mercredi 28 décembre 2016

Stop! Et encore.


mardi 27 décembre 2016

lundi 26 décembre 2016

Bile et bilan

Voici venu ce moment de l'année où on a tous l'impression de se trouver dans une sorte de sas. C'est-à-dire qu'on se remet lentement du matraquage de Noël, en attendant d'en acquitter les dettes, et qu'on se prépare à l'autre fête, celle qui s'avoue d'entrée de jeu païenne, et qui marque le début de la nouvelle année.

Or qui dit début de la nouvelle dit également fin de l'ancienne. Évidemment, les médias de tout acabit vont se lancer dans le déballage de bilans afin de nous rappeler en quoi 2016 nous a marqués, processus qui incite inévitablement à espérer que 2017 nous épargne les mêmes affres.

Côté bilan, tout tient en trois mots: guerres, épidémies, catastrophes. Quant à ce dernier point, mentionnons tout de même que les catastrophes ont été de deux ordres: naturelles et anthropiques. Au nombre des premières, on peut compter par exemple les tremblements de terre. Les secondes comprennent, entre autres, l'arrivée au pouvoir de personnes ignorantes, incapables, narcissiques et imprévisibles, comme par exemple Donald Trompe aux Stazunis – tiens, quatre en un.

Oui, il faut souhaiter très fort que 2017 soit très différente de 2016. Mais, de vous à moi, croyez-vous sincèrement qu'il y a une toute petite chance pour ça?

N'y pensez pas trop pour le moment, Il sera toujours temps de se faire de la bile plus tard.


dimanche 25 décembre 2016

samedi 24 décembre 2016

Le fion de Sion



Pour une énième fois, les Nations unies ont approuvé une résolution blâmant Israël. Les motifs n'ont pas manqué au cours des ans, depuis les invasions de ses voisins jusqu'au traitement de la population palestinienne, en passant bien sûr – comme aujourd'hui – par les colonies illégales, tout y a passé.

Pensez-vous que cela a freiné l'expansion du sionisme dans la région? Pas une seconde. Cela n'a même pas empêché les dirigeants de dormir sur leurs deux oreilles, sachant qu'ils étaient pleinement appuyés en sous-main par l'omnipotence militaire des Stazunis.

En fait – et si vous me passez l'expression assez vulgaire –, ils se sont torchés avec chacune des résolutions défavorables que l'ONU a bien voulu leur jeter dans les pattes. Suprême indifférence qui ne fut suivie par aucune sanction quelle qu'elle soit, et ce, en aucune circonstance alors que certains pays subissent les foudres internationales simplement en se conformant avec une mauvaise grâce trop évidente à ce genre de remontrances.

Mais pas Israël qui est le pays élu, non par dieu, mais par les Yankees, afin de garantir à ces derniers suffisamment de déstabilisation dans la région du pétrole afin de pouvoir y maintenir leur mainmise quasi totale.

En attendant, et pour un avenir encore lointain, chaque fois que le concert des nations aura quoi que ce soit à reprocher à à l'État sioniste, il ne recevra comme accusé de réception qu'un fion de plus.

jeudi 22 décembre 2016

Le zélateur quadrumane



Des «papiers d'identité» ont été retrouvés dans le camion qui, lundi soir, a foncé dans la foule sur le site d'un marché de Noël berlinois. Le conducteur ayant réussi à s'enfuir, la police allemande est présentement à sa recherche.

Fort heureusement pour elle, le suspect – un Tunisien, paraîtrait-il – a eu l'étourderie d'oublier dans la cabine du camion une preuve d'identité. Comme, d'une part, l'attentat meurtrier a été revendiqué par Daech mardi soir, et que, de l'autre, la Tunisie fournit quantité de combattants à l'État islamique au Levant, il devenait évident qu'il s'agissait d'un attentat de la part des islamistes radicaux contre lesquels tout l'Occident se bat, mais que seuls les Syriens parviennent à vaincre.

Décidément, ces terroristes sont des personnes bien négligentes. À New York, en 2001, n'avait-on pas retrouvé un passeport dans les ruines encore fumantes du World Trade Center? Curieux que l'une des seules choses provenant des avions n'ayant pas été incinéré fût un document en papier.

À Paris, en 2015, même scénario. On retrouve par bonheur un passeport dans une voiture qui aurait été utilisée par les agresseurs du Charlie Hebdo, ce qui permettra à la police française – pas n'importe laquelle, tout de même – de traquer les terroristes.

À Berlin, en 2016, toujours la même histoire. Pas un passeport, cette fois, mais «un papier permettant d'identifier le suspect» retrouvé sous le siège du conducteur. Alors, le terroriste n'est pas seulement négligent de laisser ce genre de document derrière, mais en plus c'est un maladroit qui échappe ses affaires un peu partout. On se demande, dans de telles circonstances, comment il a fait pour filer en douce après avoir commis son forfait.

On se demande aussi comment il a pu faire pour trouver son chemin jusqu'au marché de Noël sans percuter une façade tandis qu'il conduisait à deux mains et qu'il tripotait ses papiers d'identité de l'autre avant de les échapper sans s'en apercevoir.

Au fond, pas besoin de papiers d'identité. On n'a qu'à rechercher un distrait un peu hagard qui a trois ou quatre mains.

mercredi 21 décembre 2016

Les beaux yeux d'Simone

1920-2016


mardi 20 décembre 2016

… Lagarde ira à toi!



En 2007, alors qu'elle occupait le poste de ministre de l'Économie sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Mme Christine Lagarde, la dirigeante actuelle du Fonds monétaire international, décide de recourir à un arbitrage privé dans le dossier de la vente d'Adidas au Crédit Lyonnais. Le vendeur, Bernard Tapie – ou est-ce «Tapin»? – s'estimait alors floué. Pas pour longtemps, puisque l'arbitrage en question, lequel s'avérera frauduleux, accordera une compensation de 404 millions d'euros (560 M$) versée à partir des finances publiques, de surcroît.

Par la suite, la justice française a estimé que Mme Lagarde avait fait preuve de négligence dans l'affaire. Aujourd'hui, des années plus tard, la responsabilité de l'ex-ministre a été reconnue et celle-ci a été déclarée coupable. Mais, eu égard à la «personnalité» de Mme Lagarde et à sa «réputation internationale», la justice française a estimé qu'il était préférable de la «dispenser de peine».

En d'autres termes, si vous êtes disposé à tremper dans les magouilles pourries et à entuber la totalité de la planète, vous ne risquez pas grand-chose. On frémit à la pensée que, si elle avait volé un pain, elle serait probablement au bagne, en ce moment.

Quoi qu'il en soit, le FMI s'est empressé de la confirmer dans ses fonctions, comme si de rien n'était. À 60 ans, cette chère et ravissante Christine a encore de belles années devant elle. On n'a pas fini de la voir; et elle, de nous en faire voir.

Décidément, elle est plus teigneuse que Lagardère dont elle pourrait adopter le cri de guerre: «Si tu ne viens pas à Lagarde…»

lundi 19 décembre 2016

Sous le sapin


Ne vous en faites pas avec le «Volume III», ça fait trois ans que c'est le même disque. Quand c'est une question de fric, faut surtout pas changer les choses.

Joyeux Noël!

dimanche 18 décembre 2016

Drone d'histoire


Tweet et twit



Déjà qu'on s'était aperçu que Donald Trompe ne savait pas parler, voilà qu'on apprend – sans surprise du reste – qu'il ne sait pas écrire non plus.

Jeudi dernier, paraîtrait-il, la marine chinoise a intercepté et capturé un drone sous-marin yankee au large des Philippines, là où les tensions montent en ce moment entre le Japon, le Vietnam, les Stazunis et, évidemment, la Chine elle-même.

Hier matin, vers 7 h 30, le futur président yankee a tweeté son mécontentement en commettant une lourde coquille dans son message lequel, pourtant très court, aurait dû faire l'objet d'une relecture un tant soit peu attentive. Plutôt que d'employer le terme unprecedented act («geste sans précédent»), M. Trompe a écrit unpresident act (néologisme pouvant signifier «geste sans président»).

Mis à part le côté prévisionnel de l'impair, il a fait l'objet de railleries, aux Stazunis tout au moins. Accourus à sa défense – ils doivent commencer à montrer des signes d'essoufflement –, ses partisans ont fait valoir que, plutôt que de s'intéresser aux petites erreurs de M. Trompe, ses adversaires devraient s'intéresser aux vrais problèmes. Sans doute faisaient-ils allusion à son entrée en fonctions, le 20 janvier 2017.

N'empêche qu'il est rassurant de voir qu'il n'y a pas qu'au CAnada qu'on porte des nullités (twit) au pouvoir…


samedi 17 décembre 2016

Poutine râpé


vendredi 16 décembre 2016

Le camarade Legault perd-il la carte?



Le 13 décembre dernier, le camarade François Legault, chef de ma CAQ (Coalition avenir [sic] Québec), affirmait en entrevue qu'il était sensible au «ressentiment que les plus pauvres éprouvent face aux plus riches». En conséquence, et afin de réduire les tensions que cela entraînait au sein de la société, il avait laissé clairement entendre qu'il semblait logique de faire payer davantage aux nantis de notre société. Ainsi, ses commentaires laissaient croire qu'il exécutait un surprenant virage à gauche

Comme ma CAQ est un petit parti populiste de droite dont la clientèle se trouve surtout dans la région de Québec, c'est de là qu'ont surgi les commentaires les plus défavorables. Pour faire bonne mesure, ses adversaires l'ont également éreinté sur cette question. En politique, voyez-vous, il ne faut jamais laisser passer l'occasion lorsque quelqu'un se met les pieds dans le plat de cette manière.

L'ex-camarade Legault s'est empressé, depuis, de faire marche arrière sur sa page Facebook, visiblement embarrassé par son impair qu'il a préféré faire oublier à l'aide d'une boutade dans laquelle il disait «laisser leur programme [de gauche] à Québec solidaire et au Parti québécois».

Décidément, ces pirouettes dorsales tiennent plus du tour de passe-passe que de la politique.

jeudi 15 décembre 2016

La main de dieu

Il existe une constante entre toutes les religions révélées. Comme le nom l'indique, ces croyances ayant été «données» aux humains par un dieu quelconque, les fidèles ont fini par se persuader que rien n'existait avant la révélation. Bref, que ce type de religion est littéralement – et sans jeu de mots – tombée du ciel.

Or, les historiens un tant soit peu sérieux parviennent aujourd'hui à démontrer de la manière la plus convaincante que judaïsme, christianisme ou islam plongent tous leurs racines dans un paganisme ancien et aussi dans quantité de récits et de légendes profanes développés par l'imaginaire humain au fil des siècles.

Le problème, c'est que la foi est génératrice en même temps d'intolérance et d'ignorance. Ainsi, les croyants, quelle que soit leur superstition, s'amusent à détruire ce qui existait auparavant et qui a le malheur de leur déplaire ou de contredire par son existence même les certitudes de leur foi. Le travail est si bien fait, d'ordinaire, que les exemples manquent de nos jours pour dénoncer les abus du genre commis par le suppôts du judaïsme et du christianisme. Fort heureusement, les intégristes musulmans nous en donnent un exemple en ce moment même. Insistons sur le fait que l'islam, sur ce chapitre, n'est pas la seule religion à avoir agi de cette manière ni probablement la pire; mais il faut bien reconnaître qu'elle ne fait pas mieux non plus.

Au Moyen-Orient, le berceau de l'humanité, nous avons assisté ces derniers temps à deux catastrophes archéologiques majeures. Le site de Palmyre, en Syrie, a été saccagé par le groupe État islamique tandis qu'il occupait cette région; notons que Daech y a effectué un retour et que, selon toute vraisemblance, ce qui a été épargné risque fort de disparaître prochainement. De même, le site de Nimroud, près de Mossoul en Irak, a été pratiquement détruit; des archéologues ont estimé que 60% y est «une perte totale».

Remarquez que l'Occident a agi de manière semblable. Pensons seulement à l'inexplicable (?) indifférence des forces d'occupation yankees, en 2003, lors de la chute de Bagdad, alors que l'armée d'invasion, pendant des jours, est restée l'arme au pied tandis que des «inconnus» pillaient allègrement le musée archéologique de Bagdad.

Alors, lequel des deux est la pire calamité pour le genre humain, la religion ou l'impérialisme? Difficile à dire. La seule certitude, c'est que les deux marchent toujours main dans la main.

mardi 13 décembre 2016

Tillerson Rex



Afin sans doute de rompre définitivement avec la politique étrangère de ses prédécesseurs, Donald Trompe a décidé de nommer au poste de secrétaire d'État, l'équivalent de ministre des Affaires étrangères, Rex Tillerson, le P.-D.G. d'ExxonMobil.

On se souviendra que, de George W. Bush à Barack Hussein Obama, les Stazunis avaient été accusés de mener exclusivement leur politique étrangère en fonction du contrôle de la ressource pétrolière, ce qui expliquait leur obsession à vouloir modifier la carte du Moyen-Orient. Tout avait découlé de cela: l'appui inconditionnel au sionisme, l'invasion de l'Irak, la guerre civile en Syrie, la politique agressive à l'endroit de l'Iran, etc.

Heureusement, cette attitude rétrograde est maintenant chose du passé. Avec un magnat du pétrole comme chef de la diplomatie yankee et un président qui doute fortement de la réalité du réchauffement climatique, une nouvelle ère s'ouvre pour l'humanité, en espérant que, avec de pareils dinosaures à la tête de l'hyper-puissance stazunienne, elle ne connaîtra pas un sort analogue.

Ça a l'air minimum



Comme lorsqu'il a été question de mettre sur pied n'importe lequel des programmes sociaux – assurance-chômage, bien-être social, assurance maladie, etc. –, l'instauration d'un salaire minimum avait été accueillie avec une froideur non dissimulée par le patronat. En effet, en établissant une valeur plancher au travail, cela limitait le pouvoir absolu de la bourgeoisie dans le domaine, ce qui lui semblait une atteinte inqualifiable à ses droits et libertés; lesquels, est-il besoin de le préciser, n'ont jamais fonctionné qu'à sens unique.

Elle avait alors saisi l'excuse qu'une telle réglementation allait provoquer des faillites en série, augmentant ainsi le chômage, et desservant en bout de ligne les travailleurs encore plus que la bienveillante exploitation de la part des nantis, fût-elle éhontée. Néanmoins, le salaire minimum – qui méritait pleinement ce qualificatif – fut mis sur pied et l'on constata que le chômage n'en fut pas accru significativement, pas plus qu'il ne l'était sur une base régulière par les mises à pied sauvages dues à la classe possédante.

De nos jours, la notion de salaire minimum elle-même n'est plus remise en question. Cependant, le montant plancher fait maintenant l'objet de nouvelles revendications alors que des groupes de pression réclament, face à la spirale du coût de la vie, que le salaire minimum passe de 10,75 $ à 15 $ l'heure.

Levée de boucliers au Conseil du patronat qui bat le rappel de toutes ses forces vives afin de combattre une telle aberration. La dernière initiative du genre en date consiste en l'intervention du Conseil québécois du commerce du détail (CQCD) – eh oui, les possédants ont besoin de beaucoup de Conseils – lequel affirme sans ambages ni preuves qu'une telle augmentation provoquerait en fin de compte la fermeture de 9000 entreprises commerciales, soit le quart de celles existant à l'heure actuelle à l'échelle du Québec.

Mais que le CQCD se rassure tout de suite. Les propriétaires de ces commerces forcés de fermer, lorsqu'ils retourneront sur le marché du travail, pourront au moins compter sur un salaire minimum à peu près décent.

lundi 12 décembre 2016

Paranocratie


Comme on sait, le conspirationnisme est très populaire aux Stazunis. Par exemple, l'assassinat de John F. Kennedy, l'incident du golfe du Tonkin, le 11 septembre 2001, le bizarre Pizzagate ou le soutien aux groupes islamistes ont fait couler un flot d'octets sur le Web de la part de gens dénonçant des conspirations, lesquelles n'étaient pas toutes – et de loin – aberrantes.

Cependant, jusqu'à maintenant, les théories conspirationnistes émanaient d'individus, bien souvent anonymes, et non d'entités reconnues. Or voici que la dernière en date provient du Washington Post. Y a-t-elle été imaginée ou l'auguste publication a-t-elle simplement accepté d'en être à la fois la courroie de transmission et la caution morale? On ne peut y répondre pour l'instant.

Mais le fait est que le quotidien yankee a publié un article dans lequel on affirme que la Russie a aidé à l'élection de Donald Trump en «fuitant» des courriels de Hillary Clinton – ceux-là mêmes qui se sont avérés irréprochables – au bénéfice du site WikiLeaks.

Est-il besoin de préciser que ces accusations reposent sur des affirmations provenant de la CIA et que – ô surprise! – celle-ci admet n'avoir aucune preuve de ce qu'elle avance. Elle persiste pourtant en affirmant que «des personnes liées à Moscou» (sic) ont fourni à WikiLeaks ces fameux courriels.

Si la chose était vraie, avouez qu'il y aurait de quoi faire réfléchir. Cela signifierait que la Russie serait donc en mesure de faire élire qui elle veut, n'importe où dans le monde. Car si la présidence des Stazunis paraît à son tableau de chasse, qui pourrait lui résister désormais?

En tout cas, moi, je ne tergiverse pas. En prévision des prochaines élections au CAnada et au Québec, je vais écrire à Vladimir Poutine.

Peu importe qui il choisira, ça ne pourra être pire.