vendredi 1 juillet 2016
jeudi 30 juin 2016
mercredi 29 juin 2016
Brexit qui se précipite?
Quiconque a suivi la campagne référendaire concernant le Brexit se souviendra des scénarios apocalyptiques que prédisaient les défenseurs d'une Europe unie, en cas de victoire du oui.
Crise économique, destruction pure et simple du rêve européen, chute des marchés mondiaux, etc. Rien ne semblait être évité à une Europe dont l'union serait ainsi menacée. Une Europe? Plutôt la planète au complet; avec le Système solaire et toute la galaxie, en prime.
Bref, une campagne de peur classique, comme celles que nous avons connues à répétition, ici au Québec, qu'il s'agisse de référendums ou d'élections. Mais voici que le discours a soudainement changé.
Angela Merkel a pris la parole, dernièrement, avec la verve teutonne qu'on lui connaît en déclarant: «L'UE est assez forte pour surmonter le départ de la Grande-Bretagne, elle est assez forte pour continuer à aller de l'avant.»
Tout d'un coup, plus de cataclysme en vue. Par ailleurs, de hauts fonctionnaires européens ont déjà commencé à répondre au bluff britannique en écartant toute négociation «à la carte» dans le cadre d'un Brexit, allant même jusqu'à prétendre être disposés à ce que les Royaux-Munis quittent l'UE immédiatement.
Cherche-t-on à cautériser rapidement la blessure afin d'éviter la contagion? Personnellement, je crois qu'on cherche plutôt à administrer une douche froide aux Britanniques, lesquels – comme tout le monde, à un moment ou à un autre – se réveillent immanquablement avec les remords d'un lendemain de veille.
Crise économique, destruction pure et simple du rêve européen, chute des marchés mondiaux, etc. Rien ne semblait être évité à une Europe dont l'union serait ainsi menacée. Une Europe? Plutôt la planète au complet; avec le Système solaire et toute la galaxie, en prime.
Bref, une campagne de peur classique, comme celles que nous avons connues à répétition, ici au Québec, qu'il s'agisse de référendums ou d'élections. Mais voici que le discours a soudainement changé.
Angela Merkel a pris la parole, dernièrement, avec la verve teutonne qu'on lui connaît en déclarant: «L'UE est assez forte pour surmonter le départ de la Grande-Bretagne, elle est assez forte pour continuer à aller de l'avant.»
Tout d'un coup, plus de cataclysme en vue. Par ailleurs, de hauts fonctionnaires européens ont déjà commencé à répondre au bluff britannique en écartant toute négociation «à la carte» dans le cadre d'un Brexit, allant même jusqu'à prétendre être disposés à ce que les Royaux-Munis quittent l'UE immédiatement.
Cherche-t-on à cautériser rapidement la blessure afin d'éviter la contagion? Personnellement, je crois qu'on cherche plutôt à administrer une douche froide aux Britanniques, lesquels – comme tout le monde, à un moment ou à un autre – se réveillent immanquablement avec les remords d'un lendemain de veille.
mardi 28 juin 2016
samedi 25 juin 2016
Brexit? Pas si vite!
Oui, les Royaux-Munis ont voté par une faible majorité contre l'adhésion à l'UE. Tout de suite, quantité de voix se sont élevées pour annoncer la fin du rêve européen et l'échec de tout le travail accompli depuis au moins 20 ans.
N'allons pas trop vite, quand même. N'oublions pas que, en 1992, le Danemark avait rejeté, par référendum également, le traité de Maastricht, ce dernier devant mener à la création de l'euro en tant que monnaie commune et jetant les bases de l'UE. Le résultat en fut que le Danemark a été intégré quand même à l'Union européenne, comme s'il ne s'était rien passé.
En 2005, ce furent la France et l'Irlande qui, par référendum toujours, rejetèrent le projet de constitution européenne. La conséquence de ce refus a été presque immédiate: les parlements ratifièrent la constitution en soumettant le document uniquement à l'approbation des députés. C'était plus démocratique que de respecter la volonté populaire, voyez-vous, car les députés étaient élus par le peuple.
Et nous voici en 2016, une décennie plus tard, et déjà les pragmatiques et autres lucides relèvent la tête et font leurs petits Stéphane Dion. À les entendre, les résultats de ce référendum qu'ils ont tout fait pour gagner (menaces, chantage, campagne de peur, etc.) ne sont, finalement, pas contraignants. Ils sont tout au plus «consultatifs»*. Comme ce sont les gouvernements qui décident ce genre de chose, il y a fort à parier que le parlement de Londres ne prendra aucune mesure pour sortir de l'Union et que le statu quo sera fermement maintenu.
Bon, ça doit être ça, la démocratie!
* Que les indépendantistes québécois – ceux qui restent, en tout cas – en prennent de la graine. S'ils s'imaginent qu'un référendum va les libérer du CAnada, ils se trompent. Il leur faudra trouver un autre moyen que de glisser des petits bouts de papier pliés dans des boîtes en carton.
vendredi 24 juin 2016
Bonne fête nationale!
Maintenant que la langue française recule, surtout à Montréal, dans l'indifférence quasi générale; que la question de l'indépendance du Québec intéresse de moins en moins de monde; que les leviers du pouvoir sont laissés entre les mains d'affairistes corrompus pratiquement à chaque élection, et ce, avec l'aval de la population; que le CAnada décide pratiquement tout à la place du Québec; qu'une part croissante des Québécois se considèrent avant tout cAnadiens; que les questions des relations avec les minorités ont pris le pas sur la question de la relation avec la majorité, quelle signification reste-t-il de cette fête nationale qui n'a, en outre, plus rien de religieux?
Prenons tout de même un petit cinq minutes en ce 24 juin afin de tenter de répondre à cette question.
Prenons tout de même un petit cinq minutes en ce 24 juin afin de tenter de répondre à cette question.
jeudi 23 juin 2016
D'IRAI
Afin de se sortir de ce mauvais pas où il s'était fourré dieu sait pour quelle raison fumeuse, il a invoqué ses obligations familiales. Les enfants ont bon dos; bien souvent, plus que leurs parents…
Bref, ce type dont je parle et dont l'histoire retiendra le nom, peut-être, – mais pas moi – a fini son parcours «politique» en se faisant nommer sur le conseil d'administration de l'institut qu'il a créé. En d'autres termes, il s'est arrangé pour être aussi inutile à la cause souverainiste qu'à l'époque où il était chef du PQ.
Bravo pour cette belle constance mon… toi, là!
P.-S.: Aux dernières nouvelles, le quidam en question doit faire un don à l'IRAI. Mais il va sûrement attendre que l'institut obtienne d'abord son statut d'organisme de bienfaisance. Déduction fiscale oblige… Quand je vous disais que c'était un patriote convaincu!
mardi 21 juin 2016
Dingues de flingues
Le 9 juin dernier, l'Assemblée nationale du Québec a adopté par 99 voix contre 8 la Loi sur l'immatriculation des armes à feu, soit l'équivalent à toute petite échelle du fameux Registre du fédéral, qui a coûté si cher avant d'être finalement abandonné par les représentants des rednecks de l'Ouest, j'ai nommé le Parti conservateur.
Or voici que la NFA, le petit frère cAnadien de la NRA (National Rifle Association) des Stazunis, entend la contester par le biais d'une injonction interlocutoire. C'est-à-dire qu'elle demande à ce que l'application de la loi soit suspendue tant que la cour suprême n'aura pas décidé si elle est constitutionnelle ou pas, d'ici quelques années.
Ce qui me sidère là-dedans, c'est qu'il se trouve encore des fachos soûlés de cordite pour se récrier lorsque vient le temps de contrôler un peu plus sévèrement les armes à feu, lesquelles, présentement, se vendent comme des petits pains. Peut-être qu'ils sont incapables de lever le nez de leurs matchs de dieu sait quoi à la téloche; peut-être qu'ils ne savent tout simplement pas lire les journaux; peut-être sont-ils trop imbéciles pour comprendre quand on leur parle. Mais il semble qu'ils ne sont pas au courant de la séquence de tueries auxquelles se livrent les collectionneurs de fusils d'assaut aux Stazunis, principalement, mais aussi un peu partout dans le monde.
Pour eux, le droit de posséder une arme devrait être total et inaliénable afin de pouvoir défendre leur foyer et leur famille. Cette paranoïa à l'endroit de leurs semblables est déjà symptomatique d'un troublant malaise existentiel. Mais ils oublient un peu commodément que personne ne leur nie ce droit. Tout au plus veut-on mieux gérer la possession des armes à feu.
D'ailleurs, ça prend combien de mitraillettes pour protéger son foyer? En postulant qu'on ne peut efficacement tirer que d'une seule à la fois, pourquoi les défenseurs de la NRA et de la NFA qu'on voit sur YouTube font-ils étalage de véritables arsenaux, s'ils ne cherchent qu'à se défendre dans le cas hypothétique qu'un malfrat tente de s'introduire chez eux?
Et pour y voler quoi, d'ailleurs, sinon leur collection de fusils?
Or voici que la NFA, le petit frère cAnadien de la NRA (National Rifle Association) des Stazunis, entend la contester par le biais d'une injonction interlocutoire. C'est-à-dire qu'elle demande à ce que l'application de la loi soit suspendue tant que la cour suprême n'aura pas décidé si elle est constitutionnelle ou pas, d'ici quelques années.
Ce qui me sidère là-dedans, c'est qu'il se trouve encore des fachos soûlés de cordite pour se récrier lorsque vient le temps de contrôler un peu plus sévèrement les armes à feu, lesquelles, présentement, se vendent comme des petits pains. Peut-être qu'ils sont incapables de lever le nez de leurs matchs de dieu sait quoi à la téloche; peut-être qu'ils ne savent tout simplement pas lire les journaux; peut-être sont-ils trop imbéciles pour comprendre quand on leur parle. Mais il semble qu'ils ne sont pas au courant de la séquence de tueries auxquelles se livrent les collectionneurs de fusils d'assaut aux Stazunis, principalement, mais aussi un peu partout dans le monde.
Pour eux, le droit de posséder une arme devrait être total et inaliénable afin de pouvoir défendre leur foyer et leur famille. Cette paranoïa à l'endroit de leurs semblables est déjà symptomatique d'un troublant malaise existentiel. Mais ils oublient un peu commodément que personne ne leur nie ce droit. Tout au plus veut-on mieux gérer la possession des armes à feu.
D'ailleurs, ça prend combien de mitraillettes pour protéger son foyer? En postulant qu'on ne peut efficacement tirer que d'une seule à la fois, pourquoi les défenseurs de la NRA et de la NFA qu'on voit sur YouTube font-ils étalage de véritables arsenaux, s'ils ne cherchent qu'à se défendre dans le cas hypothétique qu'un malfrat tente de s'introduire chez eux?
Et pour y voler quoi, d'ailleurs, sinon leur collection de fusils?
dimanche 19 juin 2016
samedi 18 juin 2016
vendredi 17 juin 2016
Gros Calin
Il semble que, à l'approche de l'été, le commissaire cAnadien aux langues officielles soit moins enclin à dire des conneries. Dans son dernier rapport, qu'il consacre exclusivement à Air CAnada, il déplore le manque d'efforts que la compagnie aérienne déploie afin de faire la promotion du bilinguisme au sein de son personnel, en particulier les agents de bord.
Le président-directeur général d'Air CAnada, M. Calin Rovinescu, a dû se présenter devant le Comité aux langues officielles de la chambre des communes, dernièrement. Il y était d'ailleurs attendu de pied ferme par les législateurs y siégeant, tout au moins ceux qui avaient à cœur de faire croire à un vague attachement à la langue francophone (sic, merci Mélanie Joly).
Ils ne comptaient pas faire face à un Rovinescu particulièrement combatif qui a défendu son pitoyable bilan bec et ongles à coups d'arguments fallacieux. À l'en croire, Air CAnada serait l'entreprise nationale qui en fait le plus afin de promouvoir la langue française dans ses services.
C'est sans compter les exemples, qui lui ont été fournis par des députés, d'agents de bord unilingues anglais à bord de vols entre le Québec et des villes cAnadiennes, et même des vols entre deux destinations québécoises.
Imperturbable, ce cher bon gros vieux M. Rovinescu a blâmé de problème sur la perte de vitesse notable du bilinguisme au CAnada.
Eh ben oui. Mais la faute à qui, mon Calin?
jeudi 16 juin 2016
Un éléphant, ça Trump énormément
«L'éléphant dans la pièce», comme disent les gens de langue anglophone (sic, merci Mélanie Joly), c'est le sujet évident que personne ne veut aborder en public.
En ce moment, l'éléphant est cette rumeur persistante, aux Stazunis, à l'effet que Donald Trump, le candidat républicain à la présidence de ce curieux pays, soit une sorte de cheval de Troie concocté par les démocrates afin de miner la campagne présidentielle de leurs rivaux.
Ce ne serait pas étonnant qu'il y ait du vrai là-dedans. Quand on considère comment Donald, le canard boiteux, mène sa barque, on serait tenté de le croire. D'abord, les moyens qu'il a mis en œuvre sont, pour dire le moins, très limités. Par exemple, son comité d'élection emploie 73 personnes; celui de sa rivale, Hillary Clinton, en compte plus de 800.
Ensuite, le fonctionnement de ce comité est placé sous le signe de l'improvisation et du favoritisme, créant une situation conflictuelle permanente parmi ses employés. Sans compter qu'on leur refuse systématiquement les moyens dont ils ont besoin afin de mener une campagne efficace
Enfin, il a multiplié les remarques incendiaires à l'encontre de quantité de groupes. Musulmans, latino-américains – en particulier ceux d'origine mexicaine –, féministes et même les anciens combattants ont été l'objet de commentaires pour le moins désobligeants. Chose encore bien pire, dans les circonstances, il a commencé à s'aliéner les journalistes en interdisant l'entrée de ses rassemblements, entre autres, au Washington Post!
Tout cela, sans compter l'attitude cavalière de Trump et ses prises de position vagues sur des questions pourtant centrales de l'agenda politique yankee. Et le fait qu'il fut longtemps très proche de la famille Clinton.
Effectivement, il y a de quoi s'interroger sur cette bizarre campagne électorale qui s'engage présentement. Est-il possible que les démocrates aient pu prévoir que Donald Trump devînt le candidat républicain? J'en doute. Si Trump a été utilisé comme taupe, sans doute espérait-on que ses discours incendiaires, lors de la campagne à l'investiture, suffisent pour discréditer les républicains et pour embarrasser le futur candidat à la Maison Blanche.
Évidemment, dans les circonstances, le fait que Trump soit devenu ce même candidat, c'est un peu le «truck de citrouilles sur le dé à coudre de crème en glace».
Surtout, cela en dit long sur l'éducation politique du partisan républicain moyen.
lundi 13 juin 2016
Où, les gants?
Le hooliganisme n'est pas – et de loin – un phénomène récent. Depuis essentiellement la fin du XIXe siècle, au Royaume-Uni, des incidents disgracieux ont été déplorés dans le cadre de matchs de football (calcio ou soccer, selon les cultures). Cependant, c'est surtout à partir de 1985 – le drame du Heysel en Belgique – que les hooligans britanniques se sont fait connaître et craindre.
Depuis, hélas, ils ont fait des petits un peu partout en Europe, mais surtout en Allemagne, en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Italie. Mais le Royaume-Uni reste encore aujourd'hui le principal nid du hooliganisme, lequel n'a toujours pas l'habitude de mettre des gants blancs.
Pendant des années, en effet, les supporters violents des clubs britanniques ont laissé quantité de blessés dans leur sillage. Si, chez eux, des mesures ont été mises sur pied afin de contenir les débordements, les autres pays ont été plus lents à réagir, de sorte que la violence des fans britanniques a été tout naturellement exportée. C'est d'ailleurs avec une grande tolérance que les autres pays ont subi le phénomène, se contentant, lors des échauffourées, de faire donner l'anti-émeute, mais sans chercher à réprimer le mouvement par des mesures préventives. Tout au plus a-t-on, dans la presse, blâmé certains groupes, mais sans jamais mettre sur la sellette le gouvernement britannique.
Lors de la présente coupe d'Europe de foot, il y a eu des débordements déplorables à Marseille, dans le cadre d'une rencontre entre l'équipe de Russie et de celle d'Angleterre. Curieux retournement du destin, cette fois, ce sont les casseurs russes qui ont infligé une volée de bois vert aux hooligans anglais, laissant même un des leurs sur le carreau dans un état grave.
Autre retournement, encore plus curieux, on a vu les organisateurs de la compétition blâmer la Russie. Ils envisagent sérieusement d'entamer une procédure disciplinaire contre sa Fédération de football. Fini la belle tolérance dont on avait toujours fait preuve par le passé à l'endroit des Britanniques dans des situations similaires.
Est-ce un recours des plus tardifs à l'encontre de la violence ou simplement la marque d'un préjugé mesquin?
Nous verrons à la prochaine bagarre de soûlons dans les gradins.
Inscription à :
Articles (Atom)
















