lundi 7 mai 2018

Homme en «nouère»



Matthew Schrier est un photographe stazunien qui, en 2013, a été capturé par des djihadistes du front Al-Nusra en Syrie. Il y a été détenu pendant sept mois avant de réussir à s’évader. Aujourd’hui, il publie un livre où il relate sa capture et sa détention, ainsi que les détails de son évasion. Rien, évidemment, dans ce livre, The Dawn Prayer, ne suscite le doute quant aux rebondissements qui y sont racontés.

Pas même le fait qu’il était armé – avec un AK-47, tout de même – lors de son enlèvement par un homme tout de noir vêtu et qu’il ne s’est pas défendu. Pas même le fait que, selon ses dires, son compagnon de cellule, celui-là même qui l’a aidé à s’enfuir, aurait donné ensuite l’alerte aux gardes. Pas même le fait non plus que M. Schrier, originaire de Deer Park dans l’État de New York, où il a également étudié et habité, affirme dans son compte-rendu que trois de ses geôliers lui parlaient en français «avec l’accent canadien-français».

Comment et à quel moment de ses études ou de sa carrière, M. Schrier est-il devenu expert dans la langue de Molière au point de pouvoir distinguer les différents accents avec une absolue certitude, lui qui, pour autant que l’on sache, n’a jamais habité ni au Québec, ni en France, ni dans aucun autre pays de la francophonie? On ne sait. Quel dommage, d’ailleurs, qu’il n’ait pas songé à préciser s’il s’agissait de l’accent de Laval ou de Montréal. Cela aurait sans doute restreint le champ des recherches.

Quoi qu’il en soit, on remercie M. Schrier de son poignant témoignage, lui qui fut le premier – sinon le seul – otage occidental à s’enfuir d’une prison djihadiste et qu’il a ainsi pu revenir en sécurité chez lui afin de livrer un témoignage criant de vérité.

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