samedi 15 mars 2014
Stephen harpie
Oui, il va aller expliquer aux Ukrainiens à quel point il est inapproprié qu’un État étranger se mêle de leurs affaires.
vendredi 14 mars 2014
Half Ganistan
L’armée cAnadienne quitte officiellement l’Afghanistan. En
effet, les fameuses troupes – «nos troupes», comme disaient
certains à la mémoire courte ou inexistante – évacuent ce pays qui ne leur a
jamais rien demandé.
Mis à part la protection armée des champs de pavot et la
construction de taudis à vocation scolaire, la présence de l’armée cAnadienne
n’y a pratiquement rien accompli, sinon le sacrifice inutile de
pauvres jeunes personnes utilisées à mauvais escient comme chair à bombes
artisanales.
Un bilan pour le moins mitigé, composé surtout d’échecs – ce
qu’on appelle en langage poli des demi-réussites –, qui ne fait que constater
une réalité incontournable: tôt ou tard, les soldats étrangers vont
quitter l’Afghanistan et les talibans, eux, y resteront. Que ce soit maintenant
ou dans encore 10 ans, ils finiront par y reprendre le pouvoir.
Petite consolation, ils sont les seuls à avoir effectivement
lutté contre la production de drogue dans ce pays. Par contre, comme la religion
est l’opium du peuple, là aussi, on ne peut parler que de demi-réussite.
jeudi 13 mars 2014
Est-ce l’homme qui brisera le Canada?
Nouvelle couverture-choc du Maclean’s, un magazine qui a toujours eu une affection particulière pour le Québec.
Libellés :
• Numéro 6,
Coulis de gazette,
Entre deux joints
Poutine Marois
La première ministre du Québec, et surtout première femme à avoir son nom dans le
dictionnaire pour ça, Pauline Marois est toute une nationaliste. Après que certains
au Québec ont voulu être «séparés», dans les années 1960; après qu’ils ont
voulu être «souverains», dans les années 1970; après qu’ils ont voulu être «affirmés»,
dans les années 1980; puis «distincts», dans les années 1990; v’là-t-y pas que
Pauline, elle, veut être «indépendante».
Mais attention, s’il faut en croire une de ses récentes
déclarations, advenant que le Québec devienne «indépendant», il n’aura pas de frontières
et il gardera comme monnaie le dollar actuel! En d’autres termes, il sera
toujours ouvert à n’importe quelle occupation par l’armée cAnadienne, et une
large part de son économie sera contrôlée par des intérêts étrangers. Vive l’«indépendance»,
pas vrai? Ça valait la peine de se battre pour ça!
En fait, le problème est sans doute là: on ne s’est jamais
vraiment battus.
Ou alors, on s’est battus nous-mêmes…
P.-S.: Loin de moi l’idée de vouloir insister, mais: « Eûrk! »
mardi 11 mars 2014
1932-2014
Oui, on sait. Les opinions de Reggie Chartrand, vers la fin
de sa vie, n’étaient pas toujours très progressistes. Pas autant que dans sa
jeunesse.
Mais tout de même, il ne faut pas oublier que, à lui tout
seul, il a encaissé plus de coups pour son pays que nous tous réunis.
lundi 10 mars 2014
PQP
Le grand maître des lock-out et de toutes les manœuvres anti-syndicales
dans le domaine de la presse – surtout – au Québec, nul autre – ou autre nul –
Pierre-Karl Péladeau – dit «PKP» – a été recruté par le Parti québécois afin de
se présenter dans la circonscription de Saint-Jérôme. Un homme dont la fortune
serait évaluée à environ 1 milliard $.
S’il faut en croire la légende dorée qu’il s’est construite
dans son premier discours, il veut léguer à ses enfants un pays dont ils seront
fiers. Personnellement, je suis prêt à parier tout ce que j’ai que ces
gosses-là n’en auront rien à cirer du pays. Tous les millions du paternel, par
contre…
Quoi qu’il en soit, voilà qui en dit long sur le rapport
entre le Parti québécois et les milieux d’affaires. Parions que les prochaines
législations – advenant que cette chère Pauline soit réélue – n’auront pas une
saveur sociale tellement marquée. Par ailleurs, les lois d’exception visant à
mettre fin à des pressions syndicales seront probablement votées au pas de
course.
Le Devoir titrait
ce matin «Un candidat milliardaire au PQ».
PKP, je ne l’appellerais pas «candidat». Non, le mot que j’ai
en tête est tout autre.
Il rime avec PQ, par contre.
P.-S.: Eûrk!
vendredi 7 mars 2014
Ti-n’ami Harper
L'incomparable premier ministre cAnadien a prévenu la communauté internationale – et, à travers elle, le gouvernement russe – que son
pays ne reconnaîtrait pas les résultats du référendum qui doit décider de
l’avenir de la Crimée.
D’une part, il s’avance dangereusement, advenant que
l’exercice entérine le statu quo, ce qui ferait mal paraître ce bon Stephen J.,
surtout devant ses patrons de la Maison-Blanche.
D’autre part, il ne faut pas oublier que le CAnada n’a pas
eu de grande difficulté à reconnaître l’indépendance du Kosovo, lequel avait
agi de manière totalement unilatérale à l’époque, sans s’encombrer d’un lourd
et fastidieux processus démocratique, référendaire ou autre.
À cet effet, la présente antinomie qui met en scène le gouvernement cAnadien constitue une leçon importante pour
le Québec.
Pensez-y, vous aussi…
jeudi 6 mars 2014
mercredi 5 mars 2014
Hitler d’un mensonge
Ben dites donc, ils y ont mis le temps!
J’attendais une sortie du genre «les Russes, c’est des nazis»
depuis vendredi passé; samedi, au plus tard. Vous savez, le genre de truc dans
la lignée de Kim Jong-un, c’est un fou; Khadafi, c’était un malade; Bachar
el-Assad, c’est un détraqué.
Ça, c’est pour ceux qui tiennent tête aux Stazunis. Alors,
quand il y en a un qui non seulement ne se laisse pas faire, mais qui en plus
contre-attaque, évidemment, ça ne peut être que Hitler.
Dites-vous bien que cette chère et sélective Mme Clinton n’en a rien à cirer de la démocratie en Europe
de l’est et que, s’il le faut, ceux qu’elle couvre et appuie seront fort aise
de se rendre à Kiev au pas de l’oie.
Ils y sont déjà, d’ailleurs.
Alors, traiter ses adversaires de nazis, c’est tenter de
noyer le poisson avec l’eau du bain. Sauf qu’on dirait que ce poisson-ci a un
scaphandre.
Y tolère, et non Hitler…
mardi 4 mars 2014
lundi 3 mars 2014
Le futur sera Lemieux
Mme Diane Lemieux, présidente-directrice générale de la
Commission de la construction du Québec (CCQ), a vivement réagi au témoignage
de M. Bernard Gauthier qui relatait devant la Commission Charbonneau – ça fait
beaucoup de monde pour faire des commissions, il me semble – ses méthodes pour
favoriser l’emploi des gens du cru sur les chantiers de la
Côte-Nord.
Mme Gauthier a insisté sur le fait qu’il était inadmissible
et intolérable qu’on recoure en quelque circonstance à la violence verbale, aux
menaces et à l’intimidation. Aussi a-t-elle affirmé que «la méthode Rambo [le
surnom de M. Gauthier] goûterait à la méthode Lemieux» et que, ayant dressé la
liste de ceux qu’elle considère comme délinquants, elle allait «les sortir du
jeu»; une allusion même pas voilée à M. Gauthier, qui n’a bien entendu aucun
caractère intimidant ou menaçant.
À sa décharge, Mme Lemieux a aussi admis qu’il y avait des
fautes des deux côtés et que certains employeurs avaient eu des comportements
répréhensibles dans le passé. Mais du même souffle, elle a prévenu que ce
n’était pas à des syndicalistes de se faire justice et que la CCQ avait le
pouvoir légal d’agir.
Pouvoir n’étant pas volonté, constatons au passage, une fois
de plus, que l’interventionnisme de la CCQ à l’encontre des employeurs de la
construction se conjugue toujours au futur.
dimanche 2 mars 2014
Ban qui mène (pas)
Le secrétaire général des Nations unies s’appelle Ban
Ki-moon. Il n’a pas été nommé à ce poste parce qu’il appartenait au mouvement
sectaire des moonistes, mais parce qu’il avait la réputation d’être un homme
intègre.
Comme les petites rues, certains hommes intègres sont à sens
unique – pour le pas dire inique. En effet, maintenant que les néo-nazis ont
pris le contrôle de l’Ukraine par la violence et que la Russie a décidé d’agir
afin de ramener un semblant d’ordre dans son pré carré, M. Ban est finalement
sorti de son relatif mutisme pour en appeler au dialogue. Oui, maintenant que
les fascistes sont menacés dans leur nouveau fief, l’ONU se sent obligée
d’intervenir.
On a beau dire, mon pote Ki-moon, c’est pas Ki-mène.
samedi 1 mars 2014
L’histoire pour les nuls
Avec les événements qui se sont précipités ces dernières
heures en Ukraine, on peine un peu à suivre le fil.
Ce que l’on sait, c’est que le président Viktor
Ianoukovitch, élu démocratiquement – eh oui, on oublie toujours de le
mentionner –, a été chassé du pouvoir par un putsch. À sa place, un gouvernement des
plus suspects, étroitement associé à l’extrême droite, et puissamment épaulé – comme par un hasard d’habitude – par les Stazunis et l’Union ûropéenne, s’est installé à
Kiev.
Il semblerait que Moscou, irrité par l'ingérence étrangère dans les affaires d’un pays voisin, ait décidé, comme ce fut le cas en
Géorgie en 2008, d’agir en Crimée, là où se trouve sa puissante flotte de la
mer Noire.
Comme dans le cas de la Géorgie, les Stazunis ont livré un
sévère avertissement à l’endroit de la Russie afin qu’elle cesse son
intervention en Ukraine. Et comme dans le cas de la Géorgie, les Russes
risquent fort de n’en pas tenir compte lorsque leurs intérêts sont indirectement – pour ne pas dire injustement – menacés.
On sait que les Yankees ont la réputation de ne s’en prendre
qu’à ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre.
Quant aux autres, l’histoire a donné aux Stazunis une bonne
leçon.
Mais ces derniers ne sont pas de très bons élèves…
vendredi 28 février 2014
Omertata!
Combien de fois John James Charest n’avait-il pas, dans le
passé, fait des gorges chaudes devant les dissensions chez son principal
adversaire, le Parti québécois? Il n’hésitait jamais, en de telles occasions,
de parler de parti de la désunion, montrant en exemple la belle unanimité de sa
propre formation politique, garante par là même de stabilité. Au-delà du
constat, l’ex-premier ministre soulignait le caractère adversatif immanent de
la cause indépendantiste.
Depuis, les choses ont bien changé. On remarque que, avec le
nouveau chef, les lézardes apparaissent de plus en plus dans le beau monolithe
de granit rouge que fut le Parti libéral du Québec (PLiQ). L’affaire
Houda-Pépin a fait vaciller la figure du chef et voici que, quelque temps
après, un vétéran du PLiQ en la personne de Henri-François Gautrin la ramène en
prédisant la défaite de son propre parti aux prochaines élections.
La chose est étonnante venant de quelqu’un d’aussi
expérimenté que M. Gautrin. Tout ce temps qu’il a passé au gouvernement, il
aurait dû copier son comportement sur celui des nombreux associés du pouvoir,
et respecter l’omerta qui régnait, entre autres dans le domaine de la
construction et dans celui des garderies.
Était-il naïf ou a-t-il voulu agiter la sonnette d’alarme en
vue du prochain affrontement électoral? Nul ne le saura.
Le PLiQ serait-il passé de parti qui ricane à celui qui se chicane?
Ou serait-il tout simplement passé?
Tata!
jeudi 27 février 2014
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