
Depuis nombre d’années, le CAnada pratique une politique d’ouverture et de divulgation qui fait l’envie du monde civilisé.
Ou pas…

La Commission Charbonneau, présidée par la juge France éponyme, vient d’ajourner ses travaux jusqu’au 17 septembre prochain.
La Commission, qui a siégé sans discontinuer depuis le 8 juin dernier, soit 10 jours ouvrables, avait sans doute besoin d’une pause afin de refaire le plein d’énergie. En effet, ayant entendu une personne, sur la quantité d’autres qui normalement devraient apporter leur témoignage sur la corruption dans l’industrie de la construction, ladite Commission, certainement épuisée, a reporté à l’automne la reprise de ses travaux.
Il faut comprendre que, entre le moment de sa création et le début de ses audiences publiques, près de sept mois se sont écoulés. Il faut imaginer que, d’une certaine façon, il est tout à fait compréhensible que ces travaux, que l’on peut difficilement qualifier autrement que de préliminaires, soient interrompus après une semaine et demie d’activités.
À ce rythme, la juge Charbonneau devrait compléter son mandat juste après l’élection de Gabriel Nadeau-Dubois au sénat.

Un nouveau sondage Harris-Decima a donné de quoi réfléchir au jeune dynamique, sexy et brillant héritier de la politique à papa, le député de Papineau, Justin Trudeau.
En effet, 33% des répondants affirment être tentés de voter pour le Parti libéral du CAnada si M. Trudeau en était le chef. Les gens sondés ont donné leur appui aux autres candidats, moins connus de la manière suivante: Marc Garneau 18%; Denis Coderre 17%; John Manley 16%; Gerard Kennedy 16%; David McGuinty 15%; Mark Carney 14%; Dominic LeBlanc 13%; Martha Hall Findlay 12%; Naheed Nenshi 10%.
À n’en pas douter, avec Justin Trudeau, le PLC pourra donner son 164%!

Maintenant que la session est suspendue jusqu’en août et que, vraisemblablement, il n’y aura pas d’élections avant l’automne et que les concerts de casseroles se sont tus et que les vacances qui se pointent auraient pu apporter un peu de tranquillité à notre bon, compétent et intègre premier ministre John James Charest, v’la-t-y pas que la commission Charbonneau a commencé ses audiences publiques!
Vous savez, la commission que le gouvernement refusait mordicus de créer? Ben ça a l’air qu’elle va le mordicus dans le bas du dos…
Départ canon, comme on dit, car c’est nul autre que Jacques Duchesneau qui a lancé le bal en dénonçant les pratiques douteuses, en nommant les firmes qui ne le sont pas moins et, surtout, en expliquant que l’argent sale a permis dans le passé de remporter des élections. Ah oui, il a aussi remis en question le comportement douteux de notre bon ami Samer Hamad-Allah, ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, mieux connu sous le charmant sobriquet de Sam Hamad, qui lui va comme un gant.
Bref, ce pauvre John James continue à se faire écorcher sur la place publique, son administration faisant les frais de toutes les critiques, dans tous les domaines, n’ayant apparemment pas réussi, pendant ces 10 dernières années, à garder ne serait-ce qu’un petit bout de sa réputation relativement propre.
C’est à se demander ce qu’il devra faire pour acheter la paix.
Et surtout où il prendra l’argent...
Madame Navi Pillay, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies, a eu quelques mots pour blâmer le gouvernement de John James Charest, et surtout sa loi 78, qui «restreignent la liberté d’association».
Évidemment, madame Pillay s’est attiré les foudres du gouvernement Harper – eh oui, John James n’est-il pas un ancien conservateur? Et peut-être pas si ancien que ça… – en la personne de Christian Paradis. Ce nom ne vous dit rien? Le quidam est un total inconnu dans le paysage politique? Vous êtes enclin à penser que je viens de l’inventer et que personne en poste à Ottawa ne porte ce nom?
Détrompez-vous!
Christian Paradis n’est nul autre – ou peut-être autre nul – que le bras droit de Stephen Harper au Québec. Combien de bienfaits ne lui doit-on pas, à lui et à son illustre chef, d’ailleurs…
Le populaire monsieur Paradis a trouvé «étrange» et «préoccupante» la sortie de madame Pillay, soulignant qu’elle aurait mieux fait de parler de ce qui se passe en Iran ou en Syrie. Évidemment, étant de droite, il ne pouvait savoir que madame Pillay et son haut-commissariat en parlent constamment. Après tout, Christian Paradis n’est qu’un conservateur, lesquels ne sont pas toujours choisis pour leur vaste connaissance de la réalité.
En outre, monsieur Paradis, du tréfonds de sa maîtrise de la chose politique, devrait savoir que les libertés s’effritent vite et qu’il est beaucoup plus facile de les préserver que de les restaurer.
Mais il est vrai que, au rang des priorités conservatrices, les libertés, les droits de l’homme, la dignité et même la démocratie…

Qui est ce mystérieux personnage dont la photo ouvre la présente chronique?
Premier indice : il se prénomme Philippe.
Il faut noter que l’étymologie de ce prénom signifie « qui aime les chevaux ». Remarquez, dans le contexte, ça n’a rien à voir, mais tout de même ça se place très bien dans la conversation.
Deuxième indice : son nom de famille est Kemel.
Et contrairement à la tenace légende populaire, il ne s’agit pas d’une coquille par rapport au mont Kemmel de Flandres-Occidentales, Philippe Kemel n’étant même pas belge.
Troisième indice : Marine Le Pen.
En effet, Philippe Kemel est celui qui, lors des toutes récentes législatives françaises, a fait perdre son siège à Marine Le Pen du Front national dans le Nord–Pas-de-Calais.
Apparemment, il n’y a pas qu’au Québec que le vent tourne contre la droite.
Pas trop tôt…

Après avoir mangé du fruit défendu, leurs yeux s’ouvrirent et ils virent qu’ils étaient nus. Ils prirent alors des feuilles de figuier et se tressèrent des ceintures.
Lorsqu’ils entendirent la voix de l’Éternel, ils se cachèrent parmi les arbres du jardin d’Éden. Mais l’Éternel appela l’homme et dit: «Où es-tu?», et l’homme répondit: «J’ai entendu Ta voix, mais j’étais nu et je me suis caché.»
L’Éternel lui demanda: «Qui t’a montré que tu étais nu? As-tu mangé de l’arbre que je t’avais défendu?» L’homme répondit: «Ce n’est pas moi. La femme m’a donné du fruit et j’en ai mangé.»
[…]
L’Éternel dit à la femme: «Tu enfanteras dans la douleur, car j’augmenterai la souffrance de tes grossesses.» Et Il regarda l’homme et lui dit: «Et toi je te condamne à en entendre parler toute ta vie!»
Alors, Jésus dit: «Mon Père, ce n’est pas ce que nous avons discuté en réunion, ce matin.»
«Ah non? dit l’Éternel Tout-Puissant. Qu’avions-nous prévu?»
Et Jésus répondit: «Que si l’homme mangeait de l’arbre défendu, il devrait gagner son pain à la sueur de son front.»
L’Éternel réfléchit un instant et Il dit à Jésus: «J’ai pensé que ça ne le ferait pas assez souffrir.»

On apprend que le groupe musical Mise en demeure s’est retiré des festivités de la Saint-Jean qui se tiendront sur les plaines d’Abraham, à Québec.
Apparemment, devant les critiques de John James Charest, qui a mal pris le fait qu’on le montre sur une affiche en train de dormir au gaz, et sous les pressions du maire de Québec, le mesuré Régis Labeaume, les membres du groupe ont préféré se désister.
Qu’auraient-ils dû faire afin de gagner le droit de paraître sur scène? Je ne sais.
Chanter en anglais, peut-être. Ça marche, d'habitude…

On se souviendra de cette histoire qui avait fait grand bruit, dernièrement, à propos de l’affiche montrant un Amir Khadir présumé, armé d’un tromblon et coiffé d’un haut-de-forme qui lui allait particulièrement bien; le haut-de-forme s’entend.
Une tempête s’était élevée dans ce verre d’eau parce que les libéraux avaient été outrés de constater qu’aux pieds dudit monsieur Khadir on apercevait le cadavre de quelqu’un ressemblant à John James Charest.
Évidemment, toutes sortes de stupidités avaient été proférées là-dessus, on s’en souviendra, en particulier de la part du ministre de Santé, le sympathique et avenant Yves Bolduc.
Or voici que des révélations indiquent que toute cette histoire ne tient pas du tout. En effet, sur l’affiche qui pastiche La liberté guidant le peuple, le personnage étendu par terre en bas à gauche n’est pas du tout mort. Contrairement à ce qui avait été dit, il ne fait que roupiller. Or, pour la petite histoire, soulignons que John James Charest ne dort jamais qu’avec son haut de pyjama et un bas.
À preuve que c’est bien de cela qu’il s’agit, quoi de plus normal qu’il sombre dans le sommeil alors que la province au grand complet s’éveille?
C’est tout à fait lui, ça.

La ministre de la Culture, la si crédible et perspicace Christine St-Pierre, plie et présente ses excuses.
Précédemment, elle avait affirmé haut et fort que le carré rouge – et certainement la personne qui le porte – était associé à la violence et à l’intimidation. À sa décharge, elle n’avait pas alors précisé s’il s’agissait d’une violence subie ou fomentée. Apparemment, il s’agissait de la seconde puisqu’elle mettait dans le même sac votre humble serviteur et l’infâme Fred Pellerin, ce conteur invétéré, qui n’a eu de cesse de mettre son univers onirique à feu et à sang.
Hier, la ministre a en quelque sorte nuancé ses propos, et est allée même jusqu’à s’excuser auprès des gens que ses affirmations auraient pu blesser.
Finalement, il nous faut reconnaître que nous lui devons une fière chandelle. En effet, lorsqu’une personne est déconnectée de la réalité au point où son premier élan est de raconter n’importe quoi, il faut lui être reconnaissant d’avoir choisi la carrière politique.
Vous imaginez ce qu’elle a pu proférer comme menteries quand elle était journaliste et qu’à cette époque elle jouissait encore d’une grande crédibilité!
Manifestation de casseroles à l’Isle aux coudres - 27 Mai 2012,
par Geneviève Jodoin