vendredi 27 octobre 2017

L’âne à thème



Il aurait pu quand même attendre 24 heures avant de faire connaître son avis. Comme ça, il aurait donné l’impression d’avoir fait semblant de réfléchir.

C'est comme ça qu'il faut faire!


J’erre au Niger



Indépendamment du scandale que cela a entraîné aux Stazunis, la mort de 4 sous-officiers lors d’une embuscade tendue au Niger a complètement stupéfait les Yankees, entre autres leurs parlementaires, et légèrement étonné le reste de la planète.

En effet, tout le monde a appris de la manière la plus manifeste que l’empire avait déployé dans ce pays africain des troupes. Officiellement, environ 1000 soldats, mais – si ce chiffre est exact – combien de mercenaires en plus? Cependant, le nombre n’est qu’un à-côté. Dans les faits, on se demande «que diable allaient-ils faire dans cette galère»? Or la réponse à cette question se fait toujours attendre. Les journalistes ont beau braquer leurs micros de plus en plus près sous le nez des responsables, personne n’est à même de donner une explication.

Même le chef suprême des forces armées, sur le papier à tout le moins, Donald J. Trompe, a été incapable de le dire. Il s’est contenté de raconter que ses généraux avaient toute sa confiance et qu’ils assuraient ainsi les intérêts de leur pays. Bref, ces derniers ont la bride sur le cou et peuvent agir comme bon leur semble dans les affaires militaires; en attendant mieux.

Vous savez, les régimes où les initiatives des généraux ne sont jamais remises en question par les autorités civiles portent un nom. Et ce ne sont pas des élections truquées aux quatre ans qui changent quoi que ce soit à cette sinistre réalité.



jeudi 26 octobre 2017

Chute de nues



Il est difficile pour moi de croire qu’un député appartenant au Parti libéral du Québec (PLiQ) eût pu avoir quoi que ce soit à se reprocher. Pourtant, des développements récents indiquent que l’un d’entre eux n’aurait peut-être pas la conscience tout à fait tranquille.

En effet, M. Guy Ouellet, député de Chomedey à l’Assemblée nationale, a été arrêté hier par les policiers enquêtant sur des fuites de documents confidentiels étant survenues aux dépens de l’Unité permanente anticorruption, dite UPAC.

M. Ouellet a tout de même une feuille de route impressionnante. C’est lui qui s’était engagé, au moment où il était président de la commission parlementaire, à mettre fin aux fuites dans son organisation, lesquelles il avait également dénoncées en public. En outre, il a déjà été un enquêteur de la Sûreté du Québec, spécialiste de la guerre des motards.

Comment aurait-on pu croire qu’un honorable député, digne représentant du PLiQ, aurait pu commettre des gestes répréhensibles? Comment s’imaginer que des conflits d’intérêts, des malversations ou des tentatives de dissimulation eussent pu entacher l’image de cette formation politique, laquelle, pour autant qu'on se souvienne, a toujours été impeccable sur le plan de l’éthique? Il y a de quoi tomber des nues.

En tout cas, c’est pas du temps de John James Charest qu’on aurait vu une affaire de même!

mardi 24 octobre 2017

Juste pourrir



Dans le sillage des nombreux scandales de harcèlement sexuel qui inondent – le terme n’est pas trop fort – l’actualité présentement, deux questions viennent à l’esprit.

D’abord, comment se fait-il que de telles situations ont pu pourrir si longtemps avant d’être finalement dénoncées? Une seule explication peut en rendre compte: il a fallu qu’une omerta soit devenue la règle implicite du milieu artistique. Non seulement la loi du silence, mais en plus une inertie coupable où tout aura probablement été fait en sous-main afin de décourager les dénonciations de la part des victimes. Mais de cela, peu de personnes semblent se soucier. Ainsi, les bases sont déjà laissées pour que, dans un an – probablement moins –, de nouveaux agresseurs reprennent leurs prédations et que le silence feutré soit complaisamment tiré, encore une fois, sur ces scènes inavouables.

L’autre question – qui inquiète bien davantage les médias, celle-là – est présentement de savoir ce qui adviendra du festival Juste pour rire. En effet, maintenant que le scandale a acculé le propriétaire de l’institution a vendre ses parts, l’organisation s’est lancée à la recherche d’investisseurs. À défaut d’en trouver, il se pourrait bien que le festival ait connu sa dernière mouture, au grand dam des humoristes eux-mêmes pour qui l’événement représentait tout de même une intéressante rentrée de fric avant d’entreprendre la juteuse saison automnale.

On comprend l’inquiétude des artistes dans le contexte. Évidemment, la majorité d’entre eux n’auraient pas à s’en faire outre mesure s’ils étaient plus tordants que tordus.

lundi 23 octobre 2017

dimanche 22 octobre 2017

Du calme!



Le maire Coderre, toujours aussi élégant dans son uniforme de baseball qui lui va comme un gant.

jeudi 19 octobre 2017

Les empires ne sont bons que dans leur propagande



Combien de fois a-t-on entendu à quel point l’empire britannique a été un vecteur de civilisation sur toute la planète? Ne disait-on d’ailleurs pas que «le soleil ne s’y couchait jamais»? Merveilleux empire qui a si bien aidé le Québec à se développer qu’une partie de vers est devenue sa devise: «Je me souviens que je suis né sous le lys, mais que j’ai grandi sous la rose»; la rose étant la fleur emblème de l’Angleterre. Combien d’autres nations pourraient en dire du pareil?

Tout cela est fort connu, mais ce qui l’est nettement moins, c’est que cet empire a perpétré les pires atrocités pendant le siècle et demi où il a été à son apogée. Toutes les exactions, tous les pillages, tous les massacres et toutes les détentions arbitraires qu’il a commis, cependant, ont été prestement occultés de l’histoire. D’abord, par les administrateurs impériaux eux-mêmes qui ont systématiquement soustrait à l’attention les documents compromettants, en particulier à l’époque où l’empire s’est trouvé en pleine désagrégation. Un tel comportement prouvant que le gouvernement britannique et sa couronne n’avaient pas la conscience tranquille. Ensuite, par les historiens qui ont préféré maquiller les faits afin d’attribuer à leur champion le beau rôle.

Paradoxalement, aujourd’hui, nous en savons plus sur les camps de concentration soviétiques, lesquels étaient dissimulés loin derrière le rideau de fer, que nous n’en avons jamais su sur ceux qui ont essaimé partout dans l’empire ensoleillé. Oui, ce soleil-là a projeté sur la poussière du sol imbibée de larmes l’ombre des barbelés, depuis l’Océanie jusqu’à l’Afrique, sans oublier bien sûr l’Asie.

À l’heure actuelle, les crimes britanniques restent méconnus, sinon dans certains milieux. Mais les mémoires reviennent à la surface et s’il est de bon ton de revenir sans cesse sur les «crimes du communisme», par exemple, il serait tout aussi opportun – voire davantage – de commencer à parler de ceux des Anglo-saxons.

Et surtout, n’oublions pas que le CAnada est l’héritier direct de l’empire britannique. Mais, bien entendu, il n’a aucune responsabilité là-dedans.

N’importe quel Autochtone vous le dira.





mercredi 18 octobre 2017

Dur, dur Maduro



Le président du Venezuela, M. Nicolas Maduro, s’est exprimé dernièrement avec une rare dureté. Jetant au vent les principes du langage diplomatique, il a commenté en termes assez tranchés la remise en question par le gouvernement du CAnada des résultats des récentes élections régionales où il a remporté une nette victoire.

Comme notre vaste salle de rédaction le mentionnait hier, il ne faisait pas de doute que ce succès électoral allait être présenté comme marqué par de nombreuses irrégularités. Notre service spécialisé dans la politique internationale, cependant, n’avait pas prévu que ce serait le gouvernement cAnadien qui mènerait la charge.

La réaction vénézuélienne ne s’est pas fait attendre. Dans une diatribe à la verdeur assez peu caractéristique, M. Maduro a déclaré qu’il n’avait «rien à foutre» de ce que dit le CAnada, dont il a dénoncé l’insolence dans ce dossier. Là où sa sortie a pris un tour dangereux, c’est lorsqu’il a affirmé que le gouvernement de Tawa était «stupide».

Cette affirmation est tout à fait inappropriée, selon nous. En effet, il est extrêmement déplorable qu’un pays trahisse ainsi sur la scène internationale les secrets d’État d’un autre.

Et puis, je ne savais pas que M. Maduro connaissait si bien le fils de Pierre Elliott Trudeau.

mardi 17 octobre 2017

Venez-y, là!



Pendant combien de semaines, sinon de mois, a-t-on entendu parler de la dictature vénézuélienne? Combien de fois s’est-on fait rebattre les oreilles avec l’idée reçue des médias conventionnels que le régime en place dans ce pays d’Amérique du Sud était désormais dictatorial et était contesté par la population? Je ne saurais dire, puisque la «presstitude» a tellement bêlé dans ce registre qu’il m’eût fallu passer 48 heures par jour pour prendre connaissance du tout; peut-être même plus.

Le discours était simple: le peuple du Venezuela n’en pouvait plus du chavisme et du gouvernement de Nicolas Maduro. Il était descendu dans la rue pour renverser le président et restaurer la démocratie dans le pays. On avait ainsi vu, au bulletin de nouvelles, quantité de manifestations sans que l’on sache exactement – car les services de presse avaient malencontreusement négligé de le mentionner – si elles appuyaient ou contestaient le régime.

Le 15 octobre dernier, une vaste consultation populaire s’est déroulée dans tout le pays sous la forme d’élections régionales. Nous avons ainsi appris des faits importants, comme par exemple que le Venezuela comporte 23 États régionaux et que – ô surprise! – 17 de ces États ont voté en faveur de la gauche bolivarienne. En d’autres termes, le peuple a voté pour le chavisme et pour le président Maduro. Une victoire populaire incontestable et qui, n’en doutez pas un instant, sera sans doute présentée comme une forfaiture électorale.

C’est tout de même une gifle pour la droite qui accuse en ce moment le coup en silence, jusqu’à sa prochaine initiative visant à renverser illégalement Maduro. Amusant, d’ailleurs, que cette droite-là ne réussisse que dans ses projets subversifs. Confrontée à un processus authentiquement démocratique, elle subit presque toujours la défaite.

Bref, le Venezuela, c’est comme partout.

lundi 16 octobre 2017

J'imite Jagmeet


Noir déplaisir


* Si vous n'êtes pas déjà au courant, l'explication du brocard est ici.

dimanche 15 octobre 2017

Pris dans les taux

Il paraît que Pierre Reid, le directeur général des élections du Québec, comme beaucoup de ses collègues partout dans le monde, s’inquiète des taux de participation aux élections. De faibles qu’ils étaient, ils menacent de devenir anémiques lors des prochains scrutins municipaux.

Bien entendu, les commentateurs s’en donnent à cœur joie pour critiquer le manque de conscience politique de la population, son indifférence face à la chose publique ou sa désaffection générale.

Personne n’ose aborder le sujet sous un autre angle, car l’explication, alors, remettrait en question l’état présent de la culture politique et constituerait une condamnation implacable des orientations actuelles. Tout simplement, l’électeur moyen s’est lassé de voter pour des gens qui ne répondent pas à ses aspirations.

Voilà des années que, contraint de «voter stratégique», de «voter raisonnable», de «choisir le moins pire», cet électeur constate que, au final, il ne vote jamais pour lui-même. Dans les faits, les candidats qui se présentent – lorsqu’il ne s’agit pas de zigotos qui ne sont là que pour le spectacle – adoptent des prises de position qui se retrouvent toutes dans le même coin de l’éventail politique; c’est-à-dire en bas, à droite.

Comment s’étonner, dans de telles conditions, que chaque nouvelle trâlée d’élus, au municipal, au provincial ou au fédéral, accouchent toujours des mêmes politiques? Pis, par appuyer celles qu’ils avaient tant décriées depuis les bancs de l’opposition?

Or que reste-t-il à l’électeur moyen qui aspire seulement à la fin du conformisme aveugle en politique? Tout simplement, le jour du vote, il reste chez lui.

Au moins, comme ça, il lui reste la satisfaction de ne pas user ses semelles inutilement.

vendredi 13 octobre 2017

Table d'autre



À moins d’être un spécialiste de l’incurie chez autrui, vous n’avez peut-être pas remarqué que le gouvernement provincial, sous l’égide du très éclairé Philippe Couillard (le nom est marrant), a été remanié. Le premier ministre a donc décidé de rétrograder quelques petits incompétents et a tiré de l’anonymat quelques autres.

Une déception, tout de même, les gros incompétents, eux, sont restés à l’avant-scène; dans bien des cas, à leurs portefeuilles habituels. À cause de cela, l’opposition – on s’y attendait – a déploré un total manque de vision de la part du gouvernement. Ce qui a été un peu plus étonnant, c’est lorsque les médias dans leur ensemble ont exécuté un tir groupé en affirmant la même chose.

Il n’en fallait pas davantage pour piquer au vif l’excellent premier ministre que la bienveillante providence a condescendu à nous jeter dans les pattes. Drapé dans cette indignation légendaire dont il aime se couvrir – la barbe au-dessus, comme il se doit – aux grands moments de sa carrière politique, il a commis cette déclaration que l’on ne peut que reproduire dans sa totalité: «Qu'est-ce que vous voulez avoir, vous les médias? Vous voulez avoir une livre de chair, un peu de sang sur la table? C'est ça qui vous intéresse? Vous voulez avoir des drames humains? C'est ça qui vous excite un peu? Vous voulez avoir des beaux articles là-dessus?»

Du sang sur la table? Quel tragédien, ce cher Philippe, tout de même. Remplacer l’une ou l’autre de ces incompétentes sangsues qui handicapent l’administration du Québec sous sa gouverne ne s’apparente pas à une exécution physique, tant s’en faut. Et ça ne serait certainement pas un drame non plus, bien au contraire.

D’ailleurs, ce n’est pas du sang que l’on veut voir sur la table.

C’est la table que l’on ne veut plus voir du tout!


jeudi 12 octobre 2017

Chef pape



Le pape François Ier a la réputation d’être très sensible à la situation des détenus et en rencontre régulièrement, a-t-il été rapporté. C’est un beau sentiment, surtout que, avec le temps, ces dispositions lui permettront sans doute de revoir d’anciens collègues que les manœuvres discutables de l’Église protègent de moins en moins contre les accusations d’agressions sexuelles.

Dernièrement, à Bologne, ville réputée pour son saucisson, le pape devait rencontrer une vingtaine de détenus pour le repas de midi. Provisoirement hébergés dans un centre de détention à sécurité minimum, deux d’entre eux en ont profité pour s’enfuir.

Apparemment, la rumeur s’était répandue que le pape lui-même devait préparer la bouffe…

mercredi 11 octobre 2017