mercredi 20 novembre 2019
Règne au dépôt (de bilan)
Ça va mal! Ça va mal! Ça va mal!
Oui, ça va mal chez Lowe’s, la multinationale yankee qui s’est portée acquéreur («acquéresse», en langage juridique) de RONA et de Réno-Dépôt, entre autres anciens fleurons québécois. Ça va tellement mal, qu’elle a annoncé que, en 2020, elle allait fermer ses succursales de Bécancour, Bellefeuille–Saint-Jérôme, Carignan, Granby, Nicolet, Saint-Tite, Saint-Félix- de-Valois, Saint-Lambert, Saint-Sauveur, Sorel et Trois-Rivières.
On ne sait pas encore exactement combien de personnes perdront ainsi leur emploi, mais Lowe’s a expliqué qu’elle prévoit des «charges opérationnelles» allant de 175 à 225 millions de dollars US afin de compléter les fermetures prévues.
Quel a été le déclencheur de cette décision? Apparemment, les résultats du troisième trimestre ont révélé que les bénéfices se sont élevés à 1,05 milliard de dollars US; et les ventes ont atteint 17,4 milliards de dollars US (une hausse de 2,2% sur un an). Quand je vous disais que ça allait mal!
Alors, vous comprenez bien qu’il est impossible de continuer dans de pareilles conditions et qu’il fallait donner un sérieux coup de barre, quitte à jeter des êtres humains sur la paille, une décision qui a – bien entendu – meurtri le grand cœur des gestionnaires de l’entreprise.
mardi 19 novembre 2019
Aller au cabinet
Le fils de Pierre Elliott Trudeau n’aura pas de lieutenant au Québec. Certains affectent de s’en étonner, mais, dans les faits, il n’y a rien là que de très normal. Après tout, depuis quand les lieutenants sont-ils nommés par les troufions?
En attendant, Guilbeault va au Cabinet où il fera sans doute un Stephen de lui.
lundi 18 novembre 2019
La recherche de l’excellence
Son excellence, l’ambassadeur yankee auprès de l’Union européenne, M. Gordon Sondland, se retrouve, bien malgré lui, dans la situation inconfortable du personnage central dans l’enquête en destitution du président, présentement en cours.
Mais qui est M. Sondland? Un conseiller politique de haut niveau? Un diplomate de carrière? Un expert en politique internationale? Pas du tout! Sa véritable job est multimillionnaire. Il s’est enrichi dans le domaine de l’hôtellerie en Oregon. Avant sa nomination au poste prestigieux de représentant des Stazunis, avait-il déjà mis le nez en dehors de son pays? Je suppose que oui, mais je n’en ai aucune preuve.
Comment quelqu’un de totalement incompétent en la matière devient-il du jour au lendemain un des personnages les plus importants sur la scène diplomatique mondiale? Mais c’est tout simple: il lui suffit d’acheter son poste. Pas cher, en plus: à peine un petit million de dollars, plus tous les autres millions qu’il a incité d’autres à donner à Donald J. Trompe.
Mercredi, ce sous-produit de clientélisme kleptocratique doit témoigner devant le Congrès. Se portera-t-il à la défense de son patron? Mangera-t-il le morceau sur la question du trafic d’influence? Qu’il se souvienne seulement que les deux derniers ayant menti au Congrès pour protéger Donald J. Trompe – Michael Cohen et Roger Stone – sont présentement en taule.
Mettons que la position de son excellence n’est pas excellente.
dimanche 17 novembre 2019
État-vice
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| L'article ici |
C’est tout de même étonnant de constater que la résolution A/C.3/74/L.62, proposée par la Russie, a été rejetée par les Stazunis. En effet, il s’agissait d’un texte condamnant le nazisme et toute forme de discrimination. Or, venant d’un pays qui vomit depuis 100 ans la «dictature communiste», on se serait attendu à ce que Washington vote en faveur d’une résolution rejetant une autre dictature.
Il semble que les dictatures ne sont pas toutes égales devant le regard justicier des Stazunis. En effet, il y eut 2 pays qui votèrent contre la résolution: eux et l’Ukraine. On sait que le gouvernement de Kiev est noyauté par des néonazis, ce qui explique que, malgré les ravages subis par ce pays de 1941 à 1944, son gouvernement actuel ait pu voter ainsi. On se demande quel est le motif sous-jacent de l’attitude yankee.
Mais il y a plus. Vous vous souvenez de tous ces pays européens qui ont – à les entendre – tellement souffert sous le joug nazi? Eh bien, ils se sont tous abstenus, jusques et y compris la Pologne!
Par contre, la plupart des pays frappés par les sanctions économiques yankees ont voté pour, ainsi qu’Israël. Dans ce dernier cas, il eut été sidérant que l’État hébreu vote contre, mais on ne peut savoir si le fait de contrarier Washington sur cette question a pu causer un certain malaise au sein de la représentation israélienne.
Quant à la photo là-haut, elle est libre de tout trucage.
Est-ce une preuve d'atavisme?
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| Résultats du vote ici |
samedi 16 novembre 2019
vendredi 15 novembre 2019
mercredi 13 novembre 2019
Ras-le-bol y vit
Reprenons les choses du début. Le 20 octobre dernier, des élections ont eu lieu en Bolivie. Le président de gauche sortant, Evo Morales, a remporté le premier tour avec plus de 40% et une avance de plus de 10% des votes. Ainsi, selon les termes de la constitution bolivienne, il n’était pas nécessaire de tenir un second tour et, de facto, M. Morales était considéré comme vainqueur.
Notons en passant que, dans nos pays viscéralement démocratiques, on forme le gouvernement avec bien moins. Par exemple, au CAnada, dernièrement, le fils de Pierre Elliott Trudeau a gagné l’élection avec à peine plus de 33% des voix.
Pour en revenir à la Bolivie, dès que les résultats ont été connus, on a crié à la fraude, tel qu’il convient quand un gouvernement de gauche est élu. Des manifestations monstres ont été alors organisées. Or, le président s’est accroché et il a fallu que la police et l’armée exigent son départ, et laissent libre cours à la colère «populaire» pour que M. Morales démissionne et aille trouver refuge au Mexique. Son avion n’y avait pas atterri que, déjà, des rafles jetaient en prison ses partisans.
Bref, un coup d’État savamment orchestré.
Que les fascistes soient organisées à ce point ne m’étonne guère, surtout s'ils bénéficient – comme c’est toujours le cas en de pareilles circonstances – du soutien yankee.
Non, ce qui me soûle littéralement, c’est que le bon peuple qui s’est amusé à mettre pendant des jours le pays sens dessus dessous au bénéfice des oppresseurs sera le premier à geindre sous la botte de la répression.
Toujours le même scénario, quoi.
* Pour paraphraser le chant de Louis Laberge, le chef syndical d’autrefois, une Bible, ça frappe en tabarnak! Lui parlait de matraques, mais l’effet est le même.
mardi 12 novembre 2019
Don chéri
Il ne manque pas de forts en gueule au CAnada. Sans doute le plus tonitruant est-il le fameux Don Cherry. Joueur au talent moyen et par la suite entraîneur aux capacités idoines, il avait fini par s’illustrer véritablement en tant que commentateur de hockey.
Et quel commentateur! On ne se souvient pas qu’il eût fait preuve de restriction quant à la nature de ses propos. Il était grand amateur de jeu brutal, restait peu enclin à apprécier les athlètes autres qu’anglophones d’origine et s’avérait capable des opinions les plus mal avisées qui soient. Au fil des quatre décennies où il a sévi en ondes, il n’a pas manqué de provoquer des réactions rarement favorables.
Comme il était un incontournable au CAnada, personne – jamais – n’avait eu l’idée de le rappeler à l’ordre; et encore moins de le sanctionner pour ses propos déplacés. Mais en 40 ans, les choses changent; pas Don.
Dernièrement, il s’est fait aller la glotte une fois de trop en estimant, en direct, que trop peu de gens, dans la région de Toronto, portaient le fameux coquelicot, symbole de la participation du CAnada dans les guerres des Britanniques. Intarissable comme à son habitude, Don a fait remarquer que les immigrants «pourraient bien payer 2$ pour un coquelicot», sous-entendant qu’ils devraient faire un effort pour afficher de la reconnaissance envers leur pays d’adoption.
C’est finalement cette dernière sortie qui est venue à bout de l’énergumène. Son employeur Sportsnet a informé, par voie de communiqué, que M. Cherry avait été congédié pour ses propos qui ne reflétaient pas les valeurs du réseau.
L’ironie de la chose, c’est que Don reprochait aux Torontois leur manque d’égard à l’endroit du jour du souvenir, le 11 novembre. Et c’est justement ce jour-là qu’il se fait mettre à la porte; pauvre chéri…
Enfin une bonne raison de souligner le 11 novembre. Je crois que je vais m’acheter un coquelicot, moi.
L’an prochain.
lundi 11 novembre 2019
Démocratie toute nue
Quand le titre de l’article ci-dessus parle des «50% restants», il s’agit d’une mauvaise tournure. Ce qu’il veut désigner, ce sont les 50% les plus pauvres. Cela veut dire qu’il reste 17% de la richesse totale que se partagent – inégalement, faut-il le préciser – les 40% que composent les travailleurs, la classe moyenne ainsi que les petite et moyenne bourgeoisies.
On pourrait être renversé par cet état de fait, mais, dans la réalité, les 10% détenant la part du lion cherchent à en accaparer encore plus. Je sais bien que l’argent est la plus addictive de toutes les drogues, mais tout de même, je n’imaginais pas que les grands capitalistes étaient aussi accrocs.
Ce que je n’arrive pas à concevoir non plus, c’est que, parmi les 40%, il y en a encore qui gueulent à pleins poumons pour défendre un système économique aussi inégalitaire que celui-là. Sans doute s’imaginent-ils encore qu’ils sont plus malins que la moyenne des ours et que, eux, réussiront là où tous les autres échouent. Ce que c’est que d’être imbu de soi-même… Mais ce qui me jette encore plus, c’est qu’il s’en trouve quelques-uns dans le 50% qui pensent la même chose.
Pas étonnant, alors, que le 10% insiste tant pour le respect des principes démocratiques. Sauf quand les élections ne vont pas dans leur sens, bien entendu.
Dans ce dernier cas, la démocratie peut toujours aller se rhabiller.
dimanche 10 novembre 2019
Slogan de rêve
Personnellement, si j’étais le gouvernement des Stazunis, j’accorderais à Hoda Muthana la permission de revenir au pays. Ne serait-ce pas un remarquable coup de pub? Imaginez un peu le slogan: «Les Stazunis, le pays où on veut vivre, même après avoir rêvé de le détruire!»
Pour paraphraser Elvis Gratton: «Des immigrants, là, ils vont en avoir en tabarnak!»
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