Le premier ministre du CAnada, M. Mark Carney, aux prises avec la guerre commerciale contre les Stazunis, a décidé de prendre le taureau par les cornes. En effet, il estime que le meilleur moyen pour atténuer les impacts de ladite guerre serait de promouvoir de grands projets de développement.
Vous savez, ce genre de projets qui empiètent généralement sur les propriétés individuelles, qui nuisent à l’environnement et qui réduisent la qualité de vie du voisinage. Sans compter qu’ils dépassent largement les budgets prévus – il faut bien que les promoteurs véreux s’en mettent plein les poches – et que la population, une fois qu’elle a épongé le déficit, n’en dégage aucun bénéfice tangible en dépit des bouleversements qu’elle aura connus.
Sans doute afin de dorer la pilule, le frère d’Onglin a proposé en outre d’éliminer les conflits de travail en imposant systématiquement l’arbitrage exécutoire. Il semblerait que le recours quasi automatique aux lois spéciales ne suffit pas. Probablement que les parlementaires trouvent épuisant de devoir siéger afin de voter ces législations d’exception. Belle attitude à opposer aux travailleurs contraints de faire grève que de refuser de faire un minimum de boulot.
La morale de cette histoire? Si j’étais un tant soit peu cynique – ce que je ne suis pas, dieu merci! –, je dirais que cette guerre commerciale qui nous est présentée à nous comme une menace consiste en une bénédiction pour les possédants qui trouveront ainsi une autre manière de transformer les fonds publics en profits privés et – surtout – de museler les revendications ouvrières.
Bref, comme pour toutes les autres guerres.

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