se soucier des nouvelles dispositions de la Loi sur les cités et villes, qui visent notamment à assurer une plus grande transparence des appels d’offres.
«Il faut arrêter de niaiser, a lancé Mme Marois mardi devant la Chambre de commerce de Québec. Nous voulons une équipe de la Ligue nationale de hockey, alors agissons en conséquence.» On aurait cru entendre le maire de Québec, comme si la chef du PQ avait été elle-même «labeaumisée».
[...] Au fil des ans, les électeurs souverainistes ont accepté d’avaler bien des couleuvres. À défaut de réaliser la souveraineté, ils pouvaient toujours se consoler à l’idée qu’un «bon gouvernement» péquiste ramènerait au moins un peu de moralité dans la gestion des affaires publiques. Le projet de loi Labeaume-Maltais donne cependant un très désagréable avant-goût de la «gouvernance souverainiste».
Les niaiseux
Michel David, Le Devoir, 28 mai 2011
Aussi :
La légalité de l’amphithéâtre
Yves Boisvert, La Presse, 27 mai 2011