jeudi 26 septembre 2013
mercredi 25 septembre 2013
Ben oui, certain!
Un récent sondage exécuté par Léger Marketing pour le compte
de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, un organisme reconnu pour
n’avoir à cœur que le mieux-être du peuple, a révélé que 69 % des Québécois
seraient favorables au retour d’une équipe de baseball majeur à Montréal. Nul
doute que la proportion doit augmenter auprès des résidants de la métropole.
Évidemment, il n’en faut pas plus pour que le grenouillage
commence. N’est-ce pas que ça serait chouette d’avoir quelque chose à mettre
dans l’éléphant blanc sis à l’intersection Viau et Sherbrooke Est? En d’autres
termes, au Stade olympique?
Ah oui, mais minute! Les promoteurs du projet n’en ont pas
pipé mot encore, mais ils objecteront tout de suite qu’il n’est pas question de
remettre une équipe de baseball majeur dans ce qui lui a servi de tombeau par
le passé! Au contraire, il faudra construire un nouveau stade, réservé
exclusivement au baseball. Et pas n’importe quoi! Il faudra que les nouvelles
installations plaisent aux organisateurs du sport. Bref, il faudra que ça en
jette!
Ah oui, mais attention! Pas question que les promoteurs
mentionnés ci-dessus crachent un fifrelin. Bref, il faudra que les répondants
au sondage pigent dans leurs escarcelles pour acquitter la facture, collectivement
et au nom du bien commun.
En passant, un autre sondage aurait donné des résultats tout
aussi favorables quand on a demandé aux gens s’ils voulaient à Montréal une
équipe de cricket, une de boulingrin, une de football gaélique, une de curling
professionnel, deux de buskashi, quatre de polo, une autre de polo aquatique,
une ligue masculine de lutte dans le Jell-O et même une véritable équipe de
hockey professionnel; ce qui manque cruellement, à Montréal surtout.
Ce qu’il y a de bien avec le vox populi au Québec, c’est
que, quelle que soit la question que l’on pose – sauf une –, on obtient toujours
un pétulant «Ben oui, certain!»
mardi 24 septembre 2013
Commission Ménard
Décidément, le
gouvernement Marois a le sens de la formule. Plutôt que d’appeler ça la
Commission Ménard, on a décidé d’appeler ce cirque la Commission spéciale
d'examen des événements du printemps 2012 sur la crise étudiante.
Une petite pause pour reprendre son souffle…
Alors, comme tout le monde a vu, entendu, lu et discuté tous les aspects
de la fameuse crise étudiante, dite «Printemps érable» (sic), il fallait
maintenant mettre sur pied une commission d’enquête qui pourrait désormais nous
expliquer ce qui s’est passé. Apparemment, on nous considère trop attardés et
on a peur qu’on ne comprenne pas. Ou alors, on ne nous estime pas si bête que
ça, et on ne veut pas qu’on se fasse une idée juste par nous-mêmes.
Alors, on a sorti Serge Ménard des boules à mites afin qu’il se charge de
nous donner, sur un plateau d’argent, une explication proprette des événements.
Pas question de jeter le blâme sur qui que ce soit. À ce propos, les policiers
ont grand tort de boycotter ladite commission; ils n’auraient couru aucun
risque. Les étudiants, eux, ont essuyé les coups; bien mal venu qui voudrait
les charger davantage. Le gouvernement? Mais ce n’est plus le même gouvernement;
et le parti qui était au pouvoir a fait peau neuve avec Philippe Couillard (le
nom est marrant).
Alors, à quoi ça va servir tout ça? À mettre le bouchon dans le goulot de
la bouteille afin que le mauvais génie ne puisse jamais en sortir. Ne pas
mentionner, par exemple, que les forces de l’ordre sont fortement hiérarchisées
et qu’à ce titre, elles ne se permettent jamais d’initiatives. À part pour une
ou deux exceptions qui ont la canisse de poivre un peu leste sur un coin de
rue, le reste est discipliné. «Ils ne font qu’obéir aux ordres», comme on dit
toujours pour tout excuser. Bref, les débordements du printemps 2012 ont été
commandés d’en haut, mais on aura grand soin de ne braquer les projecteurs
qu’en bas.
Commandés par qui, d’abord? La haute gomme de la police? Sûrement pas, ce
n’est pas son rôle. Vous croyez vraiment qu’on va creuser jusqu’à ce qu’on
puisse prouver que les ordres sont venus du cabinet du premier ministre avec la
recommandation de rétablir l’ordre «par n’importe quel moyen», si c’était le
cas? La Commission n’a certainement pas le mandat de ternir l’image du
gouvernement, quel que soit le parti au pouvoir.
Alors quoi? Rien.
On va tourner autour du pot en mettant l’accent sur les conséquences et
non sur les causes; sur les exécutants et non sur les décideurs. Et puis, dans
un an, on sera curieux de savoir combien ça nous aura coûté.
Peut-être autant que le temps supplémentaire des flics.
lundi 23 septembre 2013
Montréal en campagne
Eh oui, mes chers amis, depuis vendredi, Montréal – comme
toutes les autres villes du Québec – se retrouve en campagne. C’est une bonne
chose, car, comme chacun sait, l’air y est meilleur, surtout à proximité d’une
méga-porcherie, là où on regrette les effluves industrielles.
Mais il s’agit, dans ce cas-ci, d’une campagne un peu
spéciale, car elle est électorale. Vous avez compris que je faisais allusion à
la date du 3 novembre, après laquelle nous pourrons nous consacrer en toute
quiétude au magasinage de Noël, ayant à la direction des affaires municipales
une autre bande de croches et de corrompus.
Donc, ce vendredi, nous avons eu à nouveau droit au vaste
déballage de promesses aussi creuses – pour ne pas dire mensongères – que d’habitude,
le tout nappé de vœux pieux et de vibrantes visions prophétiques témoignant de
la gloire future de Montréal, métropole de l’avenir. Cité de référence dans le
contexte nord-américain, avec ses rues défoncées et son sous-sol miné par les
fuites d’eau.
Mais ces détails ne sont pas importants.
Je retiens de la profonde vacuité des interventions celle de
mon idole de toujours, le célèbre – dont les capacités sont inversement
proportionnelles à l’omniprésence – Denis Coderre qui n’a pas hésité à affirmer
que Montréal avait besoin d’un maire fort.
Apparemment, c’est plus facile que d’en avoir un honnête.
![]() |
| En attendant, votez pour lui. |
samedi 21 septembre 2013
jeudi 19 septembre 2013
samedi 14 septembre 2013
Pauline à (côté de) la plaque
Si j’étais cAnadien, je dirais un grand merci à Pauline Marois, celle
qui a mieux su diviser le vote souverainiste que ne l’a fait Lucien Bouchard
lui-même. À preuve, les séquelles de la purge qui a chassé des rangs du Bloc québécois (ça existait encore?) Maria Mourani.
De tergiversations en reculades, Pauline-à-côté-de-la-plaque a su miner le peu
d’assurance que le retour au pouvoir du Parti québécois avait pu insuffler aux
troupes, parmi lesquelles j’inclus les sympathisants. À force de tâtonnements,
elle a mis de l’avant un programme bancal qui a finalement abouti à un faux
débat autour d’une hypothétique et imprécise notion de l’identité québécoise
contre laquelle tous s’élèvent, mais que personne ne peut définir.
Un battage stérile qui pousse en touche des problèmes plus
pressants, dont celui de l’avenir de tout un peuple et qui, dans le meilleur
des cas, ne finira qu’à aboutir à une autre charte dans laquelle nos
aspirations nationales finiront par s’empêtrer devant l’une ou l’autre cour de
pseudo-justice.
De plus en plus démobilisés – et de plus en plus vilipendés,
tant à l’intérieur qu’à l’extérieur –, les souverainistes et leur rêve ne sont
plus, pour emprunter les mots d’Yves Beauchemin, «qu’un cadavre encore chaud».
Si elle l’avait cherché, Pauline Marois n’aurait pas pu
mieux servir les intérêts du CAnada.
Allez donc savoir… Comme Lucien Bouchard nous l’a prouvé
depuis, elle n’est peut-être pas autant à côté de la plaque qu’on pense.
vendredi 13 septembre 2013
Dekessé?
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| Ali le chimique II |
Bon alors, il semble que des gens ont hésité sur le sens du
bas de vignette accompagnant la capsule de l’autre jour. Pour la plupart, «Hussein
le chimique» était une allusion à Saddam Hussein et à Ali Hassan al-Majid, son
cousin, surnommé «Ali le chimique» par les médias occidentaux. Et ils avaient
parfaitement raison.
Mais ils étaient dans l’erreur.
Dans le cas qui nous occupe, «Hussein le chimique» est une
fine allusion au deuxième prénom du président des Stazunis, dont le nom complet
est Barack Hussein Obama II. «Barack» provenant, j’imagine, de ce qu’il
habitait un «shack su’l bord d’la track» avant d’arriver à la Maison Blanche; une baraque, quoi. «Hussein»
doit indiquer, je suppose, qu’il appartenait à l’importante communauté
arabe d’Honolulu où il est né. Quant à «Obama», cela doit être hérité, je pense, des origines
irlandaises de sa grand-mère, une O’Bama de l’Offaly. Quant au «II», il
signifie, je l’espère, qu’il n’y en aura pas d’autre après lui.
Dès lors, le surnom de «Hussein le chimique» devient plus
compréhensible: Barack Obama ne vaut pas mieux qu’Ali le chimique.
mercredi 11 septembre 2013
US watch out!
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| Hussein le chimique |
Hier soir, le pacifique président Barack Obama a prononcé un
discours télévisuel empreint de compassion et de justesse. En effet, dans le
contexte de la crise syrienne, et devant l’irrésolution du peuple et de ses
représentants, il a voulu préciser sa position et susciter les appuis qui lui
manquent encore.
Ce fut un beau et grand discours où il a d’abord fait le
point sur les origines de la crise et sur la solution concoctée par le
gouvernement russe. Le récipiendaire du prix Nobel de la paix a admis être
soulagé par la perspective d’une résolution à ladite crise sans avoir recours à
des frappes militaires, ciblées et contenues de manière à ne jamais au grand
jamais causer de «dommages collatéraux».
Néanmoins, il a servi un sérieux avertissement à la Syrie,
et à tous les pays: son gouvernement ne tolérera jamais qu’un État, quel qu’il
soit, puisse utiliser des armes chimiques, surtout à l’endroit d’une population
civile. Cette mise en garde était bien sûr assortie d’une menace directe
d’intervention militaire en cas de transgression.
Après l’utilisation inconsidérée, par les Stazunis, de
l’agent orange et du napalm, au Vietnam entre autres, du phosphore blanc et des
armes à uranium appauvri, en Irak entre autres, mon pote Barack va leur en
mettre plein la gueule!
dimanche 8 septembre 2013
Le jour du saigneur
Ce qui m’amuse beaucoup dans les discours émanant de divers
horizons – et pas seulement au Québec –, c’est qu’il faut toujours respecter la
religion des gens. La nouvelle morale de la tolérance a accroché son char à
celui des cultes, des croyances et autres superstitions.
Il faut que les gens respectent les religions? Foutaise!
Depuis leur création, les religions n’ont jamais respecté
quiconque, individus ou groupes humains. Elles ont toujours pratiqué
l’exclusion sectaire – c’est même là leur raison d’être – et n’ont jamais
hésité à lancer leurs fidèles contre les incroyants, comme autant
de bourreaux ergomanes.
Au contraire, les religions, toutes à caractère fasciste
sans exception, ne méritent aucun respect. Elles ont traversé l’histoire
drapées dans l’arrogance de leur toute-puissance, ignorant la plupart du temps
ceux-là mêmes qui avaient le plus grand besoin de leur secours et surtout menant
aux diverses formes de gibets ceux qui tentaient de défendre les laissés-pour-compte.
Si vous pensez que les banquiers méritent votre estime,
alors oui vous devez respecter les religions, car les clergés, quelle que soit
leur confession, ont toujours été les plus fidèles serviteurs de la richesse et
de l’iniquité.
samedi 7 septembre 2013
Le hic du laïc
Il y a quelques jours, Bernard Drainville, notre conséquent
ministre responsable (sic) des Institutions démocratiques et de la
Participation citoyenne, et président du Comité ministériel de l’identité, en a
proféré une bien bonne. Interviewé par ICI Radio-CAnada-Desmarais, il a défendu
le point de vue de son gouvernement sur la question des valeurs québécoises,
insistant sur l’égalité entre les sexes et, surtout, sur la nécessaire laïcité
de l’État québécois dans tous les domaines.
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| Crucifix chrissement laïque |
Il s’agissait d’une longue entrevue et, comme tout spectacle
talentueusement mis en scène, il a gardé le meilleur pour la fin. Ainsi les
téléspectateurs ont pu passer à la publicité dans un grand éclat de rire. En
effet, ce cher ministre à la logique implacable, laquelle eût fait pâlir
d’envie le Vulcain le plus rigoureux, a indiqué que « le crucifix de
l’Assemblée nationale était là pour rester ». En effet, semble-t-il, il
s’agit d’une question de respect à l’endroit de notre patrimoine et envers notre
passé.
Parlant de passé, on pourrait effectivement repasser, quand
on pense que le crucifix est étroitement associé à la grande noirceur grâce à
laquelle, jusqu’à la Révolution tranquille, on nous a plongés dans l’obéissance
aveugle à des élites qui n’ont eu de cesse de nous vendre au plus offrant.
Puisque le cohérent ministre Drainville – son nom est béni –
est si attaché aux objets décoratifs plus ou moins cruciformes, que ne choisisse-t-il
pas une fleur de lys en argent de dimension idoine afin de remplacer ce funèbre
pantin sanguinolent punaisé en trois points!
jeudi 5 septembre 2013
Fuck-ushima
Vous souvenez-vous de Fukushima? Il s’agit d’une ravissante
petite ville située sur la côte est du Japon. Célèbre pour la beauté de ses
paysages et pour sa proximité avec la mer. Contrairement à une légende tenace,
son nom signifie «île de la bonne fortune» et non «beaucoup moins
grave que Tchernobyl».
Peut-être vous souviendrez-vous que, il y a 2 ans, un
tsunami, causé par un séisme, a gravement endommagé la centrale nucléaire
Fukushima Daichii, située à 60 km de la ville? Fort heureusement, s’est-on
empressé de nous rassurer, l’incident était «beaucoup moins grave que celui de
Tchernobyl».
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| De retour d’une visite d’inspection à Fukushima, le premier ministre japonais Shinzo Abe s’est fait rassurant. |
Rapidement, nous avons même oublié toute l’affaire, sûrs que les Japonais avaient le plein contrôle de la
situation. De fait, on s’était convaincus que les choses s’amélioraient
progressivement, puisque l’incident était «beaucoup moins grave que celui de
Tchernobyl».
En fait, les choses ne vont pas bien du tout.
En ce moment, le grand problème concerne la fuite des eaux radioactives qui ont servi à
refroidir les réacteurs, lesquelles se répandent dans l’océan à un rythme
inquiétant. Inquiétant au point que les Japonais, pourtant réputés pour ne pas
nécessairement tenir les étrangers en la plus haute estime, commencent à dire
qu’il faudrait faire appel à de l’aide extérieure. Certains de leurs experts sont même
allés jusqu’à affirmer que la situation est encore plus critique maintenant qu’aux
premiers jours où «c’était beaucoup moins grave qu’à Tchernobyl».
Pour l’instant, les autres pays ne se bousculent pas au portillon
pour offrir leur aide. D’ailleurs, les ingénieurs russes qui ont contribué à
nettoyer le site de Tchernobyl ont laissé le message qu’ils «ne voulaient pas
toucher à ça».
mercredi 4 septembre 2013
Coderre adjoint
Le bras droit de Denis Coderre s’appelle Pierre Desrochers, un sous-produit de l’industrie pétrolière. D’ailleurs, à lui voir la tête, comme ça, on dirait qu’il en a trop bu.
lundi 2 septembre 2013
Ami-Quaïda
Bien des gens reprochent actuellement aux Stazunis et à
leurs subordonnés (France, Royaume-Uni, CAnada, etc.) de se faire les complices
d’Al-Quaïda et de leurs milices islamistes dans le conflit qui se déroule
présentement en Syrie.
Je comprends mal en quoi cela est répréhensible.
D’accord, Al-Quaïda a été accusée d’avoir orchestré
l’attentat du 11 septembre 2001 au cours duquel les tours du World Trade Center
se sont effondrées comme sous le coup d’une implosion, que le Pentagone a été
attaqué par un engin volant non identifié et que l’édifice 7 s’est écroulé tout
seul. Mais est-ce là une raison suffisante pour garder rancune à une
organisation qui, la plupart du temps, a admirablement servi les intérêts
occidentaux?
Si ce n’avait été d’Al-Quaïda, serions-nous aujourd’hui en
Afghanistan? Aurions-nous eu l’occasion d’envahir l’Irak? Nos gouvernements
auraient-ils désormais le droit de fouiller notre vie privée sans raison
valable? La hantise de la guerre contre le terrorisme aurait-elle pu donner
lieu à toutes les dérives et à tous les débordements, incluant le kidnapping et
la torture?
Certes non!
Je l’affirme sans ambages. Cessons de dénigrer notre
meilleur ami dans les affaires du Levant, celui-là qui s’oppose
systématiquement au Hezbollah, au Hamas et qui pas une fois n'a tenté quoi que ce
soit à l’encontre d’Israël.
Sans compter qu’Al-Quaïda n’a jamais tué personne de riche, pas vrai?
Vous voyez bien qu’on peut lui faire confiance.
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