lundi 16 octobre 2017
dimanche 15 octobre 2017
Pris dans les taux
Il paraît que Pierre Reid, le directeur général des élections du Québec, comme beaucoup de ses collègues partout dans le monde, s’inquiète des taux de participation aux élections. De faibles qu’ils étaient, ils menacent de devenir anémiques lors des prochains scrutins municipaux.
Bien entendu, les commentateurs s’en donnent à cœur joie pour critiquer le manque de conscience politique de la population, son indifférence face à la chose publique ou sa désaffection générale.
Personne n’ose aborder le sujet sous un autre angle, car l’explication, alors, remettrait en question l’état présent de la culture politique et constituerait une condamnation implacable des orientations actuelles. Tout simplement, l’électeur moyen s’est lassé de voter pour des gens qui ne répondent pas à ses aspirations.
Voilà des années que, contraint de «voter stratégique», de «voter raisonnable», de «choisir le moins pire», cet électeur constate que, au final, il ne vote jamais pour lui-même. Dans les faits, les candidats qui se présentent – lorsqu’il ne s’agit pas de zigotos qui ne sont là que pour le spectacle – adoptent des prises de position qui se retrouvent toutes dans le même coin de l’éventail politique; c’est-à-dire en bas, à droite.
Comment s’étonner, dans de telles conditions, que chaque nouvelle trâlée d’élus, au municipal, au provincial ou au fédéral, accouchent toujours des mêmes politiques? Pis, par appuyer celles qu’ils avaient tant décriées depuis les bancs de l’opposition?
Or que reste-t-il à l’électeur moyen qui aspire seulement à la fin du conformisme aveugle en politique? Tout simplement, le jour du vote, il reste chez lui.
Au moins, comme ça, il lui reste la satisfaction de ne pas user ses semelles inutilement.
Bien entendu, les commentateurs s’en donnent à cœur joie pour critiquer le manque de conscience politique de la population, son indifférence face à la chose publique ou sa désaffection générale.
Personne n’ose aborder le sujet sous un autre angle, car l’explication, alors, remettrait en question l’état présent de la culture politique et constituerait une condamnation implacable des orientations actuelles. Tout simplement, l’électeur moyen s’est lassé de voter pour des gens qui ne répondent pas à ses aspirations.
Voilà des années que, contraint de «voter stratégique», de «voter raisonnable», de «choisir le moins pire», cet électeur constate que, au final, il ne vote jamais pour lui-même. Dans les faits, les candidats qui se présentent – lorsqu’il ne s’agit pas de zigotos qui ne sont là que pour le spectacle – adoptent des prises de position qui se retrouvent toutes dans le même coin de l’éventail politique; c’est-à-dire en bas, à droite.
Comment s’étonner, dans de telles conditions, que chaque nouvelle trâlée d’élus, au municipal, au provincial ou au fédéral, accouchent toujours des mêmes politiques? Pis, par appuyer celles qu’ils avaient tant décriées depuis les bancs de l’opposition?
Or que reste-t-il à l’électeur moyen qui aspire seulement à la fin du conformisme aveugle en politique? Tout simplement, le jour du vote, il reste chez lui.
Au moins, comme ça, il lui reste la satisfaction de ne pas user ses semelles inutilement.
vendredi 13 octobre 2017
Table d'autre
À moins d’être un spécialiste de l’incurie chez autrui, vous n’avez peut-être pas remarqué que le gouvernement provincial, sous l’égide du très éclairé Philippe Couillard (le nom est marrant), a été remanié. Le premier ministre a donc décidé de rétrograder quelques petits incompétents et a tiré de l’anonymat quelques autres.
Une déception, tout de même, les gros incompétents, eux, sont restés à l’avant-scène; dans bien des cas, à leurs portefeuilles habituels. À cause de cela, l’opposition – on s’y attendait – a déploré un total manque de vision de la part du gouvernement. Ce qui a été un peu plus étonnant, c’est lorsque les médias dans leur ensemble ont exécuté un tir groupé en affirmant la même chose.
Il n’en fallait pas davantage pour piquer au vif l’excellent premier ministre que la bienveillante providence a condescendu à nous jeter dans les pattes. Drapé dans cette indignation légendaire dont il aime se couvrir – la barbe au-dessus, comme il se doit – aux grands moments de sa carrière politique, il a commis cette déclaration que l’on ne peut que reproduire dans sa totalité: «Qu'est-ce que vous voulez avoir, vous les médias? Vous voulez avoir une livre de chair, un peu de sang sur la table? C'est ça qui vous intéresse? Vous voulez avoir des drames humains? C'est ça qui vous excite un peu? Vous voulez avoir des beaux articles là-dessus?»
Du sang sur la table? Quel tragédien, ce cher Philippe, tout de même. Remplacer l’une ou l’autre de ces incompétentes sangsues qui handicapent l’administration du Québec sous sa gouverne ne s’apparente pas à une exécution physique, tant s’en faut. Et ça ne serait certainement pas un drame non plus, bien au contraire.
D’ailleurs, ce n’est pas du sang que l’on veut voir sur la table.
C’est la table que l’on ne veut plus voir du tout!
jeudi 12 octobre 2017
Chef pape
Le pape François Ier a la réputation d’être très sensible à la situation des détenus et en rencontre régulièrement, a-t-il été rapporté. C’est un beau sentiment, surtout que, avec le temps, ces dispositions lui permettront sans doute de revoir d’anciens collègues que les manœuvres discutables de l’Église protègent de moins en moins contre les accusations d’agressions sexuelles.
Dernièrement, à Bologne, ville réputée pour son saucisson, le pape devait rencontrer une vingtaine de détenus pour le repas de midi. Provisoirement hébergés dans un centre de détention à sécurité minimum, deux d’entre eux en ont profité pour s’enfuir.
Apparemment, la rumeur s’était répandue que le pape lui-même devait préparer la bouffe…
mercredi 11 octobre 2017
mardi 10 octobre 2017
Gros torchon
Le torchon couve – à défaut de brûler – entre le président des Stazunis, ce cher bon, gros, vieux et futé Donald Trompe, d’une part, et son ministre des Affaires étrangères (secrétaire d’État) Rex (tyrannosaurus) Tillerson, de l’autre. Les médias ont rapporté dernièrement que M. Tillerson avait parlé de son chef en termes assez flatteurs, tout compte fait, quand il l’avait traité de «crétin».
Évidemment, ce fut un déluge de dénis – assez peu convaincants, d’ailleurs – qui s’ensuivirent. Ce sacré Rex refusant de nier devant les journalistes qu’il avait effectivement prononcé ces paroles, affirmant qu’il ne s’abaisserait pas à commenter ce genre de trivialités. Une traduction libre de ces propos, en langage clair, équivaudrait à ceci: «Je l’ai dit, mais passons à autre chose.»
Même Donald a tweeté que son subordonné n’avait jamais proféré une telle chose. Mais, dans un entretien publié aujourd’hui dans le magazine Forbes, il ne semble plus aussi tranché. «Je pense que c’est une fausse information», tempère-t-il, déjà moins sûr de ce qu’il avance; ce qui n’est pas son style, d’ordinaire. Et, afin de fanfaronner, puisqu’il continue de pédaler dans la semoule, il n’a pas hésité à ajouter que: «Même s’il l’a dit, je pense qu’il faudra comparer nos tests de QI. Et je peux vous dire qui va gagner.»
On s’en doute un peu, nous aussi.
Décidément, ce cher, bon, gros, vieux et futé Donald devrait «penser» moins et – surtout! – le faire en silence.
lundi 9 octobre 2017
Suite sixteen
Peu de gens sont au courant, mais, aujourd’hui 9 octobre 2017, nous fêtons un anniversaire tout spécial. En effet, c’est à pareille date, mais en 2001, que le président yankee d’alors, le hautement gratifié sur le plan intellectuel George W. Bush, ouvrait les hostilités en Afghanistan.
Jusqu’alors, la plus longue guerre qu’avaient menée les Stazunis avait été celle du Vietnam. Évidemment, comme il est souvent ardu d’affirmer avec certitude quand une guerre se termine, il n’est pas toujours plus facile de déterminer quand elle commence. Or, on pourrait dire que celle du Vietnam, en autant que les Yankees soient concernés, commence en 1960 et se termine en 1973, avec le retrait de leurs troupes.
Ces 13 années furent marquées, sur le sol national, par des protestations de plus en plus fortes, de sorte que, les 3 dernières années de la présence yankee au Vietnam virent des manifestations de plus en plus fréquentes et importantes balayer les Stazunis. Une frange croissante de la population exprimant son ras-le-bol devant cet interminable conflit qu’il était devenu impossible de résoudre militairement.
De nos jours, force est de constater que la guerre en Afghanistan dure depuis 16 ans, battant ainsi haut la main l’ancien record de l’impérialisme yankee, en termes d’agression militaire. Mais la grande différence est que, cette fois, plus personne ne descend dans la rue pour exiger le retrait des troupes et la fin du conflit. Cette fois, les dirigeants ont trouvé une formule qui est acceptable aux yeux du public. D’abord, employer des mercenaires en grand nombre, ce qui permet de relativiser grandement les pertes militaires officielles. Ensuite, l’utilisation massive de drones pour mener des bavures en série, ce qui a le mérite d’éviter l’engagement de troupes au sol, limitant également les pertes de vies. Par contre, les civils afghans, eux, continuent de tomber comme des mouches. Mais ça, le public yankee – pas raciste pour deux sous – n’en a rien à cirer.
Ce chèque en blanc consenti par la population stazunienne demeure la cause première faisant en sorte que ce conflit s’étire dans le temps. Combien d’autres chandelles faudra-t-il ajouter sur le gâteau avant que cette guerre-là s’éteigne?
La suite dans 16 ans?
Jusqu’alors, la plus longue guerre qu’avaient menée les Stazunis avait été celle du Vietnam. Évidemment, comme il est souvent ardu d’affirmer avec certitude quand une guerre se termine, il n’est pas toujours plus facile de déterminer quand elle commence. Or, on pourrait dire que celle du Vietnam, en autant que les Yankees soient concernés, commence en 1960 et se termine en 1973, avec le retrait de leurs troupes.
Ces 13 années furent marquées, sur le sol national, par des protestations de plus en plus fortes, de sorte que, les 3 dernières années de la présence yankee au Vietnam virent des manifestations de plus en plus fréquentes et importantes balayer les Stazunis. Une frange croissante de la population exprimant son ras-le-bol devant cet interminable conflit qu’il était devenu impossible de résoudre militairement.
De nos jours, force est de constater que la guerre en Afghanistan dure depuis 16 ans, battant ainsi haut la main l’ancien record de l’impérialisme yankee, en termes d’agression militaire. Mais la grande différence est que, cette fois, plus personne ne descend dans la rue pour exiger le retrait des troupes et la fin du conflit. Cette fois, les dirigeants ont trouvé une formule qui est acceptable aux yeux du public. D’abord, employer des mercenaires en grand nombre, ce qui permet de relativiser grandement les pertes militaires officielles. Ensuite, l’utilisation massive de drones pour mener des bavures en série, ce qui a le mérite d’éviter l’engagement de troupes au sol, limitant également les pertes de vies. Par contre, les civils afghans, eux, continuent de tomber comme des mouches. Mais ça, le public yankee – pas raciste pour deux sous – n’en a rien à cirer.
Ce chèque en blanc consenti par la population stazunienne demeure la cause première faisant en sorte que ce conflit s’étire dans le temps. Combien d’autres chandelles faudra-t-il ajouter sur le gâteau avant que cette guerre-là s’éteigne?
La suite dans 16 ans?
samedi 7 octobre 2017
Quelle boulette!
Vous saviez, vous, que notre bon et pondéré premier ministre provincial, nul autre que le mesuré et miséricordieux Philippe Couillard (le nom est marrant), avait été victime d’une effroyable agression armée de la part d’un manifestant?
J’avoue que, souvent en voyage sur ma planète, l’événement, remontant au mois de juin 2016, s’était déroulé hors de ma connaissance. À ce moment, à Morial, un hommage en mémoire des victimes de la tuerie d’Orlando avait attiré hors de sa tour d’ivoire notre clément premier ministre. Alors qu’il allait et venait librement au sein de la foule recueillie, entre ses nombreux gardes du corps – et quel corps! –, policiers, vigiles en civil et préposés au service d’ordre, une inqualifiable agression s’est alors produite.
Comme le compte rendu de l’époque le rapporte si adéquatement, un forcené a alors lancé «de toutes ses forces» un objet «non identifié» en direction du premier ministre, lequel a été atteint par le projectile. Aujourd’hui, au terme d’un procès où la Couronne a exigé une peine sévère envers ce crime qui a constitué «une atteinte directe à la démocratie», nous en avons appris un peu plus sur les circonstances dudit attentat.
[Permettez-moi de souligner, avant d’enchaîner, que j’avoue être resté interloqué, n’ayant jamais eu conscience que Philippe Couillard (le nom est marrant) incarnait l’idée démocratique, mais peut-être la procureure de la Couronne n’est-elle pas très au fait de la réalité dans laquelle elle baigne.]
L’intérêt du plaidoyer de culpabilité de l’infâme agresseur de la démocratie tient surtout à ce que les faits ont été finalement établis avec précision. Ainsi, l’arme utilisée lors de cette lâche attaque qui a tant miné notre droit de vote n’était rien de moins qu’une boulette de papier où étaient inscrites les revendications de l’odieux criminel. Le premier ministre avait reçu l’objet contondant en pleine poitrine, de sorte qu’il avait courageusement battu en retraite afin de démontrer qu’il ne craignait pas de manifester sa farouche résistance en faveur de la démocratie.
Ce Couillard, quand même, on peut dire qu’il a une sacrée paire de… Comment dit-on déjà?
vendredi 6 octobre 2017
jeudi 5 octobre 2017
Échelle-moi pas!
Imaginez mon étonnement des plus extrêmes lorsque j’ai appris de la bouche d’un de ses porte-parole que l’armée cAnadienne déplorait que certains de ses membres fussent affiliés au groupe «identitaire» (c.-à-d.: fasciste) La Meute.
En effet, des soldats cAnadiens, en uniforme et en couleur par-dessus le marché, se sont affichés membres du groupe sur la page Facebook dite secrète de l’organisme.
Le bon sens cAnadien n’a fait qu’un tour et la réaction ne s’est pas fait attendre au bout de quelques semaines. Les responsables militaires ont servi un sévère avertissement aux troupes en déclarant que leur soldatesque n’avait pas à «avoir d’opinions personnelles qui vont à l’encontre de notre code de valeurs (sic) et d’éthique».
Alors, là, j’en suis resté tout baba. Chaque fois que j’ai vu des soldats cAnadiens se comporter au Québec comme en pays conquis à réprimer, j’ignorais totalement qu’ils avaient une échelle des valeurs, et encore moins un code d’éthique.
Plus j'apprends et moins je sais.
mardi 3 octobre 2017
Does Jagmeet sing?
Jagmeet Singh, reconnu comme l’un des hommes les mieux habillés au CAnada [oh là là!], est désormais à l’avant-plan de l’actualité politique dans ce pays. En effet, le 1er octobre, il a été élu chef du Nouveau Démocratic Party, remplaçant – pas trop tôt! – l’ancien avocat d’Alliance Quebec et ex-ministre libéral, nul autre que Thomas Mulcair.
Ainsi, M. Singh devient le chef du plus à gauche – dit-on – des partis politiques de ce pays qui n’en est plus à une contradiction près. En effet, depuis quand les zélateurs sont-ils progressistes? Surtout s'ils ne laissent aucun doute possible quant à la profondeur de leurs convictions religieuses, lesquelles – bien entendu – ne viendront jamais en conflit avec leur action politique.
En plus de son indiscutable goût en matière vestimentaire, M. Singh est également avocat et pratique le jiu-jitsu brésilien. C’est à se demander quels autres talents il possède. Celui de comédien? De chanteur, peut-être?
Qui sait s'il n’aura pas celui de finir comme premier ministre du CAnada? Mais pour cela, il faudra qu’il fasse comme son illustre prédécesseur.
Après tout, il ne faut pas oublier qu’il y a plusieurs râteliers, en politique.
lundi 2 octobre 2017
Haro sur la gauche!
Déjà, à l’époque où l’air du temps était au progressisme en Occident, on n’hésitait pas dans tous les milieux à éreinter la gauche. Je parle ici de la vraie gauche; celle qui est à gauche du centre, à gauche de la social-démocratie, à gauche des radicaux de tout acabit. Bref, de la gauche qui, à l’époque, était véritablement socialiste, contrairement aux socialistes actuels qui maintenant s’étendent, les quatre fers en l’air, devant le grand capital.
De nos jours, la gauche est une autre affaire. Est à gauche toute personne qui émet des doutes quant à la validité de la pensée libérale à tous crins et qui croit que, fidèle en cela à la pensée de John Maynard Keynes – certainement pas un gauchiste, celui-là –, l’État a un rôle à jouer en économie, en particulier lorsque vient le temps de relativiser l’effet des abus du capitalisme sauvage, alias le néolibéralisme.
En ce moment – vous l’avez sûrement remarqué –, la tendance politique est à droite; et de plus en plus. Imaginez alors quelle est la réaction de la bourgeoisie et des ignares – qui sont bien souvent indistincts – lorsque des mouvements d’extrême gauche osent s’en prendre à des organisations fascisantes qui servent tellement bien les intérêts des possédants et qui – ô hasard! – se situent dans la droite (sans jeu de mots) ligne de leur pensée.
C’est ainsi qu’on assiste maintenant à un tir groupé dans les médias contre les groupes indépendants – donc difficilement contrôlables – qui décident d’agir contre les manifestations d’extrême droite. Comme d’habitude, les fascistes sont les plus grands défenseurs des droits individuels, tant qu’ils ne sont pas au pouvoir. En ce moment, ils n’en sont qu’à geindre et à protester contre ceux qui leur tiennent tête. Méfiez-vous: un jour ce ne seront plus eux qui se plaindront du traitement qu’ils subissent.
Ce sera vous.
De nos jours, la gauche est une autre affaire. Est à gauche toute personne qui émet des doutes quant à la validité de la pensée libérale à tous crins et qui croit que, fidèle en cela à la pensée de John Maynard Keynes – certainement pas un gauchiste, celui-là –, l’État a un rôle à jouer en économie, en particulier lorsque vient le temps de relativiser l’effet des abus du capitalisme sauvage, alias le néolibéralisme.
En ce moment – vous l’avez sûrement remarqué –, la tendance politique est à droite; et de plus en plus. Imaginez alors quelle est la réaction de la bourgeoisie et des ignares – qui sont bien souvent indistincts – lorsque des mouvements d’extrême gauche osent s’en prendre à des organisations fascisantes qui servent tellement bien les intérêts des possédants et qui – ô hasard! – se situent dans la droite (sans jeu de mots) ligne de leur pensée.
C’est ainsi qu’on assiste maintenant à un tir groupé dans les médias contre les groupes indépendants – donc difficilement contrôlables – qui décident d’agir contre les manifestations d’extrême droite. Comme d’habitude, les fascistes sont les plus grands défenseurs des droits individuels, tant qu’ils ne sont pas au pouvoir. En ce moment, ils n’en sont qu’à geindre et à protester contre ceux qui leur tiennent tête. Méfiez-vous: un jour ce ne seront plus eux qui se plaindront du traitement qu’ils subissent.
Ce sera vous.
dimanche 1 octobre 2017
vendredi 29 septembre 2017
Philippe à la ligne bleue
Ses talents d’orateur seront encore une fois venus au secours de Philippe Couillard (le nom est marrant), le chef du Parti libéral du Québec (PLiQ), et, accessoirement, premier ministre à vie du Québec.
Lors d’une allocution devant des employés inquiets quant à leur avenir, il a réussi à subjuguer son auditoire et à le rassurer quant à la profitabilité de la société Bombardier.
Merci Philippe! C’est pas pour rien qu’on vote pour vous!
Comme on dit en langage de hockey, il joue bien quand il n'a pas la rondelle...
mercredi 27 septembre 2017
Mise en boiteux
Tout cela a commencé, il y a des années, avec cet appareil de transport aérien qu’est la Série C. Drôle de nom pour un avion, me direz-vous, mais il faut en rendre responsable l’imagination cAnadienne qui n’a jamais été que tarie. Un jour, on aura peut-être droit à un nom plus évocateur, ou à tout le moins un numéro, ce qui rendra le véhicule au moins aussi digne qu’un 747.
Le projet est né en 2004 et l’on ânonnait à l’époque qu’il s’agissait d’un concept tout nouveau – voire révolutionnaire – devant assurer pour de bon l’avenir de la compagnie Bombardier qui l’avait développé. Alors, bien entendu, le premier mouvement a été, pour la société, de tendre sa sébile vers les gouvernements afin de pouvoir empocher le pactole une fois que l’appareil serait sur le marché.
En cours de développement, le grand talent des administrateurs de Bombardier a fait que le tout prit plus de temps que prévu, alors la société a exécuté le chantage habituel, c’est-à-dire a demandé aux employés de se sacrifier afin d’assurer l’avenir du projet – par lequel passait le leur, mais sans menacer personne bien entendu. Et, afin de ne pas être en reste, elle a aussi demandé plus d’argent public, au point où le gouvernement du Québec y a englouti 1,3 milliard de dollars en 2015, en échange d’une participation minoritaire de 49,5%, après que Bombardier eut annoncé une perte de 4,6 milliards.
Ce ne sera finalement qu’en 2016 que Bombardier livrera ses premiers appareils «d’avenir». On est en droit de se demander si l’avenir est toujours le même, 12 ans plus tard…
Mais aujourd’hui, on apprend que le gouvernement yankee a décidé de taxer à hauteur de 220% les appareils de la Série C, ce qui revient à tuer définitivement le projet, puisque les Stazunis étaient pressentis comme le marché principal. Tous les intervenants dans le dossier, depuis Québec jusqu’à l’Irlande du Nord, où sont produits des composants de l’avion, protestent contre le geste de Washington. Sûrement que le fils de Pierre Elliott Trudeau finira par y aller d’une autre complainte sirupeuse, éventuellement.
Bref, le projet n’est pas près de faire ses frais et attendez-vous à ce qu’on vous refile la facture, comme d’habitude et pour la troisième fois.
Série C… Le «C», ça ne serait pas pour «Canard boiteux», par hasard?
mardi 26 septembre 2017
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