mardi 15 septembre 2026

Bureau de travail

 



C’est très sympathique de constater que, en cette ère d’interconnexion informatisée et d’intelligence artificielle, des parlementaires éprouvent toujours le besoin d’échanger par le biais de la sempiternelle paperasse.

En effet, afin «d’intensifier» les échanges parlementaires avec le CAnada, l’Union européenne (UE) a décidé d’ouvrir un bureau tout ce qu’il y a de plus officiel à Ottawa. L’initiative a d’ailleurs été applaudie par le premier ministre cAnadien, M. Mark Carney, lequel cherche à établir une «alliance unique» avec l’UE.

Évidemment, on nous a servi la salade coutumière des «valeurs communes» portant au rapprochement, alors que – c’est couru d’avance – ce n’est qu’une question de gros sous. Ne serait-ce que pour payer le loyer d’un bureau dans le centre de la capitale, alors que le tout aurait pu tenir à l’intérieur d’un ordinateur portable dans le tiroir d’en bas du meuble où travaille M. Carney.

Ce dernier a dépensé son capital de crédibilité à se faire valoir comme étant le défenseur de l’indépendance cAnadienne face aux ingérences yankees. Or, cette récente collaboration risque fort de nuire à cette glorieuse image. N’oublions pas que l’UE est totalement inféodée à Washington.

Ça la fout mal, côté indépendance.