mardi 31 juillet 2018
lundi 30 juillet 2018
Le médium, c’est le message
En mars 2016, Allah est entré en communication avec Ayanle Hassan Ali, un jeune homme d’origine somalienne habitant Toronto. Le message était tout simple, ce cher Allah voulait que M. Ali aille dans un centre de recrutement de l’armée cAnadienne et qu’il y tue des gens. Le résultat fut que, le 14 mars de cette année-là, le jeune homme blessa ainsi deux militaires à coups de couteau avant d’être maîtrisé.
Déclaré «non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux» en mai 2018, il est maintenant question de le réintégrer en société, sous supervision bien entendu. Comme vous voyez, Allah n’est pas un ingrat. Vous faites ce qu’il demande, et il se charge de vous dédouaner auprès de la pâle justice humaine.
Par ailleurs, nous savons tous que les voies de l’au-delà sont impénétrables. Mais, tout de même, on est en droit de se demander ce qu’Allah peut bien avoir contre l’armée cAnadienne.
Après tout, il n’est pas québécois, que je sache…
Déclaré «non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux» en mai 2018, il est maintenant question de le réintégrer en société, sous supervision bien entendu. Comme vous voyez, Allah n’est pas un ingrat. Vous faites ce qu’il demande, et il se charge de vous dédouaner auprès de la pâle justice humaine.
Par ailleurs, nous savons tous que les voies de l’au-delà sont impénétrables. Mais, tout de même, on est en droit de se demander ce qu’Allah peut bien avoir contre l’armée cAnadienne.
Après tout, il n’est pas québécois, que je sache…
vendredi 27 juillet 2018
Le palais des cons gras
Notre correspondante aux Stazunis, Elvire Aucoin, nous a rapporté hier un fait qui est passé relativement inaperçu dans les médias yankees et cAnadiens.
Sacha Baron Cohen, mieux connu sous le nom de Borat, l’un de ses personnages, anime Who is America?, une toute nouvelle série télévisuelle. Déjà, on se doute que la chose ne doit pas voler bien haut. Ne m’en voulez pas; au départ, le tableau combine trois notions qui couvrent, en elles-mêmes, autant de médiocrité: Sacha Baron Cohen, Stazunis et télévision.
Toujours est-il que le père de Borat s’amuse dans cette série à prendre au piège des personnalités, tout en incarnant différents personnages sous le couvert d’un épais maquillage. Est-il besoin de mentionner que les personnalités ne le sont pas moins.
Déjà, l'émission avait suscité quelques remous quand Sarah Palin était tombée dans le panneau, alors qu’elle croyait être interviewée par un ancien combattant en fauteuil roulant. Mais voici que Baron Cohen a maintenant un autre politicien à son tableau de chasse.
Jason Spencer est un élu républicain à la Chambre des représentants. Exemple typique du personnel politique yankee du sud des Stazunis, M. Spencer fait étalage de son fond raciste, sexiste et homophobe au cours de l’«entrevue», avec une bonne volonté assez gênante. Tellement gênante qu’il a dû démissionner de ses fonctions législatives lorsque sa prestation a été connue.
Puisqu’il est question de gêne, il devient de plus en plus difficile pour les âmes charitables ou bien-pensantes de reprocher à qui que ce soit d’employer l’expression «gros cons de Yankees».
Fort heureusement pour moi, ce travers est une faiblesse à laquelle je ne succombe jamais.
jeudi 26 juillet 2018
mercredi 25 juillet 2018
mardi 24 juillet 2018
Pissoux
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Selon le dictionnaire Larousse des canadianismes de Gaston Dulong, un pissoux est un poltron, un lâche ou un peureux. Bref, quelqu’un qui préfère laisser à d’autres le sale boulot, généralement parce qu’il craint pour sa personne ou sa réputation. Par extension, certains utilisent le même terme pour désigner un flemmard qui fait faire par autrui son travail; ici, c’est la peur de l’effort qui justifie l’emploi.
Dans un tout autre ordre d’idées, on se souviendra que, le 23 juin dernier, le fils de Pierre Elliott Trudeau avait été pris à partie par une personne qui goûtait peu sa présence lors d’une fête à saveur nationale. Oui, il semble que cela est une manie trudeauesque de se fourrer là où on n’a pas affaire lors des célébrations de la Saint-Jean-Baptiste.
Bref, l’échange de propos aigre-doux entre un citoyen officiellement cAnadien et son représentant très démocratique et respectueux des libertés n’en était pas resté là. On a appris dernièrement que M. Mathieu Brien, celui qui avait exprimé sa désapprobation devant l’irruption inopinée du premier ministre, s’est retrouvé devant un juge. On aurait déposé contre lui une accusation «d’entrave à un agent de la paix ou à un fonctionnaire public».
L’acte d’accusation demeure assez flou pour se prêter à toutes sortes d’interprétations. Y a-t-il eu un policier ou un nervi qui a tenté d’écarter M. Brien, lequel n’a pas voulu se laisser faire? Ou les chefs d’accusation, ici, ne masquent-ils finalement qu’un simple néologisme voulant dire «crime de lèse-majesté», tel que cela se faisait, autrefois, au bénéfice des sérénissimes feignants?
Personnellement, je penche pour la première interprétation, puisqu’un fonctionnaire public est un employé de l’État. Or le fils de Pierre Elliott Trudeau semble n’être qu’un commissionnaire du lobby pétrolier.
lundi 23 juillet 2018
Garbage can-ada
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Vous connaissez les Casques blancs? C’est une organisation non gouvernementale (ONG) dont les membres nous ont été «vendus» par la presse occidentale comme étant les héros sans armes de la guerre civile en Syrie. Il était entendu que leur rôle consistait principalement à réparer les dégâts causés par le régime de Bachar al-Assad. C’est pourquoi ils étaient considérés comme des héros. Autre raison de leur réputation sans tache, c’est qu’ils aidaient activement les forces djihadistes combattant le régime, soit en dissimulant leurs armes – chimiques, entre autres –, soit en créant de toutes pièces des histoires de crimes de guerre afin de discréditer le président démocratiquement élu. Dernier détail contribuant à leur grande renommée, cette ONG «indépendante» recevait annuellement plus de 165 millions de dollars de la part des Yankees et des Royaux-Munis.
Or, voici que les rebelles en Syrie sont en pleine déroute. Rapidement, ils sont en train de perdre l’un après l’autre leurs derniers réduits et, maintenant, les efforts des Occidentaux n’aspirent plus à renverser le régime, mais à secourir leurs suppôts. Pas tous, bien entendu, seulement ceux qui pourront encore leur servir.
Le CAnada, fidèle à sa vocation de poubelle des régimes de droite, doit ainsi recevoir un contingent de Casques blancs, sitôt qu’ils auront été extirpés du guêpier qu’ils ont eux-mêmes créé. En effet, depuis la Deuxième Guerre mondiale, le CAnada a toujours été une terre d’accueil pour toute la lie de la droite. Ainsi, il a hébergé des nazis allemands, ukrainiens et autres à partir de 1945. Il a reçu avec bonheur les Hongrois ayant déclenché une contre-révolution en 1956. Il a accepté des réfugiés provenant des pays où la gauche a triomphé tout au long du laborieux processus de décolonisation, depuis le Sud-Est asiatique jusqu’à l’Amérique latine. Il a même poussé son atavisme de droite jusqu’à se faire tirer l'oreille lorsque les Chiliens fuyant le putsch militaire de 1973 sont venus frapper à sa porte.
Aujourd’hui, ce sont les Casques blancs qui cherchent à se mettre au vert dans les vastes pâturages cAnadiens. Parions que le Québec aura sa juste part de ces citoyens exemplaires dont on nous parlera, à leur arrivée au pays, dans des segments soigneusement mis en scène afin d’activer la tirette lacrymale lors de beaux reportages versant dans l’anecdotisme.
Au CAnada, on appelle ça human interest.
C’est effectivement une question d’intérêts.
samedi 21 juillet 2018
vendredi 20 juillet 2018
Gringue-peace
Greenpeace a réalisé un beau coup d’éclat hier matin en grimpant la tour du Stade olympique afin d’y déployer une banderole protestant contre la construction de l’oléoduc Trans Mountain dans l’ouest du CAnada.
On ne peut que rester admiratif devant la détermination et le courage des membres de cette organisation, qui ne reculent devant aucun effort et qui ne se laissent intimider par aucun risque afin de se livrer à de si futiles initiatives.
En effet, même en admettant que cette nouvelle réussisse à se frayer un chemin jusque dans les manchettes colombo-britanniques ou même albertaines – ce qui est fort douteux – quelle sera son efficacité? N’eût-il pas mieux valu que cette action se déroulât justement là où la polémique est présentement engagée?
En langage clair, est-ce que Greenpeace est venue ici simplement pour faire du gringue?
En outre, je me demande si, une fois que le combat sera perdu contre Trans Mountain, l’organisme ira planter un autre chiffon quelconque sur un sommet des montagnes Rocheuses – l'un de ceux que l'on peut atteindre en 4X4 – afin de protester contre la construction du pipeline Energy East au Québec.
On prend les paris?
jeudi 19 juillet 2018
As-tu vu monter l’gros?
Mon gros pote, le président Trompe, en a sorti une bien bonne, hier. Le récent voyage qui l’a mené depuis Londres jusqu’à Helsinki – où il a rencontré le président de la Russie – ne fut qu’une série de bourdes et d’embarras. Chargement de citrouilles sur le dé à coudre de «crèmenglace», il a exonéré Vladimir Poutine de toute ingérence dans le processus électoral de 2016, alors que le Fédéral Bureau d’Investigation de chez lui venait tout juste d’accuser une bande de ressortissants russes liés au Kremlin justement d’une telle malversation.
Résultat, lui qui pensait rentrer au pays porté par le succès, il s’est buté à un tel mur de reproches, à gauche comme à droite, qu’il a dû, en conférence de presse, expliquer qu’il s’était mal exprimé et qu’il était en fait convaincu que la Russie était coupable d’une telle ingérence.
Soucieux de faire porter l’attention publique et médiatique ailleurs, il a tenté – hier disais-je – de rediriger le discours sur le Monténégro, un pays de l’OTAN. Sans blague! Il a insisté pour dire que les Monténégrins sont des gens «très forts et très agressifs». Que se passerait-il, s’ils étaient attaqués? Y aurait-il une guerre dans laquelle l’OTAN serait tenue d’intervenir? Pourquoi, a-t-il demandé, devrait-il envoyer son fils risquer sa vie pour défendre ce petit pays?
Déjà, les fils de millionnaires, sauf très rare exception, ne vont jamais faire la guerre. Ensuite, lui-même, mon cher gros pote, s’est dépatouillé pour ne pas faire son service militaire au moment du Vietnam, et ce, sous de faux prétextes.
Je suis sûr qu’il va refiler ses combines et astuces au petit dernier.
Je dis «le petit dernier», parce que les deux autres ne semblent pas assez futés pour comprendre quand on leur explique.
mercredi 18 juillet 2018
Au total, s’y taire
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| L'article ici |
De deux choses l’une. Ou bien ce que dit votre adversaire est absolument faux – ou est à tout le moins inexact – ou alors il s’agit de faits véridiques.
Dans le premier cas, la discussion tournera immanquablement à votre avantage, simplement grâce à la force de vos arguments. Dans le pire des cas, le débat finira par un match nul, et vous pourrez toujours vous en tirer, sinon avec les honneurs, tout au moins en ayant sauvé les apparences. Une chose est sûre, il sera inutile de recourir à quoi que ce soit d’autre que l'échange verbal.
Dans le second cas, votre seul expédient sera de promulguer une loi interdisant la parole à vos opposants d’une manière ou de l’autre. Quoi de plus facile quand, sous des dehors démocratiques, on est en fait un État totalitaire?
De plus en plus, on remarque qu’Israël a recours à la deuxième solution. Les législations s’y succèdent afin de limiter la liberté de parole, celle de circuler et celle de penser. Cela en dit long sur le bien-fondé de sa politique générale au Proche-Orient et – surtout – quant à sa légitimité morale.
C’est à se demander où un État dit démocratique a bien pu pêcher de telles idées.
mardi 17 juillet 2018
lundi 16 juillet 2018
Exception exceptée
Quantité de gens établissent un parallèle entre l’Empire romain et celui des Stazunis. On peut comprendre. En effet, les deux étaient intimement convaincus de leur «caractère exceptionnel»; les deux étaient à vocation universelle; les deux ambitionnaient d’imposer leur culture à l’ensemble de leurs conquis; les deux ont appliqué une politique étrangère exclusivement fondée sur la force brute.
Mais ne nous laissons pas abuser par les apparences. Il existe également des différences entre les deux. Par exemple, l’Empire romain avait compris qu’il fallait tout de même que le peuple puisse profiter de quelques avantages conférés par ses conquêtes. Ainsi, il avait organisé les jeux du cirque afin de distraire les gens. De même, il avait réservé la production de blé égyptien afin de fournir du pain à bas prix à la plèbe, évitant ainsi tout risque d’avoir à affronter des émeutes de la faim. Il a fallu attendre que le centre, accaparant la richesse restante, soit devenu incapable de financer la périphérie. Laissées à elles-mêmes, les provinces finirent par se débrouiller seules, abolissant du fait même la notion d’empire.
Dans le cas de l’Empire yankee, on ne sent pas qu’il existe ce type de clairvoyance. Bien au contraire, les moins nantis dans ce pays doivent de plus en plus affronter les effets de l’avidité de leurs dirigeants économiques, lesquels tiennent fermement dans leur main les dirigeants politiques. Rétrécissement accéléré du filet social, absence d’un régime d’assurance maladie, délocalisations, création anémique d’emplois sous-payés, effritement de la classe moyenne et accroissement du néo-prolétariat (working poors), entre autres, sont autant de preuves que ces dirigeants ne prêtent même pas la moindre des attentions à leur population. Or – et c’est bien connu –, les régimes qui ne voient pas au mieux-être du peuple s’écroulent encore plus vite que les autres.
Cette règle-là ne souffre aucune exception.
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