samedi 1 avril 2017

Avatars du terrorisme

Take up the White Man's burden
The savage wars of peace
Fill full the mouth of Famine,
And bid the sickness cease

— Rudyard Kipling (1865-1936)

« Assumez le fardeau de l'homme blanc
Les sauvages guerres de la paix
Nourrissez la bouche de la famine
Et faites que cesse la misère »


Le 22 mars dernier, un forcené a fauché des dizaines de personnes sur le pont Westminster, près du Parlement, à Londres au Royaume-Uni. La première ministre Theresa May, qui s'était enfuie de l'auguste édifice sous le couvert de sa garde rapprochée à bord d'une limousine blindée au moment de l'attentat, a condamné les motivations des agresseurs en termes bien sentis. Elle a expliqué que «les terroristes haïssent les valeurs de démocratie, de liberté, de droits de la personne et de justice [..] dont l'écho a retenti partout sur la Terre», valeurs représentées par le système parlementaire britannique.

Voilà de beaux principes en effet. Peut-on cependant reprocher à quelques irréfléchis de mal percevoir les intentions sous-jacentes aux agressions que l'Occident, Royaume-États-Unis en tête, a commises, en particulier au Proche-Orient, depuis un siècle, c'est-à-dire depuis la chute de l'Empire ottoman? Parce que, à force d'envahir les gens, de les mitrailler et de les bombarder au nom du droit, de la liberté, de la démocratie et de la justice, il arrive parfois qu'ils saisissent mal le message. On ne peut guère leur en vouloir.

Songeons un instant que, selon une étude parue en 2015, on a évalué que les Stazunis ont causé, à eux seuls, 20 millions de morts dans 37 pays, et ce, depuis 1945. Ce chiffre ne couvre pas leurs «interventions» avant cette date ni celles de l'Empire britannique à l'époque de sa «grandeur» qui fut tellement bien mise de l'avant par la poésie, ainsi que la prose, de Rudyard Kipling. En fait, personne ne s'est vraiment donné la peine d'écrire le livre noir du colonialisme occidental au cours du seul XIXe siècle. Il est vrai que l'étalement d'un tel charnier n'a rien pour donner bonne conscience à ceux qui en ont profité depuis.

Il n'est pas question de faire ici l'apologie du terrorisme, bien au contraire. Il faut le condamner avec la dernière énergie quelle que soit la forme qu'il prend. Sur le plan de la terreur, quelle est la différence entre un obscur islamiste et un président yankee?

Le premier n'a pas d'avion pour placer ses bombes.

Le second a plus de sang sur ses mains.

vendredi 31 mars 2017

Larrivée de la catastrophe


Fort heureusement, Ricardo Larrivée va prochainement solutionner ce problème de société, comme l'a laissé entendre la rubrique d'hier.

Merci PLiQ!

jeudi 30 mars 2017

L'école 3.0



Brillante initiative de la part du gouvernement du Parti libéral du Québec (PLiQ). En effet, dans le but de réformer le système d'éducation, ledit gouvernement a fait appel à trois experts afin de l'aider et de le guider dans le développement d'un nouveau concept, celui du «Lab-école» (sic).

À quoi correspond exactement ce concept? Personne ne saurait le dire à date. Il semble que quelques initiés en ont eu un aperçu mais, pour le commun des mortels, le tout reste extrêmement nébuleux.

Toutefois, on peut en avoir une vague idée lorsqu'on considère qui sont les experts qui auront ainsi la possibilité de refondre tout le système pédagogique: l'architecte Pierre Thibault, l'athlète Pierre Lavoie et le chef cuisinier Ricardo Larrivée (re-sic).

Cette brochette de personnalités s'explique d'autant mieux que l'on connaît les problèmes qui affligent les écoles québécoises: la décrépitude croissante des locaux, la sédentarité chez les jeunes et les problèmes de santé causés par la malbouffe.

Grâce à ses contacts privilégiés, Buffet complet a pu apprendre les différents rôles attribués à ce comité d'experts par le PLiQ: Pierre Thériault aura pour mandat de développer un menu-santé pour l'ensemble des établissements; Pierre Lavoie devra mettre sur pied un programme de réfection des édifices scolaires; et Ricardo Larrivée aura la responsabilité de développer un programme d'activité physique à l'intention des jeunes.

On ne pouvait en attendre davantage de l'excellente vision libérale qui a toujours distingué les gouvernements du PLiQ.

mercredi 29 mars 2017

Air de rien


Le maire amer



Toute l'affaire commence le 7 mars dernier quand le maire de Dakar, au Sénégal, M. Khalifa Sall, a été arrêté à la suite d'une histoire de détournement de fonds publics totalisant, selon l'acte d'accusation, l'équivalent en francs CFA de 4 millions de dollars.

Est-il besoin de dire que le sang du bon maire de Montréal Denis «de poule» Coderre n'a fait qu'un tour. «Quoi? s'est-il exclamé, jeter en prison un officier municipal au simple motif qu'il a été malhonnête? C'est intolérable et foncièrement injuste!»

Aussi a-t-il pris action sur l'heure, de sorte qu'il a diffusé sur le Web une vidéo appelant à la libération immédiate de M. Sall. J'imagine qu'il a également dû tweeter quelque chose à cet effet, mais je me soucie assez peu des insignifiances «tweetesques» quelle que soit leur provenance.

Réaction immédiate de la part de l'ex-première ministre sénégalaise, Mme Aminata Touré qui a estimé, sur sa page Facebook – un autre média assez inutile en l'espèce, sauf pour son premier bailleur de fonds, la CIA –, que la mairie de Montréal n'avait de leçon à donner à personne en matière de corruption. Mme Touré a même écrit: «Les affaires qui ont secoué les mairies de Montréal et de Laval ressemblent comme deux sœurs jumelles à celle de la mairie de Dakar. Pour autant, avez-vous eu à adresser des vidéos de soutien aux maires Applebaum et Vaillancourt?»

Disons-le tout de go. La sortie de Mme Touré est bien injuste. Il est vrai que ce cher bon gros vieux Denis «de poule» Coderre n'a pas soutenu publiquement messieurs Applebaum et Vaillancourt. Cependant, qui peut dire à quel point il a été tenté de le faire?



mardi 28 mars 2017

Tu pot, Ti-Pet?


lundi 27 mars 2017

Agression russe

L'affiche ci-dessous constitue une preuve supplémentaire que la Russie est une puissance impérialiste.






[Traduction: «LA RUSSIE VEUT LA GUERRE. Voyez comme elle a installé son pays tout près de nos bases militaires!]

samedi 25 mars 2017

Le bleu rouge vert



Le fils de Pierre Elliott Trudeau, et accessoirement premier ministre du CAnada, s'était fait élire, entre autres vantardises, en passant pour un politicien soucieux des questions environnementales. Il était même allé jusqu'à affirmer qu'il voulait mettre un terme à la dépendance de son pays envers les hydrocarbures. C'était une façon détournée de critiquer l'exploitation des sables bitumineux. Si certains électeurs ne l'ont pas compris, le lobby du pétrole, lui, avait saisi l'allusion et avait clairement – quoique derrière des portes closes – fait part de son mécontentement au premier ministre. Il ne faut pas oublier que le CAnada, après tout, est le sixième plus important exportateur de pétrole dans le monde.

À la conférence de Paris, en 2015, fiston avait présenté les vertus d'une approche environnementale, affirmant, là comme ailleurs, que progrès économique et écologie allaient de pair. Il avait même réussi à imposer une taxe sur les émissions des gaz à effet de serre.

Depuis, on le sait, il penche de plus en plus en faveur de la construction d'oléoducs pour accroître encore davantage la capacité d'exportation de son pays dans le domaine des hydrocarbures. Mais jusqu'à maintenant, il avait réussi à garder sous le boisseau ses tendances pro-pétrole sale. Or, voici que le président yankee, M. Donald Trompe, a décidé unilatéralement – on serait presque tenté de dire manu militari – de relancer le projet Keystone XL que son prédécesseur avait bloqué.

Désormais, le fils de Pierre Elliott Trudeau se retrouve avec une patate chaude dans les mains. Comment pourra-t-il ménager la chèvre et le chou? Comment pourra-t-il céder devant le lobby du pétrole – comme il le fait sur toute la ligne – sans saper sa base politique composée en bonne part de progressistes et d'environnementalistes vraisemblablement myopes et durs de la feuille? Comme on sait que la subtilité n'est pas souvent son fort, on peut se demander ce qui va advenir maintenant.

L'approbation de l'oléoduc trans-Québec Energy East d'ici un an peut-être?

vendredi 24 mars 2017

jeudi 23 mars 2017

Potter à terre



Dans le sillage de l'incroyable bavure sur l'autoroute 13 lors de la dernière tempête de neige, un commentateur politique et professeur à l'université Mac-Gill avait déclenché une controverse. En effet, Andrew Potter, ce célèbre et grand intellectuel cAnadien que le monde nous envie et dont j'ai entendu parler pour la première fois à cette occasion, en avait ajouté une énième couche dans le courant bien connu du Quebec bashing auquel on est tellement habitué que la carapace des Québécois commence à durcir et que ce genre de déballage non fondé perd sérieusement de son efficacité de suppression.

Dans ce dernier cas, M. Potter avait expliqué, dans un article publié par la revue Maclean's,  que le cafouillage de l'A13 était dû à «l'absence de solidarité» inhérente à la société québécoise qui serait «pathologiquement aliénée». Tout d'abord, il faudrait demander: «Aliénée par qui?» Et de ce fait, comme le pays auquel appartient prétendument le Québec ne lui montra jamais le moindre signe de solidarité, on pourrait facilement rétorquer qu'il a appris dans le giron des meilleurs.

Mais la véritable surprise de toute l'affaire, c'est que, le lendemain de la publication de son article et devant les protestations que cela a déclenchées, M. Potter s'est rétracté et a même présenté des excuses, expliquant que son texte allait «au-delà de ce qui est justifié par les faits ou par mes propres convictions». C'est évidemment à cela qu'on reconnaît la supériorité des intellectuels canadiens-anglais en ceci qu'ils peuvent écrire n'importe quoi, particulièrement si cela dépasse totalement leur pensée.

Les francophones ont de quoi être envieux!

Mais ce n'est pas tout. Aujourd'hui – coup de théâtre – M. Potter annonce qu'il remet sa démission du poste de directeur de l'Institut d'études cAnadiennes de Mac-Gill. Que le lecteur se rassure, toutefois, M. Potter restera en poste en tant que professeur au sein de la vénérable institution et poursuivra ainsi l'excellent travail qui a toujours émaillé son éblouissante carrière.

Bref, cette histoire  aura connu une conclusion plus surprenante que ses prolégomènes. En effet, ce n'est pas tous les jours que l'on voit un tartuffe terrassé.

C'est curieux; je me sens moins aliéné tout d'un coup.

Mais pas plus solidaire du CAnada...

mercredi 22 mars 2017

La Presse purée



C'est fait! La Presse, le quotidien bien connu qui sert inlassablement de porte-voix au fédéralisme cAnadien d'obédience libérale, vient de «revamper son look», comme on dit en français contemporain.

En effet, l'institution de la rue Saint-Jacques à Morial vient de changer le logo qui «ornait» sa façade. Désormais, c'est la marque de commerce qu'a adoptée le journal au moment de son passage à l'édition La Presse+ qui apparaît dans le ciel de la «métropôle».

Bien entendu, avec la nouveauté affichée, demeure en sous-œuvre la même vieille purée que la publication nous a toujours servie.



mardi 21 mars 2017

Ça fâ que… c'est «fake»?




Il paraît qu'une enquête est en cours afin de vérifier s'il y a eu une quelconque collusion entre l'équipe électorale de Donald Trompe et des représentants russes lors de la campagne qui a propulsé l'énergumène à la Maison Blanche.

Le principal intéressé a même tweeté concernant les procédures affirmant, peut-être prématurément, qu'il n'y avait aucune preuve que Moscou avait pu influencer l'élection présidentielle et que, en conséquence, il n'y avait pas de «scandale Trompe-Russie».

C'est bien la première fois que M. Trompe se contente d'une absence de preuve pour mettre un terme à une rumeur, qu'elle soit fondée ou non. Par ailleurs, qu'est-ce qui nous prouve que ce n'est pas une véritable fake news, pour une fois?

lundi 20 mars 2017

Devinette nette



Que dit-on à quelqu'un qu'on veut manipuler, losqu'on est à court d'arguments?

Facile: on l'accuse d'être un nazi.

Mis à part la France, la plupart des pays européens s'étaient objectés à ce que le gouvernement turc organise des rassemblements sur leur territoire en faveur du président Recep Tayyip Erdogan qui doit tenir un référendum, le 16 avril prochain.

C'est en Allemagne que la chose a déclenché une crise, là où vivent 3 millions de Turcs dont le vote peut être fort utile à M. Erdogan. Or le gouvernement allemand a lui aussi refusé – comme c'était son droit plein et entier – la permission de tenir des rassemblements favorables au président turc et à son projet de réforme constitutionnelle, laquelle, par sa portée autoritaire, ne semble pas obtenir l'aval de la communauté européenne.

Décidant de tabler sur la situation, M. Erdogan s'est empressé d'accuser Angela Merkel de pratiques nazies, ce qui a, on l'imagine, fortement indisposé Berlin.

Particulièrement piquant dans l'affaire, c'est que ledit référendum doit en principe autoriser le président turc à accroître démesurément ses pouvoirs. Certainement de manière exagérée au sein d'un système politique qui se prétend démocratique.

Ça lui va bien à Recep Tayyip, aujourd'hui, de reprocher le faux nazisme des uns alors que, demain, il en pratiquera un vrai.


vendredi 17 mars 2017

Le crédule confondant




Le fils de Pierre Elliott Trudeau – et accessoirement premier ministre du CAnada – en a encore sorti une bien bonne, dernièrement. On se souviendra que, au moment de l'élection de Donald Trompe aux Stazunis, il avait, de son propre chef, connaissant l'hostilité du nouveau président yankee à l'égard de l'ALENA (Accord de libre échange nord-américain), indiqué qu'il était ouvert à une renégociation dudit traité. Notons au passage que personne ne lui avait demandé quoi que ce soit à ce sujet et qu'il s'était pour ainsi dire précipité afin d'occuper immédiatement la position de faiblesse face à Washington. Tout un défenseur des intérêts cAnadiens!

J'incite le lecteur à bien comprendre que, personnellement, je ne trouve sympathique ni Donald Trompe, ni le fils de Pierre Elliott Trudeau, ni les principes sous-tendant le libre échange, ni le CAnada. Mais comme tout bon plombier devant le dégât prévisible, je ne puis m'empêcher de noter à quel endroit c'est en train de merder en ce moment même.

Bref, c'est dans ce contexte que la dernière déclaration prend tout son sens dans la bouche du fils de Pierre Elliott Trudeau lorsqu'il affirme croire sur parole le président yankee quand ce dernier assure que les ajustements qu'il souhaite apporter à l'ALENA seront mineurs. C'est comme si le fils de Pierre Elliott Trudeau, depuis l'irruption de Donald Trompe sur la scène politique, s'était abstenu de prendre connaissance de toutes les outrances et de tous les mensonges proférés par le Grand Orange yankee, lesquels se sont succédé en avalanche.

Croire Donald Trompe sur parole, c'est échouer à confondre les sceptiques.

jeudi 16 mars 2017

La CIA au Clue


mercredi 15 mars 2017

Index majeur



L'université Harvard demeure sans conteste l'une des plus grandes institutions de haut savoir aux Stazunis. Son influence est donc proportionnellement énorme. Or voici que l'on apprend que cette «lumière de la chrétienté» – pour employer une expression autrefois réservée à la Sorbonne – a décidé de constituer son propre index de publications néfastes; en attendant sans doute de pouvoir les supprimer.

En effet, Harvard a publié une liste de sites internet qu'elle considère des véhicules de «fausses nouvelles» (fake news). En fait, le vocable recouvre essentiellement des informations qui dérangent et qui sont, conséquemment, à contre-courant de ce que les médias de masse racontent. En passant, que les lecteurs se rassurent: buffetcomplet ne fait pas partie du nombre. Si ce blogue fut laissé sur la touche de la censure, ce n'est pas tant parce que votre humble serviteur est un laudateur du système en place; c'est simplement parce que vous n'êtes pas encore assez nombreux.

Jusqu'à aujourd'hui, ce type de sites était simplement balayé du revers de la main, une fois qu'on les avait étiquetés «conspirationnistes». Depuis l'avènement de Donald Trompe, l'expression «fake news» a connu une célébrité certaine, mais il semble qu'elle ne possédait pas en soi suffisamment d'impact. Avec la constitution de son «cyberindex», l'université Harvard vient de passer au stade supérieur; de la simple critique, on est arrivé à l'anathème.

La prochaine étape sera très probablement l'excommunication pour arriver, en bout de course, à la répression pure et simple.

Comment répondre à cet index?

Mais avec un majeur, bien entendu…

mardi 14 mars 2017

Décidément…



Décidément, plus je regarde cette caricature et plus je me dis qu'elle est effectivement déplacée et de mauvais goût. Le fait qu'elle soit retirée du Web est une excellente initiative et je me félicite à l'idée que personne, nulle part, ne la verra plus jamais. Et on peut compter sur moi pour dénoncer sa réapparition où qu'elle se produise afin d'aider le cabinet du premier ministre à la faire disparaître définitivement.

Sans compter que, lorsqu'il la voit, Philippe Couillard (le nom est marrant) pleure à chaudes larmes tant il est traumatisé.