jeudi 10 mai 2018

Bouffe diplomatique



Le gouvernement du fils de Pierre Elliott Trudeau a décidé d’envoyer une protestation diplomatique au gouvernement yankee à propos d’un incident – d’aucuns diraient un opéra bouffe – s’étant produit à l’aéroport de Detroit en 2017.

À l’époque, le ministre cAnadien de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, M. Navdeep Bains, a dû se soumettre au zèle des agents frontaliers yankees qui en voulaient à son turban. L’incident s’est terminé là où il aurait dû commencer. M. Bains, dans un éclair de génie, a fini par présenter son passeport diplomatique et la situation s’est résolue d’elle-même.

Évidemment, ce ne sont pas tous les coreligionnaires du ministre qui peuvent se prévaloir d’un passeport diplomatique, tant s’en faut. Il n’empêche que tous ces symboles religieux, de par le fait qu’ils ne sont que des symboles, s’avèrent bien encombrants. Surtout lorsqu’il y a une file d’attente quelque part…

Oh! je sais! Vous allez sans doute m’accuser d’intolérance; et vous aurez raison. Je suis effectivement très intolérant face aux religions, et en particulier envers celle qu’on a tenté de m’inculquer étant enfant.

L’intolérance est la seule chose que j’en ai retenue.

mercredi 9 mai 2018

Le petit président



Il était une fois, un petit président yankee qui criait au loup. Chaque fois que le reste du village global se rendait compte qu’il mentait, on s’y promettait bien de ne plus tenir compte de ses cris.

Le véritable danger quant à la politique internationale yankee, dans cette histoire du retrait de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien, n’est pas dans le fait lui-même. Par ailleurs, les conséquences directes n’entraîneront pas de modifications majeures au sein des nations qui s’étaient portées garantes de l’accord, pas plus qu’elles ne les léseront terriblement.

Le pays qui souffrira le plus de cette histoire sera les Stazunis eux-mêmes. Car le jour où ils voudront effectivement obtenir un accord quelconque par le biais de la négociation, qui désormais accordera le moindre crédit à leur parole, fût-elle paraphée sur un traité en bonne et due forme? En d’autres termes, à force de renier leurs promesses, ils ne pourront plus compter sur celles des autres.

Oui, les Stazunis sont la principale puissance planétaire; mais, si puissants soient-ils, ils ne peuvent ambitionner faire cavalier seul et régir ainsi unilatéralement le reste du monde.

Bref, le petit président les enfonce encore davantage dans le bourbier impérial où les ont aventurés les présidents récents, depuis Bush père. Et, plutôt que de retirer les bonnes leçons de leur inexpérience passée, ils n’en ont retiré que les mauvaises.

Le gros loup n’est pas seul de sa meute et le petit président l’apprendra à ses dépens tôt ou tard.

mardi 8 mai 2018

Boulet déboulonnée



Rarement aura-t-on parlé davantage du départ d’une politicienne que de ses réalisations. Mme Julie Boulet, jusqu’à maintenant ministre du Tourisme, a annoncé qu'elle quittait la vie politique. Après toutes ces années à faire preuve d’un talent des plus discrétionnaires, elle s’est surtout fait connaître pour son insistance à prononcer son nom d’une manière différente de la graphie employée. Toujours aussi pimpante sous des dehors d’animatrice d’après-midi au réseau V, Mme Boulé a su profiter de sa situation, tout en demeurant effacée sur le plan de l’efficacité, ce qui l’a rendue extrêmement populaire auprès de son électorat concentré à Saint-Tite.

Mise sur la sellette au moment de la commission Charbonneau, Mme Boulon a malgré tout réussi à se maintenir en poste, quoique de manière très effacée, au sein du cabinet du premier ministre Philippe Couillard (le nom est marrant). Quelque peu tombée en défaveur aux yeux de son chef, Mme Bouli a décidé de se retirer du monde de la politique à l’approche des prochaines élections générales.

C’est donc le cœur gros que nous disons au revoir à notre très chère ministre avec l’espoir de la voir à nouveau dans les médias, comme analyste politique – qui sait –, l’après-midi, à la chaîne V.

Connaissant son zèle coutumier, nul doute qu’on la surnommera Mme Boulot.

lundi 7 mai 2018

Marivassal


Homme en «nouère»



Matthew Schrier est un photographe stazunien qui, en 2013, a été capturé par des djihadistes du front Al-Nusra en Syrie. Il y a été détenu pendant sept mois avant de réussir à s’évader. Aujourd’hui, il publie un livre où il relate sa capture et sa détention, ainsi que les détails de son évasion. Rien, évidemment, dans ce livre, The Dawn Prayer, ne suscite le doute quant aux rebondissements qui y sont racontés.

Pas même le fait qu’il était armé – avec un AK-47, tout de même – lors de son enlèvement par un homme tout de noir vêtu et qu’il ne s’est pas défendu. Pas même le fait que, selon ses dires, son compagnon de cellule, celui-là même qui l’a aidé à s’enfuir, aurait donné ensuite l’alerte aux gardes. Pas même le fait non plus que M. Schrier, originaire de Deer Park dans l’État de New York, où il a également étudié et habité, affirme dans son compte-rendu que trois de ses geôliers lui parlaient en français «avec l’accent canadien-français».

Comment et à quel moment de ses études ou de sa carrière, M. Schrier est-il devenu expert dans la langue de Molière au point de pouvoir distinguer les différents accents avec une absolue certitude, lui qui, pour autant que l’on sache, n’a jamais habité ni au Québec, ni en France, ni dans aucun autre pays de la francophonie? On ne sait. Quel dommage, d’ailleurs, qu’il n’ait pas songé à préciser s’il s’agissait de l’accent de Laval ou de Montréal. Cela aurait sans doute restreint le champ des recherches.

Quoi qu’il en soit, on remercie M. Schrier de son poignant témoignage, lui qui fut le premier – sinon le seul – otage occidental à s’enfuir d’une prison djihadiste et qu’il a ainsi pu revenir en sécurité chez lui afin de livrer un témoignage criant de vérité.

dimanche 6 mai 2018

samedi 5 mai 2018

Roman tique


vendredi 4 mai 2018

Iran justice



Incroyable, mais vrai! Un tribunal fédéral yankee a déclaré que l’Iran était responsable des attentats du World Trade Center de 2001 à New York. Enfin, seulement en partie, car il a été décidé que ce pays était impliqué dans la mort de 1000 personnes, ce fameux 11 septembre. Or, comme on sait, lesdits attentats avaient causé la perte de près de 3000 vies humaines. Sur quoi se base-t-on pour décider desquels l’Iran est responsable? J’avoue que je n’ai pas fouillé cette absurdité plus avant. N’hésitez pas à me le signaler si jamais vous allez au fond de cette chose-là.

Puisqu’il est question d’absurdité, notons que l’indemnité réclamée à Téhéran est de l’ordre de 6 milliards de dollars, avec toute une ventilation par victime en fonction du degré de parenté. Ainsi, un conjoint vaudrait apparemment 3 fois plus qu’un frère ou une sœur*. Finalement, il appert, en filigrane, que, selon la justice yankee, les liens du sang sont moins contraignants que ceux du mariage.

Mais là où l’absurdité s’arrête tout net, c’est justement au point où elle semble commencer. En effet, vous vous dites que jamais, au grand jamais, les Iraniens ne verseront un sou, d’autant moins que la commission spéciale chargée d’enquêter sur le 11 septembre n’avait pas trouvé de preuve quant à l’implication de l’Iran dans l’organisation de l’attaque. Et pour la bonne raison que ce pays n’y était impliqué en aucune façon. Mais là n’est pas la question.

L’idée est que ce jugement ouvre la porte à la saisie des avoirs iraniens qui ont été gelés. Il pourrait dès lors advenir que ces sommes soient volées à l’Iran, quitte à en redistribuer une partie aux parents des victimes. On pourra toujours leurs raconter que – hélas! – les montants seront insuffisants pour couvrir la totalité des indemnités, mais n’est-ce pas mieux que rien?

Quant au reste, parions qu’il disparaîtra dans le secret des fortunes.

Celles des autres, évidemment.



* Les détails sont ici.

jeudi 3 mai 2018

À la renverse


Scandalebook



Cambridge Analytica est cette firme britannique qui a collecté et utilisé sans leur consentement les données personnelles de près de 90 millions d’abonnés Facebook. Selon des déclarations filmées de son PDG, ces données auraient été même utilisées à des fins politiques, entre autres pour influencer le vote lors des dernières élections présidentielles stazuniennes.

Lorsque la chose a éclaté au grand jour, les abonnés ont manifesté bruyamment leur désapprobation, outrés qu’ils étaient que les informations personnelles qu’ils avaient publiées fussent utilisées à leur insu. Apparemment, il semble qu’ils croyaient que ce qu’ils semaient à tous vents restait à l'intérieur de la sphère privée. Qui oserait les désillusionner là-dessus?

Bref, le scandale qui s’en est suivi a «éloigné presque tous les clients et fournisseurs» de Cambridge Analytica, de sorte que l’entreprise n’a d’autre choix, à cette date, que de déclarer faillite. À cet effet, un administrateur indépendant a été nommé pour expédier les affaires courantes de l’entreprise.

Fort heureusement, une rumeur persistante veut qu’une nouvelle société envisage de s’en porter acquéreur, ce qui serait bien entendu excellent. Pour cela, on souhaite la meilleure des chances à la société acheteuse, Ambridge Nalytica, laquelle a promis de gérer judicieusement les données qui lui seront confiées.

mercredi 2 mai 2018

Attention!


Oui, attention!

Le terme «se prostituer» est employé ici dans son sens littéraire – voulant dire «se déshonorer» – et non dans son sens familier signifiant «faire la pute» ou «tapiner».

Remarquez, il serait répréhensible de ma part de fustiger le lecteur qui pencherait vers la deuxième interprétation. En effet, la distinction entre les deux sens est bien souvent ardue à faire.

Il faut préciser ces choses, si on ne veut pas être accusé d'indélicatesse; et ensuite d'avoir l'air de faire de la politique.

Paupauté contrite comme on traite


mardi 1 mai 2018

Ni pot, nid-de-poule


Correction des preuves



Il me semble que c’était il n’y a pas si longtemps. Lorsque quelqu’un possédait des preuves, cette personne se contentait de les produire et les laissait parler pour lui.

Depuis la crise du 11 septembre 2001, alors que la destruction du World Trade Center a été complète, les preuves sont devenues muettes. En effet, on ne les présente plus. On se contente de paraître en public et de parler à leur place.

À tous les coups, c’est pareil, qu’il s’agisse d’envahir l’Afghanistan ou l’Irak; que ce soit pour bombarder la Syrie ou la Libye. La méthode est toujours la même. Un responsable, dont la réputation concernant la duplicité n’est plus à faire, n’a qu’à grimper à une tribune et à affirmer qu’il dispose de preuves irréfutables. Rien dans les manches et – surtout – rien dans les mains, et personne ne pose de questions, alors que le moment serait des plus désignés pour le faire.

Cette fois, c’est au tour de Benjamin Nétanyahou, qui rêve d’en découdre avec Téhéran, d’affirmer que ce pays a enfreint le traité de non-prolifération qu’il a signé et que l'Iran, pour ne pas le nommer, continue à œuvrer afin de se doter de l'arme nucléaire.

Évidemment, avec une affiche grosse comme ça, il doit dire vrai.

lundi 30 avril 2018

samedi 28 avril 2018

Coiteux quitte