lundi 2 novembre 2015

Missiles au ciel



Il n'y a pas à dire, les choses changent, mais toujours pour le mieux!

Figurez-vous que les Russes font bénir les missiles qu'il balancent sur la gueule de leurs frères humains. Des terroristes, peut-être, mais quelle idée saugrenue d'enduire les ogives de flotte prétendument bénie avant de les arrimer sous les ailes des chasseurs-bombardiers.

Là où ça devient kafkuesque – contraction de kafkaïen et ubuesque –, c'est que l'Union européenne va bientôt demander à Vladimir Poutine de cesser cette pratique – tenez-vous bien – parce qu'elle est discriminatoire…

Il paraît – mais je peine à le croire – que quelqu'un a fait remarquer que cela fait en sorte que les personnes tuées le sont en dehors de leur propre religion et, s'il faut en croire l'article, François Hollande aurait confirmé qu'il ne voulait pas que les convictions des «islamistes combattus en Irak et en Syrie soient moquées».

Bref, on peut les incinérer sur place – ça, c'est moral –, mais on ne doit pas y mêler la religion – ça, c'est très laid.

Déjà que l'on ait entrepris de bénir des armes, cela dénote une certaine régression. Au moins, à une autre époque, on bénissait les soldats. À quoi joue-t-on, aujourd'hui? À faire en sorte que les missiles accèdent au paradis?



dimanche 1 novembre 2015

Le tao


Il paraît que, en portugais, leitao veut dire «porcelet».

Le destin, quand même, c'est pas de la blague...

Et puis, Lise

C'est avec tristesse et inquiétude que l'on avait appris cette semaine que Mme Lise Thibault, ministre de la Sécurité publique, devait s'absenter pour raisons de santé. Les rumeurs les plus folles ont couru quant à savoir de quel mal pouvait souffrir ce pilier du gouvernement Couillard (le nom est marrant). On a parlé de leucoaraiose, d'alzheimer, de maladie de Creutzfeldt-Jakob, de celle de Huntington, entre autres.

D'une certaine façon, on a été soulagé d'apprendre que la ministre souffrait d'épuisement professionnel et qu'il lui fallait prendre un long repos afin de se rétablir. Nous lui souhaitons d'ailleurs, à cet effet, un prompt rétablissement, de sorte que, lorsqu'une sinécure s'ouvrira dans le privé, elle pourra sévir sous d'autres cieux.

Tout de même, cet épisode nous ramène à une constatation déstabilisante. On en vient à penser que les ministres libéraux sont, la plupart du temps, de petites natures. On ne compte plus les démissions dont a souffert le cabinet libéral au fil de ses mandats. Mentionnons seulement pour mémoire Gilles Ouimet, Marguerite Blais, Tony Tomassi et Yves Bolduc; sans compter, il n'y a pas si longtemps, la surette Line Beauchamp et la crispée Michelle Courchesne.

Bon, on sait que tous ne sont pas partis à cause d'épuisement professionnel – tant s'en faut –, mais il semble tout de même que ça en prenne bien peu afin de cautionner une velléité de départ. Parce que, au fond, le burn-out de la ministre de la Sécurité publique s'explique mal. Il n'y a pas eu de problème majeur qui eût pu chambarder les activités de son ministère. Les pressions du front commun sont à peine entamées. Il y a bien eu cette sordide histoire de harcèlement sexuel de femmes autochtones en Abitibi qui risquait de mettre la ministre sur la sellette; mais pas tant que ça, du moment qu'elle envisageait de prendre des mesures afin de sanctionner d'éventuels coupables.

À moins qu'il y ait autre chose…

samedi 31 octobre 2015

Dion, dit-on



Stéphane «dit-on» Dion, ex-chef du Parti libéral du CAnada (PLiC) – ce qui nous donne une riche idée de la valeur du talent ayant été sur les rangs pour la job – en a remis une couche, dernièrement.

Celui qui n'en a pas manqué une pour dire aux fédérastes quoi faire et comment pour prévenir toute velléité d'indépendance du Québec, est maintenant passé au niveau supérieur. Il se mêle d'expliquer aux séparatiss comment faire pour devenir indépendants.

Qui sait? Peut-être ambitionne-t-il de remplacer PKP, comme il a remplacé Paul Martien (c'est voulu).

Stéphane Dion apparaît véritablement comme une vedette de la politique; et, avec une telle versatilité, il pourrait sans doute faire carrière dans bien d'autres domaines avec un égal succès.


vendredi 30 octobre 2015

Crime de non-départ



À une autre époque, la fonction publique avait voulu favoriser le recrutement de candidats. Elle avait alors, par le biais de ses gestionnaires, offert des conditions d'embauche particulièrement intéressantes – salariales pour ne pas les nommer – à la suite d'une directive.

Ladite directive ayant été mal interprétée, le Conseil du trésor, voulant corriger l'erreur, a décidé de réclamer des salaires versés en trop à plusieurs de ses fonctionnaires – 175, pour ne pas les compter – sommes qui représenteront des dizaines de milliers de dollars par tête de pipe.

Évidemment, les syndicats sont outrés de la chose et promettent de défendre les intérêts de leurs membres bec et ongles, surtout dans le contexte de négociations difficiles entre le gouvernement Couillard (le nom est marrant) et le front commun.

Mais c'est la faute des fonctionnaires, aussi!

Plutôt que de rester à leur job, s'ils étaient partis sans donner de préavis comme d'autres, c'est le gouvernement qui leur verserait du pognon, aujourd'hui.

jeudi 29 octobre 2015

1984 en 2015

Distribution de contraventions
dans le stationnement
d'une résidence pour aînés
Combien d'entre vous ont lu 1984, écrit par ce soi-disant socialiste surnommé George Orwell?

Vous ne savez pas ce que c'est? Il s'agit de parcourir du regard des mots formés de lettres, imprimés sur des feuilles de papier reliées afin de leur donner la forme d'un livre. On apprenait ça à la petite école, dans le temps.

Bref, dans ce roman, on critiquait l'élaboration d'un État policier, sous l'impulsion d'une gauche prévaricatrice. Comme quoi ce cher bon gros vieux Orwell avait le sens aigu du gag et de l'antinomie.

Or voici que les statistiques nous donnent un aperçu clair et net de la tendance actuelle de cette belle démocratie occidentale – à droite, toute – qui nous caractérise. Depuis 2013, aux Stazunis, on constate que les interventions des forces de l'ordre (lire: la brutalité policière) ont tué plus de Yankees que la guerre en Irak. C'est assez compréhensible, d'une certaine manière, car les flics sont maintenant équipés comme des militaires et les civils, eux, sont toujours désarmés. Alors, évidemment, comme disait le général romain dans Astérix chez les Bretons: «À vaincre sans péril, on évite les ennuis.»

À côté de ça, les chefs yankees se demandent encore pourquoi les autres peuples ne veulent pas accepter leur mode de gouvernement. Sans doute ces peuples se disent-ils qu'il vaut mieux profiter de la guerre tant qu'elle dure; la paix risque fort d'être écrasante.



P.-S.: À ce propos, peut-être Washington devrait-il envoyer les flics combattre au Moyen-Orient. Ils semblent plus efficaces que les militaires.

mercredi 28 octobre 2015

Chasse



Après la chasse d'eau qui va envoyer 8 milliards de litres d'eaux usées sans traitement dans le fleuve, voilà que le maire de Montréal, Denis «de poule» Coderre en lance une nouvelle: la chasse aux fonctionnaires.

Le conseil municipal qui, à ce qu'il semble, s'est tenu éveillé le temps d'un vote, a accepté de confier le pouvoir de congédier les directeurs d'arrondissement à l'administration municipale.

Ce mandat est valide pour les deux prochaines années et ne sera pas renouvelable. Donc, il sera en vigueur jusqu'aux prochaines élections et ne sera pas prolongé au-delà. Pas fou, le maire ne veut pas courir le risque de voir ses «poteaux» se faire virer par son successeur. Sauf que, avec sa vision perspicace, il ne semble pas réaliser encore qu'il vient d'ouvrir une dangereuse boîte de Pandore, tant sur le plan administratif que démocratique.

Le bras droit du maire, Pierre Desrochers (non, ce n'est pas une mauvaise blague de ma part) a affirmé que le bureau du maire ne comptait pas abuser de ce pouvoir. «On n'est pas dans une chasse aux sorcières», a-t-il dit.

Je ne le crois pas non plus; pas si elles votent libéral, en tout cas.

mardi 27 octobre 2015

Blain de...



Le RPCU, vous connaissez? Jamais entendu parler, moi non plus. Il paraît qu'il s'agit du Regroupement provincial des comités d'usagers. Précisons tout de suite qu'il s'agit des usagers du système de santé et non de celui, par exemple, du transport en commun.

Comme vous savez, le front commun syndical s'est reconstitué pour faire face aux politiques d'austérité du gouvernement Couillard (le nom est marrant), lesquelles s'apprêtent à comprimer encore davantage des dépenses qui atteignent des niveaux anémiques. Comme eût dit Jean Chrétien: «Que voulez-vous?» Il faut bien ménager une marge de manœuvre de plus en plus large afin d'accorder des dégrèvements d'impôt et des subventions accrus aux sociétés et aux privilégiés. Sans compter les frais de tapis rouge lorsque notre richesse collective est piratée en direction des paradis fiscaux.

Bref, le front commun est en moyens de pression actuellement et, vendredi passé, le RPCU a reçu la visite de manifestants. Un peu de chahut, qui a rapidement cessé, et les syndiqués se sont retirés.

Tout de suite, le directeur général du RPCU, M. Pierre Blain, est monté à la tribune pour accuser les syndicats d'intimidation à l'endroit des usagers, pour exiger des excuses et, surtout, un dédommagement de 10 000$. Ce montant sera bien entendu symbolique, ne représentant qu'une infime fraction du budget de l'organisme et du salaire de son directeur général, lequel a toujours fait preuve d'une discrétion exemplaire et attentionnée lorsqu'il a été question de graisser la patte des médecins.

Je me demande d'où est originaire M. Blain. On pourrait le présenter comme on le faisait des gens nobles à une autre époque. Ainsi, il serait Pierre Blain de... quelque part.

Ou de quelque chose.

lundi 26 octobre 2015

Montréal vue de l'étage


vendredi 23 octobre 2015

Montréal vue de l'étage


Tarlada

Alors, comme ça, vous avez voté pour Ti-PET? Eh ben, dites donc, fallait-il que vous soyez mal pris pour choisir le plus tarlais du tas!

Non mais c'est vrai. Une campagne électorale de 78 jours et ce fut la plus longue période de temps sans qu'il commette l'une ou l'autre bourde – généralement les deux.

Donc, voici le Québec sous la coupe non seulement d'un pays étranger, mais en plus d'un pays étranger dirigé par une célèbre nullité. Remarquez, je ne dis pas qu'il est célèbre parce qu'il est nul. Mais nul quand même – d'aucuns diraient «en plus», comme si c'était un atout supplémentaire.

Donc, il faudra compter 8 ans avec ce Trudeau pur jus, entièrement trudeauesque dans sa pensée et ses manières, mais avec l'intelligence en moins. À tel point qu'on devrait désormais le nommer Tout-PET. Entre autres, parce que lui-même a le culot de se présenter comme un homme d'État doté d'un minimum de capacités.

Je dis 8 ans, parce que – hélas – il vous faut beaucoup de temps avant de regretter vos choix. Et – re-hélas – quand cela finit par arriver, c'est généralement pour tomber de Charybde en Scylla, comme aujourd'hui.

Et, tant qu'à y être, pourquoi ne pas rebaptiser le CAnada aussi? Afin de l'identifier plus étroitement à son nouveau premier ministre, il serait bénéfique de l'appeler le «Tarlada». Ce serait parfait, lors d'une visite protocolaire, au moment des présentations: «Mesdames et messieurs, veuillez accueillir le tarlais du Tarlada.»





Un si beau sourire; j'aimerais être son dentiste.

jeudi 22 octobre 2015

Lendemains d'élections


C'est du 2 pour 1...

mercredi 21 octobre 2015

mardi 20 octobre 2015

Montréal vue de l'étage


lundi 19 octobre 2015

Parole, parole...


samedi 17 octobre 2015

Le 50 % moins un


vendredi 16 octobre 2015

Perpétuelle énergie

Je présume que vous avez entendu parler du projet dit «Énergie est», c'est-à-dire la construction d'un pipeline devant acheminer le pétrole sale de l'Ouest jusqu'aux terminaux néo-brunswickois – tout aussi sales, d'ailleurs – via le Québec.

En septembre 2014, Justin Trudeau, chef intérimaire du PLiC (Parti libéral du CAnada), donnait son appui inconditionnel à ce projet. À peine quelques mois plus tard, il admettait que, en l'état, le projet n'était pas «socialement acceptable».

Le temps passant, et les élections arrivant, surtout au Québec où, en dépit de tout, les chefs de parti sont bien obligés de reconnaître qu'une percée dans cette province pourrait tout au moins leur garantir le statut d'opposition officielle, Ti-PET a «nuancé sa position» en refusant d'appuyer inconditionnellement le projet.

Aujourd'hui, à quelques jours de la tenue du scrutin, on apprend que M. Trudeau a beau ergoter sur la question, l'appareil de son parti non seulement a donné son appui à Énergie est, mais en plus travaille en coulisse afin de le réaliser dans les meilleurs délais possibles, en dépit de l'opposition des groupes écologistes – qui sont si importants dans les discours, mais seulement là – et, accessoirement, d'une fraction importante de la population.

De la magouille de coulisse telle que, une fois éventée, la combine de croches a entraîné une réaction visant à corriger les dommages en «démissionnant», non pas un obscur pion de l'appareil du PLiC, mais bien le coprésident de la campagne électorale de Justin Trudeau, le bien nommé Daniel Gagnier, un autre francollabo.

Selon le Globe and Mail, l'influent quotidien cAnadien, il s'agit d'un coup sévère à la campagne libérale.

Je le crois. C'est la meilleure manière de faire en sorte que le chef du PLiC passe pour un opportuniste, un hypocrite et un menteur.

Ou pire, de le faire ressembler au Père-PET.