dimanche 8 septembre 2013

Le jour du saigneur


Ce qui m’amuse beaucoup dans les discours émanant de divers horizons – et pas seulement au Québec –, c’est qu’il faut toujours respecter la religion des gens. La nouvelle morale de la tolérance a accroché son char à celui des cultes, des croyances et autres superstitions.

Il faut que les gens respectent les religions? Foutaise!

Depuis leur création, les religions n’ont jamais respecté quiconque, individus ou groupes humains. Elles ont toujours pratiqué l’exclusion sectaire – c’est même là leur raison d’être – et n’ont jamais hésité à lancer leurs fidèles contre les incroyants, comme autant de bourreaux ergomanes.

Au contraire, les religions, toutes à caractère fasciste sans exception, ne méritent aucun respect. Elles ont traversé l’histoire drapées dans l’arrogance de leur toute-puissance, ignorant la plupart du temps ceux-là mêmes qui avaient le plus grand besoin de leur secours et surtout menant aux diverses formes de gibets ceux qui tentaient de défendre les laissés-pour-compte.

Si vous pensez que les banquiers méritent votre estime, alors oui vous devez respecter les religions, car les clergés, quelle que soit leur confession, ont toujours été les plus fidèles serviteurs de la richesse et de l’iniquité.


samedi 7 septembre 2013

Le hic du laïc


Il y a quelques jours, Bernard Drainville, notre conséquent ministre responsable (sic) des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, et président du Comité ministériel de l’identité, en a proféré une bien bonne. Interviewé par ICI Radio-CAnada-Desmarais, il a défendu le point de vue de son gouvernement sur la question des valeurs québécoises, insistant sur l’égalité entre les sexes et, surtout, sur la nécessaire laïcité de l’État québécois dans tous les domaines.

Crucifix chrissement
laïque
Il s’agissait d’une longue entrevue et, comme tout spectacle talentueusement mis en scène, il a gardé le meilleur pour la fin. Ainsi les téléspectateurs ont pu passer à la publicité dans un grand éclat de rire. En effet, ce cher ministre à la logique implacable, laquelle eût fait pâlir d’envie le Vulcain le plus rigoureux, a indiqué que « le crucifix de l’Assemblée nationale était là pour rester ». En effet, semble-t-il, il s’agit d’une question de respect à l’endroit de notre patrimoine et envers notre passé.

Parlant de passé, on pourrait effectivement repasser, quand on pense que le crucifix est étroitement associé à la grande noirceur grâce à laquelle, jusqu’à la Révolution tranquille, on nous a plongés dans l’obéissance aveugle à des élites qui n’ont eu de cesse de nous vendre au plus offrant.

Puisque le cohérent ministre Drainville – son nom est béni – est si attaché aux objets décoratifs plus ou moins cruciformes, que ne choisisse-t-il pas une fleur de lys en argent de dimension idoine afin de remplacer ce funèbre pantin sanguinolent punaisé en trois points!

jeudi 5 septembre 2013

Fuck-ushima


Vous souvenez-vous de Fukushima? Il s’agit d’une ravissante petite ville située sur la côte est du Japon. Célèbre pour la beauté de ses paysages et pour sa proximité avec la mer. Contrairement à une légende tenace, son nom signifie «île de la bonne fortune» et non «beaucoup moins grave que Tchernobyl».

Peut-être vous souviendrez-vous que, il y a 2 ans, un tsunami, causé par un séisme, a gravement endommagé la centrale nucléaire Fukushima Daichii, située à 60 km de la ville? Fort heureusement, s’est-on empressé de nous rassurer, l’incident était «beaucoup moins grave que celui de Tchernobyl».

De retour d’une visite d’inspection à Fukushima,
le premier ministre japonais Shinzo Abe
s’est fait rassurant.
Rapidement, nous avons même oublié toute l’affaire, sûrs que les Japonais avaient le plein contrôle de la situation. De fait, on s’était convaincus que les choses s’amélioraient progressivement, puisque l’incident était «beaucoup moins grave que celui de Tchernobyl».

En fait, les choses ne vont pas bien du tout. En ce moment, le grand problème concerne la fuite des eaux radioactives qui ont servi à refroidir les réacteurs, lesquelles se répandent dans l’océan à un rythme inquiétant. Inquiétant au point que les Japonais, pourtant réputés pour ne pas nécessairement tenir les étrangers en la plus haute estime, commencent à dire qu’il faudrait faire appel à de l’aide extérieure. Certains de leurs experts sont même allés jusqu’à affirmer que la situation est encore plus critique maintenant qu’aux premiers jours où «c’était beaucoup moins grave qu’à Tchernobyl».

Pour l’instant, les autres pays ne se bousculent pas au portillon pour offrir leur aide. D’ailleurs, les ingénieurs russes qui ont contribué à nettoyer le site de Tchernobyl ont laissé le message qu’ils «ne voulaient pas toucher à ça».

mercredi 4 septembre 2013

Coderre adjoint



Le bras droit de Denis Coderre s’appelle Pierre Desrochers, un sous-produit de l’industrie pétrolière. D’ailleurs, à lui voir la tête, comme ça, on dirait qu’il en a trop bu.

lundi 2 septembre 2013

DERNIÈRE HEURE




Ami-Quaïda


Bien des gens reprochent actuellement aux Stazunis et à leurs subordonnés (France, Royaume-Uni, CAnada, etc.) de se faire les complices d’Al-Quaïda et de leurs milices islamistes dans le conflit qui se déroule présentement en Syrie.

Je comprends mal en quoi cela est répréhensible.

D’accord, Al-Quaïda a été accusée d’avoir orchestré l’attentat du 11 septembre 2001 au cours duquel les tours du World Trade Center se sont effondrées comme sous le coup d’une implosion, que le Pentagone a été attaqué par un engin volant non identifié et que l’édifice 7 s’est écroulé tout seul. Mais est-ce là une raison suffisante pour garder rancune à une organisation qui, la plupart du temps, a admirablement servi les intérêts occidentaux?

Si ce n’avait été d’Al-Quaïda, serions-nous aujourd’hui en Afghanistan? Aurions-nous eu l’occasion d’envahir l’Irak? Nos gouvernements auraient-ils désormais le droit de fouiller notre vie privée sans raison valable? La hantise de la guerre contre le terrorisme aurait-elle pu donner lieu à toutes les dérives et à tous les débordements, incluant le kidnapping et la torture?

Certes non!

Je l’affirme sans ambages. Cessons de dénigrer notre meilleur ami dans les affaires du Levant, celui-là qui s’oppose systématiquement au Hezbollah, au Hamas et qui pas une fois n'a tenté quoi que ce soit à l’encontre d’Israël.

Sans compter qu’Al-Quaïda n’a jamais tué personne de riche, pas vrai?

Vous voyez bien qu’on peut lui faire confiance.



vendredi 30 août 2013

Merci Sammy!


On vient d’apprendre que Sammy Forcillo, mieux connu par ses intimes sous le gentil sobriquet de «Monsieur Forcillo», va quitter à son tour la vie politique municipale.

Il va sans dire que c’est avec une profonde tristesse que je rapporte cette nouvelle. En effet, il est juste d’affirmer que M. Forcillo aura toujours été un conseiller municipal à part et un membre du Comité exécutif sans pareil.

Travailleur infatigable, il était en outre d’une efficacité telle que Gérald Tremblay lui-même ne savait pas ce qu’il faisait.

Merci, Sammy, pour toutes vos réalisations hors normes. Sachez que nous ne les oublierons jamais.



jeudi 29 août 2013

C’est ben de valeur, Québécoise


Chère Pauline Marois! Maintenant que le grand objectif de sa vie est réalisé – avoir son nom dans le dictionnaire –, on a l’impression qu’elle a quelque peu perdu de vue les petites choses. Comme l’intérêt premier du Québec, par exemple.

Ainsi, elle s’entête à tout mettre sens dessus dessous pour définir l’identité québécoise. Et à travers un tel remue-ménage, tout le monde se garde bien d’aborder la question de la langue, trop effrayé à l’idée de bouleverser la paix linguistique actuelle, laquelle prend la forme de la disparition lente mais sûre du français.

Il me semble qu’une première ministre responsable, tant qu’à brasser la cage, devrait au moins le faire pour des questions de fond qui risquent à terme d’avoir des conséquences irrémédiables. De toute façon, l’identité québécoise passe par la langue, non? Alors pourquoi refuser d’aborder cette question primordiale franchement?

Tant qu’à se faire traiter de racistes par le petit fils à papa Trudeau, qui s’est donné la peine de naître et rien de plus, au moins que ce soit lorsqu’on «parle des vraies affaires».

Rester obnubilés par le faux débat portant sur l’identité québécoise, en tant que société, c’est ben de valeur…

À propos du crucifix à l’Assemblée nationale

Photo : Assembléetest/Wikimédia

Note à l’intention de ceux qui ne comprennent pas comment on peut promouvoir la laïcité de l’État tout conservant un crucifix accroché au mur de l’Assemblée nationale. La raison en est pourtant toute simple.

La laïcité c’est bien, mais c’est pas une raison pour faire de la peine au petit Jésus.

(Front, bedaine, épaule gauche, épaule droite)

mercredi 28 août 2013

Boum!


Oui, boum! Ça y est!

Les Occidentaux, Stazunis en tête, ont décidé de prendre le taureau syrien par les cornes. Voilà des mois qu’ils comptaient sur une guerre tout autant sourde que civile pour les débarrasser d’un régime qu’ils n’aimaient guère – sans mauvais jeu de mots. En conséquence, ils avaient équipé, entraîné, encadré et approvisionné en sous-main une rébellion anti-régime dont les éléments les plus efficaces faisaient paraître Al-Quaïda pour une bande de joyeux fanfarons.

Or voici que, contre toute attente, au cours des dernières semaines, le régime Assad était en train de prendre le dessus sur la soi-disant Armée syrienne libre. Étant de plus en plus acculés, les rebelles se sont livrés à des actes de sauvagerie innommables, égorgeant des prisonniers de guerre ainsi que des civils, et se livrant à de nombreuses persécutions à caractère aussi bien religieux qu’ethnique.

Bien entendu, rien de tout cela n’a été rapporté dans les médias occidentaux. Certainement pas, puisque c’était la vérité…

Et puis tout d’un coup, paf! Attaque aux armes chimiques!

Depuis, c’est le ballet même pas diplomatique. Washington a décidé d’intervenir et les autres capitales attendent sagement leurs ordres. En ce moment – on le constate – les Yankees ont déplacé vers la Méditerranée des navires de guerre et ont commencé à concentrer en Arabie saoudite des chasseurs-bombardiers.

Le seul truc, c’est que ces choses-là ça prend du temps et que les mouvements militaires avaient été amorcés avant la fameuse attaque au gaz. De là à dire que tout avait été orchestré afin de légitimer une intervention unilatérale, sans l’accord de l’ONU et au mépris des lois internationales comme d’habitude, il n’y a qu’un pas. Je vous laisse le franchir sans moi, sinon on m’accuserait encore d’anti-états-unisme.


Mais la meilleure, c’est le laquais David Cameron, premier sinistre du Royaume-Uni, qui l’a proférée hier. Il a affirmé que son pays ne voulait que protéger les civils. Apparemment, la meilleure façon de les protéger, selon lui, est de leur balancer des bombes sur la gueule. Comme l’a si bien dit un colonel de l’armée yankee lors de la guerre du Vietnam au sujet de la ville de Ben Trè: «Nous avons dû la détruire pour la sauver.» Eh bien, M. Cameron ferait un excellent colonel de l’armée des Stazunis, avec sans doute le sous-lieutenant Stephen Harper à ses côtés.

Alors, hips! Tout ce déjà-vu me soûle!


mardi 27 août 2013

Maudite droïlle!


J'en étais sûr!

De toute façon, il n'y avait qu'à voir ce que ça a fait à Justin Trudeau!



lundi 26 août 2013

Sourire, tu m’inquiètes




Dure nouvelle dans l'actualité, aujourd’hui. 

Comme Philippe Couillard (le nom est marrant) avant lui, Rrrraymond Bachand a annoncé qu’il quittait une bonne fois pour toutes la vie politique. L’ex-ministre des finances et ex-candidat à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLIQ) – surtout à ne pas confondre avec le Parti libéral du CAnada (PLIC) – a annoncé son retrait de la scène.

Hélas, désormais, seules les officines d’avocats d’affaires auront le plaisir d’être gratifiés de son petit sourire d’autosatisfaction. Il nous manquera, ce sourire. Quand, d’aventure, Rrrraymond prenait le crachoir télévisuel pour nous expliquer de combien il allait encore nous entuber, ça dorait la pilule. Prenez, par exemple, l’actuel chef du PLIQ qui veut augmenter les taxes et réduire les impôts – ou l’inverse, je ne sais plus pour la différence que ça fait... –, il lui manque cette petite touche de charisme qui rendait Rrrraymond si fendant par moments.

Alors, au revoir monsieur Bachand. Vous vous êtes si bien servi que nous ne doutons pas un instant que vous poursuivrez sur votre belle lancée. Et puis si l’insubmersible Philippe Couillard (hi! hi! hi!) se plante aux prochaines élections, il sera toujours temps de vous dépoussiérer.

Un petit sourire avec ça?

samedi 24 août 2013

La vie moderne



I Forgot My Phone (2013) 
Écrit et interprété par Charlene deGuzman, réalisé par Miles Crawford

vendredi 23 août 2013

Le bouchon du boucher



Les réactions du contemporain m’étonnent toujours un peu. Prenez ce qui se passe en Syrie présentement.

Vous pouvez écrabouiller des gens sous les chenilles d’un char, vous pouvez les déchiqueter avec des bombes à fragmentation, vous pouvez les consumer tout vifs avec du napalm ou du phosphore blanc et ça se passe chaque fois dans l’indifférence générale.

Mais si vous les empoisonnez avec du gaz, alors c’est une levée de boucliers et les gouvernements occidentaux se trouvent sous pression de la part des médias pour faire cesser la tuerie. Ce n’est pas tant ce qui se passe, apparemment, qui fait qu’on pousse le bouchon trop loin. Ce qui importe c’est de quelle arme on se sert pour empiler les cadavres. Le charnier en soi ne semble pas déterminant quant à l’élan de compassion général.

Finalement, c’est comme si on refusait de manger la viande du boucher parce qu’il a utilisé un couteau qu’on n’aime pas.

Pas facile à suivre…

mercredi 21 août 2013

Fange de disque

Bradley Manning
Bradley Manning, cet enfant soldat qui a pris le risque de dénoncer les abus de son gouvernement en refilant à Wikileaks des informations sur l’appareil répressif des Stazunis, vient de connaître sa sentence. On l’a condamné à 35 ans de prison pour avoir divulgué des secrets sur disques CD, qui ont fait mal paraître le pays, son gouvernement et son président, le sacro-saint Barack Obama.

Désormais, on peut le dire. Les Stazunis sont passés de pays avec freedom of the press à pays avec freedom to suppress.

Et demain, on ne manquera pas de le répéter, c’est là, paraît-il, que se trouve la terre de la liberté.

Arrosée par ce genre de révélations, la terre ressemble plutôt à un marais fangeux.

mardi 20 août 2013

Ciboles de symboles


Le gouvernement Marois, prétendument québécois, a lancé une autre initiative qui lui permettra de faire encore marche arrière, question de démarrer la prochaine session parlementaire sur le même pied que la précédente.

Au programme, cette fois, c’est la question des symboles religieux que la fine équipe veut faire interdire dans les institutions publiques. Donc, pas de crucifix, d’étoile de David, de croissant, de poignard sikh, de tête d’éléphant ni de patte de poulet dans les administrations gouvernementales.

On entend déjà les hauts cris qui vont invoquer quelque charte des droits et libertés étrangère pour affirmer qu’une telle initiative risque d’être discriminatoire. Je ne vois pas pourquoi. 

Après tout, vous avez déjà eu l’idée de prier dans les bureaux du fisc? Bon… mauvais exemple… 

Vous avez déjà eu envie de recevoir la communion dans une succursale de la SAQ, même si on y trouve du vin? Ou de faire pardonner vos péchés devant la valideuse de loterie? Ou de faire baptiser, communier et marier le petit dernier dans la salle d’attente de l’hôpital? 

En plus, on pourrait aller au bout de cette pensée, et dire que les symboles religieux n’ont pas leur place non plus dans les institutions bancaires, entre autres. Quoi de plus public, en effet?

D’une certaine façon, l’interdiction des symboles religieux dans tous ces cas serait logique. À moins, bien sûr, que les églises, synagogues, mosquées et autres temples enregistrés ou incorporés acceptent d’implanter des guichets automatiques chez eux.

D’ailleurs, connaissant les religions organisées comme je les connais, ce seraient probablement des guichets pour dépôt seulement.

lundi 19 août 2013

Line compétente


Elle nous manquait terriblement, à vous, à moi et à tout le Québec. Aux dernières nouvelles, on l’avait dite partie en Afrique et je craignais que, à l’instar de Livingstone, elle se soit égarée quelque part sur les bords du lac Tanganyika, elle qui pourtant n’a jamais souffert de problèmes d’orientation. Il y avait de quoi craindre pour son bien-être, voire pour sa santé.

Mais – ouf! nous voilà rassurés! – Line Beauchamp est de retour chez nous, plus fraîche et surette que jamais. Après avoir fondé sa propre entreprise de communications, qui a dû connaître au cours des derniers mois le franc succès que l’on suppose, voici qu’elle vient d’être engagée par le cabinet de relations publiques Cohn & Wolfe à titre de vice-présidente.

Si la société Montreal, Maine & Atlantic Railway fait preuve de clairvoyance, elle devrait mettre à contribution le talent de Mme Beauchamp afin de rebâtir sa réputation et de pouvoir reprendre ses activités.

Chère Line, on a vu il y a un an et demi à quel point elle savait être convaincante.