samedi 10 janvier 2015

Pauvres innocents...

Ceci n'est pas une caricature de Mahomet,
très saint est son nom,
que les mille bontés d'Allah soient sur lui
Tout de même, il y a de ces choses qui se passent dans le monde. Et qui se passent de commentaire, par ailleurs.

Ainsi de nos vaillants services de sécurité. Vous savez, ceux qui pillent vos courriels, espionnent votre téléphone, vérifient vos dépenses, vous suivent à la trace dans vos déplacements et qui ne se gênent pas pour le faire non plus.

Mais oui, rappelez-vous, ces organismes de renseignement qui savent, presque avant même les principaux intéressés, qui sont ceux qui envisagent de songer à la possibilité de mener une action éventuelle, de sorte qu'on peut désormais les arrêter de manière préventive.

Alors je me demande qui a dormi au gaz quand on voit des gens planifier et organiser une attaque de haut vol contre un magazine, exécuter leur forfait et réussir en plus à s'enfuir au nez et à la barbe de tout le monde, parvenant en outre à cavaler pendant 48 heures avant qu'on finisse par les coincer.

C'est sûr qu'il est toujours plus facile d'épingler des innocents; eux, ils ne s'y attendent jamais.

vendredi 9 janvier 2015

jeudi 8 janvier 2015

Sourds dingues



Difficile d'ignorer l'attaque dont a été l'objet Charlie Hebdo, avec ses 12 morts et ses deux blessés graves. Difficile de ne pas associer l'agression avec le militantisme intégriste islamique. Encore plus difficile de ne pas y voir l'effet délétère de la religion. Ou, devrais-je dire, des religions organisées; et en particulier celles qui sont soi-disant «révélées».

Révélées par qui, d'ailleurs? S'il faut les en croire, elles seraient révélées par dieu soi-même en personne. Évidemment, il n'y a rien de vrai là-dedans. Toutes ces révélations sont, au mieux, le sous-produit d'hallucinations de quelques illuminés qui se sont cru une vocation apostolique. Et des gogos qui les ont crus.

Or, aujourd'hui, quelle que soit la religion – elles sont toutes à mettre dans le même sac –, les experts indépendants commencent à soulever des doutes de plus en plus sérieux non seulement quant à la valeur desdites révélations, mais également sur leur validité quant à la «preuve» de l'existence de dieu.

Bref, si les extrémistes et les fondamentalistes de tout poil se donnaient la peine de réfléchir un moment – c'est-à-dire de s'ouvrir l'esprit un tant soit peu – ils se rendraient compte que leur légitimité, relativement aux gestes extrêmes qu'ils posent, est totalement absente. Leur seule excuse serait alors la cruauté bestiale et l'inextinguible soif de pouvoir qui ne l'est pas moins.

Le seul espoir pour l'humanité est que, un jour, la religion, avec ses fous de dieu, soit réservée exclusivement à la sphère privée et qu'elle n'en sorte plus. Ainsi, elle se trouvera confinée au même espace que la masturbation, laquelle rend sourd également.



mercredi 7 janvier 2015

lundi 5 janvier 2015

Dame-jeanne




L'élection de Michaelle Jean à la présidence de la Francophonie a fait couler beaucoup d'encre. Curieusement, ce sont surtout les opposants à cette candidature qui se sont fait entendre. Ceux qui l'ont appuyée – pour ne pas dire «propulsée» – sont demeurés étrangement silencieux. Peut-être était-il préférable pour garantir le succès de la manœuvre qu'ils demeurassent méconnus. Qui sait?

Les principales réserves tiennent aux compétences de Mme Jean relativement aux fonctions qu'elle devra occuper. Or, je ne vois pas là un motif d'inquiétude, bien au contraire. Depuis des décennies, les têtes dirigeantes de la Francophonie n'ont jamais eu qu'un rôle protocolaire et, à ma connaissance, n'ont jamais levé le petit doigt afin d'encourager ou d'appuyer l'usage du français où que ce soit, même pas au sein d'un des pays membres de leur organisation.

Bref, que ceux qui ont remis en question la compétence de Mme Jean dans le cadre des fonctions rattachées à ce poste se rassurent: il n'en faut aucune. Autrement dit, la charge ira comme un gant à la principale intéressée.

samedi 3 janvier 2015

Discours patraque

Patrack Obama qui porte son air farouche pour l'occasion.


Patrack Obama a mis sa belle cravate à rayures – laquelle n'est pas sans rappeler par son design le chiffon dont il aime se draper en toute occasion – et a pris un air sévère afin de dénoncer la vaillante République démocratique populaire de Corée au sujet de l'affaire Sony. Ladite affaire, d'ailleurs, nous a été servie par les médias comme s'il s'agissait d'une déclaration de guerre, scénario catastrophe s'il en est. En fait, elle n'aura servi qu'à faire patienter le public tandis que le prochain round de la confrontation Stazunis-Russie se prépare en Ukraine. L'affaire Sony, si on ose la comparer à une soirée de boxe, c'est la poupoune avec la pancarte à numéro.

Sauf qu'on ne sait toujours pas qui a effectivement piraté le site de Sony. Tout ce qu'on sait, grâce à Edward Snowden et à Wikileaks, c'est que les Stazunis – et accessoirement le Royaux-Munis –, par le biais de la CIA et du NSA, ont constitué la plus gigantesque machine de cyberespionnage et de cybersabotage de la planète.

Dans ces circonstances, vouloir nous faire croire que la vaillante République démocratique populaire de Corée puisse, dans ce domaine, leur tenir la dragée haute, c'est vraiment nous prendre pour des imbéciles.

Une fois de plus ou de moins, il est vrai...


vendredi 2 janvier 2015

Gêne au cidre




Ça s'arrose! Avec du cidre acide, pourquoi pas?

Israël a reconnu que son attaque de la bande de Gaza en 2014 était une guerre. La première qu'il a menée contre le peuple Palestinien! Ainsi, toutes les autres agressions contre cette infortunée enclave n'étaient donc pas des guerres; probablement seulement des interventions de pacification.

D'ailleurs, je ne suis pas sûr que le juste et respectueux gouvernement de Jérusalem ait raison de considérer cette action comme une guerre. Après tout, dans une guerre, ce sont surtout des militaires que l'on tue, pas vrai?

Alors quand ce sont majoritairement des civils...

jeudi 1 janvier 2015

Bonne année...




... quand même.

mercredi 31 décembre 2014

Maudite boisson!


mardi 30 décembre 2014

Poutine en or

Barack Hussein Obama qui n'a pas l'air aussi crétin que son prédécesseur.


Depuis Richard Nixon, ancien président des Stazunis ayant pris une retraite anticipée, la norme économique dans ce pays est de considérer l'or comme de l'anti-dollar. En d'autres termes, ces deux biens se trouvent aux extrémités d'un jeu de balance. Quand la valeur de l'or monte, celle du dollar baisse, et inversement.

Afin de soutenir leur monnaie, les Yankees n'ont d'autre choix que de dévaluer systématiquement l'or, et aussi le pétrole. Ce dernier pour deux raisons. D'abord parce qu'ils sont de féroces consommateurs de ce produit, et donc un pétrole meilleur marché leur coûte moins cher. Ensuite, en abaissant le prix du pétrole – et des autres produits pétroliers – , ils privent ainsi la Russie d'une importante source de revenus. Ça lui fait les pieds, à celle-là, pour refuser chaque fois de rentrer dans le rang; c'était tellement mieux du temps du gros pochard Boris.

Mais les Russes, pas aussi crétins qu'on voudrait bien nous le faire croire, se sont mis au diapason du petit jeu yankee. Effectivement, le rouble a subi une sévère dévaluation cette année. Mais même si le prix du pétrole est maintenu artificiellement bas, ils ne se font pas payer en roubles. Pas fous. Ils exigent paiement de l'une de deux façons: en or ou en dollars stazuniens.

Comme la valeur du dollar est artificiellement maintenue, ils peuvent ainsi acheter de l'or sur les marchés afin de soutenir leur économie, et à un prix relativement bas. Pendant ce temps, en Occident, les économies s'échinent à se tirer dans le pied en essayant – de la mauvaise façon – de saboter l'économie russe.

Il y a un article intéressant là-dessus, juste ici.

lundi 29 décembre 2014

Austère et se taire

En octobre 2005, on assistait au déblocage des fameux «lucides» avec nul autre que not'bon maître Lucien Bouchard en tête. Il y a une décennie, c'était le mot-valise qui ne voulait dans les faits rien dire, mais qui servait à faire taire tout le monde.

Le temps a passé depuis ces anciennes sottises, et voici que les nouvelles bêtises sont à notre porte, pas plus signifiantes, mais au moins on dirait – c'est une impression toute relative, il est vrai – que, maintenant, les gens sont moins portés à gober sans rien dire. La nouvelle mode est donc de fourguer le terme «austérité» partout et en toute occasion. Premier ministre, président du conseil du trésor, ministre des finances – quand ce ne sont pas les autres ministres qui n'ont pas à se mêler d'économie – tout le monde ânonne en cœur.

Austérité par-ci, austérité par-là, et swinguez votre compagnie!

Ce qu'on oublie toujours de mentionner, c'est que voilà un quart de siècle environ qu'on nous serre la ceinture avec le couteau sous la gorge, et qu'on n'est pas plus avancés, sur le plan de l'équilibre budgétaire, pour autant. Bref, l'austérité, ça ne marche pas!

En fait, ça marcherait peut-être, si l'argent qui ne nous revient plus n'était pas dilapidé par le gouvernement sous forme d'abris fiscaux, de ristournes, de remises et d'autres faveurs à l'endroit d'une bourgeoisie avide qui, contrairement à une légende tenace, ne veut pas du tout que l'État comprime ses dépenses, bien au contraire. Elle veut seulement que tout le fric lui revienne. De là les idées de  sous-traitance, de PPP et de privatisations qui, mises ensemble, nous coûtent plus cher que jamais.

À ce compte-là, on n'a peut-être pas, finalement, les moyens d'être austères.


dimanche 28 décembre 2014

Concussionnaires prévaricateurs apostats



En effet, ils font preuve d'une résilience extrême.

Par exemple, je suis persuadé qu'une totale absence de scrupules, d'honnêteté ou de conscience sociale ne les rebuterait pas davantage quant à leur choix de carrière.

Braves petits...



vendredi 26 décembre 2014

Play box!

Décidément, les attaques se multiplient aux dépens des pauvres Stazunis qui n'en finissent plus de ployer sous les coups assénés par la communauté internationale des pirates informatiques.

Il y a quelques semaines, Sony s'était fait voler des données apparemment hautement confidentielles – quelle catastrophe, n'est-ce pas? –, ce qui m'avait privé de sommeil pendant des nuits. Et voici qu'on apprend que, à la suite d'une cyberattaque, les sites de PlayStation et de Xbox sont devenus inopérants pendant quelques heures.

Que vont faire ces deux géants des jeux vidéo? Vont-ils eux aussi, et malgré l'adversité qui semble s'acharner sur eux, distribuer un produit de piètre qualité qui se vendra avec d'autant plus de facilité que sa rareté aura été ainsi artificiellement créée?

Sony et toute la gammick, même combat!


mardi 23 décembre 2014

Le raide y cale



Je ne sais si vous avez comme moi la chair de poule en lisant le chapeau de l'article ci-dessus tiré du quotidien La Presse du 22 décembre.

Je ne puis m'empêcher de reprendre les termes exacts à l'effet qu'«un homme récemment radicalisé» (sic) fera face à des «accusations d'incitation à craindre des activités terroristes» (re-sic). Cet homme a été arrêté cette fin de semaine de manière «préventive» (sic'n'tired), a expliqué un porte-parole de la police, à la demande de ses proches (quelle famille!).

À preuve qu'il représentait une grave menace pour l'ensemble de la société, lors de la perquisition qu'on a menée à son domicile, on trouvé un plan de la ville de Morial sur lequel étaient indiqués l'emplacement de 4 postes de police. Apparemment, l'individu avait vendu la mèche en consultant de l'information qui est de notoriété publique. Sombre personnage, n'est-ce pas?

En passant, j'ai moi-même reporté sur un plan de la ville  l'emplacement de quelques postes de police, une information qui m'a été fort utile lorsqu'il m'a fallu faire buriner mon vélo. J'espère que je ne verrai pas l'escouade tactique débarquer chez moi, gaz lacrymogènes en tête…

Bref, maintenant on met en taule des gens sans véritable raison. Il y a 30 ans, c'était 1984, et on appelait ça le «crime par la pensée».

Avouez que, pour une soi-disant démocratie, en 2014, c'est un peu raide.

lundi 22 décembre 2014

Cas de liste



Alors toute cette histoire commence par une connerie, c'est-à-dire une soi-disant comédie tournée par  Sony Pictures Entertainment (SPE). Le film racontait sur un ton humoristique une tentative d'assassinat sur la personne de M. Kim Jong-Un. Bon, on peut se demander comment réagiraient les Stazunis si la vaillante République démocratique populaire de Corée avait tourné un film où on cherchait à assassiner leur président, mais passons.

Fin novembre, SPE annonce avoir été la victime d'une cyberattaque de la part d'un groupe de pirates informatiques se faisant appeler «GOP» (Guardians of Peace). L'attaque semble avoir été relativement inoffensive. Les «agresseurs» avaient alors dérobé quantité de données et en avaient mise d'autres en ligne. Peu après, SPE a reçu des menaces, évoquant les attaques du 11 septembre, à la suite desquelles la décision a été prise d'annuler la sortie du fameux film.

Inutile de dire que les Stazunis ont été littéralement bouleversés par cette attaque. Eux qui ont l'habitude de saboter les ordinateurs d'autrui, il ne leur était jamais venu à l'esprit que ce genre de petit jeu peut se jouer à plusieurs.

Bref, les commentaires outranciers ont fusé de toutes parts, depuis Los Angeles jusqu'à New York, en passant, bien entendu, par Washington. Les principaux accusant, sans vraiment avoir de preuves – ou en tout cas en ne présentant pas celles qu'on affirme posséder, comme d'hab' –, la vaillante République démocratique populaire de Corée. C'est toujours suspect, ça. Mais passons encore.

Aujourd'hui, la présidence yankee menace de remettre la Corée du Nord sur la liste des États soutenant le terrorisme.

On se demande un peu qu'est-ce que ce serait si le régime de Kim Jong-Un avait fait périr un citoyen yankee. Je suppose que tout dépendrait de sa race...

dimanche 21 décembre 2014

Marie-Jeanne, l'héroïne



Il semble que la consommation – à des fins exclusivement médicales, bien entendu – de la marijuana a littéralement explosé au sein d'une population particulière, celle des anciens combattants cAnadiens.

Si la chose peut en surprendre quelques-uns, elle semble par ailleurs facilement compréhensible. Compte tenu que ces anciens combattants, lors de leur séjour en Afghanistan, ont passé de longues périodes à défendre farouchement les champs de culture du pavot, ils ont pu développer des habitudes de consommation un peu différentes de celles des autres citoyens.

Je me demande ce qui arriverait si on les envoyait protéger des raves.



Veuillez noter que cette photo d'un soldat cAnadien patrouillant un champ de pavot a été obtenue sur le site officiel de l'armée tout aussi cAnadienne.



P.-S.: Inutile d'écrire pour me reprocher de me moquer de «nos troupes» (sic). De une, ce ne sont pas «mes» troupes, donc j'ai le droit de me payer leur tête, surtout quand elles font le sale boulot des impérialistes. De deux, si vous avez décidé de lire le Web dans la langue de Molière, j'ai des petites nouvelles pour vous: ce ne sont pas non plus «vos» troupes, car à la moindre incartade de votre part, elles vont vous taper sur la gueule.