mardi 15 septembre 2015

Derrière le Barreau


Après un long et lancinant battage qui a fait tremper dans la controverse tout l'appareillage du Barreau, cette vénérable institution regroupant les éléments les plus brillants et les plus intègres de la société, c'est-à-dire les avocats, l'affaire de la bâtonnière Lu Chan Khuong en est venue à sa conclusion finale.

On se souviendra que toute l'histoire avait commencé quand Mme Khuong avait été soupçonnée, à tort bien entendu, de vol à l’étalage. 

Elle avait présenté à la caisse d'une boutique de vêtements des pantalons à bas prix – achetés dans une autre succursale de la même chaîne –, alors qu'elle en avait essayé des semblables beaucoup plus coûteux, lesquels, par pure distraction il va sans dire, elle avait glissés dans un sac qu'elle avait apporté dans la cabine d'essayage. Qui songerait à trouver à redire? N'avons-nous pas tous coltiné des vêtements neufs et encore étiquetés hors de chez nous avant d'aller en acheter d'autres?

Comme tout un chacun l'aurait fait à sa place, elle avait négligé de vérifier le prix qu'on lui demandait, de sorte qu'elle n'avait jamais réalisé qu'elle sortait de la boutique en ayant payé une somme dérisoire pour des vêtements de luxe. De luxe ou pas, tous ces pantalons étaient à peu près du même genre, de la même coupe et de la même couleur. Quoi de plus normal? Qui ne déteste pas la variété vestimentaire?

Donc, les faits plaidant en sa faveur, la chaîne de boutiques avait à juste titre renoncé à porter plainte. Le conseil d'administration du Barreau, craignant peut-être que le public ne s'émeuve de l'histoire qui était demeurée totalement ignorée jusqu'alors, avait décidé de suspendre Mme Khuong.

Après un échange de menaces de poursuites, les deux parties en sont venues à une entente. Le Barreau accepte de maintenir «dans la mesure du possible» les politiques mises de l'avant par Mme Khuong et cette dernière remet sa démission. 

Bref, tout se termine à l'avantage des parties en cause. À commencer par nous-mêmes qui nous sentions tellement concernés par toute cette histoire absolument capitale.

lundi 14 septembre 2015

Drôle d'odeur


Les accords de Schengen ont été signés en 1985 par des membres de la Communauté économique européenne, l'ancêtre de l'Union européenne. Ils prévoyaient l'abolition des frontières afin de faciliter la circulation des biens et des personnes. Avec la création d'une monnaie commune – l'euro – la ratification des accords de Schengen a constitué le moment fondateur de l'Europe unie telle qu'on l'idéalisait à l'époque.

Or voici que, coup sur coup, deux événements majeurs viennent ébranler la construction européenne. D'abord, la crise grecque qui est venue bien près d'amener le retrait d'un membre de l'«espace euro» et de mettre en péril la monnaie commune. Ensuite, celle à laquelle on assiste présentement, celle des migrants qui affluent en tel nombre que même les pays les plus riches de l'Union – l'Allemagne, en fait – sont obligés de recourir à des mesures d'exception, comme par exemple boucler leurs frontières à double tour. 

Il s'agit de la suspension unilatérale des accords de Schengen, un geste à la suite duquel il ne pourra plus y avoir de retour en arrière. Désormais, dans les faits, l'Union européenne n'est plus pérenne; elle n’existe plus qu'au gré des circonstances.

Ce qu'il est amusant de constater, c'est que c'est justement un flot anormalement élevé de réfugiés ayant quitté l'Europe de l'Est – via la Hongrie et l'Autriche, déjà... – qui avait précipité la chute du socialisme, en 1989. D'ailleurs, des pays européens parlent déjà de construire un mur à leur frontière dans l'espoir de contenir la marée humaine qui se précipite vers eux.

Étrange que ceux qui avaient applaudi la fin du Mur de Berlin, il y a un quart de siècle, soient silencieux sur ce point, aujourd'hui. 

Ça sentirait la fin de règne que je ne serais pas surpris.

samedi 12 septembre 2015

Éphémérides


Avez-vous dignement souligné la journée d'hier? Ça a été la même chose pour moi…

Pour ceux et celles qui ne savent pas, il s'est passé des tas de choses un 11 septembre, et pas seulement au cours des 100 dernières années. Voyez par vous-même:

En 909, on a officiellement fondé l'abbaye de Cluny, dont il ne reste aujourd'hui malheureusement plus que des ruines.

Quelques siècles plus tard, en 1543, Jean-François de la Rocque de Roberval rentre en France après avoir cartographié la région du Saguenay.

En 1861, on inaugure à Torontow le premier service de tramways au CAnada qui n'existe pas encore à ce moment.

L'année suivante naissait discrètement Julian Byng. Comme rien n'est impossible à un brillant sujet de sa majesté britannique, il fut gouverneur général du CAnada de 1921 à 1926, en dépit du fait qu'il n'était pas cAnadien; la belle époque, quoi.

En 1906, la ville de Sherbrooke inaugure son palais de justice sous le patronage de Lomer Gouin, un autre premier ministre québécois qui porte un nom de rue.

Dix ans plus tard, une tragédie s'abat – pour la seconde fois – sur le pont de Québec qui s'effondre, entraînant dans la mort 13 ouvriers, ce qui est tout de même 77 de moins que lors de la première catastrophe. Les techniques de construction s'améliorent sans cesse.

L'année 1939 verra, en ce 11 septembre, la première diffusion de l'éternel téléroman Un homme et son péché. Ce n'était qu'à la radio. Et moi qui croyais que ça avait toujours existé... Mais c'est aussi ce jour-là que le CAnada déclare la guerre à l'Allemagne; là encore, on a un peu l'impression que l'histoire se répète.

Par ailleurs, le 11 septembre 1944, Winston Churchill et Franklin Delanoe Roosevelt se rencontrent pour une seconde fois à Québec. Le premier ministre cAnadien William Lyon Mackenzie King est également présent; c'est lui qui sert le café et les petits gâteaux.

Sur une note plus gaie, signalons que c'est un 11 septembre, en 1962, que les Beatles enregistrent leur premier disque.

En 1973, un putsch militaire parrainé par les Stazunis renverse démocratiquement et par la force militaire le gouvernement librement élu de Salvatore Allende, au Chili.

En 1984, le pape rend visite à Montréal et va assister à un spectacle de Céline Dion au Stade olympique. Il en ressort avec des acouphènes.

Et c'est à peu près tout.

vendredi 11 septembre 2015

Platopithèque vs Capopithèques*





Des gens de Québec sont montés au créneau pour dénoncer des paroles jugées blessantes, croyant avoir été traités de primaires mal dégrossis par nul autre que Guy Antoine Lepage.

Du jour au lendemain, l'animateur et ex-humoriste s'est retrouvé dans l'eau chaude. En effet, appelé à commenter la vente des billets pour le spectacle hommage de Rock et Belles Oreilles, laquelle vente se déroule pour le moins au ralenti, il aurait eu les propos qu'on lui reproche.

Ainsi, il a déclaré que, à Québec, exception faite des spectacle de heavy metal et des parties de hockey des Remparts, les billets pour les autres événements ne se vendent pas bien.

Grandement étonné par l'ampleur somme toute démesurée qu'a prise le tollé, M. Lepage a expliqué qu'il s'agissait d'une remarque tout à fait innocente, à laquelle souscrit en outre l'ensemble du milieu artistique de la Capitale Nationale. Il a surtout insisté sur le fait qu'il n'avait jamais voulu, de quelque façon que ce soit, dénigrer le public de Québec, et que ses propos ne faisaient que refléter une réalité rigoureusement factuelle.

Immédiatement, des gens de Québec sont montés au créneau pour dénoncer des paroles jugées blessantes, croyant avoir été traités de paranoïaques mal dégrossis par nul autre que Guy Antoine Lepage.


* «Capopithèque» réfère, bien évidemment, au Cap Diamant et ne se veut nullement une allusion au fait de «capoter» pour des riens.

jeudi 10 septembre 2015

mercredi 9 septembre 2015

Accomplissement




Aujourd'hui, 9 septembre, il convient de célébrer dignement un anniversaire doublement important. D'abord, il s'agit de la date exacte, en 1952, où notre souveraine bien-aimée, Elizabeth Alexandra Mary, née Saxe-Coburg und Gotha, puis Windsor, a accédé au trône déjà beaucoup moins impérial à ce moment.

Comme si la liesse ne suffisait pas en soi, cette date marque en outre l'établissement d'une période de longévité de règne particulière. En effet, jusqu'à maintenant, le plus long règne ininterrompu fut lorsque les augustes foufounes de l'impératrice Victoria étaient restées collées sur l'illustre siège – tout à fait impérial, celui-là, nous sommes payés pour le savoir – de 1837 à 1901, date de la mort de leur auguste propriétaire.

Désormais, Elizabeth, dite «Deux», détient le record de durée. L'enthousiasme de tous les peuples britanniques, d'ici et d'ailleurs, est papable en ce jour mémorable et les commentaires élogieux fusent de toutes parts. Ainsi, un jeune Britannique du Royaume-Uni a déclaré à la presse que le règne d'Elizabeth «est une grande réussite». 

En effet, tout le mérite en revient à la reine qui a passé ainsi les 63 dernières années à se goberger aux frais de la princesse.

Ce n'est pas tout le monde qui eût pu en faire autant.



mardi 8 septembre 2015

Messieurs sans-gêne



Un article intéressant qui force la réflexion, ne serait-ce qu’en rapport avec la photo qui a fait le tour de la planète. Sans blague, ça s’est rendu jusqu’en Colombrie-Bitannique (c’est voulu), c’est tout dire.

Or, c’est un fait que, généralement, un cadavre rejeté par les flots s’échoue parallèlement aux vagues et non perpendiculairement, comme c’est le cas ici. De là à penser que la photo est le fruit d’une morbide mise en scène, il n’y a qu’un pas*.

Impensable? Généralement, les bourgeois et leur presse inféodée ne se gênent pas pour faire ce qu’ils veulent avec les vivants. Vous croyez qu’ils vont avoir des scrupules avec des morts?


* Un pas que, bien entendu, je refuse de franchir, sinon pour le simple devoir d’argumentation.

lundi 7 septembre 2015

Le bon pays




Comme si la répression israélienne qui s'abat quotidiennement sur le peuple palestinien ne suffisait pas, voici qu'on apprend l'intention à peine voilée du gouvernement de Jérusalem de détruire «13 000 structures» en Cisjordanie. Le lecteur aura compris que le terme «structure» employé ici est un euphémisme pour le mot «habitation». En d'autres termes, ce sont des milliers de familles qu'Israël veut jeter à la rue.

Mais fort heureusement, puisque ce pays est éminemment démocratique et respectueux des droits de la personne, et qu'il est, en outre, un spécialiste dans la fabrication de faux passeports, les Palestiniens ainsi dépouillés ne se retrouveront pas devant rien.

En effet, j’ai cru comprendre qu’on remettra à chaque famille des papiers d'identité syriens, trafiqués bien entendu, afin qu'elles puissent émigrer en Hongrie.

Comme ça, tout le monde sera content.

Quel bon pays, quand même.

jeudi 3 septembre 2015

Constiptionnel


Ma CAQ a finalement fait connaître sa position constitutionnelle, après toutes ces années où elle a réussi – intentionnellement, selon son chef – à éviter soigneusement le sujet.

Apparemment, cette position était bien ancrée dans l'esprit des mirlitants (c'est voulu), mais, toujours selon François Legault, la population du Québec ne voulait pas en entendre parler. Or maintenant que la question est régulièrement abordée sur la place publique et que, donc, la population veut toujours qu'on l'évite, François Legault, avisé comme pas un et conséquent comme pas deux, a fait connaître la position de son parti.

Comme d'habitude ma CAQ veut le beurre et l'argent du beurre. Sa position constitutionnelle prenant le contrepied d'Yvon Deschamps, M. Legault a affirmé que lui et ses députés voulaient un Québec fort à l'intérieur d'un CAnada indépendant.

C'est ce qu'on appelle faire du neuf avec du rapiécé.

mercredi 2 septembre 2015

Colère Coderre




Quelqu'un, je ne sais trop qui, a déposé une plainte auprès du Service de police de la Ville de Montréal contre le maire Denis «de poule» Coderre à la suite de son geste d'éclat, posé le 13 août dernier, quand il a fait détruire une dalle de béton coulée par Postes CAnada au parc-nature de l'Anse-à-l'Orme.

On ne sait si cette plainte aura des suites, mais le cabinet du maire a refusé de faire des commentaires, ce qui laisse penser que le principal intéressé n'est peut-être pas très heureux de la tournure des événements. Comme il s'agit d'une plainte et qu'elle est de nature confidentielle, personne à cette date ne connaît l'identité du citoyen qui a ainsi décidé de prendre le taureau par les cornes. Ce mystère risque de perdurer encore longtemps.

En passant, Postes CAnada a décidé de déplacer son installation rue Angers, ce qui signifie «colères» en anglais.

Tout se tient.

mardi 1 septembre 2015

Chère Lucienne




C'est une grave erreur de s'imaginer, quand on le voit sortir par la grande porte, que le moustique déplaisant ne trouvera pas le moyen de rentrer par la fenêtre.

Chose que l'on savait peu, l'ex-ministre Lucienne Robillard présidait une commission dont le mandat était de revoir tous les programmes gouvernementaux du Québec. 

On se souvient qu'elle avait été ministre, entre autres de l'Éducation, sous Bob-la-Job, avec l'incroyable succès que l'on a pu constater depuis. Ensuite, après avoir été varlopée dans Chambly, elle avait fini par faire le saut en politique fédérale. Et pas n'importe où: dans la circonscription de Saint-Henri–Westmount (avec un «u»). En patois local, «Westmount» veut dire «là où le libéral est toujours élu, peu importe sa face». De là, elle a servi d'homme à tout faire successivement à Jean Chrétien et Paul Martin jusqu'à sa démission en 2008, sans doute lasse de ne pouvoir, confinée aux bancs de l'opposition, nuire autant qu'à la douce époque où elle disposait d'un certain pouvoir.

Bref, pas moyen de s'en débarrasser, puisqu'elle est de retour dans l'actualité. Sa commission a déposé dernièrement des recommandations. Deux d'entre elles ont retenu mon attention: privatiser la Société des alcools du Québec et continuer à subventionner à fond la caisse – sans jeu de mots – les écoles privées.

Fidèle à elle-même, Mme Robillard continue sur sa belle lancée libérale: vendre ce qui rapporte et bourrer d'argent public ce qui ne rapporte pas.

C'est rassurant de constater que certaines choses ne changent jamais.

lundi 31 août 2015

Ré(li)gion



samedi 29 août 2015

Ras la table!




C'est avec stupeur et étonnement que l'on a appris dernièrement l'existence d'un groupe d'extrême droite comptant des ex-militaires cAnadiens. Ce groupe, appelé Table rase (sic), enseigne des techniques de combat, tout en déversant sur sa clientèle une propagande fascisante.

En plus de l'apologie de la lutte armée, on y monte en épingle les propos de nombre de sympathisants nazis, dont le belge Léon Degrelle, ainsi que d'Adrien Arcand, un authentique militant fasciste bien de chez nous. Il y a toujours moyen d'en trouver au moins un, quel que soit l'endroit où on se trouve. En effet, s'il y a bien une chose qui n'a pas de patrie, c'est la connerie.

En passant, notons que l'organisme tient ses activités au grand jour, dans un gymnase de la base de Valcartier. Bien sûr, personne, jamais, dans la hiérarchie militaire, n'en a entendu parler, ne serait-ce qu'une seule fois.

Ce n'est pas pour rien que la nouvelle a suscité la surprise au sein de la population. Qui eût cru, en effet, que des militaires bien de chez nous eussent pu nourrir des sentiments autres que ceux de tolérance, d'amitié, de respect de la personne et de fraternité?

vendredi 28 août 2015

Caquetage à la CAQ




Le torchon brûle à la Coalition avenir Québec (CAQ). Ce fut avec une déception sans bornes que l'on a appris le départ de la députée Sylvie Roy du caucus de cette formation politique. Il semblerait que des divergences de vues entre le chef François Legault et la députée démissionnaire aient été à l'origine de la rupture.

Par ailleurs, cette dernière affirme avoir été menacée par M. Legault, lequel aurait dit qu'il «allait lui faire mal». Sans doute de manière purement concomitante, un employé de la CAQ a publié un tweet dans lequel on affirmait que les problèmes de Mme Roy étaient dus à sa consommation d'alcool. Ledit message a d'ailleurs été retiré depuis, après que la principale intéressée eut nié ces propos avec la dernière des énergies. 

Aux dernières nouvelles, il semblerait que les deux parties en cause tentent de calmer le jeu, affirmant n'avoir l'un pour l'autre que des sentiments imbibés de respect.

mercredi 26 août 2015

Fous du Christ


Ça existe encore, vous savez, des gens qui vivent au rythme d’avant la Révolution tranquille. Avec le recul, on constate combien tranquille elle fut. Cependant, il subsiste quelques individus de nos jours qui trouvent qu’elle est allée beaucoup trop loin.
On comprendra un peu mieux la distance qui sépare ces rétrogrades ouailles de la réalité contemporaine quand on souligne le fait qu’elles sont en rupture également avec le Vatican qu’elles trouvent beaucoup trop progressiste, avec ses messes même pas en latin et ses papes même pas nés au XIXe siècle.
Ils prônent le retour à des valeurs traditionnelles, étant plus synchrones avec Les Belles Histoires des pays d’en-haut qu’avec le monde actuel. L’homme au travail, la femme à la maison, les enfants à l’école; et tout ce beau monde qui ferme sa gueule, sauf pour ânonner le chapelet en famille. De toute évidence, il n’y a pas qu’au sein de l’islam qu’on trouve des intégristes pour qui la soumission totale et absolue est la solution à tous les maux. Des fous du Christ, quoi.
Ou alors l’inverse.

mardi 25 août 2015

Éclair terne



La campagne libérale ahane au point où il faut sortir de la naphtaline les has been du temps jadis. À preuve, Ti-Pet a prié ce cher bon gros vieux Paul Martin de venir lui prêter main-forte.

Va-t-on demander le même service à pépère Jean Chrétien?

«Qui voulez-vous?» eût pu dire ce dernier.

«N’importe qui d’autre!» eût rétorqué Père-Pet.


dimanche 23 août 2015

Small change




Justin Trudeau, pis-aller de remplacement à la tête du Parti libéral du CAnada (PLiC), s’est engagé, dans le cadre de la mièvre campagne électorale sévissant présentement, de porter attention aux attentes du Québec. En essence, il aurait promis qu’il y aurait du changement.

Personnellement, j’ai confiance en sa parole. L’expérience passée nous a démontré de manière sûre et évidente que, lorsqu’un Trudeau promet du changement, cela arrive.

Évidemment, ce n’est jamais le changement espéré. C’est plutôt le changement asséné.